Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

Filtrer les éléments par date : novembre 2019
jeudi, 14 novembre 2019 15:39

Le règne de Dieu est ici.

Le règne de Dieu est ici, il est là, n'y allez pas dit Jésus. Luc 17, 20-25. En méditant ce texte, bien des souvenirs sont remontés en moi. Depuis Vatican 11 et la Révolution au Québec, nous avons trouvé le règne de Dieu ici et là. Il y a près de 50 ans, nous avons transformé un peu la structure diocésaine avec la mise en route des zones pastorales, des comités pastoraux de zone et de paroisses faisant une place plus grande aux chrétiens dans la vie de l'Église. Nous croyions que le  règne de Dieu était là.  Nous ne l'avons pas trouvé.

Quelques années plus tard, nous avons mis en route les secteurs pastoraux avec des équipes de secteurs et en paroisses. Il ne s'agissait plus de comités pour aider le prêtre, mais d'équipes qui devaient être responsables avec le prêtre de la vie de la communauté. Cette fois, le règne de Dieu était là. Nous ne l'avons pas vu,

Nous avons favoriser des temps de formation ici comme ailleurs tant au plan biblique que théologique: grandir dans la foi, les sessions à Pierrefonds pour les prêtres, etc ... Le règne de Dieu était là. Nous ne l'avons pa vu.

Nous avions mis l'accent sur la structure, un peu comme le cuisinier qui change les épices pour changer le goût de ses aliments. Nous avons continué de gérer la décroissance. Mgr Dumais nous rappelait parfois l'importance de revenir au sens de l'Église et des différents ministères, tant ceux du baptême que des minstères ordonnés. Nous étions au niveau de la fonction et non du sens. Le règne de Dieu n'était pas là.

Aujourd'hui nous sommes un peu plus acculés au pied du mur. Les plus jeunes nous interpellent à descendre au niveau de la vie, du sens des ministères en Église; ils nous interpellent à découvrir avec eux la présence du Christ ressuscité dans leur vie et à vivre des célébrations nourrissantes pour leur vie. La société et la vie nous interpellent à découvrir le sens de notre ministère presbytéral qui est service des minstères et charismes du baptême. L'Évangile de ce matin nous invite à ne pas chercher le règne de Dieu là où il n'est pas, mais à le découvrir dans le coeur et la vie des chrétiens, dans ma propre vie. Si je ne l'ai pas découvert en moi, je ne pourrai jamais le faire découvrir aux autres. Je le chercherai à l'extérieur et il ne sera pas là. Le Seigneur est en nous; ouvrons grand nos yeux et notre coeur pour le découvrir et en vivre.

 

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jeudi, 14 novembre 2019 00:11

Un nouveau service ....

Le centre de bénévolat de Ste-Anne des Monts ouvre un nouveau service -la popotte- pour les personnes vieillissantes ou malades qui ont besoin.  Ces repas seront portés à la maison pour ceux et celles qui en ont besoin. Il s'agit d'un geste de générosité qu'il me fait plaisir de signaler. L'Esprit travaille au coeur de nos maisons. Ce service a aussi besoin de bénévoles tant pour la livraison des repas que pour la cuisine. J'adresse ce message surtout aux gens de la région qui pourront bénéficier de ce service comme pour des personnes qui pourraient donner quelques heures de bénévolat par ci par là. Il est de bonne guerre de soutenir les instigateurs de ce service. La cuisine sera faite au "Palais des sports" de Cap Seize. Cette maison est mise gracieusement au "service de ce service." Adressez-vous au centre de bénévolat. Beaucoup de chance et Bravo.    

 

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mercredi, 13 novembre 2019 16:00

Où sont les neufs autres?

Luc (17, 11-19) nous rapporte la guérison de dix lépreux dont un seul revient rendre grâce. Jésus se demande: "Où sont les neufs autres?"Les neufs autres sont restés au niveau du respect de la loi qui demande d'aller voir les prêtres pour reconnaitre la guérison. Un seul et de plus un étranger est revenu dire MERCI. Où sont les neufs autres? C'est la question que se posent tous les catéchètes au lendemain de la célébration soit de la communion ou de la confirmation: Où sont-ils? Nous ne les revoyons plus. C'est normal à mes yeux.

Celui qui revient est celui qui a fait une expérience de Jésus et qui est libre devant les lois et les traditions. Il est passé du mode communication au mode communion. Les autres sont restés au niveau des obligations et des lois à respecter. La relation au Seigneur ne consiste pas au respect de normes, structures, obligaitons, mais d'une relation de communion avec le Seigneur. L'important n'est pas de faire un parcours catéchétique pour être confirmé parce que je veux être parrain ou marraine. Les jeunes ne reviennent plus parce que nous les préparaons à la confirmation et quand c'est fait, pourquoi reviendraient-ils? L'important est de vivre une expérience de communion avec Quelqu'un qui me donne le goût de continuer. L'Évangile vient me demander: toi, fais-tu partie des neuf ou bien si tu accompagnes le samaritain? Où es-tu, Jos ce matin?

 

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mardi, 12 novembre 2019 19:45

Où manger la Pâque?

En Marc, Jésus envoie deux disciples en ville suivre un homme avec une cruche d'eau qui les conduit à la chambre haute où il prépare la pâque. Je me suis amusé à réécrire le texte pour aujourd'hui. Je m'en vais au terrain de jeux où des familles s'amusent ensemble avec les enfants. Je rencontre un couple  avec qui j'engage la conversation. Je suis au rez-de-chaussée. On parle de ci de ça et doucement la conversation passe à la chambre du haut, nous parlons de leur vie, des joies comme des difficultés, de leur travail, nous sommes passés à la chambre du haut et c'est là que Jésus veut manger la Pâque. Nous sommes passés du simple moment de communication à un stage de communion. Cette salle du haut au coeur de l'être humain est garnie et prête pour le repas. Il s'agit simplement de faire découvrir et vivre ce moment de communion.

Les disciples ont rencontré un homme au coeur de la vie portant un cruche d'eau, c'est à dire vivant pleinement au coeur du monde. Cet homme les fait passer de la communication à la communion. Ce que Jésus vivra ce soir là autour de la table avec les siens sera un moment de communion intense.  l'Eucharistie est d'abord une mission qui se vit au coeur du monde et que l'on célèbre en communauté. L'Eucharistie est vécue dans la chambre haute en semaine dans un temps de communication et de communion les uns avec les autres et avec le Christ au coeur de la vie. Le dimanche nous célébrons l'Eucharistie vécue dans la semaine et nous sommes renvoyés au coeur de la vie sur le chantier du royaume de Dieu. La table de la Parole à l'Eucharistie devrait être ce temps de partage, de communication ensemble qui nous conduit à la chambre du haut pour la communion. Dans nos célébrations, il n'y a pas de temps de partage, seulement des temps d'écoute où nous parlons ou chantons toujours, alors le temps de communion est escamoté. Ce n'est plus un temps de rencontre et de communion. Comme dit un bon vieux théologien: "Nous avons chosifié les sacrements en faisant un rite." Continuons à méditer .....

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mardi, 12 novembre 2019 15:00

Ne ratons pas la cible. Luc 21, 5-19.

Mon père avait rêvé que ses garçons deviendraient cultivateurS et personne n'est devenu cultivateur. Parfois mon père disait: J'ai manqué mon coup, j'ai manqué la cible. Sa cible n'était pas celle de ses enfants. C'est souvent ce que nous faisons en Église. C'est le message que le Seigneur nous invite à méditer aujourd'hui. Les disciples regardent le temple et s'émerveille de sa beauté. Jésus leur dit: "Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre. Tout sera détruit."

Quand nous méditons ce texte, nous pensons immédiatement à nos églises, témoins d'un passé et héritage de nos pères. "tout sera détruit." Nous nous disons avec tristesse, demain il n'en restera pas pierre sur pierre. Ne manquons-nous pas notre cible? Le temple important qui est en train de disparaitre est celui de l'Esprit Saint, c'est l'Église communauté chrétienne. Ne sommes-nous pas en train de vivre le plus grand péché de notre histoire? Manquer notre cible? Ce que nous traduisons par péché signifie manquer sa cible. Nous gérons la décroissance depuis plusieurs années. Hier une paroisse remplissait son église deux fois le dimanche, aujourd'hui nous avons besoin de quatre ou cinq paroisses plus le même résultat. Et demain .... Au lieu de poser des gestes créateurs de vie et de communauté, nous gérons la décroissance. Chaque matin, les nouvelles nous présentent un temple de Dieu en détresse, blessé et qui tombe en ruine. tout sera détruit.  Ne manquons pas notre cible.

Jésus ajoute: Ne vous préoccupez pas de votre défense, je vous donnerai un langage à laquelle vos adversaires ne pourront résister. Cela me rappelle l'Annonciation à Marie: L'Esprit viendra sur toi. L'avenir de notre temple, de nos communautés chrétiennes n'est pas de notre ressort, c'est l'oeuvre de l'Esprit; mais l'Esprit passe par nous. Le Seigneur ne nous  a pas donné de doctrine à suivre  mais une vie de communion à réaliser. Il nous invite à nous placer à son école pour devenir créateur et rassembleur de communauté. Le Pape François nous invite à être des contemplatifs du monde pour en entendre le cri et comprendre ses besoins, et contemplatifs de la Parole pour éclairer cette vie et rassembler en communauté. Il ne s'agit pas d'apprendre des choses, mais de rencontrer quelqu'un. Après les célébrations de confirmation ou de première communion, j'entends souvent les catéchètes me dire, c'est fini, on ne les reverra plus. Est-ce que nous ne nous serions pas tromper de cible? Aujourd'hui nous mettons beaucoup d'énergie à recueillir de l'argent pour chauffer nos églises, ne serait-il pas urgent de réchauffer la foi et le coeur, la vie chrétienne autour de nous. Ne ratons pas notre cible.

Malachie nous dit dans la première lecture: Il apportera la guérison dans son rayonnement. L'expérience du ressuscité et la méditation de sa parole nous apportera la guérison. C'est à dire que nous retrouverons notre cible. Nous pourrons poser des gestes créateurs de communautés et de vie  chrétienne. Nous sommes fait à l'image de Dieu et celui-ci est créateur, donc soyons aussi des créateurs. Pour guérir nous devons d'abord reconnaitre notre maladie; nous devons écouter l'Esprit qui nous habite et qui nous parle à travers toutes les personnes que nous rencontrons, à travers la vie. Notre cible est de faire découvrir le règne du Christ dans les coeurs. Il faut que notre temple intérieur, le temple de nos communautés chrétiennes deviennent des maisons d'amour, d'accueil, d'entraide, de miséricorde et de vie où il fait bon vivre et où nous avons le goût de revenir. NE RATONS PAS NOTRE CIBLE.

 

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dimanche, 10 novembre 2019 17:53

Homme de communion.

Depuis dix ans, nous nous réunissons un groupe de baptisés qu'on appelle:  laics, religieuses et prêtre, pour un temps de partage de la parole de Dieu. Actuellement nous méditons sur Jésus homme de communion. Jésus n'est pas venu bâtir une Église, mais établir un courant d'amour et de communion entre les êtres humains. Je m'arrête un moment pour méditer avec vous la rencontre des disciples d'Emmaüs qui est intéressant pour l'évangélisation.

Notons au point de départ que Jésus rejoint les gens sur la route au milieu de leur inquiétude et questionnement. Il les écoute. Il marche avec eux. Il les prend là où ils sont pour cheminer avec eux. Doucement il explique l'événement qui vient de se produire et qui les décourage. Il leur fait découvrir une autre facette de l'Événement de la mort du Christ.Ils sont au niveau de la communication. À L'auberge, iis cassent la croûte, un autre moment de partage, et soudain ils expérimentent que Jésus est vivant et avec eux. Ils n'ont plus de signe, leur coeur est tout chaud, ils sont heureux, Jésus est vivant. Ils viennent de passer au niveau de la communion.

Voila, il me semble, la démarche essentielle de l'évangélisation. L'évangélisation doit faire passer à une vie de communion avec le Seigneur en passant par la communication. Il est essentiel de donner du goût à ce que l'on dit et fait pour éveiller le désir d'aller plus loin. Nos catéchèses, nos célébrations, nos homélies restent au niveau de  la communication. Pour célébrer un baptême, la confirmation il nous faut un détour de catéchèse; quand la célébration est terminée, c'est finit. Le temps de la communication est terminé et celui de la communion n'est pas là. Il reste un vide.

L'Église de Jésus Christ n'est pas d'abord un lieu de célébration des sacrements, mais un lieu de communion. C'est une communauté rassemlée autour de Jésus Christ qui vit la mission du Christ au quotidien et sent le goût ou le besoin de se rassembler pour fêter cette vie. Le jour où il faut metttre une obligation de célébrer, l'Église vient de planter un clou à son cercueil. Les disciples sur la route d'Emmaüs sont passés au mode communion et nous sommes invités à faire de même. Les disciples sont descendus de la tête au coeur. La vie chrétienne est en bas des deux épaules. Cette route que nous devons emprunter pour réaliser la communion est celle du Christ, c'est sa mission  donnée le jeudi saint. Je vous souhaite une bonne méditation.

 

 

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jeudi, 07 novembre 2019 15:46

La pastorale de la "moppe".

Une femme a dix pièces d'argent, elle en perd une, elle balaye la maison jusqu'à ce qu'elle la retrouve et ensuite fait la fête avec ses voisins. Luc 15, 8-11. Le Seigneur, ce matin, m'invite à développer la pastorale du grand ménage pour en arriver à faire la fête. Dans ma vie personnelle, il m'arrive souvent de perdre des valeurs ou des relations, de poser des gestes qui ne me font pas grandir. Alors le Seigneur me dit: balaie ta maison, guérit tes blessures, refais les liens brisés et ensuite fais la fête. La pointe de ces paraboles dans Luc est la "joie des retrouvailles."

Il en est ainsi dans notre église. Nous avons perdu bien des trésors au cours des siècles. Aujourd'hui des chrétiens sont partis, ils reviennent parfois pour demander des services. Le Seigneur nous dit de balayer notre porte pour leur faire un bon accueil, créer des liens, réajuster notre façon de voir et faire la fête ensemble comme Église. Ne sommes-nous pas davantage enclins à poser des conditions, des façons de faire qui rebutent bien des retours de sorte que les gens refont des rites à l'extérieur pour mieux répondre à leurs besoins. Nous sommes invités à la pastorale du grand ménage pour retrouver l'Évangile. Il devrait y avoir beaucoup de joie dans nos églises quand un chrétien éloigné vient nous demander un servie. N'avons-nous pas perdu le sens de la fête pour le remplacer par des normes et des directives? Avons-nous perdu des chrétiens, ou n'avons-nous pas perdu  l'Église tout simplement? Laissons-nous questionner par l'Évangile.

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mercredi, 06 novembre 2019 15:29

Foule ou disciple.

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus: Il se retourna et leur dit: "Si quelqu'un vient à moi sans se préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, (...) il n'est pas digne d'êtrte mon disciple." Lc 14, 23. La foule suivait Jésus. Une foule sera toujours une foule et une foule cherche le merveilleux. Ils suivent Jésus parce qu'ils ont vu des miracles, ils ont mangé à leur faim, les boiteux marchent, ... Jésus ne veut pas ce genre de suiveux. De nos jours encore les foules se rassemblent pour voir du merveilleux et quand le calme est revenu la foule disparait. Les grands rassemblements sont importants mais ils sont le résultat de liens créés au quotidien sinon ils resteront factices et sans lendemain. Ils seront  riches s'ils viennent d'en bas et non imposés par une autorité venant d'en haut.

Le disciple est celui qui a fait une expérience profonde avec le Seigneur et qui le suit par conviction et amour. Le disciple ne fait pas de distinction entre suivre le Christ et aimer ses parents ou sa famille. L'amour du Christ et des autres est tout un. Il ne s'agit pas d'avoir des préférences, l'amour du prochain est la'amour du Christ, c'est tout UN. Prendre sa croix à la suite du Christ, c'est être fidèle à son être d'enfant de Dieu. Jésus ira jusqu'au calvaire plutôt que de se renier et de renier sa mission. Être disciple, c'est aussi être témoin, laisser passer le Christ à travers ma vie. Ma première mission est de faire des diciples, mais à la condition que je sois moi même disciple. Notre Église est dans un tournant missionnaire, nous parlons d'évangélisation; mon premier pas est de devenir disciple en vue de devenir envoyé et témoin. Qu el'Esprit Saint nous inspire.

 

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mardi, 05 novembre 2019 14:52

Nous sommes éternels. Lc 20, 27-38.

"Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels," disait un sage. C'est le message que Luc veut nous donner aujourd'hui. "Dieu est le Dieu des vivants. Tous vivent en lui." Nous sommes éternels parce que nous sommes enfants de l'Amour et l'Amour est éternel.

 

Les Sadducéens, ces bons messieurs qui ne croient pas à la résurrection ou à la vie éternelle, parce qu'ils l'imaginent à la façon de la vie humaine. La femme qui a eut sept maris duquel sera-t-elle la femme au ciel? Alors Jésus détricotte leur pensée pour l'approcher de la réalité. Les relations parents-enfants, maris et femmes ne sont que des façons de vivre sur la terre. Mais nous sommes des êtres en croissance et la finalité de la vie est autre.  Nous serons des êtres de communion les uns avec les autres. Nous sommes des êtres en croissance et chaque jour nous découvrons des morceaux de divin en nous et la mort est l'éclatement de tous ces morceaux dans leur plénitude de vie. La mort est la rencontre des morceaux de divin en nous avec le Divin global, et cette rencontre produit l'éclatement du divin en nous jusqu'à la finalité de notre nature créée.

On raconte qu'un jour un ambassadeur canadien fut fait prisonnier à Lima avec d'autres otages. Les terroristes l'envoyèrent avec trois autres otages négocier avec le gouvernement en leur faisant promettre de revenir. Les trois autres décidèrent de fuir, mais l'autre revint par fidélité à sa parole. Il voulait respecter la parole donnée. C'est le cas des matyrs d'Israël de la première lecture de notre dimanche. Les gens par fidélité à leur foi et engagement acceptèrent de mourir plutôt qie de  se renier. C'est le cas de Jésus qui monta au Clavaire plutôt que de renier son être et sa mission. Nous le vivons aussi de nos jours des femmes et des hommes à travers le monde accepte le martyr plutôt que de renier leur foi ou leurs traditions. L'histoire humaine est pavée de ces personnes de foi et d'audace qui marchèrent à la mort plutôt que de se renier.

Ces textes nous invite à méditer la dimension spirituelle de notre être. Nous sommes comme des icebergs, la partie immergée de notre être est plus  grande que celle que nous voyons et nous devons plonger à l'intérieur de notre vie pour la découvrir. Nous sommes envahis par l'Amour et cet Amour est éternel qui fait de nous des êtres éternels.  C'est ce que notre Eucharistie nous fait célébrer.

Publié dans Homélies

La parole nous permet d'expérimenter notre pouvoir créateur. Notre parole n'est pas seulement un son elle est une force. Ma parole peut faire vivre ou relever dans la détresse, elle peut aussi détruire et faire vivre un enfar.

Quelqu'un ave qui je travaillais m'a dit un jour: Chez nous, mon père m'a toujours dit que je n'étais qu'une bouche à nourrir et que je serais toujours bon à rien." Malgré nos efforts pour l'aider, il finit dans un suicide. La puissance de la parole a détruit sa vie. Par contre nous avons des personnes avec un handicap a qui une parole positive a permis de réaliser de grande chose. La parole est un lame a deux tranchant qui peut aussi bien couper les meilleures intentions dans leurs racines comme permettre de gravir des montagnes.

Si ma parole a une force, à plus forte raison le parole de Dieu. Elle est créatrice de vie, elle crée le monde. "Elle est vivante la Parole de Dieu, elle pénètre jusqu'au point de division de l'âme et de l'Esprit." He. 4, 12. Et dans Isaïe 55, il est écrit: "Comme la pluie et la neige descendent des cieux et n'y remontent pas sans avoir arrosé la terre, l'avoir fécondé et fait germer pour qu'elle donne la semence au semeur ... de même la parole qui sort de ma bouche ne me reviens pas sans résultat." Cette parole de Dieu est créatrice, positive et Amour. La puissance de cette parole se mesure à l'aulne de l'amour.

Comme dit Sébatien Doane: Il faut sortir la parole de Dieu du placard. Nous devons lire, méditer, intégrer la parole de Dieu qui nous convoque, nous rassemble et nous convertit pour nous permettre de célébrer et de donner du goût à nos célébrations. Nous devons aussi apprendre à communier au Christ présent dans sa parole comme dans l'Eucharistie. L'avenir de notre vie chrétienne en Église passera par le chemin de la parole de Dieu intégrée et vécue. Il nous faut approfondir ces quelques idées de méditation.

 

Publié dans Textes de réflexion
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