Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

jeudi, 14 juillet 2016 19:24

St-Élie de ...

Nous avons visité St-Élie de Caxton. Moi, j'ai le goût d'écrire St-Élie de Fred. C'est beau St-Élie. Village propre, svelte et bien habillée comme une mariée en attente de son futur. Les gens sont fiers de leur village. On a l'impression que les maisons poussent comme des champîgnons parmi les arbres et sont d'une belle propreté.

En parlant d'arbres. ils ont un arbre très spécial qu'on ne voit nulle part ailleurs. Un arbre qui produit des parpamanes. Il est garni de ce fruit spécial que nous ne pouvons pas cueillir et pour la simple raison que ce sont les lutins qui les cueillent la nuit. La nuit, les lutins se permettent une petite ballade, cueillent les parpamanes et les déposent dans les paniers des restaurants, des hotels, des garages. Le jour venu les gens du village peuvent s'en régaler. C'est la spécialité de St-Élie. Si vous avez le temps, laissez-vous raconter la façon de planter un arbre de parpamane par Fred Pèlerin. C'est une opération qui demande plusieurs années de pratique, presqu'autant que de devenir médecin.

Le jeudi soir, dans le garage des arts, on présente un 5 à 7 musical. Les gens du village comme les visiteurs s'y rendent pour écouter la musique. Mais la musique est tellement forte qu'on ne l'écoute pas, elle nous assomme. Le soir où j'y ai assisté, pendant un boum de musique, le toit du garage a levé d'un bon pied et j'ai eu le temps de voir trois lutins, prit de frayeur, passer entre le toit et le mur. La musique est tellement forte que le temps s'arrête. L'horloge à l'entrée marquait cinq heures, et à la fin du spectacle, elle marquait encore cinq heures. le temps s'était arrêté. Comment font-ils pour savoir qu'il est sept heures pour arrêter? Je l'ignore et personne n'a pu répondre à mon interrogation.

St_Élie est tellement loin que nous avons l'impression d'être au bout du monde et que faire deux pas de plus, on tombe dans le vide. C'est l'impression vécue quand on monte au calvaire. La voiture arrive sur une butte et devant c'est le vide. On croirait que c'est la fin du monde. Mais non, la voiture redescend et nous retrouvons le chemin. Ce chemin est tellement étroit que nous ne pouvons même pas rencontré un lutin, il doit atttendre en haut. Mais sur le sommet: quelle féérie! St-Élie déploit sa robe de noblesse un peu comme un paon étale sa queue aux multiples couleurs. La forêt est d'un vert jamais vu ailleurs. C'est un immense jardin et le Paradis terrestre rougirait à côté de St-Élie.

St-Élie, c'est surtout la maison d'un conteur et humoriste de talent. St-Élie prend les couleurs de cette homme qui met de la chaleur, de la musique, de l'amour dans le coeur des personnes qui ont la chance de le rencontrer et  de l'écouter. St-Élie n'est pas un village, c'est une vie qui éclate sous le talent de Fred Pèlerin.

mercredi, 13 juillet 2016 14:19

Un drôle de jumeau

Chez-nous, dans ma paroisse natale, vivait un drôle de jumeau. Il était né onze ans plus tard que son jumeau. Lors de la naissance du premier, c'était un garçon. La mère voulait une fille. Elle décida de ne pas laisser naitre l'autre et de prier pour qu'il devienne une fille. Elle voulait une fille.

C'est ainsi  que se multiplièrent les neuvaines qui s'entassaient les unes sur les autres soit à Ste-Anne, à la Vierge Marie et même au patron des causes désespérées. Les lampions n'en finissaient plus de brûler à l'église, elle avait même trouvé un truc pour qu'ils s'allument automatiquement les uns après les autres, dès que l'un s'éteignait l'autre s'allumait. Chaque fois que quelqu'un allait à la maison, il devait faire partie de la croisade de prière. La maman multipliait les invocations, elle voulait une fille.

Mais rien n'y fit. Le têtu de jumeau demeurait toujours un garçon. Découragée, la  mère décida de le laisser naitre onze ans plus tard. Le pauvre gars fut toujours toute sa vie onze ans en retard sur les autres. Il commença ses études onze ans après les autres garçons, fut ordonné prêtre onze en retard sur les autres. Toute sa vie fut à retardement. Son jumeau frise les cent ans. Imaginez s'il meurt onze ans plus tard que lui, il n'a pas fini de finir.

Vous savez, il y a dans la vie des choses immuables que des neuvaines ne pourront jamais changer. Il n'y a pas de miracles possibles. C'est comme cela et ça va rester comme ça. C'est aussi le cauchemar du Pape François. 

mardi, 12 juillet 2016 15:40

L'accueil de l'Hôte, de l'Autre.

L'Évangile de ce jour (Lc 10, 38-42) nous présente la sacristine et la contemplative. Marthe s'affaire au service du repas tandis que Marie paresse au pied de Jésus. Ce récit nous présente deux types de relations, deux types d'accueil qui viennent questionner nos relations. Nous sommes à la fois l'une et l'autre.

Marthe s'occupe de la préparation du repas sans même se préoccuper de ce que Jésus a besoin. Elle décide elle-même de fabriquer ce qu'elle croit le meilleur pour lui. Elle ne prend pas le temps de l'écouter pour cueillir le bien qu'il apporte, elle se met tout de suite à la besogne. Lui, Jésus, n'a qu'à s'asseoir et attendre patiemment le souper. Jésus doit prendre conscience qu'elle est une hotesse trois étoiles et doit porter un jugement favorable sur elle. Ceci vient questionner notre façon de servir. Est-ce que, comme Marthe, nous décidons ce dont les autres ont besoin? Sans les écouter nous leur servons notre plat assaissonner à notre goût sans nous préoccuper de leurs besoins. Et nous nous privons également des richesses que les autres nous apportent. Nous disons souvent, les gens ne croient plus, ne veulent plus nous aider en Église, nous n'avons plus de relève, mais est-ce que nous voulons des personnes pour continuer sagement ce que nous faisons ou si nous voulons répondre à leurs besoins? Et nous avons la même attitude avec le Seigneur parfois. Nous voulons qu'il réponde à nos besoins sans percevoir ce qu'il attend de nous.

Marie s'assoit au pied de Jésus et l'écoute. Elle s'enrichit de sa bonté, son amour, elle accueille la richesse que sa présence lui apporte. Elle entre en communion avec lui. Elle se met à son école. Le plat qu'elle va lui servir sera sans doute mieux adapté à ses besoins. Ce sera sans doute l'attitude qu'elle adoptera avec les gens qui l'entrourent. Elle sera plus en mesure de répondre aux besoins des gens et sa parole et son agir auront une meilleure influence sur le milieu. Notre vie spirituelle sera riche dans la mesure où nous savons nous placer à l'écoute du Seigneur pour recueillir la richesse de sa parole et de sa présence. Notre agir chrétien influencera le milieu si nous savons nous placer à son écoute. Je crois que notre monde "à souper" de réponses toutes faites et de plats préparés en serre chaude. L'attitude de Marie est fondamentale si nous voulons que l'agir de Marthe soit efficace.

Nous avons en nous ces deux visages et trop souvent peut-être le visage de Marthe prend le dessus. Nous voulons être efficace et donner bonne impression. Notre mission est de faire un bon "mixage" entre les deux dans le quotidien. Agir en Église n'est pas d'abord être efficace, c'est être fécond. (Gn 18, 1-10). Sarah et Abraham  ont été féconds parce qu'ils ont répondu aux besoins de leur hôte. Jésus veut se laisser accueillir en nous tel qu'il est et non comme on le voudrait. Il enrichit notre vie quand  nous nous laissons enrichir de sa présence. Il se présente à nous à travers des personnes et trop souvent notre action pastorale n'a pas de lendemain parce que nous voulons que les autres répètent ce que nous faisons.   Notre vie en Église connaitra un lendemain si nous pouvons bien articuler la vision de Marie et de Marthe. La base est un accueil et une communion de vie avec le Christ. Puissions-nous entendre la parole adressée à Abraham: Quand je repasserai vous aurez de la relève plein les bras.

lundi, 11 juillet 2016 16:19

Reconnaissance

Le 19 juin dernier, la communauté des Soeurs de Saint-Paul de Chartres recevaient la médaille d'or du Lieutenant Gouverneur du Québec en reconnaissance du travail réalisé chez nous. Cet hommage était bien mérité. Ces religieuse venant de France, se sont instalées au Québec en  1930,  à Ste-Anne des Monts en Gaspésie où elles ont oeuvré et de ce petit plant est né le grand arbre qui s'étend aujourd'hui dans tout le Québec et même au-dela. Ces religieuses ont exercé une diaconie ecclésiale de qualité. Elles ont été le sacrement de la charité et de l'amour du Christ sur le terrain. Ne serait-ce pas cela le  diaconat dans l'Église?

Nous avons tendance au Québec à perdre notre mémoire et à confier aux oubliettes ces années de travail qui ont façonné notre société. Ces femmes étaient là non pour elles d'abord mais pour nous. Daniel Deshaime écrit dans le livre de St-Octave: "En plus de leur savoir-faire, elles représentent pour la Gaspésie de l'époque, une ouverture sur le monde, un souffle nouveau, une richesse humaine et culturelle importante. Quoiqu'il en soit, ces femmes de courage et de générosité ont accompagné nos communautés dans leur parcours souvent difficile. Et c'est en grande partie, grâce à elles que nous avons pu accéder à la modernité, même si cela n'a pas toujours eu les résultats escomptés ..."

Je crois que la société québécoise a joué de désinvolture à l'époque de la révolution tranquille en montrant trop rapidement la porte à ces femmes de courage et d'audace qui avait façonné un large pan de notre histoire. Leur présence et leur générosité ont façonné ce que nous sommes devenus avec nos capacités d'entrer dans une nouvelle société en perpétuel changement. Il nous reste à souhaiter que naissent dans nos communautés paroissiales une nouvelle génération de femmes courageuses et charismatiques capables de faire revivre le charisme de la communauté dans un monde en changement. L'histoire est là pour nous inspirer et non pour l'imiter. Je formule le voeu qu'un jour notre Église permette aux femmes de dépasser le simple lieu de service pour faire partie des postes de décisions, surtout dans les décicions qui les concernent. Et pourquoi pas après avoir rassemblés les gens dans la charité ne pas leur présider l'Eucharistie.

dimanche, 10 juillet 2016 15:46

Le pardon

Roger Poudrier: Le pardon des péchés. Vers une pastorale renouvelée. Médiaspaul. 2016. Ce petit livre très simple nous présente le pardon dans l'Ancien et le Nouveau Testament pour fair ensuite une incursion dans l'Église. Cette réflexion nous apporte des pistes de recherche et de conversion intéressantes. Devant la désaffection du sacrement du pardon,  il est important de refaire un temps de réflexion sur la place de ce sacrement dans notre vie chrétienne en regard aussi des autres sacrements qui sont aussi sacrements qui pardonnent. Nous avons mis l'accent sur la célébration, le rite sacramentel. Nous avons mis l'accent sur l'aveu avec ses moindres détails et avons oublié le pardon gratuit et généreux de Dieu. Avec le Père Poudrier, je crois que nous avons joué le "viol des consciences." Les chrétiens délaissent cette forme de rencontre et perdent le sens du sacrement et du péché. La question n'est pas de ramener les chrétiens au confessionnal, mais de découvrir avec eux l'importance de célébrer ensemble en communauté le pardon de Dieu. La célébration individuelle est importante pour un certain nombre de chrétiens qui veulent aller plus loin dans leur vie spirituelle et la forme collective rassemble l'ensemble des chrétiens et les accompagne bellement. Il y a là une piste d'évangélisation importante et le Père Poudrier nous met sur la route.

lundi, 04 juillet 2016 14:13

Écoute la Parole.

"Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton coeur afin que tu la mettes en pratique." Dt 30, 14. Voila comment le Deutéronome nous invite à découvrir la Parole de Dieu. La parole est inscrite au fond de notre coeur, il s'agit de la laisser remonter en nous. C'est le bruissement de l'Esprit du Seigneur en nous.

L'Évangile de Luc avec la parabole du bon samaritain nous indique concrètement où trouver et comment vivre la Parole. Qui est mon prochain demande le docteur de la loi? Jésus lui dit: Regarde au dedans de toi-même, écoute ton coeur il te dira qui est ton prochain. Et Jésus donne un bel exemple. Un prêtre passe tout près d'un homme blessé sur le bord de la route, mais ne s'arrête pas parce qu'il est prisonnier de ses obligations et de ses rites. Il est au niveau de la tête et des lois. Il n'entend pas la Parole parce qu'il ne s'écoute pas. Le Samaritain libre de ces obligations, écoute son coeur et la Parole de miséricorde qui en émane, il s'arrête et prend soin du blessé. Cet homme est au niveau de la vie et du coeur.

Le samaritain est un témoin de la Parole inscrite au fond du coeur. La Parole n'est pas des mots mais une action à l'égard des blessés et des pauvres. La Parole est présence réelle de Jésus sous les apparences des mots comme Il est présent dans l'Eucharistie sous l'apparence du pain et du vin. S. Jérôme écrit: "Pour nous, j'estime que l'Évangile est le corps du Christ et que les Saintes Écritures sont sa doctrine. Quand le Seigneur parle de manger sa chair et de boire son sang, cela peut s'entendre certes de l'Eucharistie. Cependant son vrai corps et son vrai sang, ce sont aussi la parole des Écritures et sa doctrine." La Parole de Dieu est donc aussi vénérable que le Corps Eucharistique du Christ. La même présence réelle habite les deux.

Nous sommes donc invités aujourd'hui à questionner la place que nous donnons à la Parole de Dieu dans nos vies et nos célébrations. Il est urgent de redécouvrir l'importance de la Parole qui convoque, rassemble, convertit et met en état de célébrer. Si nous voulons vivre la miséricorde, il nous faut d'abord nous placer à l'École de Jésus et nourrir notre vie et notre foi à la Parole de Dieu. La Parole écrite et partagée fait monter en nous cette parole inscrite au fond de notre coeur, nous met en communion avec le Seigneur et nous permet de célébrer en vérité.

Le blessé sur le bord de la route, ce peut être le drogué ou le prisonnier qui demande une oreille qui l'écoute; ce peut-être le couple reconstitué qui s'approche de l'Eucharistie  afin de recevoir la force de reconstruire son bonheur; ce peut être le marginal qui demande de comprendre sa blessure qui le fait agir ainsi, et la liste pourrait s'allonger. Ils ne demandent pas s'ils ont le droit ou pas, si c'est permis ou pas, ils demandent une parole qui libère et parle au coeur. Il ne suffit pas de prêcher la miséricorde, il faut la vire et la Parole qui nous met à l'école de Jésus nous indique la route à suivre. L'Eucharistie nous fait communier sacramentellement à ce Maitre de la miséricorde et m'envoie réaliser le "Faites ceci en mémoire de moi."

Dt 10, 10-14 , Luc 10, 25-37.

dimanche, 03 juillet 2016 14:17

Les valeurs de la modernité.

Les valeurs apportées par la modernité ne sont pas nés d'hier. Elles s'inscrivent dans la suite du mouvement des lumières né au 17e siècle en Europe et reprises par la Révolution Française au 18e siècle. Ces valeurs mises de l'avant sont: liberté, égalité et fraternité. Il est évident que ces valeurs dérangent les systèmes établis mais elles prennent de plus en plus de place dans notre monde d'aujourd'hui et leur lutte n'est pas terminée.

Le monde découvre la valeur de la liberté, liberté d'expression, de pensée, de se réaliser soi-même au mieux; des gens qui préfèrent trouver à l'intérieur d'eux-mêmes les lois qui régissent leur épanouissement au lieu de les recevoir de l'extérieur. Le monde veut aussi engager un dialogue au lieu de recevoir les idées toutes faites. Le monde veut aussi avoir son mot à dire dans les décisions qui le concernent.Cette liberté fait peur. Mais pourtant c'est l'Évangile. Jésus est venu nous donner la liberté des enfants de Dieu. Saint Paul écrira: Vous n'avez pas reçu un Esprit d'esclave mais d'hommes libres. Les systèmes tant politique, économiques que religieux n'aiment pas cet exercice de la liberté. C'est sans doute la raison pour laquelle nous connaissons tant de révolte ou d'indifférence.

Notre monde défend aussi l'égalité entre les personnes. Nous avons connu des siècles de pouvoirs dans tous les domaines où le pauvre, l'enfant, le petit et le fidèle dans l'Église devait obéir à une autorité. Nous vivons aussi dans une société patriarcale, ce qui amene les luttes entre les personnes et les classes dans la société. Nous connaissons encore la lutte des femmes pour avoir leur  place et participer aux décisions. Cette lutte se fait même dans notre Église. Et pourtant, cette égalité n'est-elle pas une valeur  profondément évangélique. Dieu créa l'être humain homme et femme et lorsque les disciples ont demandé à Jésus s'il était permis à l'homme de renvoyé sa femme, Jésus leur rappela ce principe fondateur de l'humanité: Dieu les créa homme et femme égaux, donc ne séparez pas ce que Dieu a uni. La femme n'est pas la propriété de l'homme dont il peut disposer à sa guise.

Notre monde également défend la fraternité, la communion. Ce commandement du Seigneur de nous aimer les uns les autres et de vivre en harmonie est réclamé aujourd'hui par la nouvelle génération. Comme il est difficile à vivre et souvent refusé, cela provoque des réactions négatives désastreuses. Jésus est venu redire le projet initial de Dieu avec le monde: Un projet de communion, de fraternité et d'harmonie.

Nous pourrions méditer encore longtemps sur cette modernité que nous jugeons d'athée, mais je crois que c'est davantage  les douleurs de la naissance d'une nouvelle société qui correspoond d'avantage à l'être humain créé à l'image de Dieu. Une société qui a soif d'être elle-même. René Girard écrivait: "C'est ce qui reste de chrétien en elles qui empêche les sociétés modernes d'exploser."  Notre monde a besoin d'une parole qui vient du coeur et parle au coeur, il a besoin d'une parole d'amour, d'une parole qui créé la fraternité et la communion.

La société moderne nous invite à retrouver nos racines et nos valeurs posées en nous par le Créateur et à les vivre dans la liberté. L'Évangile s'écrit tous les jours sur le terrain par nos frères et soeurs en humanité. Nous sommes appelés à un mouvement de conversion. La société moderne avec ses fragilités ne nous demande pas d'avoir peur mais d'être des bâtisseurs de lendemain. Jean-Claude Guillebaud a traité de ces questions dans beaucoup de ses livres et doit inspirer notre réflexion. La société moderne  au lieu de nous faire peur nous invite à sortir des systèmes pour s'approcher de la vie.

Inspiré de "Devenir partenaire de Dieu. Michel Cantin.

samedi, 02 juillet 2016 16:21

Un nouveau Pasteur.

Une nouvelle de dernière heure vient de tomber, L'Église de Gaspé vient de recevoir un nouveau pasteur. Mgr Gaëtan Proulx est nommé le 9e Évêque de Gaspé. je veux non seulement le féliciter pour cette nomination, mais aussi le remercier d'accepter cet engagement au service de notre Église. J'ai eu l'occasion de le rencontrer alors qu'il était provincial des Servites de Marie et que nous devions changer la responsabilité du Sanctuaire de Pointe-Navarre. je lui souhaite beaucoup de bonheur parmi nous.

Accueillir un nouvel Évêque est toujours une joie et un défi. J'ai eu l'occasion de vivre cet événement à quelques reprises dans notre diocèse dans mes années de travail  à l'évêché. Il y a toujours une période d'apprivoisement et de connaissance mutuelle qui est une belle expérience de vie. Il y a aussi une période d'incertitude qui peut parfois paralyser. Je souhaite à Mgr Proulx d'être pour nous le pasteur selon le coeur de Dieu; le pasteur dont notre Église a besoin pour envisager l'avenir avec espérance. Nos prières vous accompagnent.

mercredi, 29 juin 2016 21:13

Une réponse d'amour

Aujourd'hui, fête de Saint Paul et Saint Pierre, les religieuses de S. Paul de chartres fêtaient des anniversaires de vie religieuses. Il y avait des pèlerines de 60 ans, de 70 ans et même une ancienne de 75 ans de vie religieuse. L'Évangile du jour nous présentait la question de Jésus à ses disciples: "Pour vous, qui suis-je?"

J'aurais aimé entendre Sr Albertine répondre à Jésus. Qui est-il pour elle? Après 75 ans de vie religieuse, diminuée dans son corps et presque aveugle, il me semble qu'elle ne pouvait ne donner qu'une réponse: Il est quelqu'un qui m'aime. Il n'y a pas d'autres mots que AMOUR pour traduire des années de service. C'est sans doute aussi la réponse que les autres religieuses fêtées pourraient donner.

En méditant pour moi cette question, je me dis: ma réponse je l'ai donnée depuis plus de huit décades. Les religieuses ont répondu à Jésus dans leur travail auprès de malades, des enfants dans les écoles, dans les pays de mission. C'est ce que j'ai essayé de faire.  Il est facile de donner une réponse verbale, mais dans le quotidien, c'est une autre question.

Devant le désintéressement des chrétiens à la vie de l'Église, devant l'abandon de la pratique sacramentelle, Jésus nous revient avec la même question: Pour vous, qui suis-je? Je ne vous ai pas demandé de trouver de la relève, je vous ai envoyés  faire des disciples. Je ne vous ai pas demandé d'amener les gens à la messe, mais de leur donner le goût de célébrer. Je ne vous ai pas demandé de faire vivre une paroisse, mais d'accompagner des communautés. Pour vous aujourd'hui dans votre contexte d'Église, qui suis-je? Et devant le vieillissement des communautés religieuses, on peut de poser la même question et notre façon de percevoir l'engagement religieux d'aujourd'hi et de demain sera une façon de répondre à Jésus.

 Ma conviction que ma façon de concevoir l'Église et de la vivre me donne la réponse à cette question. Le président de Rona nous disait un jour dans une conférence: Quand quelqu'un arrive au magasin, nous lui demandons, puis-je vous rendre service, avez-vous besoin de quelque chose? Dans l'Église trop souvent on répond: Ici on baptise le 2e dimanche du mois à 14h.00, si ça fait votre affaire, ok, sinon... Ma façon d'accueillir les gens,  d'écouter leurs besoins et d'y répondre est ma meilleure réponse à la question de Jésus: Pour vous qui suis-je?

On me pose souvent la question: Faites-vous encore du ministère? Tous les jours, je fais du ministère, que je leur réponds. Faire du ministère n'est pas seulement ou d'abord célébrer l'Euchariste ou baptiser. Partager la Parole de Dieu, écouter les doléances des chrétiens, accompagner leurs prières, visiter des malades, accompagner des équipes de célébration dominicales de la Parole, tout cela est du ministère. Et aussi je célèbre beaucoup la confirmation. J'ai l'occasion de confirmer des chrétiens dans leur foi et leur engagement chrétien au service de la communauté. Je confirme l'action de l'Esprit au coeur de nos communautés chrétiennes. Ça aussi est ma façon de répondre à la question de Jésus: Pour toi qui suis-je?

mardi, 28 juin 2016 14:37

Excusez moi

Par erreur, l'homélie est sur la page "nouvelle".

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