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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

jeudi, 06 juin 2019 19:22

La vie

La vie est comme une manne, il faut s'agenouiller pour la ramasser chaque matin, pour la pétrir longuement de galettes de bonté, que l'on partagera avec ceux qui sont sur le bord du chemin.  François Carillo.

 

Savoir écouter la vie est un art. Savoir écouter la nature est une passion. Savoir écouter les autres est une richesse inestimable.

 

Cinquante jours après la résurrection, les apôtres étaient encore cachés dans une salle, portes verrouillées, par peur des juifs. Le symbole des langues de feu leur fait comprendre qu'ils sont envoyés annoncer un Christ ressuscité, et le feu symbolise la chaleur de l'Esprit qui les pousse à la mission. Alors ils sortent et fait étonnant, ils parlent de façon que tout le monde comprend le mssage. Ils sont capables de traduire le message de l'Évangile de façon que tous les gens comprennent. Ils sont envoyés au nom du Christ ressuscité.

Les apôtres n'avaient pas compris la mission donnée par Jésus le jeudi saint et ils s'étaient réunis en une belle petite amicale des anciens pour ruminer leurs souvenirs. L'Esprit vient leur rappeler leur mission. Il réchauffe leur coeur pour les dynmiser et éclaire leur intelligence pour leur permettre de transmettre le message aux personnes présentes dans un langage que tous comprend.

Dans l'Évangile de Jean 15, Jésus parle du "Paraclet", étymologiquement ce mot signifie "Celui qui répond au cri." L'Esprit du Seigneur les envoie répondre aux cris des pauvres et des démunis. La pentecôte est une sortie de nous mêmes, de nos structures et sécurités pour aller répondre au cri des femmes et des hommes d'aujourd'hui.

Dimanche denrier, nous avons vécu le téléthon Enfant Soleil où des chrétiens et chrétiennes se sont donnés bénévolement pour répondre aux cris des enfants malades de notre société. L'Église était dehors au service des plus vulnérables de notre Église. Nous avons été témoins par la télévision de la mort de l'enfant matyre, des chrétiens sont sortis sur le place publique faire état de la situation et provoquer une enquête publique sur les soins apportés aux enfants les plus fragiles de notre Église; des chrétiens et chrétiennes sont aussi sortis sur la place publique dénoncer le sort faites au femmes amérindiennes au Canada et provoquer une enquête sur cet événement. Tous les jours les nouvelles nous apportent des réactions de chrétiennes et chrétiens de chez nous qui s'élèvent contre l'injsutice, la maltraitance, l'intimidation; poussés par l'Esprit Saint ils vont "répondre aux cris" des plus vulnérables notre société. Ne serait-ce pas cela notre pentecôte d'aujourd'hui? 

"Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole." Jn 14, 15-16. Quelle parole Jésus nous a-t-il donnée? "J'avais faim, vous m'avez donné à manger, j'aivais soif, vous m'avez donné a`boire, j'étais malade, vous êtes venus me visiter." Mth 25, 31. "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés." Nous pourrions traduire aujourd'hui: Je suis mort martyr dans la peau d'un enfant et vous êtes venus à mon secours, j'ai été violé et maltraité dans la vie des femmes et vous avez pris ma défense. La pentecôte, c'est aujourd'hui qu'elle se vit chez nous. C'est non seulement l'Esprit mais le Paraclet qui fut reçu ce jour-là, Celui qui répond au cri.

Les apôtres sont sortis et tout le monde comprenait ce qu'ils disaient. Aujourd'hui nous nous plaignons que les gens n'écoutent plus la parole de l'Église et ne veulent plus s'engager. Est-ce que notre parole répond aux cris des gens autour de nous? Nous sommes remplis de l'Esprit de celui qui répond au cri des femmes et des hommes de chez nous. Chaque fois que nous posons un geste de libération envers quelqu'un nous sommes le paracler de Dieu pour lui. Le Paraclet nous donne cette force de poser le geste du Christ à l'égard de quelqu'un et d'être le paraclet de Dieu pour lui.

Aujourd'hui, nous nous réunisons dans nos églsies pour célébrer la Pentecôte. Ne faisons pas comme les apôtres, une belle petite amicale d'anciens qui se terminera avec: Allez dans la paix du Christ. Au terme de notre célébration, nous serons envoyés au nom du Christ  ressuscité répondre aux cris de nos frères et soeurs qui ont soif d'amour, de spiritualité, d'accueil, de liberté. ...

 

lundi, 03 juin 2019 13:50

Permis ou Bon

Chaque jour nous sommes confrontés au respect de quantités de lois qui nous disent cela est permis ou cela est défendu. Nos gouvernements n'en finissent plus de faire de nouvelles lois pour que des gens intelligents puissent vivre ensemble sans s'entre-tuer. Les Églises n'échappent pas à cette coutume. On nous dit souvent: tu n'as pas le droit de faire ceci ou cela, c'est défendu.

Je me suis souvent interrogé sur cette réalité en Église. Et j'ai pris l'hsbitude de me dire: Est-ce que cela a du sens ou non? Je me suis interrogé sur le sens de ce que j'avais le goût de faire ou de vivre. Un jour dans une rencontre de prêtre, l'un d'eux fit des remarques à un confrère sur sa façon de célébrer. Ce malheureus posait des gestes non conforme au rite liturgque. Notre Évêque, qui était présent, l'écouta sagement, comme il savait si bien le faire, et lui dit: Ce qu'il a fait, si cela fait prier les gens et nourrit leur foi, est-ce que ce ne seraitpas bon quand même? Ceci m'a confirmé dans ma méditation du sens de ce que je faisais.

Dernièrement, en lisant une étude de M. Spinoza, il parlait de bon et de mauvais. Est bon ce qui est dans la ligne de mon être humain et d'enfant de Dieu,: est bon ce qui me fait grandir, me nourrit.  Est mauvais ce qui fait le contraire et au lieu de me faire grandir, me diminue. L'important est de vivre ce qui est bon pour moi et ce sera bon aussi dans la société et pour la société.

Si j'agis à partir de ce qui est permis ou défendu, je me conforme à une règle extérieure, alors que si j'agis à partir de ce qui est bon pour moi, j'augmente ma puissance d'agir et je deviens plus responsable et plus libre de ma vie. Ma conduite s'ajuste sur ce qui est bon ou mauvais pour la vie ou l'être humain, sur ce qui le fait grandir ou l'empêche de se réaliser comme humain et enfant de Dieu. Une passion n'est plus un vice contre lequel il faut lutter, mais est vue comme un esclavage et en faisant grandir ce qui est bon, je fais disparaitre le mauvais. J'augmente ma puissance de vie et je deviens libre. "L'homme vertueux n'est pas celui qui obéit à la loi morale ou religieuse, mais celui qui discerne ce qui augmente sa puissance d'agir."

Quand on vit en société, les lois sont importantes et nécessaires, mais elles sont au service des personnes et assurent leur liberté. En conservant les lois, je regarde davantage aujourd'hui ce qui est bon pour la foi des chrétiens, pour grandir ensemble dans l'amour et les valeurs de l'Évangile. J'essaie de me tourner de plus en plu vers ce qui est bon, ce qui a du sens, ce qui fait grandir, de ce qui rend libre. Il ne s'agit pas de faire une guerre de mots, mais une guerre de sens et de valeurs.

 

vendredi, 31 mai 2019 13:50

Marie, femme de la route.

Dès que Marie eut découvert qu'elle était devenue le premier tabernacle humain, elle part en hâte partagée sa joie avec Élisabeth. Luc 1, 39-56. Marie se révèle à nous dans cet épisode comme la femme tournée vers les autres, femme de la route, la première missionnaire. Notons que dès l'entrée de Marie chez Élisabeth, avant même que celle-ci parle, Jean tressaillit dans le sein de sa mère et Élisabeth a compris que Marie était enceinte du Sauveur promis dans les Écritures. Élisabeth comprend que Marie est porteuse de Dieu. Marie est témoin d'une présence, elle n'a pas besoin de le dire, elle le laisse passer. Ceci provoque chez Élisabeth un chant d'action de grâce.

Nous voulons prendre le tournant missionnaire dans notre Église aujourd'hui. Contemplons ce visage de Marie dans sa visite à Élisabeth. Elle est allé partager une présence et sa joie. Nous nous interrogeons souvent sur la façon d'évangéliser. Contemplons Marie, elle ne parle pas, elle laisse passer sa joie et son Fils. Marie est un modèle du ministère de la femme dans la communauté: fait naitre la vie et en prendre soin. Marie n'est pas seulement la petite femme de Nazareth, les mains jointes et les yeux levés vers le ciel. Elle est la femme de la route, la femme tournée vers les autres, la femme docile à l'action de l'Esprit, la première missionnaire. Elle doit inspirer notre agir chrétien. Elle nous indique la route de l'évangélisation.

Marie est femme d'action de grâce dans le service. L'attitude du service commande chez Marie l'attitude de l'action de grâce devant l'action de Dieu en elle. Elle reconnait sa grande pauvreté devant la présence de Dieu, elle manifeste ainsi la puissance et la richesse de Dieu qui fait en elle des merveilles. Marie nous révèle ce que nous recommande le Pape François: Être contemplatif du monde et contemplatif de la Parole. Elle est imprégnée de la Parole et de la présence de Dieu en elle et tournée vers les autres pour partager son bonheur. elle est notre modèle d'évangélisation. Dans son magnificat, elle nous révèle un Dieu proche du monde et secours des pauvres et des petits du royaume. Ne pourrion-nous pas composer notre propre magnificat? N'avons-nous pas trop remplacé le message de Marie par des dévotions?

"Marie, la première en chemin, tu nous entraines à risquer notre OUI aux imprévus de Dieu. Et voici qu'est semé en l'argile incertaine de notre humanité, Jésus Christ, Fils de Dieu. Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi, ils sont chemins vers Dieu." G. Madore.

 

jeudi, 30 mai 2019 00:03

Salut Marie!

Salut Marie aux brass ouverts, apprends-nous  l'accueil.

Salut Marie au pas alerte, apprends-nous le chemin.

Salut Marie au coeur de feu, apprends-nous l'amour.

Salut Marie, la femme, Marie la mère, Marie de l'Évangile, apprends-nous JÉSUS.

 

Jésus dit à ses apôtres aujourd'hui: je vous ai formés depuis trois ans, maintnant vous êtes assez grands pour aller seuls, je m'en vais chez moi. Nous pourrions penser que Jésus abandonne les siens à leur propre sort. Dans cet événement, nous pouvons lire deux temps importants. Jésus leur dit: "À vous d'en être témoins." Et "Je vous enverrez  l'Esprit et vous serez revêtus d'une puissance d'en haut." Voila les apôtres envoyés être témoins du Christ sous la poussée de l'Esprit Saint. Voila aussi notre mission.

Depuis le vendredi saint, Jésus n'est plus présent aux siens sous le mode visible; il est visible seulement avec les yeux du coeur. Jésus pose un acte de grande confiance envers l'être humain en lui confiant sa mission en toute liberté. Mais l'être humain doit aussi poser un acte de foi très grand en cette présence intérieure, spirituelle du Christ ressuscité. Jésus ne part pas, il arrive. Il arrive au coeur même de la vie des siens. Il est là en eux comme une force, comme une lumière sur leur chemin. Et dans cette présence intérieure, le Christ accepte la faiblesse et l'erreur des siens. Il accepte de cheminer avec eux pour accompagner leur expérience de vie. Il accepte de suivre leur rythme de croissance.  Les apôtres ont fait  cette expérience, comme nous devons le faire aussi. Cette présence du Christ est en nous pour nous accompagner et éclairer notre route.

Mais les apôtres sont invités à passer de l'état de disciples à celui de témoins. Jésus ne les envoie pas vendre un produit, il les envoie être témoin d'un vivant et rendre présente la cause, la passion qui l'a fait vivre. Il ne les envoie pas annoncer des théories ou des enseignements, il les envoie être témoin d'un vivant et de son témoignage de vie. Du vivant de Jésus avec eux, ils  le suivaient; aujourd'hui, ils doivent un peu  le précéder comme Jean le Baptiste. Ils doivent le faire découvrir au coeur de la vie des autres autour d'eux.

Être témoin du Christ, c'est le laisser passer à travers notre agir. Être un peu comme Saint Paul, ce n'est pas moi qui vous parle, c'est le Christ vivant en moi qui vous enseigne. Nous sommes invités à être d'abord des disciples pour nous laisser imprégner de la présence et de l'amour du Christ en nous pour ensuite le donner. Un témoin est comme un vitrail qui laisser passer la lumière du Christ sous différentes couleurs. Actuellement, nous manquons beaucoup de disciples et c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas de témoins. Le jour de l'Ascension que nous fêtons aujourd'hui, c'est la fête de l'expérience de foi que les apôtres ont vécue et qui leur a permis de faire découvrir le fait de  la résurrection qui est venu jusquà nous.  Notre mission dans nos familles et nos communautés ecclésiales, c'est d'être témoin du ressuscité.

Jésus ajoute, je vais vous donner un moyen de réussir cette mission. Je vais vous donner la force même du Père, je vais vous donner sa façon de voir et de penser, vous serez revêtus de l'Esprit même du Père. Votre vie, votre agir sera animé de la pensée même de Dieu. Ceci nous fait découvrir que notre témoignage et notre agir chréten ne sont  pas seulement les nôtres.  C'est aussi l'oeuvre de l'Esprit de Dieu en nous. Ce n'est pas notre oeuvre que nous réalisons mais celle de Dieu le Père. De même que nos enfants transportent nos valeurs et notre façon de faire mais à leur façon à eux, de même nous transportons l'Esprit de Dieu Père, ses valeurs mais à notre façon dans le milieu où la vie nous a plantés. 

Prenons conscience de la grandeur de la confiance et de l'amour que le Seigneur nous porte. Il nous a donné sa mission, il nous invite à être ses témoins dans notre vie de famille ou de travail. Il nous investit de son Esprit,  cette force divine en nous; il emboite le pas sur le même chemin que nous pour bâtir le règne de son Père. Nous sommes devenus des tabernacles vivants, comme dit l'Épitre aux Hébreux: non dans un sanctuaire fait de mains humaines, mais un tabernacle fabriquées à l'image et ressemblance du Créateur.

Que notre Eucharistie fasse de nous des témoins crédibles et aimants pour devenir des êtres de louange et d'action de grâce. Et n'oublions jamais de bénir le Seigneur de nous inviter à une si belle mission.

 

lundi, 27 mai 2019 16:18

Un passage obligé

Dans notre Église, nous vivons un passage obligé qui dérange bien des personnes et des sécurités. Demain, nos "Fabriques paroissiales" deviendrons régionales. Elles regrouperont plusieurs paroisses actuelles. Nous cheminons vers des communautés d'appartenance ou de fraternité. Ces regroupements sont devenus nécessaires par suite de la baisse de la pratique rleigieuse, de la diminution des revenus et de l'augmentation des dépenses. Financièrement, nous sommes à bout de souffle.

Nous passons d'une paroisse territoriale à administrer à des communautés à animer, rassembler et accompagner.

Une paroisse a besoin d'un administrateur, une commnuaté a besoin d'un leader, d'un pasteur qui attire et rassemble.

La paroisse est au niveau des services et de l'administration, la communauté est davantage au niveau de la vie et des personnes.

Ceci nous oblige à voir autrement l'anmation des communautés et notre présence comme prêtre dans cette nouvelle réalité. Il y a plus de vingt ans, nous disions que nous ne pouvions plus être curé comme autrefois avec plusieurs paroisses à animer. Aujourd'hui les défis augmentent, les besoins nouveaux se font plus urgents,   nous sommes questionnés sur notre mode de présence.

La parabole du fils retrouvé en Luc m'a aidé à comprendre un peu ce renouveau. C'est le fils cadet qui met la maison en fête, c'est lui qui a réveillé l'esprit de famille avec son départ. Son départ a permis au père de retrouver ses entrailles de père  de sorte qu'au retour il fut accueilli comme un fils et non comme un employé. Alors que le fils ainé pris dans ses structures ne peut entrer dans ce nouveau départ. Se pourrait-il que ce renouveau de notre Église vienne de nos fils cadets qui ont quitté l'Église et qui à cause de leur pauvreté spirituelle sont plus ouverts  à la vie? Nos fils cadets de l'extérieur pourraient-ils raviver nos entrailles de père et de mère pour faire la fête et bâtir une Église renouvelée, si nous savons les écouter?

Une autre parabole de Luc vient aussi m'inviter au discernement. La Dame  qui a perdu sa drachme balaie le maison pour la retoruver. Cette Dame m'invite à me demander ce que je dois balayer dans ma maison pour m'engager dans ce renouveau de l'Église qui m'est demander par la vie. Que me faudra-t-il balayer dans mes coutumes, mes traditions, mes célébrations ou dévotions pour prendre le virage obligé dans notre Église? C'est le temps de nous asseoir ensemble dans un moment de discernement pour découvrir ces nouveaux chemins inspirés par l'Esprit du Seigneur. L'Église de demain sera, je crois, une Église biblique davantage centrée sur la commuion et la fraternité accompagnée de pasteur selon le coeur de Dieu.

samedi, 25 mai 2019 18:23

Une semence.

Le semeur est sorti pour semer. Mth 13, 4.Un chant nous fait méditer:  Ce que tu as semé en d'autres germera. En méditant ces texte, j'ai regardé par-dessus mon épauke pour voir ce qui avait germé chez nous.

Il y a plus de 50 ans, un "ouvroir" s'ouvrait dans le sous-sol du presbytère de Sainte-Anne des Monts. De bonnes dames chaque semaine accueillaient  les familles avec beaucoup d'amour. Quelques années plus tard, le service s'enrichissait d'une aide alimentaire pour les familles dans le besoin. Aujourd'hui ce service s'est agrandit, il est devenu un service régional soutenu par des finances de l'État. Une foule de bénévoles continuent de servir l'Église. Ce service cntinue son oeuvre avec plus d'efficacité. Ce que tu as semé dans d'autres mains germera.

Une maison pour accueillir les femmes et les enfants victimes de violence ou d'agression est née par l'action de bénévoles sous la poussée des Relgieuses de St-Paul de Chartres. Cette oeuvre a grandit, elle est devenue autonome. Des bénévoles continuent de soutenir quotidiennement cette d'Église. Ce que tu as semé dans d'autres mains germera.

Une autre maison s'est ouverte pour accompagner  les enfants en difficulté d'apprentissage. Sous la poussée de religieuses de S. Paual de Chartres des bénévoles se sont rassemblés pour assurer le suivit de l'oeuvre. Aujourd'hui elle s'étend à la région et continue son oeuvre toujours soutenu par les sous et le bénévolat des gens d'ici. Ce que tu as semé dans d'autres mains germera.

Des graines sont tombées en terre un peu partout et des oeuvres humanitaires sont germées. Plus de seize services communautaires sont nés et ont grandi chez nous pour répondre aux différents besoins des familles et des individus. L'Église du Christ est toujours à l'oeuvre au coeur de la vie. Ce que tu as semé dans d'autres mains germera.

Réfléchissons bien à ce qui se passe chez nous. Même si lÉglise d'hier est à un tournant pas toujours facile à prendre, inspirons-nous de ce qui germe et fleurit, c'est l'Église de Jésus Christ qui reprend vie.

 

jeudi, 23 mai 2019 14:13

Le mouvement de Dieu.

"Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour. Comme moi, j'ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour." Jn 15, 9-11. Certains auteurs traduisent "commandement" par "mouvement". Comme je suis resté dans le mouvement d'amour et de paix de mon Père ainsi je demeure dans son amour. Jésus est venu établir un mouvement spirituel, mouvement d'amour et de fraternité. Le commandement de Dieu ne vient pas de l'extérieur et nous oblige à agir; c'est un mouvement qui vient de l'intérieur et nous pousse à agir. Je ne suis pas venu abolir la loi nous dit Jésus, je suis venu la pousser à son accomplissement. Passer de l'obligation extérieure à une motion intérieure qui pousse à l'action, voila le commandement de Jésus et l'accomplissement de la loi. Un "seul et unique désir, SE DONNER."

mercredi, 22 mai 2019 14:19

La joie des retrouvailles. Luc 15.

"Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retrouvée ma brebis qui était perdu."  "Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retoruvée la pièce de monnaie que j'avais perdue." "Tuez le veau gras, festoyons car mon fils qui était mort est revenu à la vie." Voila la pointe des trois paraboles de Luc que l'on a baptisées souvent de "paraboles de la miséricorde." Je me suis souvent demandé comment manifester de la miséricorde à une pièce  de monnaie. La bible TOB coiffe ces paraboles du mot "retrouvé". Luc place ces paraboles dans une rencontre avec des pharisiens et des scribes. Jésus est confronté à des "patrons" de l'Église du temps et leur enseigne un autre mode de fonctionnement que celui qu'ils uitilisent habituellement.

Il y a les samaritains qui ont quitté le système religieux, il y a des païens autour d'eux, les galiléens ont aussi affaiblit leur pratique religieuse et quand ces gens reviennent demander un service, ils sont accueillis avec des centaines de lois et traiditions qu'ils doivent respecter. alors Jésus se permet de leur donner une petite leçon. Regarder le berger qui va à la recherche de sa brebis et se réjouit avec les autres de l'avoir retrouvée. Alors faites comme lui: allez à la recherche des gens qui ont quitté pour les rassembler dans la joie et l'amour.

Admirer la dame qui enlève les poussières qui peuvent cacher sa drachme et se réjouit avec ses voisines lorsqu«'elle l'a retoruvée. Faisons comme elle, balayons notre maison intérieure de toutes nos lois et traditions  qui nous empêchent de reconnaitre nos frères et soeurs dans la foi et de les acuceillir dans la joie et la fête.

Imiter le père qui court à la rencontre de son fils, tue le veau gras et festoye pour le retour de son fils, faites de même quand quelqu'un revient demander un service à votre Église, nous dit Jésus. Réjouissons-nous quelqu'un vient demander un baptême, une funérailles et laisosns dans notre tiroir verrrouillé les normes et lois qui repoussent et découragent.

Une parabole est un message habillé de plusieurs pelures comme un oignon. Nous ne finissons jamais d'en méditer le contenu. Et peut-être avons-nous trop souvent reporté sur le Père la pointe de ces paraboles sans nous laisser déranger. J'ai souvent utilisé la parabole du fils pour les célébrations du pardon sans trop penser qu'elle s'adressait d'abord à moi commme pasteur et à la communauté dans l'accueil des gens. A travers cette parabole, Jésus vient questionner notre façon d'accueillir les chrétiens partit et qui reviennent demander un service. Je me sens souvent comme le fils ainé qui rouspete devant le petit "voyou" qui a tout gaspillé et revient à la maison. Dans nos communautés chrétiennes aujourd'hui ne sommes-nous pas trop du côté du fils ainé? Soyons honnête un petit peu?

:e père ne demande pas de confesison, d'aveu; l'important est le fils,  son retour à la maison et non ce qu'il a fait. Cette attitude du père convertit le fils et lui permet de vivre une vie de famille. Le fils cadet peut accueillir cette nouvelle façon de vivre avec son père à cause de sa pauvreté. Le fils ainé n'a pas connu cet état de pauvre et ne peut accepter cet accueil. Il a plus de droit que le cadet. Il se situe au niveau des droits et non de la personne. A l'exemple du père, il nous faut être capable de dépasser l'agir pour reconnaitre la personne et donner le goût de revenir. Notre Église retrouvera sa vigueur grâce à notre pauvreté qui nous rend capable d'accueillir une autre forme de vie en Église.

Je vois aujourd'hui des familles organiser les funérailles d'un membre de la famille à l'écart de toute vie communautaire, comme s'ils étaient seuls au monde. Tout se règle souvent avec le responsable du salon funéraire. Souvent quand on va à l'église, tout se règle au téléphone avec la secrétaire de fabrique. L'accueil des personnes endeuilllées, la rencontre fraternelle et pastorale sont des éléments en train de disparaitre  de notre champ pastoral et ecclésial. D'autres intérêts se sont imposés par la force des choses et des criconstances et notre Église est devenue un lieu de services religieux  un peu comme un commerce. Jésus vient me rencontrer aujourd'hui pour m'inviter à revêtir la  "robe du fils, l'anneau de l'alliance et les sandales de l'homme libre" pour partir avec lui à la rencontre et à l'accueil des soeurs et des frères qui espèrent une accolade et un moment de joie fraternelle.

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