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Homélies, réflexions et spiritualité

Homélies

Filtrer les éléments par date : janvier 2021
lundi, 18 janvier 2021 15:08

Accueillir la nouveauté.

Devant la nouveauté, la difficulté n'est pas d'accpeter le renouveau, mais de se débarrasser de nos "viellieries." Jésus nous dit dans L'Évangile de Marc 2, 18-22: On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres, mais dans des outres neuves. Notre problème dans le renouveau de la société et de l'Église, c'est que nous faisons de la chirurgie esthétique. Nous voulons mettre du vn nouveau dans nos vieilles outres repeintes et ça ne marche pas.  Ce n'est pas facile. Le temps de confinement est un temps de grâce pour nous permettre d'entrer à l'intérieur, brasser la cage et produire des outres neuves pour le vin nouveau de l'Évangile aujourd'hui.  Le ministère du prêtre n'est plus adapté à un vieux comme moi parce qu'il doit être un "ministère du sac à dos" comme disait un curé dernièrement. 

Autrefois le missionnaire partait de Québec pour venir visiter ses ouailles en Gaspésie. Il se déplaçait en bateau d'un paroisse à l'autre et demeurait quelques jours dans chaque paroisse et vivait dans les maisons avec les gens. Aujourd'hui avec les voitures et les belles routes, on court vite faire la messe et on revient au presbytère. C'est ce que j'ai fait. Mais un jour, je me susis organisé des lieux pour demeurer dans chaque paroisse, pour accueillir les gens, manger avec eux, jouer aux cartes. Ainsi se donner du temps avec les gens; pour moi, c'était devenu essentiel pour créer des liens et connaitres les personnes. Nous sommes dans des moments nouveaux, avec de grandes distances entre nos paroisses, il nous faut inventer des outres neuves. Il nous faut adapter notre mode de vie comme pasteur aux situations actuelles et ce n'est pas facile. La parole de l'Évangile de ce matin, me questionne beaucoup, elle devrait aussi questionner tous les chrétiens. Une pastorale de "sac à dos." Bonne journée.

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dimanche, 17 janvier 2021 15:15

O ce regard.

Ô ce regard, je ne l'oublierai jamais! Autrefois on chantait cela pensant au regard de Jésus sur Pierre au matin de son reniement. dan l'Évangile d'aujourd'hui Jn 1, 35-42, ce mot revient à deux reprises: Jean, Posant son regard sur Jésus,   Voici l'agenau de Dieu et les disicples le suivirent. Plus loin:  Jésus posant son regard sur Pierre.  Jésus change le nom de Simn en celui de Pierre. L'expression n'est pas banale. On ne dit pas Jésus le regarda, ou Jésus le vit. Mais il posa son regard sur lui. Poser son regard sur quelqu'un, c'est plus que simplement le voir. Je pose mon regard sur toi, je te vois au fond de toi-même, je reconnais tes valeurs, tu es important à mes yeux. Ce regard provoque un changement: les disicples suivirent Jésus, Il change  le nom de Smon,  après son reniement Pierre reconnait son erreur et pleure amèrement. Ce matin, accueillons ce regard de Jésus sur nous et laissons-nous transformer. Pouvons-nou simaginer ce regard de Jésus sur nous avec toute la chaleur de son amour et de sa tendresse. Et apprenons avec Jésus à poser notre regard sur l'autre et non seulement à le voir ou le regarder. N'aie pas peur, laisse-toi regarder par le Christ.

 

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samedi, 16 janvier 2021 15:54

Jésus est beau ce matin.

Jésus appelle Lévi à le suivre. C'était un collecteur d'impôt. Il était un employé des Romains qui avaient envahi leur territoire. Il n'avait pas une très bonne renommée. Et qui plus est, il organise un banquet en l'honneur de Jésus et ce sont des pécheurs que sont invités. Alors les grands messieurs de la religion sont offusqués et passent des commentaires désobligeants, comme il se doit. Drôle de Messie qui mangent avec les  pécheurs et les publicains et laissent les gens honorables de côté. Y avait-il un genre  de racisme systhématique à l'époque? 

En lisant ce récit, je pensais à tous ces travailleurs de la rue au service des sans abris. Je pensais aussi à tous ces gens qui accueillent des émigrants pour leur donner nourriture et logis. Je pensais à ce médecin qui disait hier soir que si des complotistes venaient avec la cavid-19, il les soignerait sans  un mot. Je pensais à ces parents au moment du départ de leur fils qui allait à l'aventure: Quoique tu fasses ou quoiqu'il t'arrive, sache toujours que ta mère et moi nous t'aimons. C'est voir l'être avant l'agir. Ce matin, Jésus donne une grande leçon de vie. Ce n'est plus "oeil pour oeil"  de l'Ancien Testament. Nous sommes invités à revisiter notre image de Dieu, ceci nous permetra de revisiter notre propre mentalité. Suis-je vraiment chrétien?

 

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vendredi, 15 janvier 2021 15:23

Prends ta vie en main. Mc 2, 1-12.

Je rencontre Jésus c e matin qui m'apporte un beau message d'amour. Un jeune est paralysé, il est transporté au pied de Jésus qui lui dit: Tes péchés sont pardonnés. Les grands messieurs de la religion sont offusqués. Imaginez: Dieu seul pardonne les péchés et voila que ce petit galiléen se prend pour Dieu. L'orgueil est un grand péché, disait hier le curé dans le Temps d'une Paix. Alors Jésus dira au petit monsieur: Prends ton grabat et entre chez toi. Dépasse tes peurs et vit ta vie.  On dit que la vie de l'être humain est comme un fleuve. Le fleuvre qui arrive à l'océan a peur. Il a traversé des terres tranquilles, des forêts silencieuses e tle voila devant l'océan large, et il a peur de se faire avaler par l'oécan. Mais il découvre qu'il n'est pas avalé par l'océan, il devient océan. L'homme devant la vie a souvent peur de se faire avaler par d'autres plus grand ou plus fort que lui. Mais il découvre qu'il devient lui-même plus fort et plus sécure. C'est ce que vivra ce jeune homme. Jésus le guérit de ses peurs et il devient lui-même.

Remarquons que la foule à son arrivée l'empêche d'atteindre Jésus. Une fois guérit de ses peurs, la foule disparait et il sort allègrement. Que représente la foule? J'ai souvent des foules dans ma vie qui m'empêche de vivre pleinement. Ce sont des peurs, des blessures qui me rendent insécure. J'ai souvent besoin d'être guérit de mes "foules" qui me gardent adolescents souvent et m'empêche de vivre. Combien de jeunes sont victimes de peurs qui les conduisent trop souvent au suicide, à l'inaction, à la rue. En voyant le péché dans le cas de ce jeune home, les gens ne voient que la conséquence et rendent cet homme responsable de son état. Jésus ira à la cause et en guérissant la cause, il remet le jeune sur pied en contrôle de sa vie.  

Quelles sont les tuiles que je dois enlever pour arriver à Jésus? Chacun d'entre nous est invité à reconnaitre ses propres tuiles. Ce peut être l'ignorance, la peur, une fierté mal placée, etc .. Parfois mon être est confiné derrière un tas de préjugés, coutumes, lois, traditions, peurs et il me faut vivre un déconfinement.  Retrouver mon être vrai et profond, mes valeurs et mes forces. Nous faisons penser à un oiseau dont la porte de la cage est ouverte mais qui reste dedans. Nous avons tout ce dont nous avons besoin mais nous n'osons pas sortir de la cage. Ce n'est pas facile me direz-vous. Peutr être, mais souvenons -nous que Sénèque disait: Ce n'est pas parce que les choses snt difficiles que nous n'osons pas,  c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont dfficiles.

 

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jeudi, 14 janvier 2021 15:39

Qui sont nos lépreux?

Jésus rencontre un lépreux qui lui demande: Si tu le veux, tu peux me gurérir. Et Jésus le guérit. Mc 1, 40. Qu'est-ce que Jésus vient me dire ce matin. Un lépreux est un exclus de la société. Quelqu'un que l'on met de côté parce qu'il ne correspond pas à nos critères de société. Un lépreux est quelqu'un que l'on met de côté à cause de la couleur de sa peau, de son orientation sexuelle, un pauvre dans la rue, une "fille mère qui déshonore sa famille,"  un couple non marié à l'Église, etc ...  Ma question ce matin: Comment se fait-il que l'Évangile est annoncé depuis 2000 ans et que nous sommes encore là? les miracles de Jésus sont des signes qui portent un message et non des actes merveilleux de puissance. Je suis convaicu aujourd'hui que Jésus  est dans la rue avec le sans abri et nous attend, il est avec l'émigré méprisé et mis de côté et nous attend,  il est dehors avec les femmes qui luttent encore aujourd'hui pour avoir la place qui leur revient dans la société et nous attend. Je crois que les pauvres, les mal gommés de la société nous demandent de devenir chrétiens et pasteurs à l'exemple du Christ. Nous sommes invités à redécouvrir l'Importance et la place des personnes avant les lois, les structures et le pouvoir. Nous pensions avoir enfermé Jésus Christ dans les tabernacles et voila qu'Il est dehors et nous attend. Nous sommes invités à vivre l'Eucharistie et non seulement à la célébrer. Méditons encore et Bonne journée.

 

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mercredi, 13 janvier 2021 18:24

En Gaspésie.

La traversée des écrivains. Écrits sous la direction de Geneviève Lefebvre. Des écrivains sont venus vivre la traversée de la Gaspésie et ont raconté leur aventure, ce que ce voyage leur avait apporté, combien ils avaient été impressionnés par les espaces, la beauté, le silence, la bonté et l'accueil des gaspésiens.  La confiance et la chaleur humaine entre les personnes ont permit de guérir bien des blessures. Chaque récit nous fait part des bienfaits de ces randonnées en pleine nature. Ce livre est aussi rempli de photos magnifiques qui réfletent la beautés des lieux. C'est une excellent lecture et un bon compagnon.   

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mercredi, 13 janvier 2021 18:03

Avis de recherche.

"Tout le monde te cherche." Et Jésus dit: "Allons ailleurs dans les villages voisins afin que là aussi je proclame l'Évangile., car c'est pour cela que j'ai été envoyé." He. 1, 38. Un avis de recherhce est lancé: Tout le monde charche Jésus. On le cherche parce qu'il a fait des miracles. C'est là la caractéristique d'une foule. Une foule cherche le merveilleux. Une foule restera toujours une foule. Un jour, en Gaspésie, on avait parlé  que la Vierge Marie serait apparu dans une paroisse. Les foules sont acocurut de partout et on voulait même ériger une chapelle. Une foule cherche le spectaculaire même si cela est incroyable. C'est pourquoi Jésus dira: Allons ailleurs. Allons vers des lieux de foi.  Nous avons connu ces temps de foule, des célébrations avec des églises pleines. Aujourd'hui elles sont vides.

Les lieux véritables de foi sont de petites communautés, fraternité, lieu de chaleur humaine, des familles naturelles ou sociales. La foi ne court pas les miracles, le merveilleux. Elle est l'expression d'une rencontre vitale avec le Christ. Jésus s'est entouré d'une petite communauté de disciples, une communauté de vie et de partage. C'est à cela que nous sommes invités. La foule est comme l'enfance. Un enfant s'émerveille devant la moindre chose, mais en grandissant, il devient plus sélectif et approfondit ses contacts. L'émerveillement de la foule peut être un point de départ, mais je crois que ce que nous vivons aujourd'hui en Église, nous ivite à aller ailleurs annoncer l'Évangile. Jésus n'a pas été envoyé accomplir du merveilleux, Il est venu enseigner une façon de vivre en harmonie les uns avec les autres selon le plan du Père. Nous sommes invités à devenir adulte dans la foi. Devenir disciples et envoyés, c'est passer de cet état d'émerveillement à une relation profonde avec le Seigneur. N'obligeons pas le Seigneur à aller ailleurs pour annoncer l'Évangile.    

 

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mardi, 12 janvier 2021 18:58

L'aventure de la foi. Jn 1, 35-42.

Ce texte de l'évangéliste Jean aujourd'hui est d'une grande beauté. jean dit à ses disciples: "Voici l'agneau de Dieu." Sur ces mots, les deux disciples suivirent Jésus. Alors Jésus leur dit simplement: "Que cherchez-vous?" Où demueres-tu? lui demandent-ils? Venez et vous verrez. Sur ces paroles, il le suivirent et demeurèrent. Est-ce un moment de foi extraordnaire ou de simple naîveté?

Au point de départ il fallait que les disciples de Jean aient une relation pofonde de confiance avec lui pour suivre un inconnu sur une simple parole. Ceci nous fait comprendre que c'est l'Esprit qui invite et travaille au coeur de l'être humain. Aujourd'hui encore, l'Esprit a besoin de nous pour faire connaitre le ressuscité. Voila l'aventure de la foi. Mais ceci nous rappelle aussi l'importance d'une bonne relation de confiance du témoin avec le Seigneur et les gens qui l'entourent pour que sa parole soit crédible. Le peuple a besoin de témoins. Cette bonne relation de clarté, d'honnêteté, de franchise est une clé pour l'évangélisation. Le peuple ne suit pas n'importe qui, mais des témoins crédibles. Trop de gens sont déçus par la société de consommation, de mensonge; le témin du Christ a besoin d'être crédible.

La question de Jésus aux deux disciples est d'une très grande actualité aujourd''hui encore: "Que cherchez-vous?" De quoi avex-vous besoin? De quoi avez-vous faim et soif? C'est la question que Jésus me pose ce matin: De quoi as-tu besoin? Que veux-tu faire de ta vie? Jésus ne vient pas imposer une doctrine ou une façon de faire, il vient répondre aux besoins des gens pour les rendre plus humain et donc plus chrétien. C'est une attitude de pasteur. Il s'intéresse d'abord aux personnes, à leur soif et faim. Le Pape François aujourd'hui nous dit la même chose quand il nous invite  à écouter le cri de notre monde. Avant les doctrines, les exposés théologiques ou les dogmes, Jésus nous invite à nous tourner vers les personnes pour les écouter. N'oublions jamais qu'à la fin de sa vie Jésus dira aux apôtres: Je vous ai donné l'exemple pour que vous fassiez de même." Jn 13, 15. 

Les disciples dirent simplement: "Où demeures-tu?" Méditons la réponse de Jésus: "Venez et voyez." elle est simple cette réponse mais combien forte. Il n'explique pas où il reste avec son numéro de porte dans telle rue, près de telle Église ou tel coin de rue. Il invite à rester avec lui. La suivance de Jésus se fait à partir d'une expérience personnelle et non de théories. Où est-ce que Jésus nous enverrait aujourd'hui? Sans doute dans une maison de religieuses qui ont donné leur vie au service de la communauté-Église, dans une église où des personnes âgées prient leur foi à leur façon, mais aussi et peut être surtout dans les banques alimentaires, les centre de services communautaires, dans les hôpitaux. Jésus nous enveraait au coeur de la vie, là où Il souffre, là ou Il a peur du lendemain, là où Il a faim ... pour écouter le cri des gens.

Les disciples sont allés et sont demeurés. Ils ont fait leur propre expérience.  Devenir disciple du Christ est le fruit de l'expérience personnelle et chaque personne avance à son rythme. L'engagement à la suite de Jésus ne vient pas de  connaissances théoriques, mais d'une expérience qui vient du coeur. Si nous avons souvent besoin de témoin pour nous conduire à Jésus, la suivance du Christ se vit à la suite de notre propre expérience. Nous avons là une autre clé pour l'évangélisation. Il s'agit pour nous de conduire les personnes à vivre leur propre expérience du ressuscité.

 Notons que dans l'Évangile de Jean, Jésus n'appelle pas. Ce sont les témoins qui conduisent à Jésus André ira chercher Pierre: "Nous avons trouvé le Messie."  La démarche du témoin envoie à quelqu'un et non à des façons de faire ou de célébrer. Le travail de conversion, c'est Jésus qui va le faire.  dans la rencontre de Jésus avec la samaritaine, les gens diront: "Ce n'est plus seulement à cause de tes dires que nous coryons: nous l'avons entendu nous-mêmes et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde." Jn 4, 42.  

Il me semble que cet Évangile me renvoie à ma propre expérience du Christ et à la propre crédibilité de mon témoignage. Si je veux conduire à Jésus, je dois être un peu engagé sur la route avec le Christ. Paul V1 disait: "Les jeunes ne suivent  plus les maitres, mais les témoins." Notre prière aujourd'hui: Seigneur, fais-nous reconnaitre les témoins que tu envoies dans notre monde aujour'hui encore. Ils ne sont pas toujours sur notre chemin à nous, ils sont parfois déroutant, mais éclaire nos lanternes.

  

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mardi, 12 janvier 2021 15:20

Comme mon Père ...

Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés.  Jn 15, 9. On dirait que la capacité d'aimer se transmet par hérédité. Nous sommes pétris par la main de Dieu nous dit Genèse 2, 7. Remplis de l'Esprit de Dieu. Notre capacité d'aimer vient du divin qui nous habite. Jésus prend aussi sa capacité d'aimer du Père qui l'a envoyé nous visiter.  Aimer sans condition comme le Père aime  n'est pas le fruit de nos seules capacités humaines. Il est important pour nous de faire l'expérience de cette présence divine en nous. La relation avec le Seigneur n'est pas le fruit de notre imagination ou le résultat de connaissnaces acquises à l'université; elle est le fruit d'une expérience personnelle. Et cette expérience est vécue par chaque personne selon son rythme.  Cette expérience peut se vivre à travers des moments de prière, de méditation de la Parole, ou d'un engagement caritatif dans notre milieu.  Une des grandes pauvreté de notre vie chrétienne est, à mon humble avis, cette absence d'expérience personnelle. Dieu est un être extérieur qui nous regarde assis sur son trône pour nous récompenser ou nous punir. L'expérience du divin en nous fait découvrir une présence dans nos joies, comme dans nos épreuves, dans nos bons coups comme dans les mauvais. Dieu est une présence, une force, une lumière au coeur de nos vies qui nous aider  à aimer comme lui. Le Seigneur nous demande qu'une chose: SE LAISSER AIMER. Et cette expérience nous permettra D'AIMER COMME LUI.

 

Publié dans Textes de réflexion
lundi, 11 janvier 2021 15:29

Venez.

Ce matin, Jésus passe sur la rivage de ma vie et me dit: "Viens. je ferai de toi un pêcheur d'hommes." Mc 1, 14. Seigneur, j'ai peur de l'eau. J'ai peur de prendre un bain, comment veux-tu que je me hasarde sur la mer  pour pêcher.  Et pourtant le Seigneur est passé à St-Octave et m'a convaincu de me lancer. Je sais bien que le Seigneur ne m'a pas invité à pêcher. Chez-nous, il n'y avait que de petits ruisseaux avec des atomes de poissons. Il m'a dit: "J'ai besoin de déficheurs pour préparer une nouvelle terre pour mon Église." Et je suis parti. A St-Octave, il n'y avait pas de sentiers battus, nous devions tracer nous mêmes nos propres chemins.  Il fallait écouter notre terre pour savoir ce dont elle avait beosin pour produire en abondance. La terre nous parlait. Quand le grain n'avait que six pouces de haut, la terre nous disait: J'ai soif ou J'ai faim. Quand les chous ressemblaient plus à des pommes qu'à des choux, la terre nous parlait. J'ai besoin de nourriture pour produire.

Cette loi de la terre est celle de l'être humain. Mon curé me disait toujours: Quand tu proposes un projet pastoral, si les gens répondent bien, continue, sinon reprends-toi. La mesure pour évaluer la pertinence d'un projet était la répponse des chrétiens. Ce que j'appelais chez nous la réponse de la tere.  Quand j'ai vu mes frères et soeurs chrétiens délaisser la pratique sacramentelle, J'y ai lu la réponse de la terre: J'ai soif ou  j'ai faim  et ta nourriture ne me satisfait plus. Quand je suis arrivé en paroisse, j'ai trouvé dans des tiroirs de "Classeurs" des lettres de projets pastoraux que j'avais envoyées et certaines n'étaient pas ouvertes. C'était une parole de la terre que cette nourriture n'était pas appropriée. J'ai appris à écouter la terre, écouter la vie. C'est exigeant, c'est déstabilisant parfois,  mais combien consolant et stimulant à long terme.  Aujourd'hui encore, je crois que notre nourriture ne répond pas aux faims et soifs du peuple chrétien d'ici. Nous devons écouter notre terre avec plus d'attention pour apporter la parole qui nourrit. Jésus repasse toujour ssur la rive de notre vie pour nous redire: Venez, je ferai de vous des pâcheurs, des défricheurs, de bâtisseurs selon les besoins du peuple chrétien d'aujourd'hui.  Chez-nous, il n'y avait pas de sentiers battus, nous tracions nos propres chemins; c'est à cela que nous sommes invités aujourd'hui. Le Seigneur a assez confiance en nous pour noous le proposer. Merci.

 

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