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Homélies, réflexions et spiritualité

Nouvelles

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

vendredi, 11 décembre 2020 15:42

Et pis! Après?

Après la pandémie, ce ne sera plus pareil dit-on. J'ai bien hâte de voir. Nous avons tous hâte de reprendre notre vie normale. J'entends bien des gens à la télé nous dire comment la pandémie leur a fait reéaliser l'importance de prendre plus de temps avec les enfants, de se donner du temps pour eux-même afn de mieux apprécier la vie; dire aussi combien manquait la vie sociale, les rencontres. Nous avons davantage pris conscience que la vie rapide, bousculée par la volonté d'être efficace, de performer, de gagner toujours plus, nous avaient éloignés de l'essentiel. Au plan chrétien qu'en est-il? De quoi avons-nous manquer?

Demain sera fait de ce que nous faisons l'aujourd'hui de nos vies. Des prêtres m'appellent et me demandent si je dis ma messe, c'est pas mauvais; de vieux chrétiens se plaignent de ne pas avoir de messes, c'est pas mauvais non plus. Mais nous n'avons pas encore découvert l'Eucharistie au quotidien. Quand je communie au Christ à l'Eucharistie, je communie au corps du Christ assis à mes côtés, au corps du Christ souffrant dans les hôpitaux, au coprs du Christ au service des malades, des mal gommés de la société, sinon je ne fais que recevoir une hostie. Alors je peux communier tous les jours à Jésus Christ sans la messe. je peux le faire aussi dans sa  Parole. Nous pouvons vivre l'Eucharistie en attente de la célébrer.  Cela aussi la pandémie nous aura permis de le découvrir. Comme disait un vieux théologien: Il y a la messe et l'Eucharistie. Je fais le rêve que ce temps de pandémie nous fera passer de la cérémonie à la célébration et au vécu. Continuons de méditer.    

 

jeudi, 10 décembre 2020 15:09

Un être en croissance.

Si je regarde dans le rétroviseur de ma vie, je réalise combien je suis, nous sommes tous, des êtres en croissance. C'est extraordinaire. Je me regarde comme chrétien et prêtre et je réalise combien m'a vision à changé au cours des années. Quand j'ai découvert que ma vocation était celle de baptisé d'abord, je me suis retourné vers ma vie comme prêtre pour comprendre que j'étais en mission, donc une façon de vivre ma vocaiton au coeur de l'Église.

Autour de moi, il y a vait des êtres humains dont les uns étaient cultivateurs pour nourrir  le monde, d'autres médecins pour guérir les blessures, d'autres encore électriciens pour mettre les gens au courant, d'autres professeurs pour développer l'intelligence, etc .. tous ces travalleurs étaient non en concurrence, mais en complicité, en complémentarité; tous étaient importants à leur niveau d'engagement au service de la communauté humaine. La vocation était d'être des personnes humaines les meilleures possibles, et la mission consistait à placer les talents au service de la communauté. je trouvai cela merveilleux et je me suis dit: Ce doit être ainsi dans la vie chrétienne.  

Arrivé en paroisse, devant l'étendue des tâches à accomplir, j'ai réalisé que je n'avais pas les talents nécessaires pour y répondre. Alors je me suis dit: Il doit y avoir ici les charismes dont la communauté a besoin pour se réaliser. J'ai regardé et j'ai vu des médecins capables de guérir des plaies, des électriciens capables de mettre les chrétiens au courant de l'Évangile, des enseignants capables de nourrir le coeur des chrétiens,   des cultivateurs capables de nourir la vie de leurs frères et soeurs par leur présence,  des troubadours capables de rassembler dans la joie et l'amour. Tous ces charismes étaient là donnés par l'Esprit du Seigneur pour servir la mission et dormaient paisiblement; ils n'étaient pas en concurrence, mais en complémentarité avec moi dans la mission donnée par le Christ. Je n'étais pas plus important qu'eux -comme m'a fait comprendre Jean-Paul 11-  mais j'avais une autre responsabiltié, c'est à dire, mon ministère avait une autre signification que le leur. Comme nous l'a répété souvent Mgr Dumais: les ministères ne tirent pas leur importance au niveau de la fonction mais de la significaiton. Alors j'ai essayé de diminuer l'importance de cette distinction de prêtre et laïcs pour découvrir que nous étions tous des baptisés envoyés par le Christ dans la mission au service du projet d'amour du Père et qu'il n'y avait  pas de supérieur et de serviteur, mais que nous étions tous à des niveaux de signification différents au service de la même mission. Notre vocation est l'appel universelle à la sainteté, c'est ce que nous dit le texte du Concile sur l'Église et les texte sur les laïcs et les prêtres nous parlent de la mission.  Quand j'ai compris et essayé de vivre tout cela, j'ai réalisé que j'étais "un serviteur inutile." Mais j'ai été heureux.

mercredi, 09 décembre 2020 15:20

Encore un pas.

Jésus n'est pas le messager de la Bonne Nouvelle, il est la Bonne Nouvelle.  Voila pourquoi Marc a décidé de centrer son Évangile sur la personne de Jésus, et non sur ses discours.    

Il répond à la question: Qu'el est ton nom?  Je suis celui qui serai. Nous avons parlé un peu de Marc et de son Jésus. Avez-vous le goût d'aller plus loin? Si oui montez avec moi dans mon carosse et à l'écoute de Marc. Lisons le texte de  chap. 1, 40 à 3, pour rencontrer Jésus qui dérange les chefs religieux du temps. Il est Bonne Nouvelle.

Il guérit un  lépreux: 1, 40-45.  Il s'agit d'un être impur que la société met à l'écart et que l'on soigne "au bout de la fourche" comme on dit. Jésus s'inscrit en faux devant ces coutumes, guérit le malade et le remet dans sa dignité dêtre humain au coeur de la communauté.

Il guérit un paralysé, 2, 1-12, le paralysé est le symbole de toutes ces personnes que des lois, des coutumes, des obligations rendent incapables de vivre libres, ils sont prisonniers et Jésus leur rend leur liberté et leur dignité d'homme. Il  permet à cet homme de prendre sa vie en main et de se libérer. 

Qui plus est, Jésus va soulever la hargne contre lui en appelant un collecteur d'impôt à le suivre. ", 2, 13-17.  aujourd'hui nous dirions qu'il manque à l'éthique.  Les collecteurs d'impôt étaient détestés par les gens parce qu'ils travaillaient pour l'oppressur romain. Il n'est pas de notre "gang" donc ...

Jésus va mettre le feu au poudre en brisant la coutume du jeûne et de la loi du sabbat: 2, 18-28. Ces coutumes ne tiennent pas compte des personnes, des situations de vie et sont oppressives. Et Jésus va aussi transgresser la loi du sabbat en guérissant un homme dont la main est paralysé: 3, 1-6.

Voila une autre journée de Jésus bien remplie. Quel message dégagé ou quelle figure de Jésus retenir. Jésus est un homme libre et il s'élève contre tout ce qui brime la liberté des personnes. Les lois sont des instruments au service des personnes et non l'inverse. Il est un homme libre, il s'élève contre ce qui brime la liberté, et fait la promotion de coutumes et façons de vivre qui rend libre. C'est la mission ou le projet du Père qui l'a envoyé dans le monde. Nous pouvons comprendre que les spécialistes de la religion lui tiennent rigueur et ceci va le conduire au Calvaire. Mais n'oublions jamais que Jésus dira à la fin de sa vie: Je vous ai donné l'exemple, Jn 13, 1 sss. C'est la mission qu'il nous a donnée. Notre vie chrétienne n'a-t-elle pas été entachée par des lois opprimantes? Comment Jésus est Bonne Nouvelle pour nous aujourd'hui? Nous avons délaissé la pratique religieuse et certaines partiques de dévotion et ne sommes-nous pas en recherche de contenu, en recherche de spiritualité, en recherche de ce qui fait vivre et vivre librement? À la prochaine. 

 

mardi, 08 décembre 2020 17:01

Message d'un témoin. Jn 1, 6-8 et 19-28

Qui es-tu? demande-t-on à Jean le Baptiste. les grands Messieurs de la religion -Grands prêtres et pharisiens- sont inquiets devant ce que fait Jean Bapiste. Il n'est pas de leur groupe et fait du bien, ce n'est pas normal. Alors on lui envoie des messagers lui demander: Qui es-tu? Et pourquoi tu baptises? Il n'est pas mandaté par les grands de la religion du temps, il n'a pas le droit d'enseigner et encore moins de baptiser.

Le texte de Jean commence par ces mots: Un homme fut envoyé comme témoin pour rendre témoignage à la lumière. Il n'était qu'un témoin, quelqu'un qui présente un autre plus grand que lui et déjà les chefs religieux s'inquiètent. Le système religieux n'aime pas être dérangé.  Jean fait preuve d'une grande humilité et répond par la négative: Je ne suis ni le Messie, ni le prophète, je ne suis que le témoin qui vient vous annoncer le Messie. Il me semble que Jean devait se dire: si vous commencez déjà à avoir peur de moi, vous n'êtes pas au bout de vos peurs avec Celui qui s'en vient. Je ne suis qu'un témoin et un témoin est celui qui laisse passer le Christ, quelqu'un qui prépare  l'arrivée de l'Autre. Cette présence de Jean nous apporte notre propre mission. Nous sommes invités à être des témoins du Christ ressuscité dans le monde d'aujourd'hui. Et c'est peut être la plus grande pauvreté de notre monde de ne pas reconnaitre les témoins du Christ au coeur de sa vie. Ce dont notre monde  a besoin  ce n'est pas des gens qui parlent de Jésus, mais des témoins qui laissent passer le Christ.

Alors Jean a une phrase merveilleuse: "Je suis la voix qui cri dans votre désert.  Jean est la voix qui cri dans mon désert, dans votre désert. Devant notre monde en changement perpétuel, nous sommes comme dans un désert ne sachant pas où nous orienter. Les chrétiens n'écoutent pas docilement les parole des chefs religieux, souvent ils parlent dans le désert. Comment aujourd'hui préparer les chemins du Seigneur dans ce désert. Préparer le chemin du Seigneur aujourd'hui. Quel chemin faut-il préparer? Hier les travailleurs de voirie oeuvrait dans des sentiers de terre dans la poussière et les cailloux; aujourd'hui ils travaillent sur du macadam. Les chemins sont changés mais ils vont toujours dans la même direction et à la même plac.e. La façon de vivre les chemins de Dieu est changée mais les chemins vont toujours à Dieu et suivent la même direction. Nous sommes toujours sur la route avec le Seigneur, les moyens d'action sont changés. Les chemins du Seigneur sont là dans la vie et le coeur des chrétiens et chrétiennes d'ici, nous n'avons pas à les bâtir mais à les accompagner pour qu'ils restent orienter vers le Seigneur. Si nous voulons faire nos propres chemins, nous risquons de parler dans le désert. D'où l'importance d'écouter les gens et de travailler avec eux et non seulement pour eux. Le témoin nous indique où trouver la guérison du coeur, où trouver le chemin du Seigneur. Le témoin ne se présente pas avec pouvoir mais avec autorité, l'autorité de l'amour comme le Seigneur l'a fait.

Jean parle d'un baptême de conversion, un baptême qui prépare le coeur à l'accueil du Messie, l'accueil de quelqu'un d'Autre. Le baptême de Jésus, baptême dams l'Esprit fait célébrer et vivre quelqu'un qui est là. Le baptême dans l'Esprit est l'éclatement de cette amour de l'Esprit qui nous envahit. Il ne nous prépare pas à autre chose, mais à mieux vivre ce qui nous habite déjà. Nous sommes invités à passer d'un rite extrieur, baptême d'eau, à une poussée intérieure, vitale qui fait vivre, baptême dans l'Esprit. Un baptême qui nous  fait  témoins du Christ. 

 

mardi, 08 décembre 2020 15:34

Marie de l'Annonciation.

Ajourd'hui, 8 décembre, la liturgie met sous nos yeux le texte de Luc sur l'Annonciation. Marie dans sa demeure en train de faire son ménage reçoit un message. Le texte nous dit: L'ange entra chez elle.  L'ange entra dans sa maison personnelle, dans son coeur pour lui partager un message du Seigneur. Marie fait le contraire de ce qui se passa au jardin de l'Eden: Adam eut peur et se cacha, Marie reçoit chez elle l'envoyé de Dieu. Elle l'accueille avec amour et reconnaissance.. Elle n'y  voit pas une menace comme l'a fait Adam, mais un geste d'amour et de reconnaissance: "Je suis la servante du Seigneur que tout se passe comem tu l'a dis."

Le texte du Concile Gaudium Spes, no 56,  nous dit: Marie apporte au salut des hommes non seulement la coopération d'un instrument passif aux mains de Dieu, mais la liberté de sa foi et de son obéissance. Ce texte nous montre la fidélité de Marie au projet de Dieu et devient un agent actif de ce projet.  Dans ce récit nous voyons une femme forte et extraordinaire. elle est placée devant un projet qui la dépasse et auquel elle ne peut dire oui, elle dira simplement: que tout se passe comme tu l'a dis. 

Ce texte de Luc 1, 38 sss, nous révèle d'abord une femme vivant une relation d'intimité profonde avec son Dieu. Elle connait les Écritures et la Révélation. elle est une femme de contemplation. Du fait qu'elle devient sujet actif, elle est aussi femme d'action et nous le voyons bien quand elle part chez Élisabeth porter Jésus à Jean dans le sein de sa mère. Marie nous présente les deux éléments essentiels de toute vie chrétienne: la contemplation et l'action. Tout au long de l'Évangile, Marie nous est présentée comme une missionnaire au service de la vie. 

Il ne faut pas enfermer Marie dans des théories ou des dogmes, les dogmes sont au niveau de la tête, niveau des connaissances, alors que l'Évangile est au niveau de la vie et du cpeur.   Marie est femme de la route, femme d'alliance, femme missionnaire; elle nous invite à devenir nous aussi des instruments actifs dans le projet d'évangélisation de nos milieux. On nous présente souvent Marie les mains jointes et les yeux fermés. je n'aime pas ces représentations. Marie est femme les mains ouvertes vers le monde pour lui présenter Jésus et les yeux ouverts sur le monde   pour l'accueillir et le comprendre. Marie est celle qui laisse passer Jésus et nous invite à faire de même. Il me semble que nous sommes invités à prier avec Marie, prier avec elle et non la prier; prier avec elle c'est se laisser inspirer par sa foi, sa vie missionnaire, sa vie amoureuse du monde et de Dieu. On dit que Marie est mère de l'Église, alors laissons-nous inspirer par notre mère pour réaliser le projet de Dieu aujourd'hui avec notre  monde. Marie est femme des défis qui nous invite à avancer avec elle sur la route du Seigneur qui est celle de l'homme et de la femme d'aujourd'hui. 

je te salue Marie, femme audacieuse, femme de la route, apprends-moi l'audace de l'Évangile, le courage et la lumière dans ma mission de baptisé, fais-moi découvrir le Christ au coeur de ma vie comme tu l'as toi-même vécu.   Avec toi, Marie, je veux prendre la route vers les Élisabeth et les Jean de notre monde pour leur porter Jésus.

 

lundi, 07 décembre 2020 15:23

En suivant Marc. 1, 16-35

Ce texte de Marc nous présente une journée de Jésus et du même coup nous révèle bien qui est Jésus fils de Dieu. Npn seulement l'évangéliste veut démontrer que Jésus est Fils de Dieu, mais il veut aussi nous montrer qu'il est pleinement humain. Suivons-le dans sa première journée pastorale.

D'abord Jésus marche près du lac de Galilée où il appelle des disciples, guérit des malades, va visiter Simon et guérit la belle-mère et se retire pour prier. Notons d'abord que tous le sverbes utilisés sont des verbes d'action: marche, appelle, enseigne, guérit, envoie. Quel message pouvons-nous tirer de cette première journée? souvenonos-nous que lorsque Moïse a demandé à Dieu: Quel est ton nom? Celui-ci répondit: Je suis celui qui suis; regardez-moi air avec vous et vous saurez qui je suis. Dieu ne se définit pas avec des mots ou des théories, mais par un agir avec le peuple. Jésus reprend le même exercice: Il agit en faveur du peuple. Il est en action.  Il n'.attend pas que les gens viennent à Lui, c'est lui qui va vers eux. Il marche, il enseigne, il guerit .... le chrétien est un être en marche, un être qui va vers, un être en continuel changement et mouvement.

Jésus est proche des gens et connait leur besoin, les écoute et répond à leurs besoins. Il enseigne, il commence par nourrir leur intelligence, leur coeur. L'être humain est un être spirituel, il a donc besoin d'un nourriture spirituelle. ensuite il guérit, C'est à dire qu'il redonne aux gens  leur dignité. L'homme aux prises a vec un démon est un malade psycholigique ou prisonnier de ses faiblesses alors Jésus lui redonne sa dignité d'être humain. Il fera la même chose pour la belle-ère de Pierre au prise avec une peur qui la paralyse et l'empêche d'exercer sa tâche d'hôtesse,  ce qui est une honte à cette époque.

Jésus appelle des disciples, avant de les envoyer, Jésus les appelle et les forme. C'est la grande vocation de tout chrétien: être disciple de Jésus Christ. D'ailleurs c'est la mission qu'il donnera aux siens avant son départ: Allez, faites des disciples et apprenez-leur à conserver tout ce que je vous ai enseigné.  Notre vocation chrétienne est d'abord d'être disciple, de nous placer à son école et nous laisser transformer.

Jésus se retire pour prier. C'est l'homme d'action et de contemplation. L'un ne va pas sans l'autre.  Là aussi Jésus nous enseigne par l'action. Il ne ditp as simplement de prier mais le fait et nous enseigne par l'exemple.  

Jésus est profondément humain, il est proche des gens, écoute leurs besoins, guérit leur coeur et les fait cheminer. Volà la jounée de Jésus, cette journée nous présente bien qui il est et sera pour nous, et il nous dira à la fin: Je vous ai donné l'exemple pour que vous fassiez de même.

 

dimanche, 06 décembre 2020 15:09

Méditons ensemble.

Un humoriste disait à la télé dernièrement: "Au Québec, on touche et voit un problème, mais c'est comme si nous étions  incapables de trouver une solution". Il parlait de la covid qui fait des ravages dans cette deuxième vague devant laquelle on semble impuissant.  Ça m'a rappelé ce que l'on dit depuis longtemsp dans l'Église. On répète souvent que les chrétiens sont sacramentalisés, catéchisés et non évangélisés et ils se retrouvent devant un vide psirituel profond. Nous nous sentons très mal habile devant l'évangélisation. Comme prêtre, il nous est très difficile de vivre une rencontre de partage de la parole de Dieu sans dire la messe. J'en vois des expériences souvent encore.

Je parlais hier de la lettre pastorale de notre évêque concernant les petites communautés de partage et de fraternité. La grande majorité des chrétiens ne sont plus à la messe et vivent un vide spirituel profond. Pour nous, il est difficile de faire marche arrière pour rejoindre les chrétiens là où ils sont et cheminer avec eux. Il s'agit simplement de remettre les choses à leur place. Il ne s'agit pas de dénigrer l'Eucharistie, mais de reprendre une route de croissance pour retrouver l'Eucharistie dans toute sa force et sa grandeur. Jésus nous a dit: Allez, faites des disciples, baptisez-les et apprenez-leur à conserver tout ce que je vous ai enseigné." Notre première mission est celle-là et nous célébrons l'Eucharistie avec ces chrétiens, ces disciples rassemblés par l'Esprit pour en faire des témoins au quotidien. 

Ma conviction  est qu'avec ce retour à la  Parole de Dieu, nous devrons aussi retrouver la force et les ministères du baptême tombés dans l'oubli depuis le Concile de Trente. Pour résumer, je crois que nous sommes invités à passer des rites à la célébration des sacrements. C'est tout un changement de mentalité qui nous est demandé par la vie et l'Église. C'est le défi qui est devant nous. C'est l'objet de ma prière aujourd'hui. Mgr Gagnon écrivait dans une lettre pastorale: "Un discernement sérieux s'impose."   C'est à cela que nous sommes invités, discerner ensemble sous la lumière de l'Esprit Saint la route que nous sommes invités à emprunter. Sans une docilité à l'Esprit Saint, il n'y a pas d'avenir possible. Bon dimanche. 

 

samedi, 05 décembre 2020 17:53

Un mot de confucius.

Quand la vie te donne une centane de raisons de pleurer, montre-lui que tu as mille raisons de sourire. Confucius.

 

Laisse aller ce qui n'est plus! Laisse aller ce qui n'est pas encore! Observe profondément ce qui se passe en ce moment, mais ne t'y attache pas. C'est la façon la plus merveilleuse de vivre. Bouddha.

 

samedi, 05 décembre 2020 17:00

Saluez l'Église...

Saluez l'Église qui se rassemble dans leur maison, Rm 16,5; tel est le titre d'une lettre pastorale de notre Évêque de Gaspé sur les petites communautés. Je veux aussi saluer avec joie la publicaiton de cette lettre pastorale qui rejoint mes préoccupations de vieux curé depuis longtemps.  Une petite communauté est un petit groupe de personnes qui se rassemblent régulièrement pour partager la Parole, parler de leur foi, fraterniser. Les Pères de l'Église les appelaient aussi L'Église domestique.  "Quelle que soit la désignation, le plus important est le lien de ces petites communautés avec la paroisses, elles sont des cellules de la paroisse." Avec le regroupements des paroisses qui seront de grands territoires, elles deviendront des communions de communautés. Depuis plusieurs années, nous parlons de petties comunautés de base, de partage, de communion, le moment est venu de passer des paroles aux actes.  

Je pense aux groupes qui se rassemblent déjà comme les cursillistes, les Chevaliers de Colomb, les Filles d'Isabelle, etc .. Ce sera l'occasion de dépasser les rencontres purement d'affaires pour entrer plus avant dans la spiritualité et la parole de Dieu. Ceci permettra aussi aux personnes qui ne fréquentent plus les sacrements de découvir un sens à la vie et de mieux comprendre l'importance des cél.brations sacramentelles surtout l'Eucharistie.  Ces rencontres fraternelles, de partage et de  prière vont préparer des leaders pour former d'autres petites communautés. C'est une formule pour aider à l'évangélisation.  je vis cette réalité depuis plus de dix ans avec des groupes que j'appelle "Fraternité". La lettre de notre Évêque sera un stimulant pour continuer. Faudra pas laisser cette invitation sur la tablette de notre bibliothèque. J'y reviendrai.

vendredi, 04 décembre 2020 15:37

Taisez-vous.

Jésus guérit deux aveugles et leur recommande de se taire afin que personne ne le sache. Mth 9,30. Immédiatement les réseaux sociaux se sont emparés de la nouvelle et tous l'ont appris. Jésus ne veut pas que sa présence soit le fruit de commmérage, c'est le fruit d'une expérience personnelle. Jésus n'impose pas sa présence, il l'a propose et respecte le cheminement de chaque personne. C'est comm s'il disait explicitement: "Laisse chacun suivre son chemin au rythme qui sera le sien, aiguillonné par les questions qui seront les siennes et non par celles qu'on cherchera à lui imposer de l'extérieur." Jésus nous révèle une belle attitude pastorale et un modèle d'évangélisation: Proposer et Accompagner en respectant chacun et chacune.

Aujourd'hui ne sommes-nous pas trop préoccupés par la survie de notre système ecclésial? N'est-ce pas ce que notre Pape François dénonce souvent: "une Église autoréférentielle," une Églsie tournée vers elle-même. Le temps de pandémie et de confinement est un véritable teste d'authenticité pour notre Église. Il s'agit moins, il me semble, de défendre des doctrines ou des façons de faire que de faire vivre une expérience chrétienne, une communion de vie et d'amour avec le Christ. Dans l'Évangile de ce jour, Jésus ouvre les yeux de deux aveugles. Il vient ouvrir nos yeux sur les problèmes et les besoins de nos frères et soeurs pour les accompagner dans leur approche du Christ ressuscité. je trouve malheureux qu'aujourd'hui nous analysons la  vie des paroisses par le nombre de personnes à l'église.  Jésus dans l'Évangile que j'ai lu ce matin,  me donne une belle leçon du travail d'un pasteur  présent à la vie du monde, apportant une baume sur la souffrance et demandant de respecter  les gens dans leur ryhtme de croissance spirituelle comme beaucoup de parents sont invités à le faire par la vie des enfants.  Laissons-nous convertir. 

 

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