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Homélies, réflexions et spiritualité

Filtrer les éléments par date : septembre 2020
dimanche, 06 septembre 2020 14:21

Une plaie béante.

Jean-Guy Nadeau: Une profonde blessure, Médiaspaul. 2020. L'auteur, professuer de théologie à l'Université de Montréal,  est un des premiers experts dans le domaine des abus sexuels dans  l'Église. Dans ce livre, il trace un tableau de la situation de ces abus dans l'Église. Il étudie surtout les conséquences spirituelles et humaines vécues par les victimes qui portent encore des plaies difficiles à cicatriser. L'auteur propose aussi quelques pistes de solutions ou de conversion dans l'Église. Nous restons devant un mystère: comment l'Église après 2000 ans de présence du Christ et de l'Évangile a pu laisser vvire de pareilles horreurs?  Cette étude nous laisse bouche bée devant l'ampleur de cette tragédie et nous invite à aimer encore davantage cette Église souffrante qui aujourd'hui doit vivre beaucoup de difficulté à accepter l'Église institution.   

 

Publié dans Nouvelles
samedi, 05 septembre 2020 14:46

Méditons.

La fin de la chrétienté n'est pas la fin de la religion,  mais la libération du christianisme pour rencontrer le Dieu qui s'est révélé dans la Parole, et a été vécu par des miliers de croyants. P. René Côté

 

Publié dans Spiritualité
samedi, 05 septembre 2020 14:08

La communauté.

Si ton frère a quelque chose contre toi, va le voir seul à seul, si ça ne marche pas, retourne avec deux ou trois frères avec toi. si cela ne fonctionne pas, laisse-le aller avec sa responsabilité. Mathieu nous rapporte ces parole de Jésus. Dans ce texte je vois la volonté de Jésus qui ne condamne pas, mais veut accompagner et faire grandir. C'est une des valeurs profondes proposées par le Christ. Il vient à l'encontre des nos premiers mouvements qui sont de juger ou de condamner. L'autre devant nous est souvent un être blessé qui a un grand besoin d'amour et qui trop souvent est incapable de l'acccepter. Avant de juger, Jésus nous apprend à accueillir, écouter et accompagner. 

J'y lis aussi l'importance de la communauté chrétienne. La communauté est comme ce foyer au coeur de la maison qui réchauffe, éclaire, soutien et fait avancer. La communauté n'est pas la paroisse, celle-ci est une entité juridique et territoriale. la communauté est un milieu de vie.  Les paroisse tendent à disparaitre, elless e regroupent en une plus grande agglomération à l'exemple du civil. Ceci est nécessaire à cause d l'incapacité de répondre aux besoin financiers d'une part et vue la diminution rapide des pratiquants réguliers d'autre part. Mais nous n'avons pas de communauté et si la paroisse disparait, que l'église n'ouvre pas après la pandémie, que restera-t-il? Il y a là, à mon humble avis, une piste de réflexion pour les responsables en paroisses, une urgence à s'asseoir ensemble pour regarder non seulement ce que nous perdons, mais surtout ce que nous devrions découvrir et retrouver. L'Église n'est pas une service qu'il faut garder hors de l'Eau avec des bingos et des marchés aux puces, mais une communauté de baptisés rassemblés par le Christ en vue d'une mission: bâtir le règne du Père dans les coeurs. 

Alors que nos édifices religieux sont devenus une charge trop lourde pour la poignée de chrétiens intéressés, ne sommes-nous pas revenus à l'ère des synagogues comme au temps de Jésus? La synagogue sera ce petit lieu de rencontre, de fraternité, de prière, lieu de pettie communautés humaines et fraternelles. Et je vois le rôle merveilleux du pasteur, présent avec amour à ces petites cellules de vie chrétienne et faire la communion entre toutes. Chaque synagogue aura son ou ses repsonsables pour assurer l'animation de la vie. Je rêve, c'est le rêve que j'ai porté toute ma vie et qui sera sans doute necore un rêve longtems après que je serai dans ma tombe. C'est peut être plus une utopie qu'un rêve.

 

Publié dans Textes de réflexion
vendredi, 04 septembre 2020 13:57

Qui sont-elles?

Quelqu'un m'a donné une chemise neuve, je dois donc me décider à jeter ma vieille chemise percée. Le plus difficile pour moi n'est pas d'accepter la neuve, mais de me défaire de ma vieille chemise. Vous vous demandez sans doute où est-ce que je vais avec cela, simplement dans l'Évangile d'aujourd'hui. Le Seigneur nous dit: on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outre: à  vin nouveau, outre neuve. Lc 5, 33-39. La difficulté n'est pas d'accepter des outres neuves, des idées nouvelles,  mais de laisser de côté nos vieilles outres.

À vin nouveau, outres neuves. Quel est ce vin nouveau? Si nous voulons savoir quelles outres utilisées, nous devons connaitre ce vin nouveau sinon nous risquons de tout perdre. Depuis quelques années, en Europe avec la révolution française et au Québec avec la révolution tranquille, nous sommes face à un vin nouveau. Hier nous avions un peuple soumis qui obéissait facilement aux commandements et souvent à la peur; aujourd'hui, nous avons un peuple qui veut avoir son mot à dire dans les décisions qui le concerne. Nous avons un peuple qui ne se soumet plus à la dictée d'un groupe qui impose ses normes, mais des gens qui veulent exercer un libre choix en fonction de leur épanouissement personnel. Quand nous ne répondons plus à ce besoin fondamental, les gens se soulèvent ou bien quittent dans le silence et se font leur propre vision de la vie. Les gens s'émancipent du groupe qui impose ses lois ou des pouvoirs qui ne les respectent pas dans leur besoin d'épanouissement. Notre grand défi aujourd'hui est de se procurer des outres neuves capables de recevoir ce vin nouveau.

Un autre défi qui nous menace est que trop souvent nous lisons l'Évangile comme nous écoutons une pièce de musique. La pièce de musique est belle, une fois finie, on change de CD; la page d'Évangile est belle, une fois la lecture finie, on tourne la page.  Il nous faut nous arrêter avec les chrétiens qui ont quitté et qui sont le vin nouveau afin de connaitre ce vin si nous vouons nous acheter des outres neuves. Personnellement, je trouve très difficile cette démarche parce que le fossé est trop grand entre moi et ces jeunes chrétiens et je ne trouve plus la capacité de les rejoindre. Je sens  ma difficulté à me défaire de mes vieilles outres comme de  ma vieille chemise. Comme l'écrivait Mgr Gagnon: Un discernement sérieux s'impose.

Publié dans Textes de réflexion
jeudi, 03 septembre 2020 14:44

Lire et méditer.

Frédéric Lenoir: Dieu, Entretiens avec Marie Drucker. Robert Lafont. Frédéric Lenoir "nous entraine dans l'histoire foissonnante des croyances et des représentations de Dieu." Il fait découvrir comment les êtres humains ont fait l'expérience de Dieu dans l'histoire. Il nous parle du grand horloger de Voltaire, du Dieu du Coran et de l'Évangile. Dieu est-il quelque part dans les nuages pour nous surveiller, Est-il une présence intérieure à l'être humain? Il nous conduit à l'expérience personnelle de la présence divine en nous qui ne se traduit pas avec des mots mais par une expérience de vie. Il nous conduit à découvrir cette présence divine en nous qui nous unit tous par des valeurs communes d'amour, de liberté, de respect, de miséricorde. Bonne lecture. 

 

Publié dans Nouvelles
jeudi, 03 septembre 2020 14:07

Qu'est-ce que je sème?

"Si vous plantez de l'herbe à puces, vous ne récolterez pas des fraises."  W.S.  Cette phrase, j'en ai fait souvent l'expérience dans ma vie. Mon père disait à sa façon: "On récolte ce que l'on a semé." C'est le cycle de l'agressivité dont j'ai déjà parlé.  Un petit souvenir. Un jour j'arrive dans une paroisse nouvelle et un stagiaire m'avait été confié pour l'accompagner. Un dimanche, il faisait l'homélie, je lui dis de faire la proclamation de l'Évangile. Le lendemain une dame me téléphone pour me rappeler à l'ordre. La lecture de l'Évangile est réservée au prêtre et au diacre et je n'ai pas le droit de laisser le stagiaire proclamer l'Évangile. Le dimanche suivant je descends dans la nef de l'église pour saluer les gens et une dame est assisse à l'avant récitant son chapelet. Je m'approche pour la saluer, je ne la connais pas étant nouveau dans la paroisse. Elle se lève gênée et me dit: C'est moi qui vous ai téléphoné lundi dernier. Je lui répond: Madame, vous êtes franche de me le dire, je vous donne un bisou sur les deux joues. Ce fut un très bonne paroissienne qui m'a gâté. "On récolte ce que l'on a semé."

 C'est la question qui m'habite ce matin devant la montée de violence dans nos sociétés modernes où l'Évangile a été proclamé depuis 2000 ans.  Une autre question m'habite aussi: Quel Dieu avons-nous proclamer?  Sommes-nous encore au Dieu de la Genèse qui punit? Ou bien au Dieu de Jésus Christ qui fait grandir? M'est avis que notre monde a un urgent besoin d'être écouté, aimé et accompagné. Les systèmes ont trop souvent écrasé les rêves, les aspirations et les besoins des êtres humains et développé un sentiment d'insatisfaction et d'agressivité. Certaines personnes tombent dans l'indifférence  et d'autres découvrent une montagne de colère et d'indignation. Nous faisons le geste du lavement des pieds le Jeudi Saint. J'ai toujours compris que Jésus ne nous a pas demandé de répéter son geste mais de le vivre.  

Ce matin, dans ma réflexion, je me demande qu'est-ce que j'ai planté dans le jardin de ma vie. Je peux le savoir à partir de ce que j'ai récolté. C'est la réflexion que nous pouvons faire chacun pour soi. Je sais que l'heure la plus belle de ma vie est celle où j'ai le plus aimé, celle où il m'a été le plus difficile d'aimer. 

 

Publié dans Textes de réflexion
mercredi, 02 septembre 2020 14:18

Pensons-y.

L'homme le plus fort au monde est celui qui a le coeur assez grand, les idées assez claire et les reins assez solides pour traiter les femmes de la seule manière qui soit acceptable: AVEC RESPECT.    Boucar.

 

Publié dans Spiritualité
mercredi, 02 septembre 2020 13:58

Un coucher de ...

Hier soir, accoudé à la passerelle sur le rive du St-Laurent, je regardais un beau coucher de soleil. Le ciel était décoré de multiples couleurs, le soleil flamboyant se préparait à se noyer dans le fleuve St-Laurent, un longue trainée de lumière argentée s'allongeait sur l'eau et venait jusqu'à moi sur la rive. C'était magnifique. Une prière de louange et d'action de grâce est montée en moi, c'était une parole merveilleuse que j'ai reçue avec joie.  

Je me suis dit: C'est cela vieillir. Au soir de sa vie, le vieillard auréole son entourage de la beauté et des couleurs  de l'expérience acquise au cours des années. Il met de la couleur dans les lieux et les yeux plus sombres, la couleur de l'expérience de vie, couleur de la sagesse acquise au fil des années, couleur de l'amour reçu et donné, couleur des joies partagées. Le vieillard laisse aussi derrière lui cette trainée de lumière argentée de sa propre expérience qui va jusqu'aux générations qui suivent afin d'éclairer leur route pour qu'elles fassent bellement leur propre expérience personnelle. 

Lorsque le soleil se fut baigné pleinement dans le fleuve, j'ai repris ma marche doucement le coeur plein de joie et de paix intérieure me disant: Demain sera un jour nouveau,  un jour donné pour enrichir la trainée de lumière derrière mes pas appesantis. Bonne journée.

Publié dans Textes de réflexion
mardi, 01 septembre 2020 14:37

La valeur de la personne.

"Toute personne est sacrée. Qulles que soient sa culture, sa race, sa religion, ses capacités, ses faiblesses ou ses forces. Chaque personne est nécessaire, chacun de nous est un instrumentiste qui doit jouer dans le grand orchestre de l'humanité, chacun  a besoin des autres pour devenir plus pleinement lui-même et pouvoir prendre sa partition." J.V.  Voila, il me semble, le rôle de l'évangélisation et l'action de l'Église dans le monde: Permettre, aider chaque personne à jouer au mieux la musique de son être.

Malheureusement, nous faisons beaucoup plus de colonianisme, c'est à dire vouloir changer les autres pour devenir comme nous. Nous avons voulu faire des catholiques et des français avec les amérindiens, comme les anglais ont voulu faire de nous des anglais et les personnes furent oubliées ou malmenées. On vient de déboulonner une statue à Montréal, c'est un geste condamnable, mais qui nous force à regarder notre histoire avec plus de vérité.  Respecter les personnes dans leur être profond, leur apprendre à jpouer leur propre musique, n'est-ce pas le message de Jésus. Et Jésus a repris le message de Socrate et de Boudha en le perfectionnant, ce n'est pas d'aujourd'hui; comme c'est long de vivre ce message. Continuons la réflexion. Bone journée. 

 

Publié dans Textes de réflexion
mardi, 01 septembre 2020 13:51

Choisir l'amour. Mth 18, 15-20.

Un jour, un employé fut congédié pour de nombreuses erreurs dans son travail. Certains confrères de travail lui dirent: Nous savions que cela t'arriverait en te voyant faire ton service. Alors l'homme leur dit: Pourquoi ne me l'avez-vous pas dit et m'aider à mieux faire plutôt que d'en discuter entre vous.  Voila la leçon de l'Évangile d'aujourd'hui. 

Jésus nous donne aujourd'hui un leçon de savoir vivre en communauté. La communauté chrétienne doit être une maison où nous apprenons à grandir ensemble. Dans la famille, on se supporte, s'entraide, se corrige, on avance ensemble sur la route de la vie en bâtissant des liens de fraternité, de pardon et d'entraide. Et Jésus nous dit: Tout ce que vous aurez guérit sur la terre le sera pour l'éternité. La communauté chrétienne est aussi un lieu de guérison intérieure grâce à l'amour semé par l'Esprit de Jésus Christ. Saint Paul nous dit: N'ayez de dette envers personne sauf celle de l'amour. Les séparations, les divisions sont toujours pénibles dans une famille comme dans une communauté chrétienne. 

C'est le message du lavement des pieds signe d'accueil inconditionnel de l'autre. C'est le geste de la communion à l'Eucharistie. Je ne peut pas communier à Jésus si je ne communie pas à mes frères et soeurs au quotidien. Alors Jésus nous dit: Si ton frère à un problème de fonctionnment  et qu'il a un comportement qui va à l'encontre de ce qu'il est, un comportement qui au lieu de le faire grandir le rabaisse, va le voir et parle lui-en doucement. S'il refuse, va à la communauté et prend d'autres frères avec toi, s'il refuse necore, laisse-lui sa responsabilité. Chacun est responsable de ses décisions. Ne prends pas sur toi les décisions des autres, pespecte leur engagement. La communauté devient ce milieu d'accueil et de soutien pour aider chacun à grandir selon ses capacités. La communauté chrétienne n'est pas une entreprise ou un lieu de service, mais un milieu de vie qui fait grandir.

Souvent les personns qui agissent ainsi sont des êtres blessés. On ne jette pas dehors un animal blessé pourqquoi le ferait-on avec un être humain. Si quelqu'un a brisé des liens et montre qu'il ne peut pas aimer, la communauté de frères et soeurs devient le milieu chaud pour l'accompagner, il a besoin d'une bonne dose d'amour pour cheminer. Il n'y a rien de plus désastreux et anti évangélique  que de vouloir punir ou casser quelqu'un. Nous ne sommes pas là pour juger ou punir mais pour aimer, comprendre et aider à aller plus loin. 

Si cette démarche réussit, tu auras guérit quelqu'un et répondu à l'invitation du Seigneur: Tout ce que tu auras guérit sera guérit pour toujours et tu auras rendu quelqu'un heureux. Tu auras permis à une personne de devenir elle-même et tu auras vécu l'Eucharistie du Seigneur. Ta communion à l'Eucharistie du dimanche prendra tout son sens. Vous serez devenus corps vivant de Jésus Christ. Dans une action comme celle-là, chaque baptisé met en exercice la dimension "pasteur" de son baptême.  Nous acceptons trop souvent des divisions dans nos communautés chrétiennes parce que nous restons au niveau de l'agir, des actes posés sans se préoccuper des causes qui ont provoqué ces actions.  La cause ne justifie pas nécessairement l'action, mais nous permet de comprendre et de poser le meilleur remède possible.  Il est toujours plus profitable de choisir l'amour que la force et la punition et c'est plus fidèle à la mission donnée par le christ. 

Seigneur, aujourd'hui dans notre Eucharistie, apprends-nous le chemin de l'accueil, de l'amour et du respect de l'autre. 

 

 

Publié dans Homélies
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