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Homélies, réflexions et spiritualité

Nouvelles

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

samedi, 29 septembre 2018 14:45

Un service ...

En me balladant, hier, j'ai rencontré trois charmantes dames qui m'ont présenté un service que je ne connaissais pas. Alors, je me suis dis, peut être que d'autres personnes comme moi ne le connaissent pas. J'ai dons décidé de faire un petit topo.

Il s'agit de la Commission des droits de la personne et des drotis de la jeunesse du Québec. "Cette commission est un organisme indépendant qui a pour mission de veiller à la promotion et au respect des droits prévus dans la charte des droits et libertés de la province de Québec."

"Elle a également pour mission de veiller à la protection des l'intérêts de l'enfant et au respect des droits reconnus par la loi sur la protection de la personne." On nous présente un service offfert pour la protection des droits des jeunes et des personnes âgées sur le territoire de la Gapésie et des Iles de la Madeleine. Ce service se réalise à travers des programmes d'information, de recherche et d'enquête, interventions auprès des tribunaux et des recommandations au gouvernement. Je dirais que c'est un peu comme la voix des sans voix.

On nous offre un beau Guide d'information à l'usage des parents, un autre guide pour les jeunes qui partent en appartement. On fait aussi un clin d'oeil aux services des personnes âgées en établissement. En utilisant mieux ces services, ça pourrait nous éviter de "chiâler" parfois ou de souffrir en silence. Ça rend la vie plus belle.

vendredi, 28 septembre 2018 22:27

Une Églsie dehors ou en dedans.

Nous parlons souvent aujourd'hui de l'Église en sortie et c'est devenu presque un lieu commun. Nous pensons alors à une Église qui sort des murs, des structures, des rites pour aller vers les périphéries. Ne faudraitil pas penser davantage d'une Église de l'extérieur vers l'intérieur. Une Église qui sort de ses pratiques, ses enseignements, ses rites pour aller à l'intérieur des personnes faire une expérience du ressuscité. Nous avons appris des réponses de catéchisme par coeur, nous avons pratiqué une religion, mais où avons-nous mis Jésus Christ? C'est beau de parler d'une Église en sortie, mais encore faut-il savoir d'où l'on sort et où on veut aller. Voila sur quoi je vais dormir ce soir.

 

mercredi, 26 septembre 2018 14:28

Un intérêt marque.

Depuis quelques années le nombre de publications et d'études sur les textes bibliques est en progression marquée. On dit même que la Bible est le livre le plus lu au monde. Des groupes de partage de la Parole naissent dans nos communautés chrétiennes et commencent à influencer les mentalités, Moi-même j'ai développé un goût de plus en plus marqué pur l'étude des textes bibliques et ce goût m'est venu surtout depuis que des femmes biblistes ont commencé à publier.  Ce matin, j'ai médité sur ce sujet et je partage quelques idées m'inspirant d'un écrit de Walter Vogels.

La Bible ne donne pas de recettes de vie, elle est le contenu du témoignage de foi de "croyants et de croyantes et pour des croyants." Elle est un livre inspirant pour la vie.

Notre société vit présentement un phénomène grandissant de violence. La télévision nous en apporte chaque jour des exemples dans nos salons. L'Ancien Testament nous en livre aussi tout un arsenal. Cependant les textes bibliques peuvent nous apporter un autre son de cloche. Si je regarde les textes de la création, nous avons mis l'accent sur la révolte de l'homme, la chute et la punition entrainant le péché originel dont nous sommes tous victimes. Ceci a développé une image de Dieu qui surveille, punit et qu'il faut adoucir par des pénitences et des sacrifices. Ces textes de la création ne nous présentent-ils pas un être humain créé à l'image de Dieu, créé en état d'alliance et de communion avec son Dieu et avec les autres. Un être libre de choisir et qui vit une crise de croissance en faisant un mauvais choix. Un être qui au lieu d'accepter les différences comme une richesse décide de les annuler en prenant possession de l'autre. L'être humain est toujours un être en croissance, en recherche de sa propre identité et qui doit composer avec les différences. La violence est souvent ce refus des différences et le désir de posession alors que fondamentalement nous osmmes des êtres d'alliance et de comunion. Nous aurions peut être intérêt à développer cette dimension au lieu de mettre l'accent toujours sur le péché. C'est ce que Jésus a voulu nous rappeler et nous l'avons tué "Créés à l'image et ressemlbance de Dieu." Nous aurons l'occasion d'y revenir.

Le mouvement féminisme a développé une autre vision de la place de la femme dans la société et dans l'Église. Les textes de la création nous rappellent la complémentarité des personnes. Longtemps ces textes nous ont révélé la supériorité de l'homme sur la femme. Dans la Bible la femme est souvent présentée comme objet de l'homme dans le vécu quotidien. Jésus est venu mettre ce monde à l'endroit et on l'a tué. "Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni."  Nous nous sommes privés d'une richesse tout en commettant une injustice à l'égard d'une moitié de l'humanité. La Bible apporte un autre éclairage qui suscite de l'intérêt pour la lecture des textes bibliques.

Un changement de perception de l'homoséxualité dans la société nous a aussi conduit à une relecture des textes bibliques. Nous avons appris là comme dans d'autres domaines que derrière cette réalité, il y avait des personnes humaines. Un malade ne devrait pas exister, un homoséxuel ne doit pas exister dans nos mentalités. La Bible nous apprend qu'il n'existe qu'une personne malade, une personne dont l'orientation sexuelle est tournée vers une personne de même sexe. La Bible nous envoie toujours au niveau des personnes et nons des différences.

En lisant et méditant la bible, nous pourrions sans doute mieux comprendre ce qui se passe dans notre Église aujourd'hui et peut être y apporter un regard positif qui assure un lendemain. La Bible n'est pas un livre de recette, elle est une source d'inspiration pour un vécu chrétien aujourd'hui.

 

mardi, 25 septembre 2018 16:02

question de regard. Mc 9, 38-48.

"Maitre, nous avons vu quelu'un expulser des démons en ton nom, nous l'avons empêché car ils n'est pas de ceux qui nous suivent." Les gros méchants dirions-nous aujourd'hui. Jésus leur répond: "Si ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le." Autrement dit, vous n'avez pas le monopole du travail de l'Esprit.

Le regard du disciple de l'Évangile est celui du pouvoir, de la conformité. Les disciples veulent garder le monopole du bien. Ce n'est pas bien que d'autres agissent sans notre permission. Nous avons la meilleure religion, nous avons encore des relents de mentalité d'avant Jésus Christ.  Souvenr même à l'intérieur de la même religion, il existe des chasse-gardées qui briment les relations. L'Esprit du Seigneur dépose dans nos communautés chrétiennes des charismes et des dons variés au service de la communauté. L'exercice des ces charismes est souvent brimé par le pouvoir. Jésus dit: "Change ton regard."

Si quelqu'n agit au nom du Christ et fait le bien, il ne peut être contre nous. Notre manie de contrôler la vie doit prendre la route avec le Christ pour se laisser convertir. Quelqu'un écrivait: si tu marches avec le Christ comme compagnon de route, tu finiras par regarder le monde avec ses yeux. Ton regard se convertira, ainsi tu pourras accueillir les autres sans les juger.

Jésus va plus loin encore et nous demande de couper la main qui provoque la chute. La main doit s'ouvrir pour accueillir et partager. Elle se referme trop souvent pour garder ou menacer. Si ta main fermée devient un poingt menaçant, si ta main fermée veut tout garder même au détriment des pauvres, coupe-la. C'est un appel à la conversion. Une main qui se ferme dans le  refus d'accueillir ou de donner n'est pas la main d'un chrétien.

Jésus va plus loin toujours et nous demande de couper un pied qui est occasion de chute. Le pied est le symbole du pouvoir. Dans l'Église de Jésus Christ, il n'y a pas de pouvoir mais de l'autorité. Le pouvoir écrase et décourage, l'autorité fait grandir. Pour Jésus et ses disciples, le seul pouvoir est le service.  Le Pape François nous le rappelle souvent et affirme que nous n'avons pas à dire aux autres quoi faire, mais à les accompagner dans ce qu'ils vivent. Tous les ministères en Église sont des services de la vie, des personnes, de la charité

Ce texte de Marc nous dit, il me semble, ce qu'est une communauté chrétienne. Elle doit être un lieu qui donne la vie et fait grandir la vie. L'Église de Jésus Christ n'est pas confinée aux frontières des Églises visibles, elle les dépasse pour rejoindre tout être humain qui s'ouvre à l'Esprit. C'est pourquoi nous sommes invités à nous convertir, à changer notre regard sur les autres, à ouvrir notre coeur et nos mains pour accueillir et servir, à convertir notre pouvoir en autorité afin de laisser l'Esprit du Seigneur agir en toute liberté.

L'Esprit dépose dans toutes les communautés les charismes de prêtres, de prophètes et de pasteurs dont nous avons besoin. Trop souvent nos structures et nos conformités nous empêchent des les voir et de les laisser travailler au nom du Seigneur et nous vivons ainsi de grandes pauvretés. Notre Eucharistie nous permet de suivre le Christ sur la route de la conversion qu'il nous propose, nous sommes disciples du Christ et non d'un groupe. Le Livre des Nombres avec Moïse nous présente la même situation. Une communauté n'est pas un groupe fermé qui monopolise tout. Nous méditons dans ce texte de Marc le rêve de Jésus. Offrons-nous dès maintenant l'Église dont nous rêvons. Est-ce que mon rêve est celui du Christ ou le mien? Nous devons être une Église prophétique, nous avons besoin de prophètes, alors ne tuons pas nos prophètes.

 

 

vendredi, 21 septembre 2018 21:12

On nous écrit.

Walter Vogels: Le petit reste dans la Bible. Cerf. 2018. Ce professeur émérite de l'Université S. Paul trace une comparaison entre le petit reste dans la Bible et celui que nous vivons aujourd'hui en Église. Comme les causes qui ont produit ce petit reste ne sntpas les mêmes aujourd'hui, sera-t-il possible à notre petit reste de revitaliser l'Église? Il termine sont étude en passant du désastre à l'espoir. Il sera possible que ce petit reste de revivifier l'Église si il se convertit à l'Évangile. Les causes de notre petit reste viennent de l'intérieur - comme si notre se refroidissait par en dedans comme un frigidaire- il appartiendra donc à nous le fidèle à nous convertir. Comme nous le dit le «pape François: devenir contemplatifs de la Parole et du monde. Cette lecture est interpellante et vivifiante. Bonen lecture.

 

jeudi, 20 septembre 2018 14:29

Être assoiffé.

"Me voici devant Toi comme une terre assoiffée." Ps 142, 6. L'été qui se termine fut pour nous en Gaspésie un temps pauvre en pluie. Nos pelouses ont jaunies, les plantes sont affaiblies et les récoltes sont diminuées. La terre est une terre assoiffée. De quoi, moi, suis-je assoiffé? De quoi ou de Qui le monde est-il assoiffé? Voila la question qui me turlupine ce matin.

On nous disait ce matin que dans un pays dont j'ai perdu le nom, un million d'enfants allaient mourir de faim durant la prochaine année. Pendant ce temps quelques personnes entassent des milions dans des paradis fiscaux et personne n'osent élever la voix, surtout pas nos braves politiciens. De quoi sommes-nous assoiffés? Des personnes âgées manquent de soins nécessaires et d'autres sont victimes de maltraitance, et nous en bons chrétiens on se contente de  "chiâler" parce que les gens ne viennent plus à la messe. De quoi sommes-nous assoiffés? 

Inutile d'allonger la liste, nous comprenons bien que trop souvent nous sommes décrochés de la réalité du monde qui nous entoure. De quoi sommes-nous assoiffés? Je recevais un téléphone de quelqu'un qui travaille auprès des jeunes, bâti des projets avec eux et pour eux. Il me parlait plein d'enthousiasme de la réponse des jeunes. Il répondait à une soif et me disait en même temps de quoi il était assoiffé. Le cri de Jésus sur la croix: J'AI SOIF, retentit à nos oreilles et nous demande: Toi, de quoi as-tu soif?

 

lundi, 30 novembre -0001 00:00

Méditons un "brin".

Paul tombe de son cheval. Cela signifie que Paul est tombé de sa vision de pouvoir à un état de simplicité et de vulnérabilité.Le texte biblique ne parle pas de cheval, mais nous savons que les soldats romains allaient à cheval alors que les paysans montaient à dos d'âne. Nous pouvons donc imaginer facilement que Paul est tombé de son cheval. De toute façon, c'est le message qui importe.

Comme Paul, nous sommes parfois renversés de notre cheval, nos sécurités, nos idées toutes faites, nos convictions, nos pratiques religieuses pour prendre à pied le chemin  de l'humilité, de l'accueil, du pardon. Paul était un ardent défenseur de Dieu et du système religieux en place. Il a fait l'expérienc du Christ et à travers lui, il a découvert une autre visage de Dieu. 

Nous sommmes souvent comme Paul avant sa conversion. Nous connaissons un peu Dieu et nous avons à faire l'expérience du Christ ressuscité. Nous devons passé d'une connaissance entre les deux oreilles à une expérience au niveau du coeur.  C'est aussi la conversion qui nous est demandé face aux changements dans la société. Nous les plus âgés,sommes devant une Église nouvelle qui ne ressemble plus à celle que nous avons connue. Nous avons parfois l'impression de tomber de notre cheval pour rejoindre et comprendre cette nouvelle mentalité. Nous sommes devenus étrangers dans notre propre milieu de vie.

N'hésitons pas, changeons de monture, ouvrons nos oreilles pour écouter ce que le monde a à nous dire et la vie nous sourira.

 

mardi, 18 septembre 2018 14:44

Sur la route avec Jésus. Mc 9, 30-37.

Aujourd'hui, Marc nous fait prendre la route avec Jésus pour entrer chez moi. Il nous place devant trois symboles importants: Capharnaüm, la route, la maison où l'on rencontre un enfant. Ces trois moments inspire ma méditation.

Nous connaissons tous ce qu'est un capharnaüm, lieu du désordre où on ne trouve plus rien. Jésus entre dans mon capharnaüm pour y mettre de l'ordre. Il vient me rappeler les valeurs évangéliques de l'amour, du pardon, de l'accueil et me resituer devant  le sens de ma vie.

La route est ce lieu du cheminement, de la "suivance" du Christ. Ce moment où je m'engage avec le Christ sur le chemin de  la conversion. Les disciples suivent le Christ mais ne sont pas avec lui. Ils sont déjà dans le royaume à se demander qui sera le plus grand. Ils sont prisonniers de leur capharnaüm. Moi, je suis engagé à la suite du Christ, suis-je avec lui sur la route?

Jésus entre dans la maison, il entre dans ma maison. La maison est le lieu de l'intimité, de la rencontre, du partage. Alors Jéeus entre chez moi vivre un moment d'intimité, de communion avec moi. Il vient partager mes joies et mes peines, mes rêves et mes déceptions. La maison signifie aussi l'église paroissiale qui est la maison de Dieu, c'est à dire la maison de la communauté chrétienne où je vais rencontrer le Seigneur dans la prière et le partage avec les autres membres de la communauté. Ne sommes-nous pas invités à redécouvrir nos églises comme un lieu de rencontre entre frères et soeurs dans la foi.? Est-ce suelement le lieu du rite? Laissons le Christ entrer dans nos maisons pour nous suggérer une autre façon de l'habiter.

Dans ce lieu de rencontre, Jésus donne un enseignement extraordinaire à l'inverse de la pensée des disciples et peut-être la nôtre aussi. Il place un enfant au milieu de la pièce: "Quiconque accueille un enfant, c'est moi qu'il accueille." Les disciples se demande qui sera le premier, le plus grand dans le royaume, et Jésus leur présente un enfant. Qu'est-ce qu'un enfant peut nous apporter, sinon l'accueil, l'émerveillement devant la nature,, la simplicité du coeur. "Il nous apprend à nous reconnaitre fragile et à avoir besoin de Dieu pour être heureux. L'enfant se fie aux grandes personnes  qui l'aiment. Il nous dessine le chemin pour rencontrer Dieu. Il ne peut nous apporter quelque chose, mais il peut  nous apporter quelqu'un: Le Seigneur." A.R. C'est un jeu d'enfant.

Développer un coeur d'enfant est essentiel dans ma vie chrétienne et vie en Église. Un enfant est un être en croissance, un être qui apprend, qui grandit. L'enfant va souvent à la cause des choses: Pourquoi? L'adulte souvent travalle sur les conséquences, l'enfant va à la cause: Pourqui j'irais à la messe? Pourquoi tu es fâché? Pourquoi le monsieur s'est battu avec le voisin? L'enfant sait aussi s'émerveiller devant peu de chose, la neige qui tombe blanche, la pluie qui arrose le sol et fait germer, le soleil qui fait mûrir les tomates, ... l'enfant nous apprend cette capacité d''émerveillement comme le Christ dans l'Évangile.

Nous parlons dans notre Église d'un tournant missionnaire. L'enfant demandera: C'est quoi, ça, un tournant missionnaire? Pourquoi? L'adulte se dira: comment on va le faire. Jésus nous dit, si vous voulez retrouver la vitalité de votre vie chrétienne et vie en Église, ayez un coeur d'enfant, allez au "pourquoi" et non d'abord au "comment." Dans notre Eucharistie d'aujourd'hui nous sommes dans ce moment de communion profonde avec le Christ. Écoutons-le nous faire découvrir notre coeur d'enfant bien-aimé du Père.

dimanche, 16 septembre 2018 17:04

La force de l'Esprit.

La Victoire de l'Amour nous a présenté un témoignage très émouvant du pardon qu'une mère de famille a donné à son fils qui a commis un meurtre. En écoutant cette dame, j'ai pris conscience que derrière un meurtrier, il y a une personne humaine blessée, souffrante. La justice condamne le geste coupable, le chrétien pardonne la personne. Il Y a là une réalité trop souvent oubliée. C'est l'enseignement et le vécu du Seigneur. Jésus Christ voit toujours la personne derrière le geste malheureus posé. Nous sommes responsalble de nos gestes mais pas toujours coupable. 

Ceci me ramène au sacrement du pardon qu'on a vu trop longtemps comme "le tribunal de la pénitence." Nous avons jugé des fautes sans nous occuper de la personne. Nous avons souvent accusé des péché qui n'était que l'expression d'une souffrance ou de blessures pas complètement guéries.

Un témoignage comme celui de ce midi nous fait comprendre l'enseignement de Jésus, l'important, c'est la personne d'abord avant le geste posé. Dans  l'Évangile, quand Jésus a parlé du pardon des péchés, il a posé un geste de guérison: "Lève-toi, prends ton grabat et entre chez toi." Les juifs croyaient que la maladie était la conséquence du péché, mais je pense que le péché est souvent la conséquence de la maladie, de maladies intérieures qui font toujours souffrir.

Le Seigneur est venu nous porter un témoignage de foi et d'amour, accueillons-le avec humilité.

 

mercredi, 12 septembre 2018 21:07

Prendre la route ....

La bible nous dit que chaque fois qu'un désastre naturel ou une ruine provoquée par un dictateur, un petit reste d'Isarël s'est levé pour rebâtir le temple et le système religieux. Ceci m'amène à uns piste de méditation.

- Il faut retenir que les causes du désastre venaient de  l'extérieur comme le déluge, l'exil, ...

- Aujourd'hui les causes du désastre viennent de l'intérieur. Les chrétiens ont quitté le bateau, un fossé s'est creusé entre les gens et spécialement les jeunes et nous les vieux pratiquants. Alors le travail de reconstruction sera différent.

- Est-ce que le petit reste à l'église peut rebâtir la vie chrétienne et l'Église comme l'a fait le petit reste de l'Ancien Testament? Je crois que OUI à une condition:

                              Nous convertir à l'Évangile et au message de Jésus.

Dominique Collin écrit: "Avant d'atteindre un but, il faut prendre la route. Il n'y a pas de vie humaine et chrétienne sans l'idée de cheminement. La vie n'est pas un arrêt permanent sur place, elle oblige à sortir, à se mettre en mouvement." Il nous faut nous convertir à une autre vision d'Église et cesser d'être obsédé par notre propre survivance.

"Les gens n'ont rejeté ni Dieu, ni Jésus christ, ni l'Évangile. Ils adhèrent au message chrétien et évangélique. C'est le rapport avec l'Église institution qui pose des réticences." Nous devons être à l'écoute de ces frères et soeurs dans la foi.

- Nous misons beaucoup surtout en paroles sur les petits groupes, les petites communautés  de foi. Mais comment aujourd'hui les former? Il y a dans chacune de nos communautés des groupes qui se rassemblent déjà: chevaliers de colomb, filles d'isabelle, groupes de prière, etc .. ces groupes ont perdu la dimension spirituelle de leur engagement. Ils sont déjà rassemblés. Ils sont des groupes chrétiens. Ne serait-ce pas là un premier noyau où serait possible de présenter la spiritualité. entendons-nous bien, il ne s'agit pas de religion, religieux, pratique sacramentelle, mais de spiritualité de la vie et de l'engagement. Les quelques personnes âgées encore à l'église serait aussi un noyau à évangéliser. Ces personnes sont en contact quotidien avec d'autres personnes au niveau des familles ou de leur engagement. C'est peut être vers ces groupes déjà rassembler qu'il vaudrait la peine de regarder. À la condition de nous convertir à l'Évangile. La route sera longue et difficile ... Tous ne la prendront pas, mais partons avec ceux qui veulent marcher.

N'oublions jamais que si nous nous mettons en route sans nous convertir au message de Jésus et à l'Évangile, si nous restons branchés sur nos structures, notre survivance et la pratique sacramentelle, nous serons une troupe vouée à l'échec. L'expérience du passé nous le rappelle toujours. Si Dieu et son message ne sont pas du voyage, nous irons vers un cul de sac.

C.F. Revue Appoint, septembre 2018.

 

 

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