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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

vendredi, 13 septembre 2019 14:40

L'Église est sortie.

Je me suis amusé ce matin à traduire l'Église est sortie. Ce n'est pas gentil sans doute. Il me semble que chez nous l'Église est sortie et nous devons la rejoindre. Nos Évêques du Québec on rédigé un beau texte sur la question et propose une démarche dans les diocèses. On nous propose d'étudier la dimension sociale de la pastorale en Église, ou la doctrine sociale de l'Église. Sur le terrain nous parlons  souvent de la pastorale auprès des pauvres, des exclus de nos paroisses, des personnes intimidées, des endeuillées surtout après des tragédies comme celles que nous avons connues à Ste-Anne dernièrement, des femmes victimes de violence et aussi de la pauvreté spirituelle. Notre grosse question est de savoir comment être présents comme chrétiens à ces personnes et leur apporter la force de l'Évangile. Beaucoup d'organismes répondent à ces besoins dééjà, il existe encore des besoins qui n'ont pas de réponse, il y a cependant une pauvreté spirituelle qui existe toujours. Quand nous arrivons comme prêtre ou religieuse, les gens se mettent souvent sur la défensive. Ils ont peur  d'être récupérer. La grosse question est de faire découvrir la force de l'Esprit qui anime ces services et de faire naître ceux dont nous avons besoin. Nous vivons dans une Église cassée en deux, d'une part des chrétiens sur le terrain vivent comme Église au quotidien selon la richesse de leur vie spirituelle, et d'autre part, une Église  plus institutionnelle absente de ce quotidien du terrain. Comment refaire le pont entre ces deux formes d'Église? Laissons-nous baigner par la passion de Jésus pour les pauvres et les exclus du royaume pour devenir à notre tour passionner pour l'Église du terrain.

Il me semble à partir de mon expérience qu'il nous faudra créer un mouvement ascendant: partir de la vie, de l'Évangile pour laisser travailler l'Esprit du Seigneur. Je me suis permis d'écouter Mgr Ross au début de notre Église diocésaine. Il a vu la pauvreté matériel des gens exploités par les commpagnie et il a développé la force du mouvement coopératif; il a vu la pauvreté intellectuel des gens et il a bâti le séminaire et les écoles normales avant la cathédrale; il a vu le problème des soins de santé et il a instauré les hopitaux, il a vu le manque de prêtres et à instaurer une démarche pour les vocations. Il est parti du besoin  pour créer des services à l'intérieur desquels il a déposé la force de son amour et de sa foi. Ce pionnier devrait inspirer notre démarche d'aujourd'hui. À partir des besoins actuels des chrétiens de chez nous, développer dans les communautés la responsabilité de prendre soin des chrétiens et chrétiennes plus fragiles.  l'enseignement de l'Église éclairé par l'Évangile apporte l'essentiel  qui oriente notre action ecclésiale.

Le Pape François écrit dans la Joie de l'Évangile: "découvrir comment le Père qui est bon veut écouter le cri des pauvres." no187. Il s'agit nous dit aussi le Pape de créer une "nouvelle mentalité qui pense en terme de communauté et de priorité de la vie."  Il serait sans doute intéressant d'être plus proche de l'Évangile afin d'éviter de courir en vain, nous dit encore le Pape. Ne serait-il pas essentiel de s'asseoir près des gens de chez nous pour les écouter, écouter leur cri. Le Pape nous dit qu'il faut créer une nouvelle mentalité alors ma question: Est-ce que je suis prêt, moi, à me laisser évangéliser pour devenir évangélisateur?  

 

 

mardi, 10 septembre 2019 17:04

Mourir, c'est naître à soi.

Le Père Boulad écrit: "Face à la mort d'un être cher, nous sommes face à deux attitudes contradictioires: Une évidence, c'est que l'être aimé est mort. et une certitude, c'est qu'il n'est pas vraiment mort, il ne peut mourir. L'évidence est au niveau des sens, la certitude est au niveau du coeur." Il me semble que c'est cela que nous vivons en Église actuellement. J'entends souvent que l'Église doit morir pour renaitre autrement. Je crois que nous sommes devant une évidence: la structure ecclésiale connue se meurt. Elle donne des signes d'un état un peu comatique. Cependant au niveau du coeur et de la foi, je sais que l'Église du Christ ne peut mourir. Si je regarde autour de moi, elle me donne des signes de cette renaissance. Ça c'est ma certitude de foi.

Un évêque français disait que l'Esprit était en train de nous appauvrir pour que nous retrouvions l'essentiel. Mourir, c'est laisser éclater l'essentiel de notre être. Il me semble que l'Église de Jésus Christ a suivit la vie et retrouve l'essentiel de son être. Si nous prenons le temps de regarder et de noter tous les actes de bonté et de charité qui se vivent autour de nous, si nous prenions le temps de noter tous les mouvements qui naissent pour venir au secours des personnes en difficulté à tous les niveaux, c'est l'être profond de l'Église qui se manifeste, c'est l'Évangile qui s'écrie au quotidien. J'oserais affirmer avec crainte que l'Église à quitté l'église pour suivre la vie. L'Église ne peut mourir, elle prend forme autrement. Son avenir n'est pas demain, mais vécu aujourd'hui. Et cette Église au quotidien je la présente avec les mots de Zundel: "Je ne suis pas mais je veux être." C'est ma foi. Une Église qui veut éclore au coeur de la vie. Alors mettons l'accent sur cette Église en gestation au ventre du monde et soyons moins négatif.

 

mardi, 10 septembre 2019 13:52

La joie des retrouvailles. Lc 15, 1-32.

La Bible TOB coiffe ces trois paraboles d'un même titre: Le Brebis retrouvée, la pièce retrouvée, le fils retrouvé. Et dans les trois textes, nous lisons la même expression: "Réjouissez-vous avec moi car ma brebis est retrovée,; Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvée la pièce que j'avais perdue; mangeons et festoyons car mon fils  est retrouvé."  Nous sommes situés devant la fête et la joie des retrouvailles. Une autre chose à noter est que Jésus s'adresse à des pécheurs et à des pharisiens qui écoutent pour le orendre en défaut. Aux uns Jésus annonce l'accueil inconditionnel du Père et aux autres il dit la façon comme responsables d'Églises d'accueillir les  gens qui ont pris leurs distances de l'Église.

Le berger et une communauté chrétienne vont à la recherche des membres de la communauté qui ont quitté pour leur manifester l'accueil et les inviter au retour en les prenant sur leurs épaules. Nous sommes invités aussi comme  communautés et comme berger à balayer  nos vies de tout ce qui cache la bonne graine de l'Évangile d'accueil, d'amour, de miséricorde... Nous sommes invités du même coup à accueillir avec joie les soeurs et les frères chrétiens qui reviennent faire un tour à la maison Église. Cet accueil suscite la fête et développe la joie des retrouvailles. C'est la façon avec laquelle le Seigneur agit avec nous et il nous a dit un soir: "Faites ceci en mémoire de moi."

Je suis invité à balayer ma maison  pour enlever la poussière qui m'empêche de vivre ma véritable identité d'enfant de Dieu, enlever ce qui m'empêche de vivre pleinement mon baptême et ma confirmation qui font de moi un témoin de l'amour et de l'accueil du Seigneur. Je suis invité à balayer mes préjugés qui m'empêche de faire la fête avec les personnes qui reviennent faire un tour à la maison Église. Comme communauté et comme berger, je suis invité à balayer mes structures, mes coutumes et lois pour le service de l'accueil et de la miséricorde.

Si nous écoutons notre monde aujourd'hui, si nous écoutons les jeunes pris dans le tourbillon de la vie, nous sentons monter la colère, l'impuissance devant un monde mené par l'argent et le pouvoir. Et nous véhiculons encore l'image d'un Dieu sévère, au ciel qui nous regarde pour nous punir ou nous récompenser. Nous nous fabriquons trop souvent un Dieu à notre image. J'entends souvent encore devant la mort de quelqu'un: Dieu l'a aimé et est venu le chercher, son heure était arrivée... Qaund ces mots sont lancés devant des enfants qui ont perdu un parent, cela laisse une image déformée du Seigneur et presque blasphématoire.  

Ces paraboles s'adressent à nous aujourd'hui qui vivons dans une société cassée et blessée. Ce berger de l'Évangile, je le vois chez nous dans toutes ces personnes qui prennent en charge les enfants blessés dans leur coeur et leur intelligence, ces personnes qui accueillent les femmes victimes de violence, ces pauvres victimes d'une société qui déshumanise ... ces bergers aujourd'hui naissent autour de nous et sont l'espoir de demain. Ces nouveaux bergers, femmes et hommes, reçoivent-ils de notre communauté le support nécessaire pour bien réaliser la mission qui est celle de l'Évangile? Est-ce que comme Église nous n'aurions pas aussi quelque chose à balayer dans nos structures et exigences pastorales pour signifier l'accueil amoureux de Dieu?

Aujourd'hui, dans notre Eucharistie, laissons résonner en nous ce mot de Jésus: "Faites ceci en mémoire de moi."  Rendons présent et efficace  l'amour et accueil miséricordieux du Père. Jésus ne demande pas de juger les gens à savoir s'ils sont bons, dignes de l'Eucharistie; Il nous demande simplement de les asseoir à côté de nous sur le même banc comme des frères et soeurs pour chanter ensemble les merveilles de notre Père et communier au même pain de l'amour et de la miséricorde.    

 

lundi, 09 septembre 2019 14:56

"Les jarrais dont du"

Nous avons beaucoup depuis des siècles les "jarrais dont du". Ce matin, les nouvelles nous parlaient du jeune Bissonette qui a fait une tragédie à la Mosquée de Québec. Ce jeune avant d'être un criminel est une victime, victime des "jarrais dont du." Je parlais dernièrement de la nécessité ou de l'urgence d'apprendre à lire. Nous travaillons sur les conséquences et oublions trop souvent les causes. La violence gronde un peu partout, les gens se soulèvent et en voulant freiner les conséquences nous augmentons la colère sourde qui éclate. "Jarrais dont du" comprendre ce que le jeune voulait nous dire, "Jarrais dont du" être plus attentif à ce qu'il vivait ... Autrefois on disait; L'enfer est pavé de jarrais dont du.

Ce matin dans l'Évangile de Luc, Jésus guérit un malade le jour du sabbat. Les bons messieurs gardiens du sacré le surveille pour le condamner. On regarde le geste en fonction de la loi. Ce qui est important, c'est le respect de la loi et non la personne. Après 2 millénaires est-ce que cela a bien changé? Nous avons besoin de lois et de directives dans une vie en société, mais les lois sont au service de la vie et des personnes et non au dessus. La personne est souvent blessée, ce qui la fait mal agir. C'est là pour moi que je place l'importance du sacrement du pardon dans une rencontre individuelle. Une rencontre qui permet de dépasser les conséquences pour guérir la cause. Derrière un acte mauvais, il y a une personne blessée souvent qui lance un S.O.S. D'ou pour nous la nécessité d'apprendre à écouter et à lire. Ne jugeons pas , mais écoutons et aimons pour comprendre  et aider. Ne devenons pas des "jarrais dont du." Bonne journée. 

 

dimanche, 08 septembre 2019 15:44

Pourquoi mourir?

Henri Boulad: Mourir, c'est naître. L'amour, la mort et l'au-delà. Médiaspaul. L'auteur répond à l aquestion que nous nous posons tous: Pourquoi mourir? Il montre que la mort est une naissance: naître à soi-même, naître aux autres, naître au comos, naître à Dieu. L'auteur, Jésusite et professur, a murit sa réflexion et nous montre que nos n'avons pa sà craindre la mort. Devant la sensibilité moderne, il nous parle aussi de la réincarnation, de la sexualité après la mort ... Bonne lecture.

 

dimanche, 08 septembre 2019 13:28

Ne nous laissons pas piéger.

Le Pape François nous dit ce matin: "Ne vous laissez pas piéger par les besoins ou par l'argent."  Il est trop tard, Très Saint Père, nous le sommes déjà. Actuellement nous vivons une course effrénée à l'argent pour payer nos factures et chauffer nos églises. Les bulletins paroissiaux sont devenus des feuillets publicitaires pour les commerces. J'entends encore résonner à mes oreilles les sorties de Mgr Ouellet contre les photos des églises et les annonces de bingos, alors que la parole de Dieu était un enfant pauvre. Un théologien affirmait que les changements dans notre Église viendront d'en bas, du peuple et non d'en haut. Il disait: le Pape réussira la purificarion de l'Église si nous sur le terrain nous mettons les premiers avec lui la main à la pâte. Je voudrais juste un petit peu et timidement parodier l'Évangile d'aujourd'hui: Si quelqu'un veut venir à ma suite et préfère ses structures, ses lois, ses traditions, ne peut pas être mon disicple. Je laisse à chacun de continuer la réflexion comme je fais la mienne. bonne journée.

 

dimanche, 08 septembre 2019 13:17

Avoir le flair.

Ce matin, le Pape François me fait une petite visite pour me parler du prêtre, me parler de moi. "Le pasteur prend la vie d'où elle vient avec les résultats qui viennent. Il prend la vie comme elle vient. Cela, c'est l'amour du pasteur. Il peut avoir bien des connaissances, des diplômes, s'il n'a pas le flair, il ne sera jamais un bon pasteur."  Alors c'est la question que le Pape me pose ce matin: Toi, Jos, as-tu le flair du pasteur? Avais-tu le flair du pasteur dans ton travail? Je n'oserai pas répondre à cette question, je vais laisser les gens avec qui j'ai travaillé y répondre. Quand je regarde où notre Église est rendue et ce que nous sommes en train d'en faire, cette question se pose avec plus d'acuité. Avons-nous le flair du pasteur? Est-ce une priorité dans la formation des futurs prêtres? Est-ce que ce mot existe dans notre vocabulaire? Laissons-nous interroger.

 

samedi, 07 septembre 2019 14:24

Change ton fusil d'épaule.

"Si quelqu'un vient à moi sans quitter son père, sa mère, ses frères et soeurs et même sa propre vie, n'est pas digne d'être mon disciple." Voila où Jésus me conduit ce matin dans ma médtation. Jésus vient me dire simplement si tes relations humaines sont plus importantes que celles avec moi, tu n'es pas digne de moi. Mes relations humaines doivent être nourries par celles avec le Seigneur qui m'habite, et mes relations humaines doivent exprimer la densité de mes relations spirituelles. Les deux vont de pair.  Si les relations hmaines m'accaparent au point de perdre ma relation de disciple, je ne suis pas sur la bonne route. L'inverse serait aussi vraie; si ma relation au Seigneur, ma prière, mes dévotions m'empêchent de vivre pleinement mes relations avec mon entourage, je suis aussi sur la mauvaise route. L'important est d'établir un équilibre confortable dans ma vie La façon avec laquelle je vis ma relation aux autres expriment la qualité de ma relation à Dieu et vice versa.

 

vendredi, 06 septembre 2019 17:30

Un Iceberg?

Quand j'étais étudiant, chaque été durant les vacances, je travaillais dans un hopital au soin des malades. Je n'étais jamais entré dans un hopital avant ce premeir jour de travail. Donc je ne connaissais rien du travail. J'ai appris sur le tas. Après neuf étés passés dans ce travail, je le faisais avec facilité. Quand il m'arrivait des cas nouveaux, je ne savais plus comment faire. Quelqu'un devait m'expliquer. Comme je n'avais pas d'étude, je ne savais pas pourquoi je le faisais, mais seulement comment le faire et les nouveaux cas me déstabilisaient. 

Ce matin en sirotant mon café, cette expérience m'est revenue en tête et je me suis dit que c'était mon expérience comme chrétien. J'ai appris à dire des prières, à aller à la messe, à faire des chemins de croix mais je n'ai jamais appris pourquoi. Une bonne grand-mère me disait dernièrement que ses deux enfants n'avaient pas fait baptiser leurs enfants. Alors je lui dit d'expliquer à ses enfants pourquoi il est important de baptiser les enfants. Elle réppond simplement qu'un enfant on le bpatise dès sa naissance. Mais pourquoi on le baptise? J'ai senti son incapacité de bien saisir le pourquoi. Je me suis revu dans mon expérience à l'hopital. C'est la situation de bien des parents qui conduisent leurs enfants à la célébration des sacrements parce qu'ils sont nécessaires pour des actions futures comme être parrains ou marraines, se marier ....

Le Père Henri Boulad, (Mourir c'est naitre. P. 20) compare l'être humain à un iceberg. Cette montagne de glace cache une partie très importante de son être dans la mer. Nous ne voyons qu'un petite partie de l'iceberg, l'essentiel est en dessous. Il en est ainsi de l'être humain. Ce que nous voyons de moi est une infime partie de ce que je suis. Il nous faut dépasser cette infime partie de nous-même pour découvrir l'essentiel qui motive tout notre agir. Quand j'ai quitté mon travail à l'hopital, jai oublié une bonne partie de ce que je faisais et je suis devant un vide en dedans de moi.  C'est ce qui est arrivé dans la vie chrétienne. Nous avons appris des réponses de catéchisme par coeur, des formules prières bonnes en soi, des façons de pratiquer la religion, mais lorsque que nous avons quitté ces pratiques, nous sommes devant un vide comme la grand-mère qui ne peut expliquer pourqui baptiser les enfants.  Évangéliser, c'est aller découvrir cette partie de l'iceberg en nous. Nous ne devons pas avoir peur de l'eau pour aller visiter la pointe cachée de notre iceberg intérieur. Voila où j'en suis à l'aube de mes 90ans..

 

jeudi, 05 septembre 2019 13:51

Fécondité.

La liturgie de ce jour, 5 septembre 2019, nous parle de fécondité. lc 5, 1-11 nous dit qu'une foule se presse autour de Jésus pour écouter sa parole. Plus loin, sur la parole de Jésus, les disciples jettent le filet et prennent une telle quantité de poisson que les barques s'enfoncent.  Le texte ne nous dit pas le contenu de l'enseignement de Jésus, il dit simplement que les foules l'écoutaient. La parole de Dieu n'est pas d'abord des mots, mais une Personne. "Le Verbe s'est fait chair." Le Verbe de Dieu est une Personne. Ce qui rassemble, convoque, rend féconde notre vie, c'est le Verbe: une Personne. Saint Paul nous parle beaucoup du Christ ressuscité; ce Verbe de Dieu présent en chacun et chacune de nous. L'Évangile n'est pas un écrit, mais une personne qui me parle.

Il en est de même pour les disciples. Nous influençons un milieu, nous rassemblons non d'abord par des paroles, mais par un témoignage de vie. Notre vie doit devenir parole de Dieu. Je remplaçais un jour un prêtre pour la messe du dimanche, quelqu'un arrive et me dit: "Moi, j'aime venir à la messe, je prends mon Prions, je ferme le son et je  fais mes prières personnellement. Ce que vous dites en avant ne m'intéresse pas, c'est toujours la même chose." Cela m'a questionné et me questionne encore devant nos églises vides. L'Évangile n'a pas retenu des textes de l'enseignement de Jésus, mais des gestes rassembleurs, des gestes féconds. Ce ne sont pas des mots qui nous rassemblent mais un Verbe, une Personne. Ne serait-ce pas cela que notre peuple a besoin ou attend? 

 

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