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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

jeudi, 09 août 2018 17:37

Parole d'un sage.

"Notre attitude envers les autres personnes devrait toujours être positive. Nous devrions être intéressés  par elles sans même éprouver de la pitié ou de la condescendance. Par-dessus tout, nous devrions les traiter avec le plus grand respect, car elles sont précieuses. Nous devriosn considérer les autres personnes comme sacrées et supérieures à nous." Dalaï Lama.

 

mercredi, 08 août 2018 13:47

La faim de Dieu. Jn 6, 41-51.

Je regardais un sculpteur travailler une pièce de bois et découvrir à l'intérieur une statue ou une animal. Chaque coup de cieseau enlevait ce qu'il y avait de trop et laissait émerger ce que l'auteur avait dans le tête. Dans tout être humain, il y a un enfant de Dieu, il s'agit simplement d'enlever ce qu'il y a de trop pour laisser apparaitre cet enfant bien-aimé du Père.

En relisant ce chapitre de Jean, je revoyais le sculpteur. L'évangéliste essaie d'éclairer notre réflexion pour enlever en nous ce qu'il y a de trop pour découvrir le vrai sens du pain de vie que le Seigneur nous offre. Dimanche après dimanche, le Seigneur revient nous dire sa volonté de vivre en communion avec nous et de demeurer comme une nourriture, une force pour réaliser ce rêve.

Jésus nous parle d'une nourroture qui apaise la faim et la soif pour toujours. Contrairement à la nourriture du désert où nos pères sont morts. Dans sa façon de sculpter le disciple, Jésus passe de la faim à la vie. Vos pères sont morts dans le désert, mais ma nourriture conserve la vie pour toujours. Nous sommes donc invités à avoir faim et soif de Dieu.

Jésus parle de manger et de boire, deux verbes d'assimilation. La nourriture passe tout le système digestif pour nourrir la vie et les déchets sont éliminés. Si la nourriture passe directement sans nourrir le corps, la vie va s'anémier et la mort suivra. Si la nourriture eucharistique traverse tout le système pour disparaitre sans nourrir le vie spirituelle, nous risquons aussi la mort spirituelle. Communier n'est pas recevoir une hostie, mais vivre un moment de communion intense avec le Seigneur pour se laisser transformer en lui. Ne soyons pas des mangeurs d'hosties, mais des communiants au Christ ressucité. La fin de la communion  ou de l'Eucharistie est la mission. Jésus n'a pas donner un pain à manger, ou à adorer, mais une mission à réaliser et il est avec nous comme une nourriture, une force pour réaliser sa mission. Manger, c'est mastiquer,  asimiler pour devenir aussi un autre Christ.

Le pain que Jésus nous donne est aussi le pain de la Parole. Mastiquer la Parole, c'est la ruminer, la laisser pénétrer en nous. La Parole de Dieu est la source et l'âme de toute vie chrétienne et de toute pastorale en Église. Elle possède une force de vie intarissable.

Il ne faut jamais oublier la nourriture donnée à travers la présence des pauvres, des petits du royaume, des malades et des mal aimés dans la société. C'est aussi le pain de vie à notre portée et communier à ce pain, c'est communier au Christ dans ses frères et soeurs blessés. Le pain eucharistique est cette force pour aller communier au pain des pauvres et des blessés de la vie. Cette force nécessaire pour aller leur dire qu'ils sont aimés de Dieu. Jésus ne nous dit pas d'adorer le pain mais de le manger. Si le culte eucharistique est important, ne limitons pas  notre vie eucharistique à la réception de l'hostie ou de l'adoraiton. Jésus nous a donné au point de départ une nourriture pour une mission et non une célébration à réaliser.  Que nos communions fassent de nous des témoins du ressuscité.

 

samedi, 04 août 2018 14:10

Un Pasteur et un Saint.

Aujourd'hui, 4 aout, la liturgie met sous nos yeux un pasteur et un saint: Jean-Marie Vianney, curé d'Ars. Quand nous admirons la vie des saints, ce n'est pas pour  les imiter mais pour s'inspirer de leur témoignage de vie pour aujourd'hui. Le curé d'Ars fut un grans spirituel qui vécu son ministère en fonction du peuple dans lequel il vivait. Il s'agit pour nous aujourd'hui en s'inspirant de son exemple de découvrir la façon dont nous devons vivre en Église au coeur de la société dans laquelle nous vivons. Il est évident que si nous voulons imiter ce saint curé, nous courons à l'échec.

Notre société au Québec est traversée par un fort courant laïque qui a changé complètement les besoins spirituels du peuple. Les gens n'adhèrent plus à la religion et sont devenus pour la plupart étranger à toute forme de pratique religieuse. Notre société de plus est traversée par un fort courant de démocratie qui développe une prise de parole et une volonté de s'impliquer dans les décisions qui concerne la vie de la société. Ce courant démocratique fait partie de la vie des familles, des paroisses, comme de la société civile. Les gens ne veulent plus qu'on leur dise quoi faire, mais veulent être accompangés dans leur vie et décisions. Ceci vient changer complètement la donne de notre présence d'Église. Nous sommes devenus étrangers au coeur même de notre propre société. Comme Église et comme chrétiens nous avons à nous inscrire à l'intérieur de cette nouvelle façon de vivre pour développer les valeurs de l'évangile.

L'annonce de l'Évangile dans cette nouvelle société n'a pas pour but de convertir l'autre pour le conduire à la pratique religieuse, mais de lui  faire découvrir l'Évangile déposé en lui pour qu'il en vive. La société nouvelle nous invite à passer du pouvoir qui décide à l'autorité qui accompagne. Cette autorité nous la recevons du Christ qui nous l'enseigne à toutes les pages de l'Évangile. Une autorité qui risque l'accueil dans le lieu des autres là où ils sont.

Dans toute les régions du québec l'été a apporté sont lot d'activités communautaires, des festivals de toutes sortes. Des nuées de bénévoles ont participé à la préparation et la réalisaiton de ces projets. Il s'y est vécu des moments de partage, d'entraide, de communion et je dirais d'action de grâce. Dieu était présent au coeur de ces manifestations parce qu'il est présent au coeur de l'être humain. Plus nous nous rapprochons de l'humain, plus nous sommes proche du divin. La Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps de Vatican 11 nous dit: "Les joies et les espoirs, les tritesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout (...) sont aussi celles du Christ, et il n'est rien de vraimnt humain qui ne trouve écho dans leur coeur." "Le message chrétien nous invite à nous passionner  pour tout ce qui est humain. C'est au coeur de la vie que se laissent paraitre les traces du ressuscité." André Fossion.

En fin de semaine, chez nous, nous vivons le festival du bois flotté où des artistes rassemblent les gens pour leur faire découvrir à la fois les beautés de la musique, de la sculpture, de la fraternité; en plus des dizaines de bénévoles qui se dévouent pour le bon déroulement de l'activité. Une page de vie en Église se vit, c'est là aussi les signes du ressuscité. Il me semble qu'aujourd'hui le curé d'Ars aurait été au milieu de ce monde pour leur dire Jésus Christ par sa présence. Je passe du temps sur le terrain au milieu de ces gens qui m'accueille comme un pasteur qui s'émerveille avec eux de la présence de Dieu à travers la beauté, la générosité et l'amour qui s'y vit. "Y a du monde à messe."

 

jeudi, 02 août 2018 13:59

Dans les mains du potier.

"Oui, comme l'argile est dans les mais du potier, ainsi êtes-vous dans mes mains maison d'Israël." Jér. 18, 6. Cet exemple du potier qui façonne son oeuvre avec ses mains  est utilisé dans la Bible pour signifier l'oeuvre de Dieu. Nous la trouvons au moment de la création où Dieu façonna l'être humain avec de la galise dans ses mains. Nous sommes des êtres façonnés dans les mains de Dieu. Nous sommes des êtres façonnés comme disciples dans les mains du Christ à chaque Eucharistie.

Le pain et le vin de l'Eucharistie symbolisent l'humanité et la vie du christ qui prend notre humanité avec la sienne pour la présenter en action de grâce au Père.  À l'Eucharistie, Jésus nous prend dans ses mains pour nous façonner à son image et faire de nous des disciples et des témoins de sa présence de ressuscité. Nous sommes entre les mains du Père et du fils, et animés du souffle de l'Esprit Saint.

Le potier façonne son oeuvre à partir du modèle qu'il a dans la tête. Dieu a façonné l'être humain à partir du modèle qu'il s'imaginait, il voulait un vis-à-vis pour aimer et dialoguer; Jésus nous façonne aussi à partir du modèle de pasteur, de disciple qu'il a en tête. Il nous suffit d'être comme l'argile docile à la main qui nous façonne.

 

mardi, 31 juillet 2018 17:16

Alphonse.

La liturgie nous porpose de prier en communion avec Saint Alphonse-Marie de Liguori, il était avocat et devint prêtre pour se consacrer à l'évangélisation. à une émission dernièrement, une avocate confirma qu'elle avait une situaiton très rémunaratrice pour se consacrée à la défense des pauvres et des mal gommés de la société. Notre société compte encore de ces gens conscients des problèmes qui les entourent, des injustices qui nous envahissent et se donnent tout entier à la défense de la justice et des sans voix.

L'exemple de Alphonse de Liguori est très actuel. Il s'est consacré à l'évanglisation et fonda une congrégation d'évangélisateurs. Le Pape François nous invite à être des évangélisateurs au coeur du monde. Évangéliser ne consiste pas d'abord à ramener les gens à l'église mais à faire naitre des témoins du Christ au quotidien. être le sel de la terre pour donner du goût à la vie. L'Évangile de la messe de Saint Alphonse nous parle d'un trésor enfouie en nous qu'il nous faut découvrir, d'une perle précieuse à garder avec pécaution. Ce trésor, cette perle est peut être la présence de l'Esprit en nous, la présence du ressuscité en nous que nous devons découvrir et non pas chercher ailleurs. J'inscrirai ma loi au fond de votre coeur dit le Seigneur. "Nous portons un trésor dans des vases d'argile nous chante Robert Lebel. Nous avons besoin de chrétiens et chrétiennes qui mangent le Seigneur pour le donner. Trop de gens en sont ignorants ou le gardent pour eux.

Une foule en mal de merveilleux suit Jésus sur l'autre rive du lac. Une foule sera toujours une foule qui cherche du merveilleux. Jésus veut les faire passer du miracle au signe et au message donné. Un miracle sera toujours un geste merveilleux qui révèle la puissance de Dieu pour son peuple. Le signe apporte un message de vie. C'est ce passage que nous sommes invités à faire avec ce texte d'aujourd'hui.

Jésus vient de nourrir beaucoup de personnes avec cinq pains et deux poissons. Aujourd'hui Jésus ajoute: "Je suis le vrai pain descendu du ciel." Quel est ce pain donné par le Seigneur? Nous sommes des êtres en croissance qui  avons besoin de nurriture pour le corps, l'intelligence, le coeur et l'âme. Nous ne sommes pas seulement un animal à gaver, nous sommes des êtres spirituels qui avons besoin d'une autre nourriture. La vie humaine est un chemin de croissance où nous apprenons à passer de l'enfance à l'adolescence, de la peur à l'audace, de l'ignorance à la connaissance.... Notre vie physique pour grandir à besoin de nourriture sinon elle s'anémie. Il en est de même pour notre vie spirituelle, comme nous avons aussi besoin de nourriture pour notre vie affective afin de devenir adulte et libre.

Jésus est le pain de vie. Le pain de Dieu n'est pas seulement ou d'abord fabriqué avec de la farine. Le pain du Christ est d'abord sa Parole, son témoignage de vie, son amour donné et partagé. Il ne faut pas réduire la nourriture du Christ à l'Eucharistie. S. Jérôme écrit: "Pour moi, j'estime que l'Évangile est le corps du Christ et que les Saintes Écritures sont sa doctrine. Quant le Seigneur parle de manger sa chair et boire son sang, cela peut  s'entendre de l'Eucharistie, cependant son vrai corps et son vrai sang, ce sont la Parole des Écritures et sa doctrine."  La première nourriture donnée par le Seigneur est sa Parole de vie, son témoignage. Se nourrir du Chirst, c'est d'abord établir un bon compagnonnage avec lui et se laisser transformer par sa Parole de vie.

Dans ce geste de la multiplication des pains, dans cette parole qui nous révèle qu'Il est le pain de vie, Jésus veut nous faire passer de l'enthousiasme d'une foi qui nait du merveilleux à une foi profonde qui nait du coeur et qui marque la vie. Jésus se dit une nourriture, Il n'est pas d'abord quelqu'un que l'on adore mais que l'on mange pour avoir la force  de vivre comme lui et de continuer sa mission. En Ézéchiel nous lisons: "Fils d'homme, ce qui t'est présenté mange-le, mange ce rouleau et va parler à la maison d'Israël." Ez. 3, 1-4. Avant de parler, de témoigner, nous devons d'abord nous nourrir à la Parole du Seigneur. Le Pape François nous invite à être des"contemplatifs de la Parole pour avoir la parole juste pour la dire à nos contemporains."

Si nous nous bornons à l'Eucharistie, nous risquons de demeurés au niveau du rite ou de dévotion et de perdre l'essentiel du message de Jésus Christ. Communier au Christ, c'est communier à nos frères et soeurs au quotidien, c'est communier dans sa Parole, c'est communier à sa présence dans l'Eucharistie. Le pain de l'Eucharistie est le signe de cette force que me donne le Seigneur de communier à lui dans mon quotidien.   Communier au Christ n'est pas d'abord recevoir un pain mais de se laisser trandsformer par lui au quotidien. C'est pour cela que Jésus a donné sa vie.

Dieu notre Père, augmente notre foi en Jésus ton envoyé: que nos yeux s'ouvrent à son mystère, que nos oreilles entendent sa Parole. Alors dans la joie de l'Esprit Saint, nous verrons son oeurvre s'accomplir.

 

samedi, 28 juillet 2018 14:26

En ruminant.

L'un me dit: "L'Église est en train de mourir." L'autre me répond: "Non elle est en train de renaitre." J'écoute et me demande qui a raison? Probablement ni l'un ni l'autre ou les deux. Moi, je dis: "L'Église est en train de se purifier."

La vie, c'est la vie, c'est libre. Si nous voulons l'enfermer dans des structures, un jour  ou l'autre, elle nous faussera compagnie. C'est ce que nous vivons présentement. Notre société est traversée par un fort courant laïque qui a des étapes à vivre; elle est aussi traversée par un fort courant démocratique qui aussi  des étapes à franchir pour bien se vivre. C'est à l'intérieur de cette nouvelle société que l'Église doit faire découvrir l'Évangile. Elle doit devenir le sel de la terre qui donne du goût à la vie. C'est un appel venant de la société à découvrir d'autres chemin d'Évangile.

Comme nous avons  catéchisé et sacramentalisé le peuple, nous devons maintenant nous convertir à un autre type de présence. Je vais dire un gros mot, je suis conscient comme prêtre que ma difficulté à faire découvrir l'Évangile au quotidien est mon ignorance de l'Évangile. Il est plus facile de quoi faire que de dire comment être. Le catéchisme ne serait-il pas un handicap à la foi parce qu'il donne simplement des réponses que l'on a appris par coeur? Les chrétiens qui sont partis de l'Église nous questionnent et nous demandent de nous purifier de nos réponses toutes faites, de nos croyances pour retomber sur terre avec eux.

La parabole du fils retrouvé, dans Luc 15, devrait nous faire réfléchir. La pointe du récit est la joie des retrouvailles. Le fils à son arrivée trouve une famille qui l'accueille et donne du goût de famille et d'amour à sa vie. Il passe de l'employé au fils. Il passe de la perception de son père comme un employeur à un vai père.  C'est ainsi que nous accueille le Père et c'est ainsi que nous devons nous accueillir en Église. Si je me fie à ce que j'entends sur la rue et dans les marchés publics, j'ai la conviction que nous avons besoin d'un bon temps de purification pour retrouver la place de l'Évangile dans notre quotidien. Nous avons beaucoup trop de normes et de lois qui briment la vie et éloignent les chrétiens. Comme je n'ai plus de responsabilité, les gens se sentent libres de me dire leur déception et leur souffrance devant une Église hors de leur vécu. Nous sommes de très nons catholiques, sommes-nous de bons chrétiens? Je pose la question. Ce fut mon rêve de toute ma vie de prêtre de défricher une Église  accueillante et moins cléricale. Ce ne fut qu'un rêve. Nous vivons un temps de purification vers cette Église que le Pape François  nous fait découvrir et que le concile nous avait annoncée.

samedi, 28 juillet 2018 14:22

La vie est blle!

La vie est belle, c'est vrai à cause de l'amour que nous mettons à réaliser les moments qui la composent.

mardi, 24 juillet 2018 18:15

Réparer le visage du Christ.

Un jour, il y a longtemps de cela, un bon monsieur s'arrête chez un vendeur d'antiquité et achète un corpus sans croix. Il découvre que le visage du Christ est brisé, il accourt chez un antiquaire pour faire réparer ce visage de Jésus. En route le Christ lui parle. "Tu veux faire réparer un morceu de bronze alors que mon visage est défiguré dans la vie de beaucoup d'enfants mal aimés et mal traités, dans la vie de nombre de femmes abusées et tuées, dans la vie de travailleurs exploités et tu ne fais rien."

En lisant ce récit imaginaire, je pensais à tout l'argent que l'on investit aujourd'hui pour réparer des murs de briques, ou des stateus de plâtre ou de bois, alors que les chrétiens sont à la recherche de spiritualité et des valeurs qui font vivre et nous n'investissons rien pour répondre à ces besoins. Nous n'avons plus d'argent pour nourrir la foi, nous n'en n'avons que pour les murs de pierre.

Nous devons réparer le visage du christ en nous d'abord; je crois que nous  sommes des gens de croyances et de dévotions et non des gens de foi et de prière. Ne sommes-nous pas des chrétiens de lampions et de formules de prières? Ce que nos jeunes rejettent. Nous sommes braves de dire au Seigneur: Je t'aime, tu es bon, à l'intérieur de nos églises; mais sur le terrain devant le pauvre qui a faim ou le non croyant qui questionne ma façon d'être chrétien? Devant les femmes qui luttent pour être reconnues? devant les couples de même sexe qui ne veulent souvent qu'on leur fiche la paix?

Jean Vanier disait: "Si tu ne peux pas t'agenouiller devant le blessé de la vie, tu ne paux pas t'agenouiller en vérité devant le grand Blessé." N'avons-nous pas chosifié nos sacrements et spiritualisé notre foi de sorte qu'aujourd'ui nous ressemblons à des "ovnis".

Lundi dernier, je présidais l'Euchariistie pour la neuvaine Sainte Anne, j'étais seul prêtre et des chrétiens et chrétiennes sont venus distribuer la communion avec moi. Hier soir, je présidais encore l'Eucharistie, mais il y avait deux autres prêtres avec moi, alors les gens demandés pour distribuer la communion sont retournés dans leur banc. J'ai regardé ce phénomèmne avec tristesse. Pauvre chrétiens, me suis-je dis, vous n'êtes bon qu'à "boucher un trou" quand il n'y a pas de prêtre. Ensuite on vous dis de vous prendre en main, d'être responsable de la vie paroissiale. Nous avons travaillé pendant des années à changer cette mentalité et ...... Mgr Paul-Émile Charbonneau avait une belle comparaison, Il disait: J'ai donné des conférences sur l'Église toute entière ministérielle, les gens on applaudit, les prêtres on trouvé cela beau, mais rien n'a changé. Comme lorsque quel'on va à un concert de piano, on applaudit l'artiste mais on n'apprend pas à jouer du piano.

C'est un quesonnement que je porte et proclame depuis plus de 40 ans, Mais comme me disait un vieux ici à la résidence où je suis, cela ne dérange rien à ma foi parce que ma foi est dans l'Évangile et dans le christ.  Et avec cela LA VIE EST BELLE.

mardi, 24 juillet 2018 18:09

Pour méditer.

François Bégaaudeau et Sean Rose: Une certaine inquiétude. Albin Michel, 2018. Les auteurs nous proposent une correspondance entre un croyant et un athée. Étant attché au vécu, le croyant voyage sur la route vers l'athéisme, tandis que le non croyant chemine sur la route de la foi. Il est intéressant de voir le cheminement différent sur la même route. C'est un sujet brûlant d'actualité et nous conduit à regarder  notre perception de la foi. Une lecture qui fait avancer. Bonne Lecture.

 

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