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Homélies, réflexions et spiritualité

Filtrer les éléments par date : août 2017
jeudi, 10 août 2017 14:03

Ma vie est marquée.

Lors de ma premère année d'étude, j'avais lu Adagio, je crois, de Félix Leclerc où il racontait l'histoire du voleur de bois. Il parlait d'un homme prit à voler du bois et qui racontait qu'un jour il avait volé du bois pour se chauffer parce qu'il n'avait plus rien, on l'avait étiqueté le voleur de bois. Depuis ce temps il volait souvent du bois parce qu'on l'appelait le voleur de bois. C'est une histoire qui veut nous montrer  comment la pression populaire peut modifier  une vie. Cette histoire ne m'a jamais quitté.

Il y a quelques années, j'ai accompagné un jeune homme qui me disait: "Mon père m'a toujours dit que je ne ferais jamais rien de bon, que je n'étais qu'une bouche à nourrir." Malgré nos efforts, quelque temps plus tard, il se suicidait. Notre vie est souvent marquée par des paroles ou des jugements tant positifs que négatifs. Nous en faisons tous l'expérience un jour ou l'autre dans notre vie.

Si je regarde l'Évangile, il me semble que Jésus nous donne une autre leçon ou façon de faire. Dans la rencontre avec la Samaritaine, il lui demande un service: Donne-moi à boire." Jn 4, 7. Au paralytique, il dit: "Lève-toi, prends ton grabat et marche." Mth 9, 6. autrement dit: Arrête de compter sur les autres prends ta vie en main et vit. Jésus mange avec les pauvres et les pécheurs, Luc 14. Et combien d'autres exemples les Évangiles nou sdonnent.

Jésus était positif avec les gens, il allait chercher ce qui était bon en eux pour le faire grandir. Ça me rappelle le chant de Nicola "Je t'aime tout court." C'est ce que Jésus dit simplement, je t'aime pour ce que tu es et non pour ce que tu fais. Ce qui est important pour le Seigneur, c'est ce que nous sommes, les remplis de Dieu.

Nous devrions suivre cet exemple du Seigneur et partir positif avec nous et les autres. Développer avec le Seigneur une prière d'action de grâce ou lieu de chiâleux. Au lieu de toujours être écrasé pour demander pardon, être debout comme des chrétiens et chrétiennes sauvés et en marche vers le royaume de Dieu intérieur en nous et en train de se réaliser.   J'ai vu des vies changer, des gens se redresser parce qu'ils découvraient leur beauté et grandeur intérieures. Notre vie pourrait être marquée positivement et non négativement. Nous pourrions voir le Paradis Terrestre moins comme une chute mais comme une étape de croissance. Nous avons développé des attitudes de saules pleureurs et le télé-journal nous présente toujours plus de mauvaises nouvelles que de bonnes.  Soyons positif.

 

Publié dans Textes de réflexion
mardi, 08 août 2017 13:20

De la foule au désert.

Jésus dit aux disciples de partir vers l'autre rive alors que lui renverrait les foules. Les foules parties, Jésus se retire dans un endroit désert pour prier. Les disciples sur le lac sont aux prises avec une tempête qui les met en danger. Mth 14, 22-33. Qu'el est le message que ce texte vient nous livrer à nous aujourd'hui? Méditons-le ensemble.

Envahi par la foule, le Seigneur sent le besoin d'un moment de silence pour se retrouver en lui-même et se réajsuter sur sa mission. Nous vivons dans un monde de bruit, de changements rapides, de musique envahissante qui nous sortent de nous-même. Il est essentiel pour nous de retrouver des temps de silence pour nous retoruver à l'intérieur avec nos valeurs et nos centres d'intérêt afin de mieux repartir. Ce désert où nous sommes invités n'est pas un lieu vide et ennuyant, mais un lieu plein de nous mêmes pour nous retrouver comme chrétien et enfant de Dieu.

Notre vie est souvent envahie par des foules qui nous détournent de nous-même: foules de besognes à faire, foules de personnes à visiter, foules de maladies à vaincre, foules de musique à entendre, de sorte que nos journées se passent et nous avons oublier de vivre. Comme Jésus nous devons apprendre à chasser ces foules pour retrouver des moments de calme. Les personnes âgées sont heureuses d'accueillir les enfants en vacances, mais au départ, elles font "ouf", comme ça fait du bien d'être en silence un peu. Un silence plein des présences de leurs  enfants. Nos temps de silence aussi sont des temps pleins de la présence de Dieu en nous.

Notre vie  est souvent ballotée comme la barque des apôtres sur le lac. Nous sommes ballotés par la tempête des changements rapides, notre bonne vieille sécurité d'hier se trouve en danger par une société en perpétuel changements. Nous sommes invités par le Christ à sortir de cette barque pour le rejoindre sur la route de la vie avec ses imprévus et ses insécurités. Nous le faisons souvent à regret et au lieu de fixer notre regard sur l'avenir à réaliser, nous regardons notre passé et les choses qu'il faut laisser. Comme Pierre, nous nous enfonçons en créant une distance entre nous et le monde. La vie nous appporte des défits à relever, pour les vivre nous devons garder notre regard sur le Christ qui nous appelle. aussi longtemps que nous resterons tiraillés entre la mer et Jésus Christ, entre nos sécurités d'hier et les promeses de l'avenir nous risquons de nous enfoncer dans la mer de la peur et de ne pas bouger. C'est ce que les personnes âgées vivent au moment de quitter leur maison pour déménager dans des lieux plus sécuritaires pour elles, au moment de lâcher prise sur ce qu'elles ont toujours fait pour envisager quelque chose d'autre plus raisonnable pour leur âge.

C'est là que nous avons besoin de moments de désert pour se retrouver en dedans et prendre les meilleures décisions pour nous.  Comme le ruisseau, fidèle à sa source, coule constamment vers d'autres cours d'eau plus grands, dans le silence nous retrouvons notre source qui nous permet d'affronter les tempêtes pour aller plus loin. La nature est une merveilleuse école de sagesse.

Après ces moments de désert et de réflexion, le christ nous invite à remonter dans notre barque avec lui pour aller à bon port. C'est à la condition où nous aurons pris le temps de nous resituer devant notre vie, nos forces intérieures, le divin en nous et le regard fixé sur le Christ que nous pourrons vivre pleinement les défis que la vie nous apporte. Notre rencontre du Christ dans sa parole, dans nos vies et dans notre communauté chrétienne, nous fera dire comme aux apôtres: "Vraiment, tu es le Fils de Dieu."

 

Publié dans Homélies
lundi, 07 août 2017 18:59

Parler vs communiquer.

Nous vivons dans un monde de parole, on parle, on parle, .... La télévision, la radio font résonner leur voix, même à l'église le silence se fait de plus en plus rare. Avons-nous peur du silence,? je ne sais pas. Une chose que je sais est que nous oublions de communiquer.

Parler donne des connaissances, fait appel à la raison: on donne de l'enseignement, nous faisons de la catéchèse, etc ... même nos chants religieux font appel à la tête et pas souvent au coeur. Alors que communiquer apporte une expérience, fait davantage appel au coeur. Quand je fais une homélie et que les gens lisent le blletin paroissial ou baillent aux corneilles, je parle mais ne communique plus. Quelqu'un me parlait d'un prêtre et disait quand il nous parle on sent que ça vient du dedans, c'est du vécu. Il nous communique ce qu'il vit. J'écoutais, à la télé, Soeur Angèle  des chansonniers qui nous communiquent leur expérience de vie. Ils nous parlent de leurs valeurs, de ce qui les fait vivre. On les écoute La plupart des chansonniers parlent au coeur. Ils nous transmettent ce qu'ils vivent en dedans. L'expérience et le sentiment sont le langage de l'âme.

Nous mettons beaucoup l'accent sur la parole, sur la catéchèse dans notre Église, sur l'évangélisation mais très peu de l'expérience. Je crois que cela manque beaucoup et explique un peu le déficit de la catéchèse et de la vie chrétienne actuelle. La vie chrétienne est une expérience du Christ au quotidien. Notre faiblesse en Église est ce manque d'expérience. Les chrétiens sont devant un vide spirituel parce que l'enseignement est oublié et l'expérience spirituelle est absente. Jésus s'adresse au coeur, Il se situe au niveau de la vie et non de la tête et des doctrines. Alors posons-nous la question: Voulons-nous donner des connaissances ou faire vivre une expérience?

J'écoute les grands parents aujourd'hui et la vie chrétienne de leurs enfants se résument à la messe et des dévotions. La vie quotidienne  et l'expérience de foi  sont absentes de leur radar. Ce qui compte beaucoup ce sont les crucifix dans les écoles et que les enfants peuvent dire les commandements de Dieu. C'est extrêmement pauvre et triste. Ceci peut expliquer la désaffection de la pratique sacramentelle parce que les crhétiens en sont plus là aujourd'hui. Il est urgent d'apprendre à communiquer et à passer de la parole à la communication. Ce serait un bon sujet de rencontre.

Publié dans Textes de réflexion
samedi, 05 août 2017 21:56

Étrange.

Hier, je visitais les artistes au festival du bois flotté à Ste-Anne des Monts. Un homme était là à côté d'un grosse buche de bois. Aujourd'hui, j'y retourne et l'artiste est à côté d'un petit cheval écrasé sur ses pattes. Je dis à l'homme: Comment savais-tu qu«'il y avait un cheval dans ce morceau de bois? C'est simple, me dit-il, j'ai enlevé les morceaux de trop et j'ai toruvé le cheval.

Je me dis: Ce doit être cela l'évangélisation. Enlever les morceaux de trop pour trouver le Christ en nous. Et chemin faisant, j'ai commencé à regarder quels morceaux je devais enlever pour mieux découvrir mon enfant de Dieu. Je vous invite à faire la même expérience.

 

Publié dans Spiritualité
mercredi, 02 août 2017 23:40

Un témoignage.

Je vous partage aujourd'hui un autre témoignage écrit par une jeune dame dans les jours qui ont précédé sa mort. Elle écrit à sa famille.

J'ai tellement de choses à faire et à voir. Ne pleurez pas en pensant à moi. Soyez reconnaissants pour les belles années et le bonheur que vous m'avez apporté. Maintenant il est temps pour  moi de voyager seule.

Pour un court moment vous pouvez avoir de la peine. La confiance vous apportera réconfort et consolation. Nous serons séparés pour quelque temps

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur, je ne suis pas loin, je suis jusrte au chaud dans votre coeur. Si vous avez besoin de moi, même si vous ne pouvez me voir et me toucher, je serai là. Écoutez votre coeur. Absente de mon corps mais présente avec Dieu, n'allez pas sur ma tombe pour pleurer, je ne suis pas là. Je suis le scintillement des cristaux de neige, je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin, je suis un tout et aussi, papa et maman, une partie de vous.

Priez, souriez, pensez à moi. Que mon nom garde sa place à la maison. Je suis seulement passée dans la pièce d'à côté. Vous avez besoin d'être entourés de douceur, que ces mots simples trouvent un sens pour vous. Ensemble prenez soin de vous.

Vous êtes beaux.

Nathalie.

 

 

Publié dans Spiritualité
mardi, 01 août 2017 16:41

Je tricote.

Une vieille dame un jour prit le train vers Montréal, pour passer le temps elle tricotait. En chemin, le train dérailla et la vieille dame se retrouve sur le côté dans le fossé. On vient vite à son secouer: "Êtes-vous blessée madame?" Non, qu'elle répond. Mais j'ai échappé une maille. Ma mère tricotait beaucoup et elle le faisait en chantant comme si tricoter était un passe temps.

Lorsque j'ai prit ma retraite, il y a quelques années, je me suis mis à tricoter pour remplir les journées. je me tricote un commentaire d'Évangile chaque semaine,  je me tricote une  piste de réflexion sur des événements ou des idées d'actualité, je me tricote des commentaires de lecture au fil des journées. Tout cela en m'amusant.

C'est intéressant le tricot. je peux choisir ma laine selon mon goût comme qualité ou couleur. C'est parfois la laine solide d'une réflexion sur la vie chrétienne ou des sujets d'actualité, ce peut être une laine plus soyeuse de sujets légers et souvent comiques, ... La couleur aussi est importante. Ce peut être le blanc quand je tricote au sujet de la vie spirituelle, le vert quand je pense à l'avenir de nos communautés, ou le rose quand je tricote que la vie est belle, et même le noir quand des systèmes me font "rager". Mais je tricote en m'amusant.

Mon tricot prend des formes différentes selon les circonstances: Un gilet pour réchauffer les gens qui grelotent, des mitaines pour celui qui ne sait plus quoi faire de ses dix doigts, des bas chauds pour la personne qui ne marche plus par peur ou par froid. ... Et même à l'occasion, je me tricote une bonne soirée de cartes. Je tricote en m'amusant.

Je n'ai pas pris ma retraite pour attendre que l'on me demande de célébrer une messe, un baptême ou une funérailles; j'ai pris ma retraite pour tricoter la vie telle qu'elle se présente devant moi chaque jour. C'est d'autant plus agréable que des gens m'écrivent soit pour m'encourager dans mon tricot, soit pour me signaler leur désaccord ou leur questionnement. Il y a des moments où comme la vieille dame du train, j'échappe une maille, sans doute. Qu'importe, je tricote en m'amusant. "Je veux mettre de la couleur et de la fantaisie dans ma vie parce qu 'un Dieu aimant qui s'amuse avec moi est plus intéressant qu'un Dieu expliqué par les thèses des savants."  C'est le souhait que je formule pour toutes les personnes qui  prennent leur retraite: Apprenez à tricoter.

Publié dans Textes de réflexion
mardi, 01 août 2017 13:21

Un petit conseil Seigneur!Mth 17, 1-9.

 

Les apôtres n'ont rien compris encore à la divinité de Jésus. Pour eux, il est toujours le fils de Marie et de Joseph de Nazareth. Alors Jésus va leur faire une petite catéchèse de sa réalité. Sur la montagne, il enlève son masque, et il leur révèle sa réalité de fils du Père.

C'est là que Pierre en bon responsable donne un conseil à Jésus: On est bien ici, bâtissons trois tentes. Pierre est bien tranquille sur la montagne loin des foules et il veut rester dans sa tranquillité. Son conseil le concerne, lui, et non le Seigneur. La plupart de nos conseils sont de cette nature, ils sont pour nous et pas souvent pour ceux qui le demandent. Nous réagissons souvent à partir de nous et non des besoins de l'autre. Jésus, lui, ne donne pas de conseil, il répond soit par une question ou une parabole. "Qui est mon prochain" demande un juif? Jésus répond par une parabole. Lc 10, 29.

Nous pouvons considérer cette affirmation de Pierre comme une volonté de profiter de ces moments d'intimité avec le Seigneur. Ces trois amis  vivent un bon moment de paix avec le Seigneur et ils veulent le goûter le mieux possible. Nous vivons nous aussi nos moments de rencontres personnelles avec le Seigneur, nous avons  nos habitudes de célébrations et nos formules de prières que nous aimerions bien gardées intactes: Bâtissons nos tentes pour que rien ne changent. Ces moments de coeur à coeur sont essentiels, mais ils sont un tremplin  en vue de la mission.

Si Jésus nous enseigne une façon de donner des conseils et de profiter de nos moments privilégiés, il nous enseigne une autre dimension de sa vie. Il redescend de la montagne et retourne à la mission sur le terrain. Ces moments de coeur à coeur doivent nous relancer dans la mission.

Si nous voulons témoigner du Christ, il nous faut d'abord le connaitre. On ne parle pas de ce que l'on ne connait pas. Le témoignage est le fruit d'une expérience profonde avec le Christ. L'important n'est pas d'abord ce que nous connaissons du Christ mais l'expérience de vie que nous avons vécue. IL ne suffit pas d'écouter la Parole, nous devons la communiquer. Et la communication se fait par l'expérience. Le Père dit: Il est mon bien-aimé, écoutez-le. Écouter le Christ, c'est aussi écouter le monde autour de moi, écouter leurs besoins, leur espérance, leur souffrance. C'est là aussi que l'expérience du Christ se vit.

Cet événement nous enseigne les deux mouvements de toute vie chrétienne: contemplation et action. Le chrétien est un être de contemplation, de prière, d'intégration des valeurs et ceci inévitablement nous conduit à l'action. Nous parlons beaucoup d'évangélisation, de tournant missionnaire; l'objectif de tous ces efforts devrait être l'expérience du Christ ressuscité sur le terrain. Avant de parler de célébrer, nous devons apprendre  à vivre l'Évangile, à vivre l'Eucharistie sur le terrain de la vie quotidienne. Apprenons à être des témoins qui développent et donnent le goût de célébrer.

Au sortir de notre célébration, ce matin, suivons la consigne du Père d'aller sur le terrain du quotidien écouter le Ressuscité nous parler à travers la vie de notre communauté. Je crois que le Christ nous parle très fort aujourd'hui. Avec la montée de la violence, des attaques meurtrières, des gens qui meurent de faim, le Christ ne nous demande-t-il pas de descendre de la montagne pour réchauffer notre monde?  A l'Eucharistie, nous sommes sur le tremplin, maintenant sautons dans la réalité de la vie, c'est là que le Seigneur nous attend. Soyons témoins de Jésus Christ ....

Publié dans Homélies
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