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Homélies, réflexions et spiritualité

Nouvelles

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

vendredi, 15 mai 2020 14:37

Une fable.

Un jour, il y a quelques années, je me baladais en campagne et je vois près d'une clôture deux animaux qui discutaient ensemble. Curiex je m'approche pour écouter discrètement. C'était une vache et un porc. Ce dernier disait à la vache: Je suis jaloux de vous. Le fermier vous traite mieux que nous, vous mangez de de la bonne herbe, vous êtes bien traitées et vous n'avez que de grands flancs sans viande, vous êtes maigres; alors que nous, les cochons, avons de la belle viande, nos côtes sont bien remplies, on fait de bons cretons, de la tête formagée et nous sommes nourris avec de la boète, nous vivons souvent dans la vase, on est sale, nous ne sommes pas bien traités comme vous. La vache l'écoutait attentivement avec un petit sourire au coin des lèvres, et lui dit: C'est peut être vrai ce que tu dis, suelement nous, ce que nou s avons à donner, nous le donnons de notre vivant, nous n'attendons pas d'être morts pour le donner. Je suis reparti en méditant.

Donner de notre vivant. Ça m'a rappelé cette dame qui m'avait dit: Ce que j'ai à donner, je le donne aujourd'hui d'une main vivante et chaude au lieu d'attendre de le donner d'une main raidie et froide dans mon cerceuil.  Donner de mon vivant. Le temps que nous vivons actuellement nous révèle la générosité exemplaire des québécois, ils et elles donnent de leur vivant et même parfois au risque de leur santé et de leur vie. C'est la question que je veux laisser ce amtin à notre méditation quotidienne: Est-ce que je donne de mon vivant? Qu'est-ce que je donne de mon vivant?

jeudi, 14 mai 2020 17:37

Ps 138.

Ce matin, je laisse monter ce psaume qui nous rappelle le texte du Bon Pasteur dans L'Évangile de Jean:

Seigneur, tu me sondes et me connais, que je me lève ou m'assois, tu le sais, tu perces de loin mes pensées;

que je marche ou me couche, tu le sens, mes voies me sont toutes familières.

Oui, le Seigneur connais ses brebis et elles le connaissent.

jeudi, 14 mai 2020 14:33

Une journée de prière.

"Aimez-vous  les uns les autres comme je vous ai aimés." Voila la première prière du chrétien. Notre Pasteur François nous demande aujourd'hui une journée de prière pour se débarasser du virus. Excellente idée d'ailleurs nous avons commencé depuis longtemps. Ce matin, je voudrais méditer un tantinet sur la prière.

J'ai vu un jour, deux personnes âgées dans leur maison, le vieux fumait sa pipe et la vieille tricottait; ils ne parlaient pas mais se regardaient de temps en temps. je sentais passer entre eux une commnication silencieuse. C'était un beau moment de prière. J'ai toujours rêvé de vivre ces temps de prière, un temps de communion et non de communication. Le Jour de Pâque au matin, j'ai tenté une expérience en célébrant la messe sur le coin de ma table de cuisine. J'ai célébré à ma façon, comme  j'avais le goût de vivre. Les liturges et les canonistes m'auraient surement vilipendé. J'avais l'impression d'être en communion avec Jésus Christ autour de la table avec ses disciples. Cependant j'ai goûté une moment très riche, une expérience de communion que je porte encore et que je répèterai.

Les moments de communion vécus par mes deux vieillards étaient préparés depuis plusieurs années par une vie de partage et de travail. La prière de communion doit aussi  être préparée par une vie de communion sous différentes formes. La prière est d'abord un moment de communion profonde avec le divin qui nous habite. Nous avons besoin de mots, de textes de prière souvent pour nous préparer à cette rencontre.

En ce temps de pandémie, ma première prière aujourd'hui sera de contempler Marie au pied de la croix. Elle inspirera ma rencontre avec le Seigneur. Marie est debout devant la réalité qu'elle accueille avec la force de son amour. Marie vient inspirer ma vie. Devant le danger, nous devons être debout et faire face à la réalité.  Le chrétien est d'abord un être debout et en marche. Le divin est en moi et règle les questions avec moi et pas à ma place. Marie doit être pour nous une inspiration dans notre prière. Elle est la femme de l'audace et du courage devant l'adversité. Alors ce matin, je dis à Marie: Donne-moi à ton exemple le courage de vivre et de lutter avec persévérance contre le découragment, la faiblesse et le risque de céder à la peur.

Ma deuxième prière,  ce matin, sera de reprendre le texte de Mathieu: Donne au monde, Seigneur, la force de donner à manger à ceux et celles qui ont faim, à boire à ceux et celles qui ont soif, de visiter et soigner les personnes malades,  de soulager dans leur solitude les personnes seules et qui se sentent peut être abandonnées. Donne la lumière à ceux qui prennent les décisions, donne assez d'amour aux personnes soignantes pour apaiser le stress des personnes malades ... Ainsi de suite. 

Je dirai aussi, donne, Seigneur, à mon Église la lumière et la force de faire découvrir ta présence d'amour au coeur du monde. L'important n'est pas la façon de prier mais la communion avec les autres et le divin en moi. Ce que nous vivons présentement met en évidence la faiblesse de ce que nous avons bâtit depuis des années.  Les systèmes sont toujours en retard sur la vie et les besoins humains. Cette pandémie va peut être nous réveiller, notre prière doit aussi éclairer ces systèmes  pour devenir des services aux personnes. Ce matin, Seigneur, je veux simplement te demander d'éclairer ma lanterne pour comprendre le message que tu veux nous dire dans cet événement pour que demain nous soyons sur la route les messagers dont tu as besoin. Amen.

mercredi, 13 mai 2020 14:50

Jour de prière.

Jeudi 14 mai, demain, est un jour de prière en communion avec notre Pasteur François en ce temps de pandémie. Le monde entier indépendemment de ses coyances religieuses sera certes uni dans un geste de communion. La pandémie du coronavirus aura réussit un tour de force extraordinaire. Dans mon petit alcove, je serai en union et communion avec toutes ces femmes et ces hommes à travers le monde pour découvrir ensemble la force de l'Esprit qui éclaire notre route en vue des meilleures décisions à prendre, cet Esprit qui donne la force de rester debout devant l'adversité comme Marie au pied de la croix. Cet Esprit qui éclaire notre intelligence pour découvrir les meilleures réponses aux problèmes actuels comme Jésus à douze ans devant les grands prêtres.  Cet Esprit en nous qui nous garde en communion les uns avec les autres dans l'amour et avec le Seigneur dans une charité profonde. Cet Esprit qui nous fait dire: ABBA. Demain, allons cueillir les leçons de foi, de courage et d'espérance données par nos ancêtres dans la foi pour laisser inspirer notre quotidien. Nous te saluons Marie, femme de courage et d'audace qui inspire notre foi, Merci. A demain.

mercredi, 13 mai 2020 13:19

Suis-je une machine?

Les médecins nous parlent beaucoup des précautions pour éviter la covid-19 ou des moyens de se soigner, les politiciens nous présentent des mesures de sécurité, des psychologues s'occupent de notre mental, des économistes nous parlent de productivité future, des animateurs me proposent des activités physiques; tous ces spécialistes s'occupent de mon corps, suis-je devenu une machine? Serais-je aussi un être spirituel qui a des valeurs, qui est fécond et non seulement efficace? Même les religions attendent la fin du confinement pour retourner aux liturgies. Il me semble que ce temps de confinement nous fait prendre conscience avec plus d'acuité encore du vide spirituel que les religions ont laissé derrière elles. Les sociétés en devenant laïc ont relégué les religions dans leur domaine propre et font apparaitre le vide spirituel.   

Je lisais hier un texte de Boucar Diouf qui invite à réfléchir sur les systèmes dont le temps de pandémie fait voir les faiblesses. J'écoutais des conférences des Pères Arnold sur le vide spirituel et la comparaison avec le temps de l'exil du peuple juif,le Père Ratcliffe, le Père Bourdillon sur la dérive du sacerdoce dans l'histoire, et même un manifeste sur la refondation de l'Église, etc ...  Des gens qui invitent à réfléchir sur des questions de fond. Où sont passés nos grands spirituels? On a l'impression que l'être humain est d'abord une machine à produire ou a faire des choses. Si tu n'es plus efficace, tasse-toé. Ne serait-il pas d'abord un être fécond? "Soyez féconds" nous dit le texte de la Genèse: Fécondité du coeur, de l'esprit, du corps, fécondité des relations humaines riches. L'efficacité diminue avec l'âge mais la fécondité normalement grandit. 

L'Église a été longtemps efficace, nous avons oublié d'être féconds. Il n'y a plus de chrétiens, de prêtres et de religieuses, plus de témoins et nos Églises gèrent la décroissance.  Nous prions les saints, nous oublions qu'ils sont  là pour nous inspirer et nous ouvrir à notre propre fécondité. Quand nous parlons de fécondité, nous pensons à celle de la chair, donner la vie à des enfants. Mais la fécondité du coeur et de l'esprit? Si la pandémie nous fait comprendre que nos systèmes économiques et de santé ne sont pas adéquats pour répondre efficacement aux problèmes et invite à une réflexion profonde, il en est ainsi de notre vie chrétienne et en Église. Profitons de ce temps pour reécouvrir la fécondité de notre vie spirituelle, de la parole de Dieu en nous, de notre vie de communauté; Soyez féconds, nous dit le Seigneur.

Une première surprise de l'Esprit fut de voir le bedeau prêcher et baptiser en Samarie.  Philippe avait été choisi pour faire le service des tables et le voila qui évangélise en Samarie chez des "maudits".  Personne ne lui avait donné ce mandat. Les apôtres sont allés vérifier ce qui se passait.

L'Esprit était à l'oeuvre dans l'Église naissante. Il est encore à l'oeuvre aujourd'hui mais nous sommes souvent empêchés de le voir pour toutes sortes de raisons. Le temps de pandémie que nous vivons nous permet de toucher du doigt l'action de l'Esprit autour de nous. Le temps de confinement a amené des besoins nouveaux et des personnes se sont levées pour y répondre. La "Grand Messe" de dimanche dernier, Une chance qu'on s'a, avec ses résultats financiers et sa cote d'écoute en est une preuve. La vitalité d'une communauté est sa capacité de répondre aux besoins de ses membres. L'Esprit est à l'oeuvre autour de nous. Imposons les mains à ces chrétiens pour confirmer l'action de l'Esprit en eux.   Saurons-nous nous émerveillés comme les apôtres et rendre grâce.

Dans l'Évangile de Jean, Jésus nous avertit qu'il ne nous laissera pas orphelins: Je vous enverrai le Paraclet, le défenseur, Celui qui répond au cri. Aujourd'hui, c'est réconfortant plus que jamais. Le Défenseur, Celui qui répond au cri est en nous pour soutenir notre foi et notre espérance en vue de l'avenir. Cette force de l'Esprit n'est pas seulement nécessiare en ce temps de pandémie, mais aussi dans la vie ordinaire dans notre vécu en Église où il faut prendre des décisions difficiles. Le Paraclet est le défenseur qui écoute le cri des pauvres, des gens mal gommés de la société. Quand tu rends service à des personnes mal pris, quand un mère prend soin de son enfant malade, Ils sont  le paraclet pour eux,  quand une infirmère ou un médecin prend soin d'une personne malade, ils sont le paraclet pour elle; nous sommes tous et toutes invités à être le paraclet pour ceux autour de nous qui ont besoin. L'Esprit de Jésus est en nous, nous agissons avec lui. C'est là notre granduer et notre force.

"Si vous gardez mes commandements" dit Jésus l'Esprit de vérité viendra en vous." L'Esprit que nous recevons est celui de Jésus, il est normal que nous devons être avec Jésus et non contre lui. Ce n'est pas l'esprit de Monsieur Trump ou Legault que nous recevons. Quels sont les commandements que Jésus a donnés à observer? "Aimez-vous les uns les autres comme je vous  ai aimés." Il s'agit du commandement de l'amour, du service des plus pauvres et démunis, il s'agit de ne pas condamner mais d'écouter, de comprendre et d'accompagner, il s'agit simplement de se laver les pieds  les uns les autres, de vivre les béatitudes. Les commandements du Seigneur sont simplement un façon de vivre ensemble le projet du règne du Seigneur en nous. Ce commandement est simple mais pas toujours facile à vivre parce que trop simple.

Et Jésus a cette petite phrase merveilleuse, vous découvrirez que "vous êtes en moi et moi en vous." Nous sommes la demeure du ressucité. Nous n'avons plus à le chercher à l'extérieur de nous, il est en dedans de nous. Nous avons à faire cette découverte extraordinaire de la présence divine en nous. Chaque matin, c'est avec lui que je commence ma journée, c'est avec lui que je mange, travaille et me couche le soir. Nous sommes porteurs du divin. J'ai à découvrir cette vie de communion profonde et à apprendre à la célébrer. Cet Esprit a déposé tous les charismes dont la communauté a besoin pour animer sa vie communautaire. Et souvent Il envoie des Philippes évnagéliser mais il nous est difficile de les reconnaitre ou de les accepter parce qu'ils n'ont pas toujours les mandats nécessaires.

Ce sera aussi l'objet de notre prière en cette fin de semaine pour que nous puissions reconnaitre les cadeaux de l'Esprit Saint au coeur de notre Église. J'entends encore une religieuse qui faisait la cuisine à l'évêché de Gapé, elle me disait souvent: Il me semble que nous aurrions d'autre chose à faire dans l'Église que de seulement faire cuire des patates et du poulet.  Ma conviction est que nous avons manqué beaucoup de surprises de l'Esprit Saint. L'Esprit est ne nous, écoutns-le avec le coeur.

 

mardi, 12 mai 2020 14:27

La complainte du titanic.

Ce matin, en écoutant les nouvelles où on nous apprend que les inspections dans les CHSLD avaint été abandonnées depuis quelques années et que même lors des inspections, on cachait facilement les mauvais côtés de l'établissement de sorte qu'il a fallu plusieurs décès pour qu'apparaisse  ce côté plus sombre de nos maisons de santé. En écoutant cette noouvelle, un souvenir est monté en moi: La complainte du Titanic où est dit que lors de la tragédie, les musiciens ont continué de jouer avec force afn de cacher le drame auquel ils faisaient face. Ma mère chantait cette complainte en tricottant nos bas de sorte que nous l'avons appris avec elle. On cachait la réalité. Et ça continue. Nous touchons du doigt avec presque de l'horreur le résultat des systèmes dans la vie d'une société. Un système veut du rendememt, de l'efficacité; l'être humain doi têtre productif. Un système, nous le savons que trop bien,  met rarement l'accent sur la personne et la qualité de vie. Nous avons besoin de catastrophes ou de décès pour réagir et vouloir un petit changement. La complainte du titanic se terminait si ma mémoire est bonne, par ces mots: Seize cents vies furent ravies par l'océan pour l'amour du records.  Aujourd'hui, comment pourrions-nous le traduire pour notre temps de pandémie?

Vous vous doutez bien que je n'ai pu m'empêcher de me tourner vers mon Église et de me poser les mêmes questions. Depuis plusieurs années nous vivons une pandémie dans l'Église. Aujourd'hui certains se demandent s'ils pourront réouvrir leur église après le confinement faute de revenus. Dimanche les artistes ont fait une belle et fructueuse soirée ou les sous sont venus répondre aux besoins des pauvres et des gens mal pris. Dans l'Église nos priorités sont ailleurs: Comment allons-nous garder debout nos églises de pierres? Cette pandémie dans notre Église nous l'avons vu venir, elle était passée par l'Europe avant d'arriver en Amérique. Mais l'Amérique et le Québec n'ont pas profité de l'expérience d'ailleurs. Actuellement, le système de l'Église est en pause, mais l'Église du Christ est toujours vivante sur le terrain. La question qui remonte toujours: Quelle est notre mission comme chrétien dans notre monde? Est-ce que la complainte du Titanic pourriait nous questionner? Mon expérience me dit qu'après la pandémie, ce sera la même chose qu'avant. Bonne journée à nous tous et toutes.

lundi, 11 mai 2020 21:13

Que peux-tu m'apporter?

Pendant longtemps, nous chrétiens, avons pensé à ce que nous apportons au monde. Aujourd'hui le monde écoute moins, alors prenons le temps de nous demander ce que le monde peut nous apporter. Le monde est travaillé par l'Esprit Saint. Ce sont ces femmes et ces hommes que nous appelons laïques qui sont les transmetteurs de la foi, qui donneront aux communautés les pasteurs dont elles ont besoin et assureront l'avenir de l'Église du Christ. Le temps de confinement nous permettra de réfléchir à ces questions fondamentales. Si nous regardons attentivement ce qui se passse autour de nous aujourd'hui, nous pourrons nous laisser questionner et même édifier par ce monde que nous appelons laïque. Nous pouvons enlever la structure des Églises, nous ne  pourrons jamais enlever la base de l'être humain qui est un être spirituel. Nous pourrons enlever ce qui est permis ou défendu, c'est de l'accidentel;  mais nous ne pourrons jamais enlever ce qui est le centre de tout notre agir: le sens, ce qui nous fait grandir ou non. Et cela, c'est L'Évangile. Cela c'est l'Église du Christ. L'Église doit être une école de sens. Je crois que le monde nous oblige aujourd'hui à redevenir cette école des valeurs fondamentales. C'est pour cela que nous avons beaucoup à apprendre du monde  pour que nos communautés chrétiennes deviennent le sel de l'Évangile qui donne du goût et du sens à la vie. Une chance qu'on s'a m'a beaucoup questionné hier soir.  

lundi, 11 mai 2020 14:34

J'ai jamais été aussi fier ...

Hier soir, 10 mai, fête des Mères, la télévision a déposé dans nos salons une magnifique "messe:" Une chance qu'on s'a. Des artistes ont fait preuve de beauoup d'imagination pour venir égayer notre confinement. Des Iles de la Madeleine jusqu'à  St-Élie de Caxton en passant par le pays de Gilles Vigneaut avec un clin d 'oeil à l'agriculture, ils  ont donné du goût à la vie. À la fin Céline Dion s'est inspirée de René Levesque: J'ai jamais été aussi fière d'être quécoise. J'ai eu le goût de dire: J'ai jamais été aussi fier d'être un être humain. Pendant une heure et demie, ces gens avaient mis de la couleur dans ma vie; en même temps, on receuillait des sous pour deux oeuvres importantes au Québec. Tout était réuni: le beau, le bon et l'utile. Une fois terminée, j'ai fermé mon appareil et j'ai prié. On m'avait donné le goût de dire MERCI. On m'avait donné le goût du silence intérieur et de la méditation. Admirable cette liberté des artistes d'inventer avec les moyens du bord un spectacle qui laissait passer un message d'amour à travers de la beauté et de la simplicité.

Je me suis permis de rêver aussi. De rêver   que ce temps de confinement fasse naitre en nous ce goût de donner de la saveur à notre vie spirituelle, fasse naitre en nous cette liberté de l'Esprit Saint qui animait Philippe en Samarie pour se créer des moments de prière et de ressourcement qui nourrissent notre vie de foi et d'engagement chrétien.  Il faut sortir de nos sentiers battus pour retrouver le dynamisme de l'Esprit déposé en nous. Boucar Diouf, ce matin dans le Devoir, invite à une belle réflexion sur la pandémie ses causes et son remède. Comme chrétien nous devrions faire la même réflexion ensemble devant nos églises qui se vident et les chrétiennes et chrétiens en recherche de spiritualité. Nous devrions découvrir d'autres chemins de célébration et de façon de vivre aujourd'hui note foi. À l'émisison Victoire de l'amour dimanche le 10 mai, une dame disait qu'elle avait appris à ses enfants à s'ajuster aux condition de vie, elle leur avait donner l'habitude du changement pour s'adapter aux besoins de la vie.  Ces gens  nous invitent à des moments de réflexion et de discernement nécessaires pour notre demain chrétien.  Si des gens sont capables ou se sentent invités à le faire, pourquoi au nom de notre foi et vie de disciple du Christ ne pourrions-nous pas le faire. La vie et le monde sont une magnifique école que nous aurions avantage à écouter. Ne lâchons pas, discernons ensemble.

dimanche, 10 mai 2020 14:38

Anonyme

Au travail, l'important n'est pas le titre qu'on obtient, mais bien le chapitre que l'on écrit au dessous.   Auteur anonyme. Cette phrase m'a rappelé des souvenirs. En 1971 lorsque j'ai été nommé à la pastorale diocésaine et vicaire général du diocèse, je croyais avoir monté en grade. J'étais encore naïf. Je me suis vite rendu compte que j'avais un service à rendre à mon Église diocésaine. C'était un service et non un pouvoir. Je vais laisser à d'autres de regarder le chapitre que j'ai écrit au dessous. Ce fut une leçon pour le reste de ma vie.

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