Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

Filtrer les éléments par date : octobre 2019
jeudi, 17 octobre 2019 14:45

Installation.

Ce matin, je me suis senti invité à méditer ce mot "installation." J'entends parlé de l'installation des prêtres dans les paroisses ou secteurs et j'ai regardé ce que j'avais vécu dans cette question depuis 50 ans. D'abord j'ai ralisé que je n'avais jamais été installé personnellement dans les paroisses où j'ai servi. J'arrivais avec ma lettre de nomination de l'évêque que je lisais ou faisait lire par le président de fabrique et je m'assoyais au coeur de la communauté pour leur dire que j'étais là pour les connaitre, vivre avec eux,  les aimer et les rassembler autour de Jésus Christ. C'était ma façon d'arriver.

Plus tard avec Mgr Dumais, losque nous avons mis en route les secteurs, nous avons inventé une présentation des équipes. Dans une petite formule simple nous présentions des pasteurs: prêtres, agens et agentes de pastorale et incluons une démarche des gens dans L'accueil de l'équipe. Nous voulions que la communauté accueille ses pasteurs dans une démarche précise et claire. Chaque fois nous l'évaluions pour mieux l'ajuster aux circonstances. C'était notre façon à nous de vivre l'arrivée d'une équipe.

Il y a une dizaine d'années, je suis allé participer pour la première fois à l'installation d'un prêtre en secteur. je n'avais jamais vu une vraie installation. J'y ai reconnu les trois moments importants même de l'ordination: Enseigner, Sanctifier, Gouverner. On lui a remis  l'Évangéliaire pour enseigner, le calice pour rassemblement dans la prière,  on l'installa sur le trône de la présidence pour gouverner. C'était leur façon d'installer.

Come je suis un retraité qui s'amuse à vieillir,  je me suis amusé à regarder dans l'Évangile comment Jésus avait été installé dans sa mission. Le premier texte intéressant est celui de Cana en Galilée. Jésus commença sa mission à Cana -petit village de Galilée pas très catholique dirons-nous aujourd'hui- et surtout durant une noce, moment de réjoissance, d'alliance, de fête, de communion. Et fait très déroutant pour nous, c'est une femme qui l'a installé. "Ils n'ont plus de vin." la nourriture de l'ancienne alliance ne nourrit plus, elle est épuisée; le vin de l'ancienne alliance ne réjouit plus le coeur de l'homme, ils ont besoin du vin de la Nouvelle Alliance.  Jésus entreprend sa mission au coeur d'une communauté réunie dans un moment d'alliance, de communion, de fête et il pose un geste de service à la communauté. Et ce geste, il le pose sous la demande d'une femme, une mère qui connait bien les besoins des familles et des gens. Et dans ma méditation, je me suis dit, le jeudi saint au soir, Jésus installe ses apôtres dans leur mission et leur dit: Faites ceci en mémoire de moi. Ce que j'ai fait , enseigné, je vous le donne pour que vous le rendiez présent jusqu'aux confins du monde. C'était sa façon d'installer les siens. 

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mardi, 15 octobre 2019 14:01

Inviter à prier. Lc 18, 1-8.

Ce matin, en relisant l'Évangile de Luc, le Seigneur me dit: Assis-toi et regarde ta relation au Seigneur Jésus Christ. Regarde qui est Dieu pour toi, car ta façon de voir Dieu est souvent la source de ta prière. A qui t'adresses-tu quand tu pries?

Si Dieu est un être extérieur à moi avec un mauvais caractère, je devrai bien prier et bien vivre pour me le rendre favorable; si au contraire Dieu est pour moi un Bon Pasteur qui m'accompagne au quotidien, ma façon de le rencontrer dans la prière sera différente. La présence divine qui m'habite est une présence de bonté, d'amour, de miséricorde, c'est une présence qui veut mon bien et m'aide à grandir. Ma prière devient conversation avec un ami, un père. Ma prière n'est pas nécessairement des mots, mais une qualité de présence et de communion. Nous avons souvent vu des couples communier profondément dans un moment de silence avec un seul regard. C'est le silence qui parle le plus fort, disait un enfant de 10ans. Ma plus belle prière est quand ma vie, mon quotidien devient prière.

Le prière ne change rien au plan du Seigneur avec moi; elle me convertit à ce projet de Dieu. Elle n'apporte rien dans ma vie; elle me fait découvrir ce que je suis et que le Seigneur m'a donné.  Nous avons vu de grands malades angoissés devenir calme, serein et guérir. la prière leur avait fait découvrir leur force intérieure, la puissance de l'Esprit qui les habitait et ils ont retrouvé la force de vivre.

La veuve de la parabole s'adresse à quelqu'un d'extérieur à elle et sa persévérance lui fait obtenir ce qu'elle désire. Le juge le fait pour se libérer dette "tanante". Le Seigneur n'agit pas ainsi, il est en nous, il chemine avec nous et notre prière devient un dialogue constant avec lui. Le Seigneur donne une réponse d'amour à notre prière. Le juge de l'Évangile se "débarrasse" de la veuve, au contraire le Seigneur "S'embarrasse" de nous dans sa réponse à notre prière. Il fait partir de sa réponse.

Nous sommes des êtres remplis de la présence divine, tatoués de l'Esprit et la prière devient dialogue entre deux êtres et se fait louange et action de grâce. Elle est communion avec le divin qui m'habite. Nous nous demandons parfois après un temps de maladie ou d'épreuve comment nous en sommes sortis sans être trop brisés. La prière nous a fait découvrir cette force divine en nous qui nous permet d'aller plus loin. 

Nous devrions apprendre à prier "avec" et non "pour". Prier avec nos malades, avec les pauvres et pas seulement pour eux afin de découvrir ensemble cette force divine en eux aussi. Je ne dis plus aux gens que je vais prier pour eux. Je vais prier avec vous, nous allons prier ensemble pour que vous découvririez la force de Dieu qui vous habite. On demandait à quelqu'un: c'est quoi pour toi la plus belle prière, il répondit: Quand je deviens prière. La plus belle prière est notre quotidien vécu dans la communion avec le divin qui nous hbite. Dans notre Eucharistie de ce jour où nous devenons "Corps du Christ" devenons aussi prière de louange et d'action de grâce au quotidien.

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lundi, 14 octobre 2019 17:15

Équilibrer son corps.

La première pratique spirituelle consiste à équilibrer son corps.

La vie spirituelle commence et finit avec le corps. C'est le seul bien que nous posséderons assurément tant que nous serons en vie. Nous pouvons toujours méditer, visualiser et rêver, mais il nous est impossible de dépasser les limites du corps tant que ne l'avons pas d'abord totalement habité.

C'est dans un corps équilibré que la chair et l'esprit s'unissent pour créer énergie et abondance dans nos vies. Nous parvenons à cet équilibre grâce à la "triade magique de la santé": exercice quotidien, alimentation nutritive et repos adéquat. Équilibrez votre corps et fiez-vous à sa sagesse. Sur cette assise s'élève tout le reste. Dan Millman.

 

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dimanche, 13 octobre 2019 15:19

Une merveilleuse lecture

Timothy Radcliffe: Au bord du mystère, croire en temps d'incertitude. Cerf. Il s'agit d'une série de conférences données par le Père Dominicain sur différents aspects de la vie en Église. "Que penserait un Martien débarquant impromptu au sein d'une messe catholique? Qu'il est curieux que des bonhomes quelque peu décrépits et drôlement fagotés expliquent à une assemblée assise et silencieuse la meilleure façon de se comporter au lit?" Est-ce là l'image que nous souhaitons  donner aux jeunes? le Père Radcliffe avec l'humour que nous lui connaissons  nous invite à sortir de nos chapelles pour rejoindre notre monde et présenter le visage souriant du Christ. Heureuse lecture.

 

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dimanche, 13 octobre 2019 14:33

Écoute.

On a demandé au Père Timothy Radcliffe de donner une conférence sur le renouveau de la société et de l'Église dans notre monde en changement. Son premier mouvement fut de s'asseoir avec des jeunes pour leur parler du sujet et de leurs défis. Son premier geste fut d'écouter. C'est d'ailleurs le premier commandement du Seigneur:  Écoute Israël le Seigneur ton Dieu ensuite il donne le commandement de l'amour. Écouter n'est pas seulement entendre, c'est accueillir, essayer de bien comprendre et d'accompagner. Je crois que dans notre volonté de l'Église en sortie, il nous faut d'abord nous asseoir avec les gens et écouter. La voix des jeunes, la voix du peuple de Dieu est la voix de Dieu. Mon expérience me révèle que ce fut notre grand défaut dans le renouveau de notre vi eecclésiale de ne pas écouter ce que les gens vivent.

Et le Père Radcliffe nous dit que le premier désir des jeunes est d'être écouter, reconnus et accpetés. "En général le mécontentement à l'oeuvre dans le monde prend source dans le sentiment d'être privé de reconnaissance. (...) De jeunes musulmans en colère se radicalisent par sentiment d'invisibilité."Je suis ici disent-ils. Vous allez me voir, même si c'est avec le regard de la peur. J'y veillerai." Au bout du mystère, P. 121.

le manque d'écoute et d'acceptation pousse soit au découragement et à l'abandon ou à la colère et aux actions graves. "Le premier défi de l'Église est dons de poser les yeux sur les visages offerts par le jeunesse, pour les accepter et leur sourire." Quand ils se sentiront acceptés, qu'ils apprendront à sourire à la vie, nous pourorns les inviter à aller plus loin". Jésus a regarder les gens avec amour et leur a sourit. Pensons au regard sur Zachée dans son arbre, au regard sur Pierre en qui il vit sa capacité de conversion, c'est ce visage que nous devons représenter dans notre regard sur les autres. Qu'ils voient en nous le visage souriant et accueillant de Dieu.

Un  autre défi que le Père Radcliffe nous invite à écouter est que les jeunes veulent vivre et non seulement survivre. Ils veulent une société qui présente des défis à relever et non seulement  un statu quo à continuer. Nous le sentons dans tous les mouvements, le petit ronron quotidien n'intéresse plus. Comme Église il faut offrir des défis  importants, cette génération n'est pas résignée à une vie passive et à être des consommateurs de religieux.

Demain sera fait de notre capacité d'aujourd'hui à répondre aux besoins actuels des  femmes, des hommes et des jeunes d'ici. Notre premier mouvement est de les écouter. Savoir écouter et accompagner, savoir comprendre et accompagner, savoir accueillir et accompagner. C'est notre défi d'adulte en Église.

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jeudi, 10 octobre 2019 14:44

Réactionnaire.

Le sage est inévitablement un réactionnaire. En se libérant des pouvoirs qui écrasent, le sage devient dangereux.  Jésus fut crucifié, bouddha fut sans doute empoisonné parce que l»'un et l'autre prônait l'égalité des personnes et la liberté. Les pouvoirs religieux et politiques furent dérangés et on les fit taire. La montée de la droite dans  notre société et dans l'Église est en réaction à la liberté et à la sagesse populaire. Jésus en affirmant que les personnes sont plus importantes que les lois et en faisant des guérisons le jour du sabbat transgressait les lois et devenait une menace au pouvoir établit. Quelle honte! Jésus refuse de lapider la femme accusée d'adultère. Comme dirait André Beauchamp, cette mentlaité n'a pas subit de ride et est encore assez vivante à notre époque.

 

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jeudi, 10 octobre 2019 14:32

La sagesse.

Frédéric Lenoir: La sagesse, expliquée à ceux qui la recherchent. Seuil. "Un livre lumineux et dense comme la sagesse." Ce livre s'ouvre sur une question: Souhaites-tu réussir ta vie? Comment réussir sa vie selon la musique de son être dirait Jean Vanier, voila comment je résume ce petit livre de Lenoir. Il parle de la sagesse en regard de la spiritualité, de la religion et la philosophie. Il termine en parlant de la sagesse des enfants. C'est un livre à méditer. Bonen lecture.

 

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mercredi, 09 octobre 2019 14:44

La sagesse.

L'idéal de la sagesse n'est pas de chercher à adapter le monde à ses désirs, le sage transforme ses désirs pour les adapter au monde, autrement dit au réel. Il apprend à aimer la vie d'une manière inconditionnelle et non pas seulement quand tout lui est favorable.
Frédéric Lenoir: la sagesse. P. 32.

 

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mercredi, 09 octobre 2019 14:22

La souplesse.

J'entendais souvent dans mon jeune âge: On dirait qu'il a avalé un manche à balai. On le disait de quelqu'un qui marchait droit et empesé. Souvent cela traduit aussi une façon de voir et de vivre. La souplesse est une vertu dont on ne parle pas très souvent. Et pourtant elle est importante. Quand nous parlons de la droite politique ou religieuse,  ce sont souvent ces personnes rigides qui ont oublié que nous sommes des êtres en mouvement; et parfois aussi des personnes insécures dont la rigidité devient une protection. Le changement devient insupportable. Alors le respect intégral des rites et des lois devient la seule voie possible qu'il ne faut pas transgresser.

Il est important quand nous marchons d'avoir une souplesse du corps qui permet de bien profiter de ces moments de détente. la rigidité du corps enlève le goût de marcher ou nous en fait perdre l'habitude. Il en est ainsi dans la vie spirituelle ou même la vie tout court au quotidien. La souplesse fait partie de la vie des sages de ce monde, elle est aussi la sagesse de l'enfant. La souplesse est la sagesse du mouvement. La vie est un perpétuel mouvement; notre Église est en mouvement, nous avons donc besoin d'acquérir plus de souplesse si nous voulons suivre la vie et demeurer des témoins de l'Évangile dans ce monde en mouvement. C'est ce que des jeunes me disaient dernièrement: nous avançons dans la vie et vous êtes, en Église, demeurés dans un cadre rigide qui ne nous nourrit plus. Jésus est venu nous enseigner la souplesse qui fait passer les personnes et la vie avant les règles et les structures. Seigneur, apprends-nous la souplesse .......

 

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mardi, 08 octobre 2019 14:10

Devenir être de louange. Lc 17, 11-19.

Nous rencontrons souvent des personnes toujours seules, on dirait que personne ne veut les fréquenter comme si elles avaient manger de l'ail. On dit souvent: Ils ont la lèpre. C'est l'histoire de notre Évangile d'aujourd'hui.

Le Seigneur nous invite à découvrir notre lèpre.  Le lépreux à l'époque de Jésus était considéré comme contagieux et on  l'excluait de la vie en société pour éviter la contamination. Nous avons tous une petite lèpre au fond de nous qui rend nos relations parfois difficiles. Il est important de la découvrir et la guérir pour donner de la saveur à notre vie. La lèpre éloigne les gens et trop souvent nous vieillissons mal. En vieillissant on dirait que notre lèpre  se développe. le premeir mouvement que le Seigneur nous propose aujourd'hui est de découvrir notre lèpre et de travailler à la guérir.

L'Évangile nous pose une autre question importante: parmi les lépreux guérit, un seul revient dire merci. Les autres continuent leur route vers l'église pour accomplir les rites prescrits. Celui qui revient est un étranger, un Samartain, aujourd'hui on dirait quelqu'un qui ne vient plus à l'église. Les bons juifs sont au prise avec des obligations et des lois qui les font agir, alors que le Samaritain est libre, il a abandonné toute pratique, alors il revient dire MERCI. Comme dans la parabole du riche et de Laxare, ce sont les chiens, c'est à dire les païens qui viennent soulager le pauvre, aujourd'hui encore un païen revient dire merci, rendre grâce.

Le Samaritain nous apprend ce que signifie devenir disciple,  devenir chrétien. Il a fait une expérience profonde de l'amour du Seigneur dans sa vie et il vient rendre grâce. Il a fait une expérience au niveau du coeur et  non une connaisance intellectuelle. C'est une expérience qui change notre vie et nous met à la suite du Christ. Être disciple ne vient pas d'une connaissance intellectuelle, ne vient pas de choses apprises, mais vient d'une expérience d'amour. Quelqu'un disait: "L'amour est la plus belle façon de communiquer" Ma lèpre peut être aussi une pratique religieuse venant de lois, de la peur du péché et de l'enfer. La peur est souvent une grande partie de notre lèpre. Je me souviens d'un enfant qui venait se confesser autrefois, et ce qu'il me disait n'était pas péché; alors je lui demande pourquoi il pense que c'est un péché; il me répond: Maman était fâchée. Si maman es fâchée, si le bon Dieu est fâché, si Monsieur le curé est fâché, c'est donc un péché.  Notre lèpre prend des formes très variées.

La démarche qu'à fait le  lépreux le conduit à être un homme de louange. Les autres sont brimés par les structures à respecter et ne sont pas libres. Jésus est venu pour nous rendre libres. Nous sommes invités à devenir des êtres d'action de grace. Le Samaritain devient un témoin du Christ et son témoignage est venu jusqu'à nous. Son témoignage fera d'autres disciples, fera naitre des femmes et des hommes d'action de grâce et de louange.

Le tournant missionnaire nécessaire à notre Église se fera avec ces témoins sur le terrain, ces témoins des valeurs, du sens de la vie. Notre monde a soif de spiritualité, de ce qui fait vivre, de ce qui parle au coeur. Cet Évangile nous invite à placer les personnes avant les lois et les pratiques, à placer la vie avant les partiques religieuses, à descendre de l'intelligence au niveau du coeur. Nous avons besoins de pratiques et de strucutres mais elles doivent demeurer au service des personnes et de la vie. Devenons des chrétiens de louange et d'action de grâce. Ceci nous fera découvrir la grandeur  et la force de l'Eucharistie qui fait de nous des Merci au Dieu vivant.

Que notre communion au Christ dans sa Parole et dans l'Eucharistie fasse de nous des témoins capables de révéler au monde que "l'Amour est la plus belle façon de communiquer." Les nouvelles à la télé ce matin nous ont lancé ce cri. La colère, la violence, l'agressivité est souvent la réponse à ce vide d'amour dans notre société.

 

 

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