Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

samedi, 18 avril 2020 13:54

Le lever du jour.

Un rabbin réunit ses éleves et leur demanda: "Comment savez-vous le moment précis où la nuit s'achève et où le jour commence?

Quand, de loin nous pouvons distinguer une brebis d'un chien, dit un garçon. Un autre dit: nous savons qu'il fait jour quand nous pouvons distinguer, de loin, un olivier d'un figuier. Ce n'est pas la bone définition dit le sage.

"Qunad un étranger s'approche, nous le confondons avec notre frère, et les conflits disparaissent -Voila le moment où la nuit prend fin et où le jour commence," dit le sage.

Méditons bien.

samedi, 18 avril 2020 13:37

On m'a dit.

On m'a dit que nos gestes parlent de nos valeurs.

Quand je parle du passé, je fais un geste vers la gauche. Quand je parle de l'avenir, je fais un geste vers la droite.

Ex.: Je dis à quelqu'un, pour réaliser le travail que je t'ai demandé, avec qui aimerais-tu trvailler, avec Jacques ou Alice?

La personne me répond: Je travaillerai avec soit Jacques ou alice, ce m'est indifférent. Alors je lui dis: tu vas travailler avec Jacques; parce que lorsque tu as parler de Jacques tu as fait un geste de la main gauche, et d'Alice tu as fait le geste de la main droite. C'est que la gauche exprime ce qui nous convient, c'est davantage avec le côté gauche que je réagis, tandis que ce qui me convient moins bien, c'est avec la droite que je réagis.

N.B. Lors de la pêche miraculeuse, Jésus dit à Pierre, lance le filet à droite. Jette le filet dans ce lieu que tu n'aimes pas, ou tu crois ne pas prendre de poissons. Avec l'Esprit du Seigneur, nous sommes souvent obliger de pêcher à droite. Les lieux de l'Esprit ne sont pas toujours les nôtres.

Quand le Pape François nous invite à aller aux frontières, c'est sans doute à droite, dans ces lieux périphériques où nous n'avons pas le goût d'aller parce qu'ils sont partis et ne veulent souvent rien savoir de notre parole, de nos idées ou de nos célébrations.  

vendredi, 17 avril 2020 13:50

La Montagne.

Prenons notre souffle, ce matin, je veux aller sur des montagnes me situer devant mon Dieu.

Le mont Sinaï: Gn 19, 1... Moïse y reçoit les tables de la loi. C'est le Dieu de la morale, Dieu de la foi qui respecte bien les règles, être fidèle et parfait.  

Le mont Carmel: 1, Roi 10, 20.  La montagne des religions. la luttre entre le Dieu des juifs et les autres dieux. Moi, j'ai le meilleur. Je crois au véritable Dieu. J'ai la bonne doctrine.

Le mont de L'Horeb: 1 Roi 19, 1... Dieu du silence qui se révèle dans dans le murmure d'une brise légère.

Le mont des Bératitudes: Mth 5, 1 ... Ce n'est même pas une montagne, mais un simple petit monticule. C'est le Dieu tout petit, le Dieu des pauvres. C'est la plus petite montagne, mais la plus difficile à escalader.

Ces montagnes nous font  parcourir le chemin qu'à parcouru le peuple juif pour découvrir le Dieu de Jésus Christ, le Dieu des béatitudes. Sur quelle montagne  je me situe ce matin?

Inspiré du Père Arnold.

vendredi, 17 avril 2020 13:32

Mon credo.

Je crois que le royaume des cieux est présent dans notre monde parce des femmes et des hommes développent un coeur de pauvre, de partage et de tendresse ...

Je crois que la terre est à nous et sera belle parce que des femmes et des hommes développent l'esprit de communion, d'entaide, un esprit de douceur ....

Je crois que les faims et les soifs seront comblés parce des femmes et des hommes développent les services communautaires, des lieux de ressoucement spirituel pour répondre à ces besoins ...

Je crois que la vie deviendra plus belle et aura meilleur goût parce des femmes et des hommes font l'expérience de la miséricorde et essaient de comprendre et d'accompagner plutôt que de juger et de condamner.

Je crois que nous ferons l'expérience de Dieu au quotidien parce des femmes et des hommes découvrent la beauté et la bonté du monde et font découvrir cette pureté autour d'eux..

 Je crois que nous découvrirons mieux ce que signifie être enfant de Dieu parce que des femmees et des hommes comprennent que l'être humain n'est pas seulement un corps à nourrir et un instrument de production mais qu'il vit des valeurs humaines et spirituelles profondes.

Je crois que nous connaitrons un monde meilleur parce des femmes et des hommes travaillent pour la justice et le respect des personnes et comprennent que tous en regardant les ainés sont aussi importants que notre petit animal de compagnie, le temps de pandémie nous le révèle.

Je crois que cette foi des béatitudes se réalisera parce qu'un jour un homme est venu nous révéler qu'un Père nous  avait créés à son image, qu'il est présent au coeur de son oeuvre, et un père ne peut vouloir  que ce qu'il y a de meilleur pour ses enfants.  

jeudi, 16 avril 2020 14:48

Le magasin ...

James R. Doty: Le Magasin des miracles. "Ouvrez votre coeur pour changer votre vie. Ed. Édito. Un enfant entre dans un magasin de magie et rencontre une dame qui lui apprend la magie du coeur qui va transformer toute sa vie. Il apprend à ouvir son coeur et découvre la magie de la compassion et de la confiance en soi. Comme chirurgien, il fera l'expérience qu'il est non seulement un homem de science mais aussi et surtout un HOMME. C'est l'histoire de sa vie. Bonne lecture.

jeudi, 16 avril 2020 14:41

Un sage.

On raconte l'histoire d'un sage qui n'était pas très aimé dans son milieu parce qu«,il dérangeait trop avec son enseignement. Un jour qu'il se promenait sur la rue, des gens commencèrent à l'injurier. Plutôt que de faire semblant d'ignorer ce qui se passait, le sage se dirigea vers eux, et il les bénit.

Alors quelqu'un s'écria "aurions-nous addaire à un sourd? Nous crions des horreus et monsieur nous réponbd par de belles paroles!" Chacun de nous ne peut offrir que ce qu'il a, répondit le sage. Qu'ai-je à donner ce matin ou plutôt que n'ai-je pas à donner?

jeudi, 16 avril 2020 14:08

Témoin?

Ce matin, faisant mes ablutions matinales devant mon miroir, je me suis demandé: Quelle parole vais-je donner aujourd'hui pour nourrir la foi et l'espérance des chrétiens. En ouvrant le Prions pour lire les textes de la célébration d'aujourd'hui, le Seigneur me dit: "A vous d'en être témoin." Et je me suis demandé, témoin de qui ou de quoi? En ce temps de confinement et de lutte pour la santé, nous avons besoin d'une parole qui sécurise et nous permet de regarder en avant. Alors j'ai regardé tout ce qui se vit autour de moi, les témoins du ressuscité, ils sont là. Je sais que la majorité ne le pense pas. Et ça m'a conduit à une autre question.

Durant sa vie publique, Jésus a utiliser le mot Venez. Venez à ma suite et je ferai de vous  des pêcheurs d'hommes. Mettez-vous à mon école -venez à ma suite-  je suis doux et humble de coeur; au matin de Pâques, Jésus utilise un autre mot: Allez. Allez en Galilée, allez sur le terrain de la vie, c'est là que vous me verrez. Alors j'ai compris qu'avant d'être témoin, je devais être disciple. Je crois que c'est la grande faiblesse de notre Église de ne pas avoir fait de disciples avant d'envoyer des témoins. Ceci m'amène à me demaner si je suis l'Église ou si j'appartiens à l'Église.  J'ai réalisé que j'avais oublié d'être disciple et que j'avais essayé d'être témoin.

Quand je travaillais au plan diocésain, je n'avait pas souvnet le dimanche à présider l'assemblée dominicale, j'allais à la cathédrale et m'assoyais dans la nef avec les chrétiens. Après la célébration, je m'amusais à écouter les commentaires. Les prêtres me disaient: "Tu n'es pas venu concélébrer, tu as joué au laïc à matin." les gens quittaient et me saluaient en disant: "On te remercie d'être venu prier avec nous." Ces deux affirmations m'ont poursuivi longtemps et même encore aujourd'ui. Dans l'affirmation des chrétiens, je sentais que je faisais corps avec eux, je faisais Église avec eux. J'ai compris que ma mission  comme prêtre était de faire Église avec les chrétiens, de vivre ensemble comme corps du Christ ressusicté. Aujourd'hui les chrétiens ont rejeté l'Église à laquelle ils appartiennent et ils n'ontpas encore découvert qu'ils sont l'Église.

Ce matin, je veux dire simplement que le Christ ressuscité est là présent au coeur de nos vies et que notre seule mission importante est de le faire découvrir à ceux qui nous entourent. Je crois que les chrétiens et chrétiennes ont moins besoin de rites que d'une présence signifiante et aidante. Nous qui croyons au christ ressuscité, nous qui en avons fait l'expérience, rendons LE présent dans le quotidien. Soyons témoin de Quelqu'un et non de quelque chose à faire.

mercredi, 15 avril 2020 15:37

Que vaut ce billet?

Paulo Coelho cite cette petite histoire que je trouve à point pour nous aujourd'hui.

Un conférencier commença un séminaire en tenant un billet de 20$ et deamnda: Qui vaut ce billet? Plusieurs mains se levèrent et le conférencier ajouta: Avant de le donner, je dois faire quelque chose.

Il l'écrassa rageusement, et il insista: Qui veut encore ce billet? Les mains se levèrent de nouveau. Et si je fai scela: Et il chiffona le billet, le jeta par terre, le piétina, puis il le montra ne nouvelle fois -à présent très sale et tout abimé. Il répéta la question, et les mains se levèrent encore.

N'oubliez jamais cette scène, commenta le onférencier. Peu importe ce que je fais avec cet argent, c'est toujours un billet de 20$. très souvent dans la vie nous sommes écrasés, foulés aux pieds, maltraités, insultés; et pourtant nous avons toujours la même valeur.

En ce temps de pandémie, l'important est la santé des personnes et la protection des plus vulnérables. Que nous soyons vieux ou jeunes, beaux ou non, otistes ou en santé, nous avons tous la même valeur. Et si cela est vrai aujourd'hui, ce devra le rester pour l'éternité. Nos maisons d'ainés ne doivent être des mourroirs mais des milieux de vie. Et la vie quelque soit l'âge ou la santé vaut la peine d'être vécue et vécue bellement.  Merci à tous ceux qui y croient et l'assurent.

mercredi, 15 avril 2020 14:02

Si tu veux ...

Le coeur possède sa propre intelligence et, si on l'écoute, on comprendra que c'est en donnant qu'on possède réellement. Si on veut de l'amour, il faut en donner. Si on veut de la joie, il faut en semer autour de nous. Si on veut être pardonner, il faut pardonner nous-même. Si on veut la paix, il faut la créer dans le monde qui nous entoure. Si on veut panser nos plaies, il faut guérir celles des autres. James R. Doty.

mardi, 14 avril 2020 13:39

Un chercheur de Dieu. Jn 20, 19-31.

Il y a lontemps, ma religion consistait a répéter docilement les réponses de catéchisme que ma mère me montrait. Je me souviens avoir passé des examents de religion même au cours classique avec le maximum de notes parce que j'avais bien répété le texte appris par coeur. Je répétais la religion que d'autres me montraient. Mes premières homélies avaient la même saveur. Un jour, à une retraite annuelle, un prédicateur me présente quelqu'un. Ce n'était plus des réponses toutes faites, mais une expérience avec quelqu'un. Il N'avait pas de feuilles avec de beaux textes bien rédigés, il n'avait que sa Bible. Ma vie a changé. Je ne faisais plus la religion des autres, mais j'essayais de vivre ma propre expérience spirituelle. C'est l'histoire que Thomas a fait remonter en moi.

On affuble ce cher Thomas du titre d'incréduel. Pour moi, il est simplement et honnêtement un chercheur de Dieu comme on en voit beaucoup de nos jours. Thomas ne veut pas répéter la religion des autres, il veut faire sa propre expérience. Remarquons bien les réponses; les apôtres disent: Nous avons vu le Seigneur. Ils ont rencontré quelqu'un d'extérieur. Ils ne parlent pas d'une expérience du ressuscité. Thomas dira: Mon Seigneur et mon Dieu. Ils parlent d'une expérience du ceur. Il n'a pas vu, il a fait une expérience. Il est un chercheur de Dieu. Thomas aussi ne dit pas: Montre-moi ta couronne de roi, ton pouvoir de Dieu, ou tes beaux habits sacerdotaux, mais montre-moi tes plaies. Nous le découvrirons sans doute encore aujourd'hui dans les plaies du christ dans les personnes blessées par la violence, la pédophilie, la covid-19.  C'est ce que nous devrions être toutes et tous, des chrétiens qui veulent faire leur expérience du Christ ressuscité et présent en eux. J'espère qu'il y a en chacun et chacune de nous un morceau de Thomas.

Tous ces gens qui ont quitté l'Église, on dit souvent qu'ils ne croient rien, ne connaissent pas le Seigneur. Nous sommes plus facilement portés à juger qu'à comprendre. Ils sont des chercheurs de Dieu. Des Thomas, il y en as partout, au milieu de nous à la messe dominicale comme sur la route, les trottoirs ou les magasins. Ce matin, c'est ce regard que l'Évangile nous invite à jeter autour de nous.

Nous sommes invités aussi à méditer l'attitude du Bon Pasteur qui rencontre Thomas. Il répond à la question de Thomas et le conduit ainsi à une expérience spirituelle profonde. C'est l'attitude que Jésus nous invite à avoir les uns à l'égard des autres. Jésus s'invite d'abord sur notre route pour nous conduire avec Lui sur sa propre route. Jésus s'invite dans nos doutes et nos questionnements pour nous conduire à écouter sa réponse. Nous nous posons beaucoup de questions aujourd'hui, comment évangéliser, comment prnedre le chemin missionnaire. Jésus nous répond ce matin: Montre-moi tes plaies, tes doutes, tes quetionnements, puis ensuite regarde les plaies des autres, écoute leur questionnement, leur doute, leur recherche, au lieu de les juger comme des gens qui ne croient en rien, écoute-les comme des chercheurs de Dieu de spiritualité et ensemble nous trouevrons une réponse à tes questions.

En ce temps de confinement, la présence de Thomas est précieuse, elle nous renvoie à l'essentiel. Quelle est notre expérience du Christ en nous qui nous permet de vivre ce temps avec sérénité? Thomas nous fait sortir des rites et des célébrations pour nous faire dire: Mon Seigneur et mon Dieu. Ce qui est important aujourd'hui, nous le répète quotidiennement le Premier Ministre, c'est la santé des gens. L'important est la personne. Pourrions-nous découvrir cela, l'important n'est pas la doctrine ou le rite liturgique, mais les chrétiens et chrétiennes qui souffrent et luttent. Thomas nous invite sur une route de conversion.  

Le texte des actes des Apôtres d'aujourd'hui (2, 42-47) nous invite aussi sur le chemin de la vie et de l'expérience spirituelle. "Ils étaient assidus à la Parole, la prière et la communion fraternelle et à la fraction du  pain dans leur maison. Confinés dans nos maisons, la Parole de notre Dieu nous rejoint pour éclairer notre route d'incertitude et parfois de doute, la prière est essentielle pour nous établir dans une relation de communion avec les autres et le Seigneur, une prière qui n'est pas des mots récités mais communion de vie, et la charité, la communion fraternelle comme celle que nous voyons chaque jour manifestée à l'égard des personnes confinées seules dans leur maison; tout ceci est l'Eucharistie du Seigneur vécue que nous pouvons célébrer à notre façon sur la table de nos cuisines. Si nous retournons à l'essentiel, nous célébrations demain prendront le sens d'une expérience personnelle et puissions-nous redire avec notre frère Thomas: Mon Seigneur et mon Dieu.

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