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Homélies, réflexions et spiritualité

Nouvelles

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mercredi, 31 octobre 2018 14:25

Pause ...

Et c'est parfois dans un regard, dans un sourire, que sont cachés les mots qu'on n'a jamais su dire." Yves Duteil.

Le temps est suffisamment long pour ceux qui savent l'utiliser..Léonard de Vinci.

mardi, 30 octobre 2018 14:06

Écoute .. Mc 12, 28-34.

Un jeune enfant parlait à sa mère au retour de l'école pendant que sa mère fricotait le repas. L'enfant lui dti: Maman, tu ne m'écoutes pas. Mais oui je t'écoute, lui répondit elle. Mais non, tu ne me regarde pas. elle entendait tout en travaillant, mais n'écoutait pas. C'est ce que nous faisons souvent avec les autres, nous entendons sans écouter. Aujourd'hui, Jésus nous invite à écouter.

"Écoute, Israël". La voix de Dieu ne s'entend pas, elle s'écoute avec le coeur. "J'inscrirai ma loi au fond de votre coeur". La voix de Dieu monte du coeur et non dans les oreilles.

Nous prenons le mot "écouter"dans le sens d'obéir. Quand je retardais à faire la commission demandée par ma mère,  mon père me disait: Écoute ta mère quand elle te parle. Écouter Dieu en nous, c'est d'abord se laisser baigner par sa présence et son message d'amour. Il s'agit moins au départ d'un geste à poser que d'une façon de vivre, façon d'être.

Jésus dit: Écoute la loi de Dieu est dans ton coeur. Laisse-la monter en toi. Laisse-toi transformer. L'ingrédient important de toute vie humaine est l'amour, et cet ingrédient est en toi d'abord. Nous sommes tatoués de cet amour de Dieu.

Nous vivons dans un monde où la violence augmente constamment; un monde où on oublie de se parler, de se comprendre, de se pardonner. Ce qui convertit et transforme une vie ne vient pas de l'extérieur mais monte de l'intérieur, c'est pourquoi Jésus dit: Écoute. Écoute ce que tu es, ce que le Seigneur a mis en toi et vis-le. Combien de conseils n'avns-nous pas entendus, des sermons, des façons de faire et rien n'a changé en nos vies. Nous avons entendu sans écouter.

Ce que Jésus nous demande d'écouter, c'est l'amour. Nous sommes des êtres fabriqués par l'amour., remplis de l'amour du Seigneur.Je suis l'enfant bien-aimé de Dieu et mon voisin aussi. Aimer Dieu et son prochain est tout UN. Aimer l'autre, c'est aimer le divin qui nous habite.

Dans ce texte de l'Évangile, Jésus nous donne un témoignage. L'homme qui l'interroge est un scribe, donc un homme du système religieux qui veut se débarasser de Jésus. Jésus dépasse les différences pour voir ce qui est bon dans l'homme et le félicite: tu n'es pas loin du royaume. Aimer c'est dépasser l'écorce pour aller au niveau du coeur, niveau des valeurs qui font vivre. Ailleurs Jésus dira: Quel mérite as-tu à aimer seulement les personnes qui pensent comme toi?

Aimer, c'est dépasser les différences de toutes sortes pour cheminer ensemble. Aimer, c'est savoir écouter en silence pour comprendre. Aimer, c'est savoir regarder avec les yeux du coeur pour découvrir la beauté de l'autre. C'est ce que Jésus fait aujourd'hui avec moi dans mon Eucharistie et dans laquelle, il me donne la force de d'aimer comme lui.

 

lundi, 29 octobre 2018 23:43

Bravo Mélanie.

Voici un bravo qu'un père de famille écrivait à son fils au jour de son mariage.

Bravo à vous deux de permettre, par les liens sacrés du mariage, d'unir nos deux familles Mercier e tRobinson et d'agrandir la famille.

Ces dix derières années nous permettent de consolider, en ce jour mémorable, cette union avec votre belle et petite famille.

La vie, dorénavant, va se charger de consolider cette belle aventure et de vous imprégner d'un amour mutuel, et ce, au plus profond de vous-mêmes.

Maintenant, Pascal,   les journées les plus froides ne pourront diminuer ton ardeur face à l'amour qui vous unit, même Boston (hokey) n'y changera rien.

Il ne faut pas oublier que vos enfants Britany et Milan, même avec les années, demeureront  le gage et la réussite de votre amour.

Merci Mélanie, Merci Pascal de nous faire vivre cette belle et grande aventure.

Signé: Albert et Doris.

samedi, 27 octobre 2018 15:27

La montagne de ...

J'écoutais un reportage sur la Montagne de l'horeb à Ste-Agathe des Monts. Cette maison accueille des prêtres et religieux qui ont besoin de repos et d'accompagnement souvent à la suite d'épuisement. La fondatrice disait à ces prêtres: "Qu'est-ce que tu vis, toi, dans ce que tu fais?"  Cette question m'a rejoint ce matin: Qu'est-ce que j'ai vécu, moi, dans ce que j'ai fait? Et je me suis demandé si ce que j'ai vécu n'a pas influencé les gens autour de moi? Je réalise que ce que je vis aujourd'hui quand le préside uns célébration soit une funérailles ou une messe, mon vécu est très différent d'il y a 10 ou 20 ans. Surtout quand je préside une funérailles, j'essaie de sortir du rite et de me rapprocher le plus du vécu des familles. Je trouve belle cette question: Qu'est-ce que tu vis, toi, quand tu célèbre? Est-ce que je fais un rite, est-ce que je fais un acte de dévotion personnelle ou si je préside la prière d'une communauté? Acceptons d'être questionné.

 

samedi, 27 octobre 2018 15:16

Le synode ...

Se vit aujourd'hui le synode sur les jeunes, le svocaitons, etc ... Je regarde l'Évangile et je vois une petite fille choisie pour porter le Christ au monde. Dieu a fait confiance à cette jeune fille pour donner naissance à Jésus.  Son parcours catéchétique n'a pas été très long. Elle a appris sur le tas comme on dit. La leçon que j'en retire est que nous sommes invités à faire confiance aux jeunes, ils ont quelque chose à dire et à vivre comme Marie. Les vieilles Dame comme Anne et Élisabeth ont préparé la route en donnant naisance l'une à Marie et l'autre à Jean Baptiste. Nous sommes invités nous aussi les plus agés et âgées à donner naissance à ces jeunes qui vivront le présent pour bâtir l'avenir et les laisser vivre cet avenir. Le tournant missionnaire s'amorce.

 

samedi, 27 octobre 2018 15:07

Accompagner ma bien-aimée.

L'Évêque de Ste-Anne de la Pocatière disait dans une entrevue que son premier défi était d'accompagner sa Bien-Aimée, son Église diocésaine. J'ai aimé beaucoup cette expression: "Accompagner ma bien-aimée." Le Pape François disait aux prêtres dernièrement: "Nous ne sommes pas là pour dire aux gens quoi faire, ils le savent mieux que nous. Nous sommes là pour les accompagner dans leur vécu." Ne serait-ce pas la devise de tous les prêtres, même les vieux comme moi, d'accompagner ma bien-aimée. Ne serait-ce pas aussi le tournant missionnaire? Pensons-y un peu.

vendredi, 26 octobre 2018 17:21

Nazareth.

La spiritualité de Nazareth est d'une actualité incontournable dans notre démarche de "tournant missionnaire et d'Évangélisation nouvelle". J'ai déjà écrit une réflexion sur le sujt et j'y reviendrai sans doute une autre fois.  Aujourd'hui je reprends un bref extrait  du livre Le visage humain de Dieu à Nazareth  pour méditer. Il s'agit d'un parallèle ente Nazareth et Jéusalem, j'y ajoute entre parenthèse quelques réflexions prsonnelles.

(L'Église de) Nazareth est synonime de charisme et d'engagement; (L'Église de)  Jérusalem est synnime de devoir et d'obligation et de pratique.

À Nazareth, nous parlons de laïcs et d'une liturgie de la vie; à Jérusalem nous rencontrons des prêtres et des lévites.

À Nazareth, c'est une voix prophétique; à Jérusalem ce sont des liturgies, des rituels et des rubriques.

à Nazareth, la parole de Dieu est la force du prophète; à Jérusalem la structure et la loi constituent le pouvoir des prêtres et du roi.

À Nazareth, Dieu s'est incarné; à Jérusalem il est mis à mort, crucifié.

Ce sont là deux trajectoires spirituelles diférentes qui constituent un défi par rapport à notre image de Dieu et de l'Église. Elles remettent en cause notre ecclésiologie et nos liturgies. Elles questionnent notre tournant missionnaire.

Quelle fut la relation du Christ avec ces deux spiritualités?

Où se situe notre Église? et où je me situe, moi?

Suis-je disciple du Christ ou membre pratiquant d'une Église? Ou les deux?

jeudi, 25 octobre 2018 15:09

Allumons un feu.

Je suis venu apporté un feu sur la terre et comme je voudrais que ce feu soit déjà allumé. Lc 12, 49. Jésus est venu apporté le feu de l'amour, de la miséricorde, du respect des autres, de l'écoute, et si je regarde autour de moi et dans notre monde, il me semble que ce feu est un peu refroidit. Le feu de l'Évangile devrait être assez fort pour purifier nos désirs de pouvoir, de possession, de jalousie; il devrait être assez chaud pour réchauffer notre monde qui grelote devant la violence et l'agressivité grandissantes; il devrait être assez fort pour éclairer les consciences  dans la défense des pauvres, des petits du royaume. Évangéliser, ne serait-ce allumer ce feu de l'Évangile dans le coeur des hommes et des femmes d'ici? Chrétiennes et chrétiens allumons ce feu de l'Évangile dans le coeur de notre monde. Quittons le confort de nos rites et doctrines trop souvent décrochés de la réalité  pour ouvrir les trésors de l'Évangile. 

 

mercredi, 24 octobre 2018 14:42

Un vieux médite ...

En méditant ce matin au moment d'avaler ma dernière gorgée de café, un texte de Marc me rejoint. Marc 5, 21-34 nous parle de la Dame hémoroîse qui touche le vêtement de Jésus pour être guérie. Cette dame depuis plusieurs années perd son sang, elle laisse couler sa vie, s'affaiblit. Elle a consulté des médecins qui l'ont appauvrit et son état n'a fait qu'empirer. En touchant le vêtement de Jésus, elle est guérie.

Je me dis, c'est mon hisoire et celle de mon Église. Combien de fois ai-je essayé des thecniques, des méthodes ou des prières supposément miraculeuses pour guérir des habitudes mauvaises et j'ai échoué. Seule une meilleure compréhension de mon état et la foi au christ pouvaient me conduire ailleurs.

N'en  n'est-il pas (un peu) ainsi dans notre Église. Depuis la révolution au Québec où la société a changé, notre Église a perdu sa vitalité, elle a souffert de perte de "sang". Les chrétiens ont quitté les uns à la suite des autres, les églises se sont vidées, les vocations comme nous les connaissions sont disparues ou presque. Durant ce temps des médecins -clers et laïcs-  ont prescrit des médicaments pour corriger la situation et le mal  a continué de progresser. Nous avons connu différents projets pastoraux: zones pastorales, comités de toutes sortes, secteurs pastoraux, des priorités diocésaines etc ... Notre Église a continué de s'appauvrir à tous les points de vue, les vocations ne sont plus au rendez-vous. La solution est simple: toucher le vêtement de Jésus.

Toucher le vêtement de Jésus aujourd'hui: Qu'est-ce à dire? Ne serait-ce pas partir de l'être humain? Regarder qui nous sommes devenus comme société, quels sont nos désirs et nos besoins profonds, devant quel vide spirituel sommes-nous placés? Toucher le vêtement de Jésus ne serait-ce pas aussi ouvrir l'Évangile, le méditer et se laisser évangéliser? Nous ne pourrons jamais évangéliser si nous ne sommes pas d'abord nous-mêmes évangélisés. Quand je parle de nous, je pense à nous les prêtres, les vieux chrétiens du dimanche. Toucher le vêtement de Jésus ne serait-ce pas développer l'attitude de Jésus auprès des pauvres, des pécheurs, des mal gommés de la société, les gens qui ne fréquentent plus l'église mais vivent des valeurs chrétiennes profondes? Toucher le vêtement de Jésus ne serait-ce pas aussi prendre des temps d'arrêt, de silence pour écouter Jésus parler à travers la vie, les personnes et vivre des moments de communion porfonde avec Lui?

Ce matin, je dis au Seigneur: Laisse-moi toucher ton vêtement pour être dans mon milieu celui dont tu rêves que je sois pour les gens qui m'entourent.

mardi, 23 octobre 2018 16:10

Sur la route avec Jésus. Mc 10, 46-52.

Quand Jésus nous invite à faire route avec lui, c'est toujours pour nous faire vivre un pas de conversion. Aujourd'hui, il rencontre Thimée le fils de Barthimée. Jésus va opérer un miracle pour nous donner un message. Jésus ne fait pas de miracle pour le plaisir de montrer sa puissance, c'est une façon pour lui d'enseigner.

Jésus avec ses disicples fait route vers Jérusalem. Il leur a annoncé sa mort, mais ils n'ont rien compris. Il a enseigné sur l'accueil et le service et voila que ces messieurs rabrouent l'aveugle et ne veulent pas l'écouter. Les disciples n'ont rien compris. Ils veulent une place de choix dans le royaume. Alors Marc place la guérison de l'aveugle avant l'entrée à Jérusalem pour nous faire comprendre que lorsque nous sommes dans ces situations, nous sommes comme un aveugle. Devant la situation vécue en Église présentement, nous sommes aussi très souvent comme des aveugles. Nous ne savons pas ce qui se passe, nous ne savons pas toujours quoi faire dans la situation. Nous avons besoin que le Seigneur nous ouvre les yeux.

L'aveugle a une attitude très simple devant le Seigneur: "Aie pitié de moi, Fils de David." Quand Jésus prend en pitié, c'est qu'il prend en charge et répond aux besoins des personnes. Il invite l'aveugle et lui fait exprimer son besoin. Voila l'attitude du pasteur qui accueille, écoute et répond aux attentes. C'est l'atittude que Jésus nous invite tous à avoir devant un frère ou une soeur dans le besoin. Et pour éviter de donner une réponse qui ne répond pas aux besoins, Jésus demande: "Que veux-tu que je fasse pour toi?" Jésus nous enseigne  l'attitude première du pasteur. "Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent". Je leur donne la nourriture dont ils ont besoin. Jésus nous invite à revoir  quelle nourriture nous donnons aux chrétiens que nous rencontrons. Est-ce celle dont ils ont besoin ou celle que nous pensons qu'ils ont besoin? C'est la question que Jésus me pose aussi: Que veux-tu que je fasse pour toi? Et si je veux qu ele Seigneur réponde à mon besoin, mon voisin aussi a ce même désir.

Les gens rabrouent ce pauvre homme sur le bord de la route. Ils n'onr rien compris à l'enseignement de Jésus sur le service. "Le premier sera le serviteur de tous." Ceci vient poser une question sur mon attitude dans l'accueil des chrétiens qui reviennent demander un service à l'Église. C'est mon jour de congé ... Je n'ai pas le temps .. ou encore à l'Église nous avons des lois et des exigences et c'est comme cela que ça marche. Nous parlons beaucoup aujourd'hui de tournant missionnaire et Jésus nous donne l'attitude du pasteur et du missionnaire.

L'aveugle laisse tomber son manteau et accourt vers Jésus. Il laisse tomber ses peurs devant les gens qui le rabrouent, il laisse tomber ses blessures causées par le mépris pour emboiter le pas à la suite de Jésus Christ. Moi, que dois-je laisser tomber pour m'engager sur la route avec le Christ, pour m'engager dans le tournant de l'évangélisation, pour sortir des sentiers battus et confortables vers la route avec le Christ.

Dans notre société qui essaie de vivre la laïcité, des chrétiens sur le bord de la route m'interpellent: Nous avons besoin de nourriture spirituelle, nous avons besoin d'accueil et d'écoute ... Sommes-nous comme la foule qui essaie de les faire taire ou de faire la sourde oreille? J'ai besoin de contempler cette attitude de Jésus, besoin de m'en imprégner pour la vivre au quotidien avec mes frères et soeurs dans le besoin et que l'attitude de Jésus devienne mienne. C'est ce que nous venons chercher dans l'Eucharistie d'aujourd'hui. 

 

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