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Homélies, réflexions et spiritualité

Filtrer les éléments par date : août 2019
dimanche, 18 août 2019 13:56

Il s'est arrêté.

Ce matin, au coin du quai chez nous, un homme est triste avec sa bouteille de bière. Il n'a plus de compagnie, seule sa bouteille de bière est là avec lui. les uns passent pour aller pêcher sans s'arrêter. Il est crasseux, sent mauvais et dégouline sa bière. D'autres passent en lui adressant un regard de mépris et lui lancent entre les dents: Débarrasse.

Quelqu'un passe on pourrait l'apeller LUI ou ELLe, '.arrête, le regarde avec compassion. L'homme lui dit: Je suis une pourriture, ma vie est du fumier, personne ne s'arrête pour me dire un mot de bonté. La seule place où je sens que je serai heureux, c'est le bout du quai si j'ai la force me m'y rendre.

LUI ou ELLE lui prend la main, le relève, lui dit une parole qui fait vivre: tu dis que ta vie est du fumier, mais n'oublie jamais que le cultivateur fait pousser de belle choses avec le fumier, tu peux en faire autant. LUI ou ELLElui donne quelques sous pour manger et le remet sur la route de la dignité humaine et de la vie.

LUI ou ELLE, c'est le Christ dans la personne qui s'arrête pour cet homme. Mth 8, 1.

 

Publié dans Spiritualité
samedi, 17 août 2019 13:39

Une visite.

Ce matin, Jésus vien tme faire un clin d'oeril dans ma porte pour me demander comment j'accueille les gens dans mon milieu. Des gens présentent des enfants à Jésus  et les disciples veulent les éloignés. Alors Jésus leur dit: Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. Mth. 19-, 13-15. Jésus nous invite à être des communautés accueillantes qui reçoivent les gens et les aiment comme ils sont. Jésus ne dit pas: faites-leur de la catéchèse et quand ils seront prêts amenez-les. Voulons-nous amener les enfants à la messe ou à Jésus? Voulons-nous faire vivre des sacrements ou l'amour du ressuscité? Ayons le courage de nous asseoir et de prendre le temps de méditer profondément cette invitation de Jésus.

Publié dans Spiritualité
vendredi, 16 août 2019 13:53

Mathieu nous dit. 19, 3-12.

Ce matin, Monsieur Mathieu vient nous dire qu'il n'est pas permis de renvoyer sa femme et si Moïse l'a permis c'était à cause de la dureté des coeurs. Les gens ne demandent pas à Jésus s'il est permis à la femme de renvoyer son mari, mais l'inverse. Alors Jésus répondra que Dieu créa l'être humain homme et femme, deux êtres égaux, complémentaires qui forment l'être humain. L'un n'est pas propriétaire de l'autre de sorte qu'il peut s'en "débarrasser" quand il veut. La femme n'est pas un objet au service de l'homme. Chaque personne a un service propre qui forme le service complet voulu par le créateur.

Ce passage de l'Évangile me fait jeter un clin d'oeil sur notre société. Frédéric Lenoir dans son livre sur la guérison du monde nous fait observer les conséquences néfastes dans notre société de la mise en place de la société patriarchale que nous connaissons et qu'il est difficile d'ébranler. La prise de pouvoir de l'homme a contribué à créer une société de possession, de pouvoir, de guerre, il y manquait une âme et l'Église n'y a pas échappé. Nous avons mis l'accent sur le rendement, l'efficacité, l'homme est devenu une machine et l'univers aussi.   En méditant les textes de l'.Évangile uniquement au niveau du mariage, nous avons sans doute étriqué le message. Si nous écoutons parler nos vieux parents, ils nous le révèlent à leur façon. Dernièrement encore des adultes me disaient leur colère parce que la maman était décédée jeune d'un accouchement, on ne pouvait pas empècher la famille ...  Ils étaient devenus orphelins trop jeunes.

"Le fait que les hommes, dans les sociétés antiques, ont pris le pouvoir,  au détriment des femmes les a naturellement entrainés à imposer leur tempo  dans la gestion des affaires du monde: une idéologie guerrière, pétrie de convoitise et de désir et de volonté de domination, voire de tyrannie, plutôt que d'échange. Nous percevons bien aujourd'hui les épouvantables dégats et les limites de cette attitude et beaucoup-hommes et femmes- désirent en sortir." F.L. Guérison du monde, p. 305.

Dans notre société blessée d'aujourd'hui, comme chrétiens, il est nécessaire de nous levés, au nom du respect des personnes, pour faire passer chez nous le message de Jésus Christ que nous avons escamoté. La société met l'accent sur l'efficacité et le rendement et comme chrétiens nous devons rappeler que nous sommes d'abord des êtres humains et non des machines que l'on traite au plan  mécanique et que l'on met au rancart devenus âgés. Aujourd'hui, les femmes luttent pour retrouver leur place dans la société et l'Église, les peuples se soulèvent contre le pouvoir qui les opprime -le Japon en est la preuve- Que faisons-nous, comme chrétiens, du message de Jésus Christ? Le Christ vient nous parler au coeur en faveur des opprimés de nos systèmes, des gens qui voient une porte de sortie dans le suicide ou le déni. Marie est partie en hâte vers Élisabeth et Jean leur porter Jésus et elle nous invite sur la route avec elle. 

 

Publié dans Textes de réflexion
mercredi, 14 août 2019 14:34

Fête de l'Assomption de Marie.

Marie, femme du tournant missionnaire, dirait notre Pape François. "Marie se mit en route et se rendit avec empressement (...) Elle entra dans la maison de Zacharie   et salua Élisabeth." Lc 1, 39-52. Voila le modèle que l'Évangile nous met sous les yeux aujourd'hui. Elle ne se pose pas de questions, elle part. Elle a quelque chose ou plutôt quelqu'un à donner. Élisabeth l'accueille pour partager sa joie d'être mère, Jean accueille Jésus pour le préparer à sa mission.

Alors, ce matin, je me pose la question: "Moi qu'est-ce que j'ai à donner?" Nous nous posons beaucoup de questions sur le tournant missionnaire, sur le besoin d'évagélisation et nous formons de beaux projets. Comment dire, quoi faire, les gens ne sont plus là, ils n'écoutent plus. Peut être pourrions-nous poser la question autrement: Q'est-ce que j'ai à donner? De quoi  les gens ont-ils besoin? Marie ne se pose pas de questions, elle n'a pas de système à faire durer, elle y va avec son coeur. Marie avait quelqu'un à donner.

Sa salutaton à Élisabeth est un chant d'action de grâce. Je suis émerveillée, transformée de ce que le Seigneur vient de faire pour moi. Elle chante la merveille de Celui qui agit au coeur de sa vie et du monde en faveur des petits et des pauvres du royaume. Ce qui fait écrie à Jascques Dupont: Le Dieu du magnificat ne plane pas très haut au-dessus d ela réalité socio-pokitique: Il se range résolument du côté des pauvres et des sans pouvoir. C'est l'honneur de son nom  qui est en jeu; c'est sa miséricorde que doit manifester la force dont il usera contre les puissants et les nantis. Dans nos rassemblements ou rencontre, ous sommes plus habile à nous reconnaitre pécheurs et à demander pardon qu'à louer le Seigneur pour ce qu'il fait pour nous et avec nous.

Cette visite permet à Jésus de faire un clin d'oeil à Jean pour le préparer à sa mission. Marie est venue donner Jésus et il passe. A l'Annonciaiton, Dieu demande à Marie de donner son Fils au monde et même avant sa naissance, elle se met en route. Cette mission continuera jusqu'à la Pentecôte où avec les apôtres elle participera à la naissance de l'Église. Voila le ministère de la femme dans l'Église: donner le Christ et en prendre soin par la suite.

Aujourd'hui dans certaines communautés religieuses, des personnes prononceront un engagement temporaires ou permanent au sein de la communauté. Elles deviendront missionnaires du ressuscité. Comme Marie elles s'engagent à faire naitre Jésus au coeur de notre monde. Mais pour faire naitre le Christ, il nous faut être enceintes et enceints du Christ., nous devons en être remplis.

Marie croit en un Dieu qui libère de tout et de tous qui étouffent la vie. Elle est porteuse d'une foi et d'une espéracne qui met en route, qui fait sortir des ornières de la routine et de la peur pour prendre résolument la route de cette difficile espérance qui fait vivre. Notre Église et notre monde ont besoin de ces femmes sur la route de la vie pour semer l'amour de ce Dieu qui nous a conduit à la résurrection. Notre  mission est devant nous: Faire découvrir Jésus vivant au coeur de notre monde.

 

 

Publié dans Homélies
mardi, 13 août 2019 14:56

Apprendre à lire.

Dans notre volonté d'évangélisation et de tournant missionnaire, il m'apparait important d'apprendre à lire: Voir le lisible derrière le visible. Évangéliser comme éduquer, c'est semblable à nourrir quelq'un. Un enfant, nous lui donnons du liquide puis du solide dans la mesure de son évolution. Éveiller à la spiritualité, aux valeurs spirituelles, c'est aussi donner la nourriture dans la mesure de l'évolution des personnes. C'est pourquoi apprendere à lire m'apparait important.

Aujourd'hui, beaucoup de célébrations d'adieu se font au salon funéraire. Comment  dois-je lire cet événement? Est-il un signe d'un manque de foi ou un questionnement de mes propres façons de célébrer en Église? De mon analyse dépendra ma façon d'agir en pastorale. Les chrétiens ont quitté la pratique sacramentelle.  Comment vais-je lire cet événement? à partir de moi et de mes convictions ou des chrétiens eux-mêmes? Les chrétiens écoutent de moins en moins l'enseignement traditionnel de l'Église. Comment vais-je lire cet événement? Comme une question à ma propre parole ou comme un acte d'indifférence que j'oublie rapidement?

 

Aprendre à lire la vie, les événements est pour moi une nécessité si nous voulons que l'évangélisation avance, que la spiritualité reprenne sa place dans la vie et que notre monde cesse de grelotter.  Dans la lecture du Deutéronome de la célébration d'aujourd'hui, Moïse affirme qu'il est trop vieux pour continuer avec le pauple, il passe les renes à Josué. Il lit l'événement et se rend compte de son incapacité d'aller plus loin à cause de son âge. C'est beau, mais parfois je suis incapable d'avancer non à cause de mon âge, mais de ma façon de penser et de voir la vie, et il m'est difficile de corriger le tir.

Le monde m'apporte des défis nouveaux, des besoins nouveaux qu'il n'avait pas hier, si je n'apprends pas à lire ces besoins, il me sera impossible d'y répondre et je resterai toujours à l'extérieur de la vie. Et j'accuserai les gens de ne rien comprendre. Les valeurs spirituelles sont au coeur du monde et de la vie. Elles se présentent différemment aujourd'hui et demandent une réponse différentes. Apprendre à lire la vie autour de moi m'apparait indipensable.

Autrement dit, avant de chercher des moyens, de bâtir des plans d'action, je dois m'asseoir pour discerner les causes de la situation et apporter le remède propre à ces causes. Les solutions toutes faites ne trouvent plus preneurs. C'est pourquoi, je suis conscient, apprendre à lire me demande un long chemin de conversion, sinon je risque de demeurer un haut parleur.

Publié dans Textes de réflexion

Jésus vient tout juste d'inviter les siens à rester l'oeil ouvert pour accueillir le royaume quand il passera. Aujourd'hui il va plus loin en donnant la raison de sa venue sur la terre. "Je suis venu allumer un feu et comme je voudrais que ce feu soit déjà allumé." C'est à nous qu'il a confié d'allumer ce feu. Le jeudi saint au soir, il nous a confié cette mission.

L'été, sur le rivage de la Gaspésie, beaucoup de gens se rassemblent autour d'un feu de joie. Que se passe-t-il? Dès que le feu s'élève, des villageois se rassemblent autour de ce feu dans la joie; on chante, on danse, on crée des liens et la joie trotte tard dans la nuit sur le rivage. Le feu rassemble, réchauffe et crée la joie.

Le feu est le symbole de cette présence du Seigneur au coeur de nos vies: Une présence qui rassemble, réchauffe le coeur à la chaleur de l'amour et de la joie. Il nous met en état de communion. Le feu aussi brûle. Il va brûler des divisions en créant des liens d'amitié, il brûle des sentiments de haine ou de vengeance en créant des liens d'entraide et de partage. Le feu est le symbole de la présence du Christ qui rassemble en brûlant les discordes, les sentiments de haine au feu de la miséricorde et de l'amour. Il vient réchauffer les coeurs au feu de l'accueil inconditionnel, du respect de l'autre, de l'amour.

La relation au Seigneur est une relation qui attire comme l'aimant attire le fer et non qui oblige sous peine de péché. Le commandement du Seigneur nous pousse de l'intérieur, ne vient pas de l'extérieur comme une loi qui oblige. Le feu ne nous oblige pas à être présent, il nous attire. Si j'y vais par obligaiton, je risque de ne pas goûter le moment ou je n'y serai pas longtemps.

Mais pour qu'il y ait vraiment communion, chaque personne doit respecter l'autre dans ses différences. La division annoncée papr le Seigneur est le résultat de notre difficulté à respecter les autres dans leurs différences. Chaque personne a son rythme de danse ou de participation que nous devons respecter., sinon nous créons des divisions, des oppositions et même parfois des séparaitons douloureuses. Jésus ne veut pas que nous vivions dans un moule où tout le monde fait la même choses à la même heure. Par nature nous aimons parfois nous fondre dans un groupe par sécurité. Nous menons alors une vie inconsciente mais jamais adulte. Ceci se produit même à l'intérieur des familles. La rencontre bien vécue autour du feu de l'amour permet de dépasser nos différences pour vibrer aux mêmes valeurs dans une expression différente.

Souvent nos divisions en Église comme dans la vie se font à partir de l'accidentel et non sur l'essentiel. Notre monde grelotte et voit grandir la violence parce que ce feu de l'amour et du respect s'est refroidit. Aujourd'hui beaucoup de grands parents s'inquiètent parce que la pratique religieuse est faible, les enfants sont de moins en moins baptisés, mais on ne semble pas s'inquiéter des raisons qui accélèrent la montée de la violence, des raisons de l'indifférence religieuse. On dirait que nous sommes  décrochés de la vie pour s'arrêter aux comportements. Un vieux prêtre écrivait dernièrement: "Vivez, que diable." Ce feu de l'Évangile nous invite à dépasser l'agir et les comportements pour  s'asseoir au niveau de l'être dans l'écoute, l'accompagnement et la miséricorde; au niveau de la vie.

Le tournant missionnaire demandé par notre pasteur le Pape François nous invite à faire naitre ce feu de l'amour dans nos milieux respectifs. Évangéliser, c'est faire éclater l'étincelle qui scintille au coeur de chaque être humain.   

 

Publié dans Homélies
lundi, 12 août 2019 17:22

Le sacré.

Je dirais que pour le Dieu de la Bible et des Évangiles, le sacré, c'est l'être humain, surtout le pauvre, le fragile. Un jour j'ai lu cette inscription:"Si tu vas au bout du monde, tu trouveras des traces de Dieu, si tu va au fond de toi même, tu trouveras Dieu lui-même. J. Grand'Maison.

 

Publié dans Spiritualité
lundi, 12 août 2019 16:39

La transmission des valeurs.

Nous méditons toujours sur la question de la spiritualité. Il est courant aujourd'hui de dire que notre monde est en recherche de spiritualité et du sens de la vie; d'où l'importance de méditer sur la transmission des valeurs spirituelles. la formation intégrale de l'être humain comprend la richesse des valeurs dans tous les domaines de la vie. Il ne s'agit pas d'abord de transmettre des connaissances ou des modes de comportement mais ce qui fait l'essentiel de la vie.

Si je fais un clin d'oeil à mon passé, je me rend compte que ce qui a marqué ma vie d'une façon presqu'ildélébile c'est le témoignage de mes parents au quotidien. Les valeurs de la vie familiale: valeurs de foi, d'honnêteté, de partage, l'accueil de l'étranger qui avait souvent sa place à table. Toutes ces valeurs laïques qui sont au fond bien chrétiennes. Ils m'ont transmis ces valeurs par leur vie et non dans des énoncés catéchétiques.

La transmission des valeurs de vie et de foi se fait principalement à la maison et non à l'école ou à la paroisse. La catéchèse vient approfondir mon expérience de vie. Ce que j'aI reçu à l'école, à mon époque,  se résumait à des réponses de catéchisme apprises par coeur, c'était un exercice de mémoire que l'on ne comprenait pas toujours. La paroisse me faisait célébrer le vécu familial en communauté. Mais nous réalisions vite que les célébrations n'étaient pas pour nous.  Ainsi ce qui a marqué ma vie et mon ministère ce sont d'abord ces valeurs de vie données par le témoignage quotidien de mes parents. la famille reste le premier lieu de transmission des valeurs de vie. À l'époque nous étions davantage catéchisés et sacramentalisés qu'évangéliser. Mais c'était l'époque.

Est-ce que la famille aujourd'hui transmet encore ces valeurs de vie? Elle le fait évidemment mais je crois que la dimension spirituelle s'est affaiblie. Les chrétiens ont balancé la pratique religieuse et ils n'ont plus rien à transmettre. Les célébrations paroissiales ne nourrissant pas suffisamment cette dimension spirituelle, les chrétiens sont partis et se retrouvent devant un vide spirituel profond. Il nous faut donc redécouvrir le chainon de la transmission. Il nous faut revenir à ce que certains appellent les "passeurs de la foi." La famille demeure encore le lieu privilégié pour cette trasmission. le Pape François insiste beaucoup sur l'importance de la famille dans cette dimension de la transmission des valeurs.

Nous avons longtemps pensé que la catéchèse aux enfants serviraient les parents. Nous aurions les parents par les enfants. Cette tactique n'a pas fonctionnée. Aujourd'hui donner de la catéchèse apparait un raccourcit qui ne donne pas de résultat. Le temps ne serait-il pas venu de retrouver une démarche de foi avec la famille; une démarche qui rejoint les préoccupations, les désirs, les besoins des parents pour les conduire plus loin? Nous avons besoin de passeurs de la foi et des valeurs chrétiennes. Notre objectif n'est pas tant de ramener les gens à l'église que de les ramener à Jésus Christ et à eux-mêmes comme remplit de l'Esprit du Seigneur. Les valeurs et la foi ne se transmettent pas par des énoncés si beaux soient-ils, mais par un témoignage de vie qui va au coeur et qui transfome la vie. Voila quelques idées que j'aime partager, vous amis lecteurs saurez approfondir et aller plus loin.

Publié dans Textes de réflexion
dimanche, 11 août 2019 00:20

La spiritualité.

Le gouvernement du Québec vient d'adopter une loi sur la laïcité. Il voulait mettre un terme à une démarche entreprise depuis quelques années. Notre regard comme chrétien sur cette démarche prend des formules très variées. Cependant elle nous invite à une réflexion sérieuse  sur notre façon d'exprimer notre foi. Ne serait-ce pas un clin d'oeil de l'Esprit Saint?

Jacques Grand'Maison écrit dans son livre sur la spiritualité au quotidien: "Je pense que nous, chrétiens, avons beaucoup reçu de la sécularisation comme facteur de libération des carcans dogmatiques et moralistes de la chrétienté cléricale." Nous sentons aujourd'hui un ressac de cette période de chrétienté refaire surface, cependant la volonté de retrouver une spiritualité au quotidien saura faire son chemin. Lorsque nous sommes questionnés par les gens d'une autre croyance que la nôtr, cela est bénéfique pour l'approfondissement de notre foi.

Nous sommes invités aujourd'hui à retrouver la spiritualité que la religion et les pratiques ont enfouie sous les croyances et la ritualisme. Frédéric Lenoir dans son livre sur la Guérison du Monde affirme que la spiritualité fait partie de l'ADN de l'être humain et qu'elle est nécessaire pour la guérison de notre monde blessé par les guerres, la violence, l'oppression des pauvres...

Différentes voies s'offfrent à nous pour vivre la spiritualité au quotidien. Pour moi, la première est la nature ce que certains appellent "L'université du Bon Dieu" et d'autres "la chambre nuptiale de l'être humain et de Dieu."  D'ailleurs le psaume 18 le traduit bien:

Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l'oeuvre de ses mains la firmament l'annonce; le jour au jour en publie le récit et la nuit à la nuit transmet la connaissance.

Non point de récit, non point de langage, point de voix qu'on puisse entendre, mais pour toute la terre en ressort les lignes et les mots jsuqu'aux limites du monde." La nature n'a pas de mots, de langage, mais elle révèle la présence de Dieu.

C'est assis au bord d'un ruisseau que j'ai appris à être fidêle à ma source qui alimente ma vie; que j'ai appris à irriguer le terrain qui m'entoure du témoignage de ma foi et la fidélité à ce que je suis. Ce qui me vient de l'extérieur ou bien m'aide à approfondir ce que je vis si non doit être ignoré.

C'est en regardant la forêt que j'ai appris le vivre ensemble dans la diversité des personnes et des dons. Le commandement de l'amour, de l'accueil, du respect dans la diversité était là sous mes yeux et m'inspirait le respect. La nature est le premier lieu d'intériorisation des valeurs de la vie et de la spiritualité. La terre nous a été donnée non seulement pour nourrir le corps maus aussi le coeur et l'intelligence.

La nature m'apprend à écouter la vie pour la comprendre et l'accompagner. Le temps des semences est le temps de l'évangélsation; ce temps m'apprend à bien connaitre ma terre pour lui donner ce dont elle a besoin pour bien produire. Comme le cultivateur prend le temps d'écouter sa terre pour en connaitre les forces et les faiblesses afin de l'engraisser à bon escient, je dois aussi connaitre ma terre et celle qui m'entoure pour que la Parole germe et produise cent pour un.

Le temps de la germination et de la pousse m'enseigne la patience et la confiance en la semence comme en la terre ensemencée. Je dois travailler avec elle et non seulement pour elle. Si je ne la repsecte pas elle ne produira pas et je resterai les mains vides. C'est peut être l'image des chrétiens qui ont quitté l'église. Ils ne se sont pas sentis respectés dans leur besoin, ils sont repartis et nous restons les mains vides.

J'ai vécu de belles expériences pastorales inspirées par la nature. Elle m'a appris le repsect de la vie et des valeurs qui font le tissu humain au quotidien, elle m'a appris la compémentarité dans le service pastoral en Église. L'exercice du pouvoir ne remplacera jamais la force de travailler ensemble dans le respect les uns des autres. La nature m'a appris l'humilité. L'humilité du serviteur au service de la vie et de la communauté chrétienne.  La nature donne, elle m'a appris à passer de la "job" au service de pasteur pour mes soeurs et frères de la communauté. Dans la nature, il n'y a pas de pouvoir, de hiérarchie, il n'y a qu'une réponse d'amour à celui qui l'aime et la respecte.  La laïcité en enlevant le cadre chrétien dans la société nous invite à retrouver ces valeurs fondamentales et à passer des croyances à la foi.

Je termine ma réflxion avec une phrase d'un poème: "Depuis cette irruption tu m'attires, tel un fer l'aimant et je ne puis que m'abandonner au royaume qui m'attires plus qu'il ne m'oblige."

Publié dans Textes de réflexion
samedi, 10 août 2019 22:10

Une leçon.

Il était un roi d'Espagne qui s'ennorgueillissait de son lignage, mais qui était aussi réputé pour sa cruauté envers les faibles gens. Un jour qu'il traversait en Aragon un champ avec son escorte- des années auparavant, son père était mort à cet endroit au cours d'une bataille-, il rencontra un saint homme qui remuait un énorme tas d'ossements. Que fais-tu ici? lui demanda le roi.

Honneur à votre majesté, répondit le saint homme.Quand j'ai appris que le roi d'Espagne arrivait, j'ai décidé de recueillir les os de votre défunt père, pour vous les remettre. Mais j'ai beau chercher, je ne les trouve pas; ils sont semblables aux os des pauvres, des paysans, des mendiants et des esclaves.

Paulo Coelho: Maktub.

 

Publié dans Spiritualité
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