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Homélies, réflexions et spiritualité

Nouvelles

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

jeudi, 07 février 2019 17:36

Aimer et Prier.

Nous avons acceuilli et aimé  un évêque, à Gaspé, qui a eut le malheur d'aimer une femme et qui a démissionné, puis il fut bloqué par les forces de l'Église devant des engagements universitaires dans l'enseignement biblique. Même dans mon Évêché de Gaspé, on avait enlevé sa photo dans la collection des évêques du diocèse. J'ai aussi connu des confrères prêtres, de vrais pasteurs, qui ont démissionné pour se marier et ils n'avaient pas le droit d'enseigner dans leur milieu.

Pendant ce temps des prêtres pédophiles et violeurs brisaient la vie des enfants,  posaient des actes criminels et on les couvrait, les protégeait en les changeant de poste. Ce matin, les nouvelles pour parlaient des scandales de prêtres violeurs. Je pense aussi à toutes ces mamans qui dorment au cimetière mortes lors d'un accouchement, alors que leur santé ne leur permtettait plus d'avoir d'enfant mais qui ne pouvait pas refuser la famille.    Devant ces deux situations, j'avoue ne pas comprendre la position de notre Église. Je ne pose pas de jugement, je suis scandalisé.

Nous vivons un temps de purification profonde dans l'Église. Un prêtre étranger que je rencontrais l'été dernier, au temps des vacances, me disait: "L'Église est un système religieux qui a tourné le dos à la mission de Jésus Christ." Les événements lui donnent raison. Pour les chrétiens qui nous regardent, ce n'est pas très édifiant. Grandit de plus en plus l'urgence d'aimer profondément l'Église peuple de Dieu et de prier pour que ce temps de purification nous conduise à l'Église de l'Évangile et de Jésus Christ. Notre Église, à travers le monde, a besoin de pasteurs selon le coeur de Dieu et pas seulement des ministres ordonnés. L'Église communaué chrétienne est souffrante et blessée, elle a besoin de pasteures et pasteurs très aimant qui s'auront "lui laver les pieds" pour qu'elle retrouve la joie de l'Évangile. Frères  et soeurs en Jésus Christ, c'est l'invitation que je nous lance aujourd'hui à la suite de notre bon Pape François. 

mardi, 05 février 2019 23:06

Je m'amuse à vieillir.

 

Des chrétiens m'ont fait parvenir une lettre distribuée par leur curé contre les célébrations de l'absolutions collectives et m'exprimant leur désarroi. Il s'agit d'une charge contre ces célébrations. Je me suis amusé à regarder le texte qui ressemble à tellement d'autres que nous avons reçu depuis 40 ans. Ce n'est pas très charmant  que le clergé actuel  se permette une telle affront aux évêques, prêtres et laïcs qui ont vécu ces célébrations avec foi et amour.  Ce qui me blesse est le ton et le vocabulaire utilisés dans ce texte qui frise l'insulte à ceux qui ne pensent pas comme eux. Et je suis très étonné que des prêtres utilisent ce texte pour faire aimer la rencontre individuelle dans le sacrement.   Je ne veux pas partir de polémique, je veux simplement dire mon étonnement et ma blessure devant une façon d'agir qui ne respecte pas les personnes. Je ne reviendrai pas sur le sujet, je veux rester un vieux à l'écart qui s'amuse à vieillir mais qui a encore des sentiments et qui aime encore son Église malgré tout.. 

mardi, 05 février 2019 15:44

Avance au large. Lc 5, 1-11.

Cet extrait de l'Évangile en Luc nous présente trois mouvements de Jésus remplis de sens. Au point de départ, Jésus sur le bors du lac est entouré d'une foule venue l'entendre. Jésus est "sur la terre un lieu solide, en sécurité."  Il veut conduire ses disciples ailleurs alors il monte dans la barque de Simon. Il y a des disciples avec lui dans la barque puisqu'il les envoie plus tard au large. La barque est le symbole de l'Église; c'est assis au coeur de son Église que Jésus enseigne. Sa parole est une parole ecclésiale, communautaire, on dirait aujourd'hui: il parle en collégialité. Sa parole rassemble, ça nous rappelle le Bon Pasteur "qui connait ses brebis qui écoutent sa voix". 

Jésus invite les siens à un autre mouvement, il les invite à s'écarter un peu du rivage. Sur le rivage ou près du rivage, il n'y a pas beaucoup d'eau. Jésus dit: Éloignez-vous de vos sécurités, de vos idées toutes faites, de vos notions et théories pour écouter avec votre coeur. Combien de fois avons-nous lu l'Évangile en restant sur le rivage dans la sécheresse de nos idées et théories spéculatives. Combien de fois n'avons-nous pas écouté la parole de notre Dieu à travers le prisme de nos pratiques et croyances. Jésus nous invite ce matin à  nous retirer du rivage pour écouter avec le coeur.

Jésus inviter à un troisième mouvement: "Avance au lerge et jetex vos filets." Jésus nous dit que si nous voulons comprendre son message, devenir son disciple et son envoyé, nous devons descendre en nous au niveau de nos valeurs, au niveau de l'Esprit qui nous habite, et non pas rester au niveau de la tête avec nos structures et théories. Descend dans ton LARGE nous dit le Seigneur et écoute l'Esprit en toi. Le Pape François nous invite à être des contemplatifs à la fois du monde et de la Parole de Dieu. Avancer au large, c'est devenir contemplatif de la Parole qui nous habite, la laisser remonter en nous pour convertir notre vie; avancer au large, c'est aussi être contemplatif du monde qui nous entoure pour le comprendre, l'écouter avec le coeur et donner la nourriture dont il a besoin et non la nôtre. Avancer au large, c'est sortir de nos structures pour aller vers les chrétiens là où ils sont comme Jésus a fait avec les disciples d'Emmaüs pour cheminer avec eux éclairer par l'Esprit Saint. Avancer au large aussi, c'est aller s'asseoir avec les chrétiens dans leur barque comme Jésus l'a fait au bord du lac pour devenir pêcheurs d'êtres humains.

Le peuple chrétien d'ici comme celui des Amériques et d'ailleurs nous invite au large, écouter ces femmes et ces hommes qui ont cru, prié, souffert et qui ont tout lâché. Ces gens  blessés, en recherche de sens à leur vie. Ces chrétiens qui attendent une oreille pour les écouter et un coeur pour les aimer. Pouvons-nous dire comme Pierre: Aujourd'hui sur ta parole, je vais jeter le filet. Notre Église depuis la révolution tranquille au Québec, la révolution français en France s'est repliée sur elle-même, ses sacrements, la liturgie, ses doctrines et est devenue étrangère au monde ambiant. Jésus nous invite à sortir de cette coquille pour avancer au large, au coeur de la vie: Sur ta parole, Seigneur, je vais sortir dans notre monde, sur les routes et les places publiques pour révéler ton amour et la liberté de ton message. Comme dans le prophète Isaïe, nous avons besoin sans doute que le séraphin vienne avec un tison brûlant passer sur nos lèvres et notre coeur,  pour que nous puissons avancer au large avec le Seigneur.

 

dimanche, 03 février 2019 19:24

Intéressante lecture.

Jacques Nieuviarts: La marche dans la Bible. Novalis. 2018. Ce petit livre préfacé par Alain Roy, explore les chemins dans la Bible en tirant quelques implications concrètes. Nous connaissons aujourd'hui de très nombreuses personnes obligées de prendre la route pour échapper à la guerre, la torture ou la mort. La Bible éclaire ces mouvements de foule. Elle éclaire aussi nos mouvement intérieurs de conversion; elle éclaire également nos cheminements en Église pour rejoindre les besoins de notre monde. Notre Dieu est un Dieu nomade, un Dieu du chemin. Cette lecture saura certainement éclairer notre réflexion face au tournant missionnaire que nous voulons aborder en Église. Bonne lecture.

 

dimanche, 03 février 2019 18:45

Allons ailleurs. Mc 1, 35.

Il y a deux forces importantes, la force centrifuge et la force centripète. L'une nous ouvre sur les autres et la vie, l'autre nous referme sur nous-même. Le peuple dans l'Écriture nou srévèle un Dieu qui utilise la force centrifuge, il est marche et met le monde en mouvement. Jésus dans l'Évangile se révèle ainsi. "Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, pour que j'y proclame l'Évangile, car c'est pour cela que j'ai été envoyé." Allons ailleurs!

L'ailleurs de Jésus contient deux dimensions: il invite dans des endroits déserts pour rencontrer le Père et ajuster notre marche sur le projet divin, et nous inevoie sur la route à la rencontre de l'être humain pour lui révéler la Bonne Nouvelle. Ces deux mouvements sont indispensables pour toute vie chrétienne et missionnaire: Aller sur la montagne et descendre dans la plaine.  

La marche commence avec Abraham qui se dirige vers le pays de Canaan, nous connaissons aussi la visite en Égypte, le temps de l'exil et le retour à Jérusalem. Dans l'Évangile, Jésus parcourt la Galilée et va jusqu'en Judée.Il est constamment en mouvement. Chaque fois que l'évangéliste nou srapporte une marche de Jésus, il y a toujours un cheminement spirituel qui s'opère, un appel à la conversion.  Les marches dans l'Évangile nous préparent à un cheminement intérieur. 

Les chemins de l'homme dans la bible sont souvent en sens inverse à celui de Jésus. Ceci est très clair après la résurrection. Les femmes vont au tombeau pour retrouver le Jésus d'hier et on les envoie en Galilée. Le chemin des femmes n'est pa sle chemin de Jésus, elles sont invitées à une route de conversion. Les disciples d'Emmaüs ont tourné le dos à la route de Jésus pour prendre leur propre chemin et ils sont ivités à retrouver le chemin de Jésus Christ. Aller ailleurs. Dans l'Évangile de Luc lorsque les gens veulent le jeter en bas de la falaise, Jésus passe au milieu d'eux et continue son chemin. Le chemin des gens de la synagogue n'est pas le chemin de Jésus.   Jésus nous invite ailleurs. le sens de la marche est de sortir de nous-même, de nos sécurités pour prendre le chemin de la vie autour de nous.

Méditer ce chemin dans la Bible nous invite d'abord à regarder nos chemins intérieurs, nous invite à sortir de nos sentiers battus pour tracer nos propres sentiers pour aujourd'hui. C'est aussi une invitation à regarder nos chemins en Église. Nous sommes invités souvent comme les disciples d'Emmaüs à rebrousser chemins pour revenir à l'Évangile et à la vie. Depuis le Concile nous avons pris des chemins nouveaux qui nous ont conduits nulle part. C'était peut être nos chemins et non ceux de Jésus. Aujourd'hui sommes-nous dans la force centripète qui veut retoruver le monde à l'église dans une pratique sacramentelle comme hier, ou dans la force centrifuge qui nous pousse ailleurs, auprès des femmes et des hommes d'aujourd'hui pour avec eux découvrir le chemin de l'Évangile, le chemin de Jésus ressuscité.   Allons ailleurs, sur les places, les chemins, les restaurants, les quais, "là aussi je dois annoncer l'Évangile." Dans ce temps d'évangélisation et de tournant missionnaire, cette invitation de Jésus de sortir de nos sacristies pour aller ailleurs est pressante. Depuis la révolution tranquille au Québec, nous avons utilisé la force centripète,  ne sommes-nous pas a l'heure de la force centrifuge?

 

samedi, 02 février 2019 15:32

Convergence.

Notre journal local nous parle aujourd'hui du service "Convergence", maison d'accueil pour les hommes violents, intimidés, en détresse qui ont besoin d'aide, d'accompagnement. Je ne peux m'empêcher de dire MERCI et d'être en action de grâce. Un besoin nait dans le milieu, des pasteurs s'assemblent pour y répondre.Nous avons dans notre milieu 17 services communautaires qui travaillent à relever le niveau humain de la vie des gens d'ici. Hier, c'était des communautés religieuses qui s'engageaient dans ce chantier. Aujourd'hui ce sont les nouvelles formes de vies engagées au service de la communauté qui voient le jour. "Ce que tu fais au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que tu le fais" même si tu ne le sais pas. 

Nous avons là, il me  semble, une piste pour l'évangélisation nouvelle dont nous parlons depuis bien longtemps. Aujourd'hui des prêtres me disent: Je ne sais pas par où prendre la pastorale les gens ne sont plus là; des religieuses me disent: qu'est-ce qu'on va aller faire en paroisse, nous n'avons plus de projet. Ces inquiétudes se traduisent par ceci: comment on va faire marcher nos affaires, les gens n'en veulent plus? N'oublions pas comme point de départ que les religieuses comme le ministre ordonné sont des services à la vie de la communauté et non l'inverse. Quand je suis arrivé comme vicaire à la cathédrale de Gaspé à la suite du Concile, fallait mettre en route de nouvelles façons de vivre et célébrer en communauté. Le curé me disait toujours: écoute les gens, s'ils sont heureux et embarquent dans ce que tu fais, vas-y, sinon revise tes affaires. Son critère d'évaluation était la réaction de l'ensemble des chrétiens et non de quelques individus. "Vox populi, vox Dei" disait-on. 

Aujourd'hui, 2 février, journée des personnes consacrées. Nous allons fêter ensemble, se dire qu'on est beau et fin, mais demain ... De nos communautés, à partir des besoins, surgit aujourd'hui de nouveaux pasteurs: prêtres, diacres , religieuses. A vin nouveau outres neuves. La question que je porte est celle des apôtres à Jésus lors de la pêche miraculeuse: Nous avons pêché toute la nuit sans rien prendre, "qu'osse ça donne de retourner?" J'ai célébré des messes, vécu des heures d'adoration, des catéchèses et les chrétiens sont partis. Alors je reviens à la pensée de mon curé: revise tes affaires ça ne marche plus. Avance en eau profonde, me dit Jésus, et jette le filet.   Quand je rencontre les chrétiens sur la rue, ils me parlent d'eux, de leur famille, de leurs inquiétudes ... Je prends conscience que je suis loin de leurs préocucpations. Ma forme de vie m'a éloigné d'eux. Jésus me dit: retoune sur la rue,  écoute-moi dans mes frères et soeurs au coeur de leur vie, c'est là que tu trouveras ta raison d'être comme pasteur ou religieux et viens ensuite on va jaser ensemble et l'Esprit va éclairer ta mision. Rendons grâce au Seigneur .... Il est bon ...Éternel est son amour.

 

 

vendredi, 01 février 2019 16:16

Méditons.

"Malheureusement, notre société de gagnants emgagés dans une course effrénée nie toute valeur à la personne qui, ralentie par l'âge, un handicap ou une souffrance moral, s'écarte du peloton. Désemparée devant la détresse, elle ne sait plu saccompagner les personnes en perte de repères ou leur donner le temps de recul nécessaire à l'intégration d'un deuil." Nicole Croteau, Heureux les pauvres? P. 146. Nous vivons dans une société où l'être humain est jugé à partir de sa performance ou de son rendement. La place se rétrécit constamment pour l'être humain en perte de vitesse. L'auteure de ce volume: Heureux les pauvres? l'a vécu de l'intérieur et nous l'explique bellement.

 

vendredi, 01 février 2019 15:51

Reconnaitre ...

L'Évangile nous parle en ce 2 février de la venue au temple d'un bon vieillard appelé Siméon. Au soir de sa vie, il reconnait dans l'enfant présenté au Temple le Messie de Dieu et monte de son coeur ce magnifique chant: Maintenant je peux partir, j'ai vu la lumière promise au monde. Admirons ce visage magnifique du vieillard qui reconnait le Messie de Dieu dans les bras de Marie et de Joseph. Il me semble qu'Il me dit: Sauras-tu toi aussi reconnaitre le Fils de Dieu dans ton voisin, dans le pauvre qui te tend la main,  le malheureux qui frappe son frère ... Sauras-tu reconnaitre comme fils de Dieu la personne que tu n'aime pas ou qui t'énerve?

Il me semble que le vieux Siméon me dit que si je veux reconnaitre le Christ ainsi, je dois l'avoir d'abord reconnu dans ma vie. L'Esprit Saint était sur lui nous dit le texte. C'est rempli de l'Esprit du Seigneur qu'il peut poser cet acte de foi. Il m'invite à revisiter ma foi et c'est dans ma façon d'accueillir ou de reconnaitre mes frères et soeurs que je pourrai dire concrètement ma foi.  Il est facile de dire au Seigneur je crois en toi dans l'église devant le tabernacle, mais le dire devant quelqu'un qui me dérange ou m'énerve...! Souvent je suis plus au niveau des croyances que de la foi.

Notre bon vieux Siméon s'inscrit dans cette fête de la lumière. La lumière éclaire la route devant nous, nous évite de nous frapper aux obstacles. Si j'approche une feuille de papier trop près de la lumière d'un cierge, elle deviendra du feu. Si je m'approche de la lumière qu'est le christ, je deviendrai "christ." Je serai transformé en lui, je devinedrai davantage à son image et ressemblance. Cette lumière m'aidera à mettre le doigt sur mes blessures qui conditionnent mon agir et me convertira. Siméon a vu la lumière qui lui fit reconnaitre le Christ dans l'enfant, elle me fera reconnaitre le Christ en moi et dans les autres autour de moi. Que notre prière aujourd'hui nous fasse devenir des Siméon illuminé des la lumière du christ ressuscité.

 

mercredi, 30 janvier 2019 17:54

Une réflexion.

Maurice Zundel écrivait en 1963: "Il est évident que, si l'homme de la rue est si souvent comlètement étranger à ce qui se passe dans nos églises, c'est parce qu'il ne s'y passe aucun événement susceptible de le toucher tant soit peu. Il ne s'y sent aucunement atteint et concerné au plus intime de lui-même."  Ce ne pourrait-il pas expliqué ne grande partie le vide de nos églises?

"La présence réelle dans l'Euccharistie, (...) n'est réelle pour moi , ou du moins n'a de sens, que dans la mesure où je suis moi-même une préssence réelle à toute l'Église et à tout l'univers. M.Z.  Nous avons à redécouvrir le sens de l'Eucharistie.

 

mercredi, 30 janvier 2019 15:43

Fête de la Parole.

Beaucoup de paroisses aujourd'hui connaissent les célébrations de la Parole comme rassemblement de la communauté le dimanche. Je me suis permis une petite méditation sur le sujet. J'ai écouté les gens parlé. La plupart ne sont pas dérangé s'il reçoivent la communion eucharistique. Il nous faudrait à mon avis redécouvrir autrement ces célébrations. Lucien Deiss parle de la fête de la Parole. Il y a trois moments importants dans ce rassemblement.

1. Le rite d'ouverture: Ce rite comprned deux moments importants: l'accueil et le rassemblement.

Si nous voulons fêter ensemble, il est essentiel de s'accueillir, de se saluer, de créer un premier climat de fête. Le président de la célébration accueille les gens, ceux-ci s'accueillent lesuns les autres. Ainsi se crée un atmosphère de célébration. Ce moment est suivit par le rassemblement pour faire communauté. Le chant de rassemblement est un élément essentiel. Le chant n'est pas là pour pemrettre à la chorale de faire une belle prestation, mais pour rassembler les gens dans l'esprit de célébration et de fête. Le président -même si c'est un laïc devrait s'asseori au lieu de la préssidence- salue l'assemblée et termine par une prière qui nous met en présence de Dieu pour écouter son message. Ce moment de rassemblement nous conduit à la table de la Parole. Dans l'assemblée, on ne lit pas une parole fut=elle celle de Dieu, on proclame un message.

2. L'écoute du message de Dieu: Dans  le moment de la Parole, c'est quelqu'un qui nous parle. On ne lit pas un texte, on proclame un message de quelqu'un. IL ne s'agit pas de faire participer le plus de gens possible à la lecture, il s'agit de proclamer un message de là la nécessité de bien soigner la proclamation. On écoute la Parole, on la partage en communauté, on l'intègre à notre vie et on la prie. Le président ou un bon acolyte devrait  permettre aux gens de partager ensemble le message de la Parole. Ce serait une habitude à prendre. L'Esprit agit dans le coeur des chrétiens qui participent à la fête de la Parole. Je vous invite à revoir le texte de ma réflexion sur la Parole du dimanche 27 janvier. Ce moment se termine avec un temps de prière et il serait intéressant de déborder les suggestions du Prions en Église pour ajuster notre prière au vécu de l'assemblée.

3. Le rite d'envoie:  Ce rite nous assoit à la table de la mission La célébration est terminée , nous sommes envoyés au chantier de la vie, "car il est loin d'être fini le combat pour la fraternité, la solidarité et la justice." R. G. Au moment de la transfiguration les disciples voulaient dresser trois tentes, mais Jésus les envoie à la misison sur le terrain. Allez dire au monde les merveilles de Dieu. Allez révéler, faire connaitre celui que vous avez rencontré aujourd'hui, celui qui vous a livré un message.

Nous venons de communier à Jésus, allons maintenant el révéler. Dans ces fêtes de la Parole, nous communions à Jésus dans la communauté parce que la communauté est le premier sacrement de la présence du Christ ressuscité; nous avons communier au Christ dans la Parole parce qu'il a une présence réelle comme dans l'Eucharistie. Ces temps de la Parole sont une richesse pour nos communautés à la condition que nous dépassions les rites pour célébrer. Malheureusement nous ne faisons que la même célébration qu'à l'Eucharistie en enlevant le "petit bout" de la prière eucharistique et ceci à mon avis ne nous conduit nulle part. Il nous faut faire preuve d'audace, de créativité, de foi si nous voulons profiter au mieux de ces moments de grâce qui nous sont donnés. Ne serait-il pas intéressant de revoir aussi le temps de la Parole dans nos célébrations eucharistiques? L'avenir appartient aux audacieux et les audacieux seuls le bâtiront.

 

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