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Homélies, réflexions et spiritualité

Homélies

Filtrer les éléments par date : octobre 2017
vendredi, 20 octobre 2017 17:29

Mangez

Au Paradis Terrestre, Dieu dit à Adam et Ève: magez de tout sauf UN arbre. Tout vous appartient mais vou sn'êtes pas propriétaire. Il y a des limites dans la volonté de possession, de pouvoir, ou de vouloir tout s'accaparer.

Manger, c'est prendre, assimiler, mêler à soi, mais il y a des limites. Ces limites me font vivre un apprendtissage dans les relations avec les autres et avec le spirituel en nous.

Le Jeudi saint, Jésus dira aux apôtres: Mangez et buvez. Jésus nous donne ce qu'il a de plus cher; sa vie, son enseignement; Il donne ce qu'il aurait pu garder. Et les puissants le mettent à mort.

Avec ce pain et ce vin symbole de l'amour et de la tendresse de Dieu, Jésus vient nous dire qu'il rejette toute forme de violence, de maitrise et de pouvoir sur les autres. Il se présente comme celui qui sert (Lc 22, 29). Jésus nous invite à manger pour devenir pour les autres le pain de l'amour, du service, du pardon, de la miséricorde. Il nous invite à boire pour devenir le vin de la tendresse et de la vie divine en nous et autour de nous.

Le "mangez" d'Adam et Ève les ont conduit à l'apprentissage difficile de leurs limites; le "Mangez" de Jésus nous conduit au rassemblement, au pouvoir de l'amour, du service et à l'accueil de la vie.

Publié dans Textes de réflexion
jeudi, 19 octobre 2017 21:18

Une parabole.

 

Cet après-midi, passant devant l'église paroissiale, je vois des ouvriers dans une girafle en train de descendre une Dame du sommet de l'église. Cette dame avait belle apparence de l'extérieure mais rendue sur le sol on a constaté que l'intérieur était complètement pourrie et désagrégé. Seule l'écorce extérieure gardait un semblant d'apprence. Madame sainte Anne sous le poids des ans s'était complètement désagrégée. Un peu de temps encore et elle se serait effondrée sur le sol.

Je me suis dis: Pauvre Sainte Anne, elle aussi a subi les intempéries de la vie et elle est en train de disparaitre. Je me suis posé une question pas polie: Est-ce là l'image de notre Église qui se désagrège de l'intérieur?  Il n'y a plus de possibilité de réparer cette statue, il faut la remplacer ou laisser l'espace vide. Et notre Église? Y a-t-il encore possibilité de renaitre ou faudra-t-il naitre de nouveau?

Je suis repartie  au pas du vieillard disant en moi-même: L'important n'est pas l'extérieur mais ce qu'il y a en dedans. Et quand le dedans ne répond plus aux besoins,  on fait comme Sainte Anne, on descend et on va chercher ailleurs.

Publié dans Textes de réflexion
jeudi, 19 octobre 2017 21:02

Une lecture actuelle.

Valérie Le chevalier: Ces fidèles qui ne pratiquent pas assez ... Quelle place dans l'Église? Lessius 2017. L'auteure jette un regard sur la situation actuelle de l'Église et faisant une courte analyse de la situation pose des jalons d'avenir. Elle se penche sur la situation des "non pratiquants" et réfléchit sur l'attitude que nous devrions avoir à leur endroit. Elle nous parle de "l'eucharistisation" de la vie des chrétiens de sorte que l'Eucharistie est devenue un moyen de vérifier et comptabiliser les chrétiens. Les chrétiens sont ceux qui viennent à la messe. Quelle arttitude développée face à ces chrétiens qui pratiquent l'Évangile au quotidien mais se sont éloignés de la pratique sacramentelle? C'est une étude brève, mais profitable pour qui   se donne la peine d'écouter.

 

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mardi, 17 octobre 2017 14:27

La pédagogie de Jésus.

Un jour, à l'épicerie, quelqu'un près de moi a payé son épicerie, je lui di: "Vous êtes français, monsieur?" La pièce de monnaie avec laquelle il payait révélait son pays d'origine. La monnaie était à l'effigie de son pays. Je me suis dis: "Est-il chrétien?" Est-ce que sa vie est à l'effigie divine. C'est la question de l'Évangile d'aujourd'hui: Mth 22, 15-21. De qui cette pièce est l'effigie? De qui ta vie est l'effigie? Je rencontre un jour quelqu'un qui tient un gite du passant, il me dit: Hier soir quelq'un a couché chez nous, il avait une façon spéciale de s'intéresser aux gens, ses valeurs dans la conversation, je pense que c'est un prêtre. Je lui demande son nom et je lui dis: c'est un évêque. Je l'avais rencontré la veille. J'ai pensé à l'Évangile d'aujourd'hui: De qui es-tu l'effigie?

Les pharisiens tendent un piège à Jésus. S'il répond de payer l'impôt à César, il est en faveur de l'envahisseur romain; s'il nie, il est contre la loi. Donc Jésus est pris au piège. Mais remarquons que Jésus répond rarement aux questions. Il renvoie les gens à eux-mêmes soit avec une autre question ou avec une parabole. Souvent la réponse à nos questions se trouvent en nous. Les gens se situent au niveau de la loi alors que Jésus se situe au niveau des personnes et de la vie. Et la question nous est renvoyée: Moi où est-ce que je me situe?

La pièce de monnaie avec laquelle je paie mon épicerie identifie mon pays d'appartenance. Alors je me pose la question à savoir si ma vie identifie mon pays d'origine. Est-ce que je suis conscient que ma vie est tatouée à l'effigie de Dieu? Le texte de la Genèse me dit que le Seigneur a mis son souffle de vie dans les narines de l'homme de glaise et qu'il est devenu un être vivant. Saint Paul nous dit que nous avons été choisis. Isaïe met son grain de sel en affirmant que le Seigneur a pris son serviteur par la main. Nous sommes remplis de la vie même de Dieu, tatoués de son Esprit divin.

L'important pour nous est de vivre dans la fidélité de ce que nous sommes. Nous sommes invités à prendre conscience de notre réalité spirituelle. Je suis invités à prendre conscience que je suis tatoué de l'Esprit divin. Mon quotidien doit exprimer cette réalité.

La vie chrétienne est une expérience de vie et non le respect de lois ou d'obligations. La vie chrétienne ne simpose pas, elle se vie par attraction. Nous sommes attirés par l'amour divin qui nous habite. Les chrétiens qui ont délaissés la pratique sacramentelle nous demande sans doute: Montre-moi que ta vie est à l'effigie de Dieu qui t'habite. C'est dans mon quotidien au jour le jour au niveau des valeurs de vie, que j'exprime mon effigie. Dans ma façon de vivre l'acceuil, le respect des personnes, façon de montrer la miséricorde et le pardon, c'est là que je montre de quel effigie je me réclame. Seigneur, nos paroles parlent d etoi, notre agir  te révèle. Merci. 

 

Publié dans Homélies
jeudi, 12 octobre 2017 14:25

Vocation vs Mission.

 

Ce matin, l'Évangile réveile en moi  une piste de réflexion que je réfléchit tout haut. Jésus dans l'Évangile appelle et envoie. Durant toute sa vie publique, il appelle: "Comme il passait sur le bord du lac de Galilée, il vit Simon et André, le frère de Simon, (...) venez à ma suite, je  ferai de vous des pêcheurs d'hommes. Plus loin il vit Jacques et Jean, il les appela et ils le suivirent." Mc 1, 16-20. En Luc 5, 27, il appelle Lévi. Beaucoup d'autres diciples suivirent Jésus attirés par cet homme Dieu. La vocation, c'est d'être disciple du Christ, de se laisser façonner par sa parole et son amour, de se mettre à son école; c'est la vocation baptismale.

Dans l'Évangile, Jésus enseigne à la foule et de cette foule qu'il a rassemblée, va sortir des disicples. Et ces disciples souvent Jésus les prend à l'écart pour leur faire de la catéchèse. Il prend ses diciples à l'Écart et leur explique la parabole du semeur et de l'ivraie dans le champ, Mth 13, 36. Il forme ses disciples en vue de la mission. C'est l'heure de la vocation chrétienne.

Après la résurrection, il dira aux disicples: "Allez faites des disciples baptisez-les et apprenez-leur a conserver tout ce que je vous ai enseigné." Mth. 26, 18-20. C'est l'heure de la mission. Allez vivre votre vocation. Notons que Jésus leur demande de faire des disciples. La première mission donner est de faire des disciples.  C'est ce qu'il leur avait dit le Jeudi Sainit: Faites ceci en mémoire de moi. Comme je vous ai fait disciples, allez faire de même, rendez présent ce que j'ai fait pour vous. Ils étaient invités à faire éclater leur vocation dans une mission.

Ce matin, devant mon Évangile, je réfléchit en moi-même; je pensais avir été envoyé vivr ema vocation de prêtre: rassembler et célébrer des sacrements. Mais le Seigneur me dit: tu es envoyé faire des disciples. J'ai jamais pensé à cela et on ne me l'a pas dit non plus. Depuis quelques annnées, j'accompagne des groupes de partage biblique, j'aide les gens à devenir disciples, je vois le changement que la Parole de Dieu opère dans leur vie. J'entends le Pape François parler de l'Église en sortie. L'Esprit travaille comme Il le veut.  Voila mon questionnement pour la journée.

Publié dans Homélies
mardi, 10 octobre 2017 18:42

Lisons ensore.

Thich Nhat Hanh: La terre est ma demeure. Autoportrait d'un artisan de paix.Ed. Belfond. 2017. C'est le récit d'un moine boudhiste du Viet Nam qui a vécu un exil de plus de 40 ans hors de son pays. IL a connu les horreurs de la guerre et il raconte son raport à la pauvreté, au rejet ce qui l'a conduit à une sagesse de vie, il a donné beaucoup d'enseignements et fonda des communautés boudhistes. Il dégage une sagesse de vie qui se rapproche de l'Évangile. C'est une lecture intéressante et nourrissante de vi. Bonne Lecture.

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mardi, 10 octobre 2017 13:39

Nous sommes des invités. (Mth 22, 1-13.)

Dans cette parabole, le Seigneur veut nous faire découvrir que nous sommes invités au banquet de noce avec lui. Nous sommes des INVITÉS. Nous ne sommes pas chrétiens par obligation. Nous avons l'honneur d'être des invités et la fierté d'être responsable de la réponse à donner.

Nous invitons d'abord des amis ou des parents à notre table. C'est ce que le Seigneur fait avec nous. Nous sommes ses invités parce que nous sommes ses amis, ses frères et soeurs. Et Il nous invite à un repas de noce, c'est à dire à un repas de communion, repas d'alliance. La relation à Dieu et aux autres est donc une affaire de coeur et non d'abord d'obligation. La religion ne consiste pas à observer des lois, mais à vivre une relation d'alliance avec le Seigneur et les autres autour de nous. Je suis invité le dimanche à vivre un temps d'alliance avec mes frères et soeurs en communauté au moment de l'Eucharistie. Je suis invité à faire communion, communauté, alliance avec les autres dans l'Esprit Saint..

Jésus nous a invités à passer de l'observance des commandements à vivre les béatitudes. Les commandements étaient des lois extérieures qui me dictaient des comportements. Les béatitudes m'invitent à une relation de communion venant de l'intérieur. La vie quotidienne aujourd'hui est chargée et rend la réponse parfois difficile. Il s'agit pour nous de faire des priorités. Découvrons l'essentiel de notre vie avant l'accidentel. Si Jésus nous invite, c'est que nous sommes importants pour lui.

Ceux qui ont répondu à l'invitation pour remplir la salle du banquet sont des non pratiqants, des gens non baptisés, non mariés à l'Église, peut être des prisonniers et des malfaiteurs; ils ont répondus parce qu'ils avaient besoin d'amour, d'accueil, il y avait de la place en eux pour l'invitation. Jésus s'adresse aux pharisiens et aux grands prêtres qui sont férus de lois et d'obligations à respecter mais sont loin du coeur et de la vie. Et comme le Pape François, il les invite à une Église en sortie.

Il y a un intrus, quelqu'un qui n'a pas la robe nuptiale. Cependant le maitre envoie rassembler les  gens sur la rue, ils n'avaient pas le temps d'aller revêtir la robe de noce. Il y avait là quelqu'un qui se sentait indigne de l'invitation à cause de ses péchés, de ses faiblesses. Il n'avait pas compris que le Seigneur nous invite tel que nos sommes, pour ce que nous sommes et non pour ce que nous voudrions être ou paraitre. Alors le Seigneur devant son incapacité d'accueillir la gratuité de l'invitation le renvoie à son état où il restera pieds et mains liés dans son quotidien. Dans cet état où il ne veut pas sortir, il y aura des pleurs et des grincements de dents. C'est dans l'ouverture d'accueil que la grâce du Seigneur agit et convertit.

Cette attitude que le Seigneur déploie pour nous, nous sommes invités à la vivre avec les autres autour de nous. Nous sommes invités à créer des communautés ouvertes à tout venant, des communautés d'accueil et de fête où les chrétiens ont le goût de revenir et de rester. Nos églises bâtiments sont fermées et barrées seraient-elles l'image de nos Églises communautés? Il n'y a qu'une clé pour entrer dans l'Église, c'est la clé de l'amour et de l'accueil sans condition. Revêtir la robe nuptiale, c'est revêtir cette capacité de se laisser aimer tels que nous sommes et de prendre la route de l'alliance. Avec Nicolas Ciccone, Jésus  nous redit et nous invite à le redire autour de nous: Je t'aime tout court.

 

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lundi, 09 octobre 2017 21:46

Leçon de main.

Dernièrement, voulant trancher une carotte, je fis un mauvais geste et me blessé à  l'index droit. -Comme je suis gaucher, je tiens le couteau de la main gauche. Vous allez sans doute penser en vous même,non seulement il est gaucher, mais en plus il est gauche.- alors ma main gauche a vitement lâché le couteau pour se porter au soin de ma main droite. Avec douceur et amour, elle l'a soigné le mieux possible. En réfléchissant a cet événement, je me dis: ma main gauche vient de me donner une leçon. Pourquoi ne serais-je pas moi aussi la main gauche de la personne blessée près de moi, de celle quii souffre dans son corps comme dans son coeur, de celle qui attend un sourire pour retrouver goût à  la vie. Merci à ma main gauche.

Publié dans Spiritualité
dimanche, 08 octobre 2017 18:57

Une Église en sortie.

Lumen Vitae, revue de catéchèse, no du premier trimestre de 2015, Une Église en sortie? Différents auteurs, théologiens et pasteurs en paroisse partagent leurs idées et expériences sur cette question. L'invitation lancée par le Pape François d'une Église en sortie pose bien des questions majeures dans notre monde d'aujurd'hui. Il y a un grand danger que la démarche se résume à vouloir récupérer les chrétiens pour la pratique sacramentelle plutôt qu'une démarche d'évangélisation. "Celui qui met Dieu au centre met aussi l'homme au centre; celui qui met l'homme au centre met aussi Dieu au centre." L'Église en sortie commence d'abord par notre propre sortie personnelle, sortie de conversion à un autre mode d'Église.

 

Publié dans Nouvelles
dimanche, 08 octobre 2017 15:54

L'Église en sortie.

L'Église en sortie est devenue un mot répété et répété depuis l'invitation du Pape François. Une première question me vient: Sortir pour aller OÙ? Pour aller aux périphéries de nos paroisses sur les places publiques, les rues, les guais, me répond-on. Magnifique, me dis-je. Mais une fois rendu là, on fait QUOI? La réponse est moins rapide. Aller faire QUOI aux périphéries? 

Quand on parle de l'Église en sortie, nous pensons immédiatement au plan géographique, le territoire; aller là où les gens sont. Mais je crois qu'il y a une autre sortie à faire avant, la sortie existentielle. Notre sortie personnelle de tout ce qui nous retient prisonnier. Sortir de nos façons de faire, nos idées toutes faites, ... Un peu ce que dit le Seigneur à Abraham: Quitte ton pays et va vers le pays que je te montrerai. Il n'est pas utile de sortir pour aller essayer de convaincre les gens de reprendre la pratique sacramentelle comme par le passé. C'est à toute une autre vision de l'Église et même du ministère presbytéral que nous sommes invités. Cette sortie nous devons la réaliser. 

L'Église en sortie est d'abord ma sortie personnelle intérieure pour retrouver la liberté de l'Évangile. Ce n'est paa une démarche de récupération, mais la volonté de faire Église là où les gens sont. Devant cette sortie, nous réagissons chacun à notre façon. Les uns vivent une sorte de résignation: ça change, mais ça va passer, continuons tranquillement ce que nous faisons. D'autres réagissent avec un mouvement de recul. C'est la faute du Concile, on tout changer, nous devons récupérer ce que nous avons perdu  et alors on met le frein de sécurité bien entré afin que rien d'autre ne soit perdu. D'autres réagissent avec une certaine ouverture et prennent la route le plus honnêtement possible. L'invitation du Pape François nous oblige à une réflexion profonde que nous ne pouvons éviter de faire sur notre vision de l'Église et des ministères  du sacerdoce baptismal. Si je ne suis pas un peu évangélisé, si je ne suis pas à l'écoute de la Parole de Dieu, si je ne suis pas d'abord disciple du Christ,  je risque fort de manquer le chemin de l'évangélisation pour prendre le chemin de la récupération.

 

Publié dans Textes de réflexion
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