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Homélies, réflexions et spiritualité

Nouvelles

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

vendredi, 12 juin 2020 13:29

Un moment important.

Hier soir, je me suis posé une question: Quel est le moment le plus important de ma journée en confinement? Je lisais un auteur qui affirmait qu'il est commun chez les êtres humains de ne pas vivre le moment présent. Jeunes, nous voulons vieillir pour ne plus aller à l'école et se coucher trard; au travail, nous espérons la retraite; à la retraite, nous ne savons plus quoi faire de nos dix doigts; en temps de confinement, nous espéreons que cela finisse vite. Nous arrivons à la mort et avons oublié de vivre.

Le moment le plus important de ma journée est celui que je vis présentement devant mon ordinateur à écrire ma méditation matinale, et de saluer amicalement toutes les personnes qui me liront  aujourd'hui. Vivre le moment présent. Vivre le moment présent avec amour.  La meilleure façon de préparer demain est de vivre pleinement l'aujourd'hui de ma vie.  Si je sais habiller précieusement le moment d'aujourd'hui, je ferai de même demain et la vie sera belle et remplie. Évidemment je pense à ma famille, à mes amis; Est-ce que je pense à ma communauté?

Est-ce que dans ma communauté, il y a des personnes seules, qui souffrent de solitude, qui manque peut être de choses importantes parce que personnes ne les visitent? Est-ce que comme chrétien, j'ai hête seulement d'avoir ma messe dimanche? C'est quoi vivre comme chrétien le moment présent du confinement.  Le moment impoortant est celui où je met un peu de soleil dans les yeux d'un enfant ou d'une personne âgée. Chacun de nous trouve son moment important. Le Seigneur Jésus Christ est là dans le coeur de toutes personnes humaines et m'attend pour converser et communier. Il nous faut habiller le moment présent de beaucoup d'amour pour lui donner du goût. Je rends grâce, ce matin, pour ce beau moment où j.admire le soleil qui éclaire et réchauffe; que ferions-nous si le soleil disparaissait? je rends grâce pour les personnes qui viennent ce matin encore nous préparer le dîner et faire le ménage de la maison. Je rends grâce pour tous ces vieillards qui diront leur chapelet aujoourd'hui en pensant à leurs enfants et petits enfants.  Mon moment présent devient précieux parce qu'il est riche de présence et d'amour. Et c'est ainsi que la vie est belle qu'on s'amuse à vieillir.

 

jeudi, 11 juin 2020 13:59

Une prière vieille de 2600 ans.

Pour qu'il y ait la paix dans le monde, il faut que les nations vivent en paix.

Pour qu'il y ait la paix entre les nations, les villes ne doivnet pas se soulever l'un contre l'autre.

Pour qu'il y ait la paix dans les villes, les voisins doivent se comprendre.

Pour qu'il y ait la paix entre les voisins, il faut que l'harmonie règne au foyer.

Pour qu'il y ait la paix chez soi, il faut la toruver dans son propre coeur.

 

jeudi, 11 juin 2020 13:38

J'ai jasé...

Dernièrement, je discutais avec un bon vieil ami catholique de toujours. Il me parlait des membres de l'Assenblée chrtienne et il sembalit heureux de n'être pas comme eux. Attention, que je lui dis; ils croient au même Dieu que nous et prient aussi le même Dieu. C'est la façon qui est différente. l'essentel est le même et l'essentiel nous unit, l'accidentel est différent et l'accidentel nous divise. Il est malheureux que nous mettions l'accent sur les différences et oublions trop souvent ce qui nous unit.

Je partage une petite situation vécue il y a quelques années. Le curé de la paroisse m'a demandé, à moi un vieux retraité qui n'a rien à faire, d'accompagner quatre jeunes adultes dans la préparation à la confirmation. Parmi eux, une jeune fille qui avait grandie dans une famille dont le père participait à la vie de l'Assemblée Chrétienne. Cette jeune dame conaissait la Bible et me parlait de l'Esprit, m'expliquait le Pentecôte et ce n'était pas seulement  du par coeur. J'ai vécu de belles rencontres avec elle. Tandis que les trois autres étaient devant un vide désarmant. 

Il ne s'agit pas pour moi de comparer; il s'agit de prendre acte d'un fait et de se laisser questionner.  Le temps de confinement pourrait-il nous donner le temps de lire un "morceau" de la Parole de Dieu de temps en temps? Bone journée.

mercredi, 10 juin 2020 13:57

Abolir ou réaliser.

Ne pensez pas que je sois venu abolir la loi ou les prophètes: je ne suis pas venu abolir main accomplir. Mth. 5, 17.  En méditant cette affirmation de Jésus ce matin, je me posais cette question: Aujourd'hui dans notre monde où les communautés religieuses et l'Église en général gèrent la décroissance, le temps est-il à laisser mourrir ces reéalités ou à les porter à leur achèvement? Est-ce que la mission des prêtres et des religieuses comme des chrétiens en géréral est une façon de faire ou une façon d'être? Est-ce que porter à leur accomplissement ces formes d'engagement dans l'Église n'attendent pas d'être redéfinies pour s'accomplir pleinement dans un monde en changement? Jésus n'a pas aboli la prière, l'amour, le service, etc... Il les a conduit à une forme plus adaptée aux besoins du monde et au  plan de Dieu.  Si je regarde tous les engagements  qui se vivent en ce temps de pandémie, les services sont encore là, les engagements se vivent encore, la fome a changée. Nous pourrions peut être y réfléchir un peu.

 

mercredi, 10 juin 2020 13:35

Une piste de réflexion.

Grand-père, c'est beau ce que tu écris. Mon petit garcon répond le grand père, le plus important n'est pas ce que j'écris, mais le message que le crayon me laisse.

Tu ne dois jamais oublié, mon petit, que le crayon est toujours guidé par une main. Il réalise  sa mission dans la mesure ou il est docile à la main qui le conduit. Il en est ainsi dans notre vie. Il y a au coeur de nos vies une main qui nous conduit et dans la mesure où je suis docile à cette main, ma mission sera réussie.

De temps en temps, je dois m'arrêter d'écrire pour aiguiser mon crayon. Il en souffre un peu mais devient meilleur pour réaliser sa mission. Il en est de même dans notre vie. Il est nécessaire de nous arrêter pour souffler et réajuster notre vie sur l'essentiel. Parfois nous en souffrirons mais c'est pour une meilleure qualité de vie. Le temps de confinement que nous vivons est très à point pour refaire nos forces et réajsuter notre vie  sur l'essentiel.

Parfois je dois utiliser l'efface pour corriger mes erreurs. Il en est ainsi de nos vies. Nous devons savoir reconnaitre nos erreurs et profiter d'un temps d'arrêt pour corriger le tir et reprendre la mission.

Ce qui compte vraiment dans le crayon n'est ni le bois, ni l'efface, mais le graphite à l'intérieur. Donc, mon petit, prend bien soin de ce qui se passe à l'intérieur de toi. C'est  c'est très important.

Enfin, mon petit, le crayon laisse toujours une marque. Retiens aussi que tout ce que tu feras laissera derrière toi une marque, une trace, d'où l'importance de  prendre soin de bien faire ce que nous avons à faire pour laisser une trace qui enrichisse la vie. 

Tiré d'une parole d'un sage.

 

mardi, 09 juin 2020 14:16

je suis du bon pain. Jn 6, 51-58.

Souvent quand nous parlons de quelqu'un de bon, nous disons: c'est du bon pain de ménage. Étudiant, j'aimais aller écouter les grands théologiens de passage pour me nourrir intellectuellement et spirituellement. Aujourd'hui encore, j'ai besoin de changer ma recette pour que ma nourriture réponde mieux à mes besoins. L'internet nous fourni une bonne nourriture spirituelle et intellectuelle qui réponde à nos besoins. Nous cherchons un bon pain, une bonne nourriture qui nous donne de l'énergie pour avancer. Quand nous nous mettions à table le soir après une grosse journée de travail et que ma mère déposait une assiettte remplie d'un bon repas préparé avec amour, j'avais l'impression de manger un peu ma mère. Dans cette nouriture où elle se donnait toute entiere et dans ses leçons de vie, elle se donnait aussi en nourritue.  C'est ce que Jésus nous dit dans l'Évangile d'aujourd'hui.

"Je suis le pain vivant descendu du ciel." Jésus se donne à nous en nourriture. Celui qui se nourrit à ma vie, à mon enseignement et témoignage de vie, je deeure en lui. Jésus me donne son enseignement de vie, sa Parole de vie, ses valeurs, son amour, sa miséricorde; il me donne tout ce qui le fait vivre, tout ce qu'Il est pour que ma vie d'enfant de Dieu soit semblable à la sienne. Me nourrir du Christ, c'est acquérir ses yeux pour regarder les autres, avoir son coeur pour les aimer, ses mains pour servir. Que ma vie soit davantage façonner sur  la sienne.  Me nourrir du Christ, c'est entrer le mieux possible dans sa mission. La communion au Christ est une mission à réaliser. Me nourrir du Christ n'est pas seulement satisfaire ma piété personnelle, c'est m'engager sur la route avec lui. 

Jésus dira à Mathieu, Pierre, Jacques et les autres, venez à ma suite, venez vous nourrir de ma parole, de mon témoignage de vie, de mes valeurs et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. Je ferai de vous des envoy.és en mission. Se nourrir du Christ c'est d'abord se laisser transformer par sa présence en nous pour faire mémoire: "Faites ceci en mémoire de moi." Faire mémpire, c'est rendre présent et efficace aujourd'hui la parole et les valeurs de Jésus Christ. Communier à Jésus christ, c'est se laisser transformer par lui  pour que notre vie, notre mission rendent présent le mieux possible l'action  du ressucité au coeur de notre vie. Nous avons mis l'accent beaucoup sur l'adoration et la communion à l'hostie et nous avons un peu torp oublié la mission. 

"Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, en lui. De même que le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie." Me nourir du pain de Jésus est d'abord un temps de communion avec lui: Je demeure en lui comme il dmeeure en mpi. Mais c'est auss un temps de mission, il nous envoie avec lui au chantier de l'amour, de la justice, du pardon, de la miséricorde, etc. Notre vocation est d'être auprès du christ pour nous laisser transformer dans un temps de communion et notre mission  découle de cette communion pour devenir apôtre et témoin du Christ ressucité et vivant en nous. 

Nous nourrir au Chirst, c'est comme nous dit Sant Paul, devenir avec les autres chrétiens et chrétiennes un seul coprs, le corps vivant du Christ.  Nous nourrir au Christ dans l'Eucharistie, c'est faire corps avec les autres  pour devenir corps vivant du ressuscité. Je crois aujourd'hui que le gros problème que nous vivons en Église n'est pas la diminution rapide des pratiquants mais l'absence de repas de fraternité. Nos célébrations ne seraient-elles pas devenues seulement des rites trop rigides. Rompre le pain ensemble le dimanche, c'est créer des liens de fraternité, crérer des liens de communauté et de communion pour devenir le "corps vivant du Christ ressucité." Nous pouvons espérer que ce temps de confinement nous fasse réfléchir à ces réalités essentielles à notre vie d'Église. Et pouvons-nous espérer que la fermeture obligée de certaines églises -après la pandémie-  nous fasse retrouver des lieux et des façons de célébrer notre fraternité. Je suis descendu du ciel pour faire coprs avec vous et ensemble témoins de l'amour inconditionnel du Père.  

 

mardi, 09 juin 2020 13:04

Mon travail d'artisanat?

J'ai souvent vu ma mère tisser au métier. Sur le métier, il y avait  un fil tendu dans lequel elle tissait un autre fil pour faire une pièce d'étoffe selon nos besoins de la famille ou que les gens lui demandaient de faire. Le fil tendu était toujours semblable et ma mère s'amusait à promener la navette entre ces fils avec un autre fil selon la couleur nécessaire ou une façon de procéder qui répondait aux besoins. Enfant, c'était pour moi un travail comme un autre. Avec les années, il a pris à mes yeux une autre dimension et est devenu une piste de réflexion.

Le fil tendu sur le métier est devenu à mes yeux le fil de ma vie, mon ADN, ma vocation  d'être humain et de chrétien.  L'autre fil tissé entre les fils tendus devenait ma mission , ma responsabiltié de réaliser ma vocation. Il m'appartenait à moi et à moi seul de façonner la pièce d'étoffe de ma vie. Personne ne pourrait le faire à ma plac.e.   Et comme ma mèr prenait le fil nécessaire à réaliser la pièce dont elle avait besoin, changeant parfois les couleurs ou la façon de "tisser", je devais moi aussi ajuster ma façon de réaliser ma mission selon les besoins du milieu où je vivais. Je devais parfois changer la couleur du fil, ou ma fa^con de "tisser" pour répondre aux besoins des gens. Ma façon de concevoir ma mission comme prêtre en 2020 n'est pas celle du jour de mon  ordination. 

Aujourd'hui pour moi, être prêtre, ou marier à l'Église, c'est une mission. Une  vocation m'apparait une chose plus statique. Une mission s'ajsute aux besoins du milieu où je suis planté. Une religieuse ou religieux est aussi une mission dans la communauté. La mission suit le besoin du milieu alors que la vocation est plus figé dans une façon de faire. En ce temps de pandémie comme pour la retraite, notre question est toujours: C'est quoi notre mission au coeur de la communauté dans le moment que nous vivons.? C'est quoi le besoin spirituel des chrétiennes et chrétiens aujourd'hui dans le temps de confinement. C'est à partir de ce besoin que je vais "tisser" ma mission. Bonne journée.

 

lundi, 08 juin 2020 14:01

Je vais à la messe!

Moi, est-ce que je vais à la messe ou si je vais célébrer l'Eucharistie et faire communauté? J'ai parfois dit aux chrétiens, je veux plus que vous veniez à la messe. Je veux que vous veniez célébrer l'Eucharistie. Moi, je célèbre avec vous et je préside votre prière.  Nous célébrons ensemble et je préside votre prière. Vous célébrez parce que vous êtes prêtre, nous sommes prêtres de par notre baptême.  Et moi, de par l'ordination, je suis missionné pour présider votre rassemblement en Église. Quand nos églises réouvriront, nous irons célébrer ensemble, nous irons faire communauté et moi je serai heureux de présider votre prière, votre rassemblement et faire Église avec vous. Profitns de ce temps de jeûne pour approfondir cette vision d'Église. Bonen journée. 

lundi, 08 juin 2020 13:19

Une période de jeûne.

Un teps de jeûne n'est pas un temps vide, un temps d'attente, mais il peut être surtout un temps de réfexion et de décoverte. Je jeûne pour refaire ma santé, mieux comprendre ma façon de m'alimenter, il peut être un temps très positif. Le temps de confinement que nous vivons est un temps de jeûne des activités d'Église, de rassemblements et de vie communautaire. Nous pouvons en faire un temps vide, temps d'attente que nos églises ouvrent. Mais pourrions-nous en faire ausi un temps plein de découverte, de réflexion sur notre vie chrétienne et en Église. 

Dimanche, nous avons vécu un belle messe à la télévision: le téléthon Enfant Soleil.  On a lancé un appel pour les enfants en difficulté et le peuple chrétien du Québec a répondu PRÉSENT. En écoutant cette émission, je croyais voir se réaliser le chapitre 25 de Mathieu: "Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites." En ce temps de difficulté financière la réponse fut extraordinaire. Quand le peuple est questionné au niveau de la vie, des personnes, il répond: Présent. C'est ce que nous vivons en paroisse lors d'activités communautaires, c'est un lieu extraordinaire d'évangélisaton. 

Un certain nombre d'églises ne pourront réouvrir après la pandémie faute d'argent pour mettre de l'huile dans les fournaises. Et le peuple chrétien ne répond  plus présent.  Nous avons là, il me semble, un lieu de réflexion profonde en Église. Avons-nous fait de ce temps de jeûne un temps vivde où un moment d'intense réflexion sur notre vie chrétienne et vie en Église. Comme prêtre, il pour moi un temps précieux de revoir le sens de mon ministère. Depuis longtemps, je me pose cette question: Suis-je seulement un faiseur de rites? Si nous  voulons que nos églises fonctionnent, que notre Église retoruve sa raison d'être dans notre société, ne serait-il pas nécessaire que nous retrouvions le plan humain avec ses enjeux, ses défis, ses grandeurs et ses rêves. Il nous faut rejoindre le peuple sur la route d'Emmaüs et prendre le temps de nous arrêter à l'auberge pour communier avec lui.

Dieu notre Père, Enfante-nous! Insuffle en nous ton Esprit d'amour! Fais-nous découvrir ta présence dans l'autre à côté de nous. Fais-nous communier à ta présence au coeur de la vie et nos Eucharisties deviendront un lieu d'action de grâce et d'envoie en mission: Faites ceci en mémoire de moi. Rendre présent dans notre monde ta présence d'amour, de paix et de miséricorde et notre mnde en sera ainsi ILLUMINÉ.   

 

dimanche, 07 juin 2020 14:34

J'ai l'âme à la tendresse.

En ce dimanche de la Trinité, dimanche de la tendresse de Dieu envers nous. je m'inspire de Pauline Julien pour méditer un peu: J'ai l'âme à la tendresse, tresser avec des liens d'amitié et de délicatesse.

Un mot, un regard, un silence, un sourire. J'attendrai la fin du confinement  pour approfondir les amitiés et en créer de nouvelles. Mais au coeur de ma vie, au  tréfond de ma solitude, je sais que la tendresse de mon Dieu est toujours là. Et cette tendresse, je veux la partager avec vous aujourd'hui. Bonne journée.

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