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Homélies, réflexions et spiritualité

Nouvelles

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

dimanche, 02 décembre 2018 00:09

Un événement à signaler.

Notre Église diocésaine s'est enrichie de la présence de trois nouveau diacres ces derniers mois. Je crois que le service diagonal est de plus en plus important dans notre Église. Nous devons nous y arrêter à partir du sens de ce ministère et non de la fonction.

Le diacre est le sacrement de la charité du christ ressuscité sur le terrain au quotidien. Il rend présent et efficace la charité du christ dans son milieu de vie et de travail. Il est une mission confiée à un baptisé. De même que le ministère presbytéral est le sacrement du christ pasteur et rassembleur le diacre est le sacrement de la charité du Christ auprès des pauvres et des chrétiens en diffculté.

Le diaconat est une mission confiée a un baptisé dans sa communauté. Dans l'Évangile Jésus dit: "Venez à ma suite, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes." Mth 4, 19. Venez à ma suite est la vocation, l'appel que Jésus nous fait. Notre vocation de baptisé est de nous mettre à la suite de Jésus pour se laisser former en vue de la mission. Jésus nous envoie ensuite comme "pêcheur d'hommes". C'est la mission. Il nous faut éviter de mettre l'accent trop fortement sur la vocation et perdre la mission de vue. En restant axé sur la mission, sur les besoins de la communauté, nous sommes plus certains  de répondre à notre mission. La mission est de répondre avec le Christ aux besoins spirituels du peuple chrétien, alors qu'en plaçant l'accent sur la vocation nous risquons de vouloir que le peuple entre dans nos catégories.

Dans une société où les relations humaines deviennent plus difficiles, où l'agressivité et la violence augmentent, le service diagonal de la charité connait une plus grande nécessité. La service diagonal vient ajouter du contenu et de la densité à notre agir chrétien. La qualité de présence et d'écoute est de plus en plus importante. C'est ainsi que le Pape François nous invite à être des contemplatifs; des contemplatifs du monde, contemplatif de notre milieu de vie pour en découvrir les beautés et les besoins; contemplatifs de la parole de Dieu pour acquérir l'atittude du Christ en vue donner la Parole qu'il faut et qui soutien. Contemplatifs dans nos communautés chrétiennes, nos hôpitaux, nos écoles, partout pour être à l'écoute du monde.

C'est ainsi que je ne peux que me réjouir de voir ces hommes préparés à être des témoins du Christ sur le terrain dans leur famille, leur milieu de vie, auprès des pauvres, des jeunes en difficulté, des gens blessés par la vie pour leur apporter la parole qui donne du goût à la vie. Les diacres ne sont pas des hommes de la liturgie, mais du service de la vie, ils sont le sel qui donne du goût à la vie, ils sont le levain dans la pâte qui fait lever l'amour, la charité, le pardon dans les relations quotidiennes. Je rêve et je prie pour que ces nouveaux diacres soient des pasteurs selon le coeur de Dieu dans le monde d'aujourd'hui. "Vous serez mes témoins jusqu'aux confins du monde."  Le diacre doit être un ministre non dans le choeur mais au coeur du monde.  C'est ainsi que peut être naitra -et c'est ma conviction- chez nous demain les prêtres et les autres ministres dont notre Église du Québec à besoin. Mettons-nous à l'école de l'Évangile et ayons l'audace de notre foi.

 

vendredi, 30 novembre 2018 00:27

Le Pape François et le chapelet.

Notre Bon Pasteur François nous enseigne une prière du chapelet qui brise la routine et nous rapproche des besoins du monde actuel. Il prie avec les doigts de la main.

Première dizaine avec le pouce: Il est le premier doigt de la main et le plus proche de nous. Il nous invite à prier pour nos parents, amis, nos familles et les personnes qui se recommandent à nos prières.

La deuxième dizaine avec l'index:  Il est le doigt qui indique le chemin, désigne quelque chose. Il invite à prier pour les enseignants, les parents, les journalistes, les pasteurs.

La troisième dizaine avec le majeur: le doigt le plus long. Il nous invite à prier pour les personnes en responsabilités, les gouvernants, ceux qui exercent un pouvoir.

La quatrième dizaine avec l'annulaire:  Il est le doigt le plus faible. Il nous invite à prier pour les malades, les pauvres, les petits du royaume, les enfants, toutes les personnes les plus vulnérables.

La cinquième dizaine avec l'auriculaire: Il est le plus petit. Il nous invite à prier pour les enfants abusés, négligés, mal nourris. Il nous invite aussi â prier pour nous-même, pour notre vulnérabilité.

Notre expérience de la prière peut aussi nous suggérer bien d'autres façons de rompre la monotonie et de rendre cette prière plus nourrissante pour notre spiritualité. (inspiré d'une chronique de la revue Prêtre et Pasteur).

D'autres suggèrent aussi de changer certains expressions dans l'Ave Maria. On dit couramment "Jésus le fruit de vos entrailles est béni". Certains ont modifié cette expression pour dire "Jésus ton enfant est béni". D'autres suggèrent de varier ces formules pour dire: Jésus le Fils bien aimé du Père, Jésus ressucité, Jésus nous révélant l'amour du Père,  Notre piété personnelle nous inspirera certes bien des formules de nature à enrichir notre prière. Cette pratique nous oriente moins vers des mystères  mais davantage vers les besoins de notre monde et nous rend "témoin d'une Église qui va  à la rencontre des pauvres, solidaires de tous et de tout." La prière n'est pas une énumération de mots même si parfois ils sont très utiles, elle est rencontre et dialogue avec quelqu'un.

 

 

jeudi, 29 novembre 2018 14:35

"Le vrai drame".

Ubaldo Montisci écrivait en 2006 que le vrai drame de l'Église n'est pas que les chrétiens ont délaissé la pratique de la messe du dimanche, mais le vrai drame est que cette pratique sacramentelle n'ait pas transformé la vie de ceux et celles qui pratiquent. Lorsque nous avons fermé la maisn des retraites fermées dans notre diocèse, le Père provincial de la communauté disait aux gens: Si ce que nous avons donné ici était aussi bon qu'on le dit, nous ne fermerions pas la maison. Ce matin ces textes remontent dans ma mémoire et viennent me questionner.

Ceci me conduit à penser au tournant missionnaire et à la volonté d'évangélisation qui se manifeste dans notre Église du Québec. Je présidais l'Eucharistie hier dans une Église où il y avait trois personnes présentes et âgées d'au dela-là de 80 ans.  Ces gens avaient "payé" la messe pour leurs défunts et y "assistaient". Nous sommes confrontés à une absence à l'intérieur même des présences à l'église. Ces gens prient mais ne font pas communauté, ne font pas Eucharistie. Il est extrêment difficile de présider une célébration dans de telles conditions. Avec ces personnes âgées, nous ne pouvons pas facilement modifier le déroulement sans créer des réactions négatives.

Moi-même j'ai besoin de m'évangéliser, j'ai besoin de connaitre l'Eucharistie avec d'autres mots que le rituel, j'ai besoin de savoir ce qu'est l'Église de Jésus Christ, et les vieux à l'église ont besoin de le savoir aussi. N'aurions-nous pas besoin d'un petit lieu d'évangélisation où les prêtres, les religieuses et les vieux chrétiens pourraient rafraichir leur notion de l'Église et de l'Eucharistie et aussi de l'Évangile. Mon expérience me dit que si nous ne faisons pas cette première démarche, nous risquons une désertion complète ou nous risquons l'apparition d'une Église parallèle comme au temps de Jésus. Peut être que -comme l'écrivait un théologien- que notre Église comme un frigidaire s'est refroidie pas en dedans.

L'Eucharistie du dimanche fait l'Église communauté. Il ne peut y avoir de communauté sans rassemblement. Alors cette célébration ne devrait-elle pas être l'expression  de la foi et de la mission d'un peuple. Le vrai drame est que ces célébrations pensées dans des laboratoires ne nourrissent pas la vie spirituelle du peuple. Je laisse à l'esprit le soin de nous conduire plus loin.

mardi, 27 novembre 2018 16:18

Réflexion.

Quelqu'un a dit: La pastorale comme l'évangélisation est affaire d'amitié. La question que je dois me poser: Est-ce que ma présence pastorale développe l'amitié autour de moi ou l'agressivité? Plus notre amitié avec le Christ sera forte, plus notre amitié avec les autres sera forte aussi. Avec ma tasse de café, ce matin, je me suis posé la question; je nous invite à le faire.

 

Arrêtons-nous un instant pour écouter la nature, elle me parle de l'Avent qui commence aujourd'hui. La nature, comme un vieux sage, vient me rappeler une leçon de vie intéressante. Elle est aujourd'hui dans un temps de préparation à une renaissance. La neige recouvre le sol pour préserver les racines du gel afin d'être en forme au printemps pour produire des fleurs et des fruits. Les arbres descendent dans leurs racines préparer la sève qui servira à la germination au printemps. Ce temps de repos est un temps riche d'intériorisation, de retour à l'intérieur en vue d'un renouveau printanier.

C'est le temps de l'Avent que nous commençons aujourd'hui dans notre année liturgique. Ce temps avant Noël est un temps de retour intérieur, un temps pour descendre dans nos racines intérieures chercher nos forces spirituelles pour une renaissance. C'est un temps d'inrétiorisation pour reédcouvrir notre qualité d'enfant de Dieu; un temps pour faire l'expérience intérieure du divin qui nous habite. le temps de l'Avent est un temps de repos à l'exemple de la nature, mais pas un temps d'inactivité. Le temps de l'Avent nous invite à redécouvrir de l'intérieur la merveille que nous sommes.

La liturgie nous fait méditer le texte de Luc où Jésus nous dit que si nous faisons cette démarche intérieure, il y aura des transformations radicales qui vont nous déranger. Luc dit à son cher Théophile qu'il s'est informé avant d'écrire. Il est allé aux sources, il est descendu dans les racines de la vie chrétienne autour de lui pour être sur de ce qu'il enseigne. Descendre en nous dans nos racines intérieures, c'est allé au sources de la vie chrétienne en vue d'un renouveau de vie. Luc ne parle pas d'un récit mais d'un témoignage de vie puisé dans les racines même du christianisme. Ce à quoi le tournant missionnaire nous invite.  Notre monde a de plus en plus besoin de témoins du ressuscité au quotidien.

Si nous nous permettons cette démarche intérieure vraie, le soleil de bien des nos sécurités va s'obscurcir, les étoiles de nos rêves disparaitront, ce sera un temps de purification et de découverte et non la fin. Nous nous retrouverons dans une grande pauvreté spirituelle et c'est alors que la lumière de Noël viendra nous faire revivre une renaissance spirituelle profonde. Nous retournerons à l'essentiel. Quand vous vivrez cela, dit Jésus, relevez la tête, puisez dans les racines de votre baptême, la renaissance est proche. La purification à une renaissance est arrivée. En ces jours-là la voix de Jérémie retentira à vos oreilles: "Je ferai surgir parmi vous le germe du Messie qui réalisera la parole de bonheur que je vous ai adressée."  Ce temps de l'Avent est un temps de découverte pour accueillir la lumière de la renaissance du Christ dans nos vies. C'est un temps pour progresser dans la découverte de l'amour du christ en nous.

Ce serait peut être un temps pour se demander ensemble pourquoi nous venons à la messe  le dimanche? Redécouvrir ensemble ce que signifie "communier au christ" au quotidien et à l'Eucharistie? Souhaitons que ce tmeps de l'Avent nous fasse vivre les bouleversements intérieurs annoncés par le Seigneur pour faire de nous des témoins authentiques de sa présence et de son amour.

jeudi, 22 novembre 2018 15:03

Emmaüs 2018.

Ma méditaiton de ce matin autour d'un bon café m'a conduit sur la route d'Emmaüs. Deux hommes faisaient route vers Emmaüs et se plaignaient un peu découragés. Leur Sauveur était mort. Leurs espoirs étaient perdus. Lc 24, 13. Depuis la Révolution tranqille au Québec, nous sommes comme eux sur la route d'Emmaüs. Découragés nous nous disons    ; Rien ne va plus. Plus de pratiquants, plus de prêtres, nos églises se vident et nous devons les venfre ou les donner, les funérailles se font de plus en plus au salon funéraire, les gens sont ou bien allergiques à la relaigion ou infifférents. Rien ne va plus.

"Quelques femmes se sont rendus au tombeau, mais n'ont pas tourvé son corps et même nous ont rapporté que des anges leur avaient révélé qu'il était vivant. (...) Mais ils ne l'ont pas vu." Lc 24, 22. Depuis longtemps, Jésus s'est présenté sous le visage de femmes et d'hommes pour tenter d'expliquer que nous vivons une période de purification et de renouveau. Un temps pour revoir nos pratiques et nos coutumes, nos façons de faire et de revenir à l'essentiel. Et même à partir de la Bible, ils ont essayé de faire comprendre que l'histoire se répète et que ces changements sont nécessaires pour retrouver l'essentiel de l'Évangile. On nous parlé du renouveau des ministères,  de revoir les ministères du baptême afin de resituer le ministère presbytéral à l'intérieur de ces ministères et de retrouver une Église toute entière ministérielle. Mais ceci n'a pas amener plus de monde à l'église. Rien ne va plus. Certaines femmes nous ont parlé d'activités intéressantes vécues avec des familles et des enfants, d'autres nous parlent des groupes de partage d'Évangile, mais nos églises ont continué de se vider. On nous parle d'évangélisation et de tournant missionnaire, mais nous ne savons pas exactement de quoi il s'agit. Rien ne va plus.

Or, quand ils furent à table, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction et le leur donna. Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent. (...) À l'instant même, ils retournèrent à Jérusalem." Lc 24, 30. Ils l'avaient reconnu et Il les avait retournés à la mission. Peut être qu'aujourd'hui nous arrivons à l'auberge d'Emmaüs où si nous prenons le temps de nous arrêter pour l'écouter et partager, il nous arrivera de le renonnaitre dans les changements que nous vivons. Peut être que nous réaliserons que comme les disciples d'Emmaüs nous avons tourné le dos à la mission du Christ. Il nous avait demandé de faire des disciples et de les baptiser. N'avons-nous pas oublier de faire des disciples et avons fait des catholiques et des pratiquants. Il me semble que nous sommes invités à prendre notre place à la table du Seigneur pour redécouvrir sa mission aujourd'hui. Prenons notre place à la table du Seigneur pour l'écouter, il nous parle à travers les hommes, les femmes et les enfants d'aujourd'hui. Les disciples d'Emmaüs ont laissé leur rêve de libération pour entrer dans le projet du Seigneur. Nous avons érigé un système religieux, il est peut être temps de faire du ménage pour redécouvrir l'Essentiel.

La question qui m'apparait vitale pour aujourd'hui: Comment répondre aux besoins spirituels des gens d'aujourd'hui? Il nous faut d'abord les écouter pour le connaitre,  cheminer avec eux sur la même route, établir un climat de confiance et de dialogue pour passer à la découverte du Christ au coeur de notre vie. Notre route d'Emmaüs sera longue et sans doute difficile mais elle s'ouvre devant nous comme un large chemin d'espérance.

mercredi, 21 novembre 2018 21:47

Réflexion.

J'ai fait une "vente de garage" dans ma vie de prêtre et Dieu s'est laisser découvrir dans cette pauvreté.

 

mardi, 20 novembre 2018 17:07

Le Bonheur.

On demanda à un vieux religieux: "Pour vous, père, c'est quoi le bonheur?." Et lui de répondre: "Qu'est-ce que l'être humain? Un être de relation. Le bonheur lui devient accessible lorsqu'il possède une relation de qualité avec lui-même, avec les autres et avec Dieu." Le Bonheur ne réside donc pas dans les prouesses techniques, mais dans des relations. Et l'être humain s'"améliore" lorsqu'il s'ouvre aux autres et à Dieu. Mgr B. Blanchet.

 

mardi, 20 novembre 2018 15:06

Un roi pasteur.

C'est toi qui dis que je suis roi." Et Jésus aurait pu ajouter: Si tu relis mon enseignement et toute ma vie, tu verras ce que j'ai dit: "Je suis le bon Pasteur, je connais mes brebis et elles me connaissent, elle écoutent ma voix. Je suis venu pour servir et non être servi et quand on a voulu me faire roi, je me suis dérobé. Nous pourirons citer bien d'autres textes comme ceux-ci.

À l'exemple de Pilate, nous nous sommes peut être fabriqué un roi à notre vouloir. Nous nous souvneons des Fête du Christ-Roi avec de beaux ostensoirs d'or, et même des trônes où nous adorions le roi des juifs. Nous avons nos petits Jésus dans la crèche bien vêtu de satin reposant sur des coussins moelleux. Nous adorons un Jésus dans nos églises et oublions le Jésus souffrants au quotidien dans la vie de nos contemporains. 

Je sui le bon Pasteur dit Jésus, je suis le pasteur des pauvres, des petits, des blessés de la vie, des gens intimidés; ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites." Je suis le pasteur du service. Pilate s'était fabriqué un Jésus dont il avait peur qu'il le détrône. Et il avait devant lui un témoin de l'amour et du pardon.

Cette Fête dédié au christ roi nous permet de mieux découvrir qui est Jésus Christ pour nous. Notre façon de découvrir la royauté du Christ est de prnedre ocnscience qu'il vit en moi, qu'il est au cour de ma vie. Il n'est pas un roi qui domine, mais un marcehur sur la même route que moi. Nous aimons les êtres puissants qui font des choses hors de l'ordinaire. Nous aimons adorer un Christ puissants dans le tabernacle roi de l'univers et nous oublions d'adorer ce même Christ dans le coeur et la vie de nos voisins, du drogué ... Jésus n'a qu'une puissance, celle de l'amour et de la miséricorde. Jésus est d'Abord le pasteur qui rassemble, nourrit les foules, guérit les blessures, défend le pauvre. Il est le témoin qui nous révèle notre qualité d'être enfant du Père. le Christ n'est pas un roi avec une couronne d'or, mais avec une couronne d'épines.  Il n'est pas le puissant qui brandit le sceptre ou les armoiries dupouvoir, mais il brandit le lys de la paix et de l'amour.

L'Église que nous sommes est le signe de cette royauté du Christ au coeur du monde. Nous le sacrement du Christ Pasteur. Il est le prêtre qui s'offre et nous offre avec lui comme un immense chant d'action de grâce; il est leprophète qui éclaire nos vies par sa parole de vérité et de liberté; il est le pasteur qui rassemble son peuple à l'exemple "d'une poule qui rassemble ses poussins". Notre monde a un urgent besoin de ce Pasteur et de pasteurs qui le révèlent...  Nous sommes invités aujourd'hui à redécouvrir ce Pasteur en nous si nous voulons le faire découvrir autour de nous. En ce temps d'évangélisation, nous devons nous centrer moins sur un Christ puissant qu'il faut adorer, mais sur un Christ au coeur de nos vies, qui marche avec nous pour nous conduire au Père. Devenons des adorateurs en esprit et en vérité.

Communier au Christ dans l'Eucharistie, c'est communier au même Christ qui m'habite. Avec mes frères et soeurs je viens communier à cette force qui me permet de mieux le révéler au coeur du monde.

 

jeudi, 15 novembre 2018 16:01

Sur la route.

Jésus a été souvent sur la route et nous sommes invités à sa suite. L'Église de Jésus Christ est née sur la route et son avenir repartira sur la route, c'est ma conviction. La route du pauvre, du travailleur, de l'homme de la rue, comme celle du théologien, c'est la route de Jésus Christ. La renouveau de notre Église se fera sur la route à côté de l'être humain dans son devenir.

Sur cette route, qui vais-je rencontrer? Il faut se dire que lors de la Révolution tranquille au Québec le peuple a  largué la religion catholique. Ce fut une révolution religieuse en même temps que politique. Maintenant il nous appartient de vivre l'évolution. Des intellectuels, des artistes et bien d'autres ont une expression forte pour dire leur point de vue: Nous nous sommes débarrassés de l'Église catholique. Le Québec s'est "décatholicisé."  Que nous soyons d'accord ou non avec ces points de vue, un fait reste nos églises se sont vidées, et une bonne partie de la population est allergique à la religion. L'autre partie est indifférente et devant un vide spirituel et religieux. C'est au coeur de cette communauté que nous devons prendre la route maintenant pour l'écouter, guérir des blessures et découvrir Jésus Christ.

Mon père disait souvent, si tu veux planter un clou, frappe dessus et non à côté. Il nous est indispensable de bien connaitre le monde où nous vivons, ce qu'ils ont vécu, les blessures à guérir, si nous voulons retrouver le Christ au oceur de cette vie. Sinon nous risquons de frapper à côté du clou. Nous devons prendre la route avec ces chrétiens avec un coeur de pasteur, un pasteur qui aime, accueille sans jugement; un pasteur qui écoute et qui chemine, un pasteur qui marche avec et non qui dit quoi faire, un pasteur comme dit le Pape François qui a l'odeur des brebis, qui sent le mouton. "Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent." 

Nous parlons beaucoup d'évangélisation, mais posons-nous la question:  Voulons-nous des catholiques ou des disciples du Christ, des témoins du resuscité sur le terrain au quotidien? Il est difficile pour nous de penser faire des disciples parce que nous ne savons pas ce qu'est un disciple.  Nous avons été catéchisés et sacramentalisés et nous réfléchissons toujours en fonction de ce que nous avons connu. Prendre la route avec le Christ, la route du chrétien d'aujourd'hui, c'est laisser notre route sécuritaire pour partir avec nos frères et soeurs sur la route de la Galilée qui est la route de l'amour, de l'accueil, de la naissance,  la route du prophète, etc .. avec laquelle nous ne sommes pas familliers. Le chrétien qui a quitté la pratique sacramentelle m'invite sur sa route et non sur la mienne. Le Christ m'invite sur sa route et non sutr la mienne. Suis-je moi-même évangélisé pour prendre la route avec le Christ? Comme prêtre, j'ai de gros doutes sur ma capacité d'évangélisé. Ne vaudrait-il pas mieux au départ tourner le miroir vers nous avant de le tourner vers les autres?

 

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