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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

vendredi, 25 janvier 2019 15:29

On dit conversion.

Aujourd'hui, 25 janvier, on parle de la conversion de Saint Paul. Je découvre ce matin une conversion dans le ligne de Paul que je ne connaissais pas. Il s'agit de Dorothy Day, journaliste américaine qui à la suite d'un début de vie mouvementée et pas toujours catholique, entre dans le marxisme pour déboucher au catholicisme et meurt en 1980. Cette femme a fondé un journal le  "Catholis Worker" et pris la défense des pauvres, des mal menés de la société. Elle ouvrit des maisons de l'hospitalité pour accueillir les plus pauvres. Cette femme comme Paul était prise d'une passion, celle du Christ et de son enseignement.

Je me dis, nous avons besoin de femmes et d'hommes comme eux, des gens pris par une passion:  celle de vivre et de faire vivre du Christ. Nous nous demandons comment on va faire, nous élaborons des plans sur papier, des projets de catéchèse, eux ils étaient sur le terrain à côté des personnes au coeur de la vie. Ça me rappelle le passage de l'institution de l'Eucharistie: Quand les disciples ont demandé à Jésus où préparer la Pâque, Jésus leur dit»: Allez au coeur de la ville et suivez un homme qui lutte pour la vie. Nous, on serait aller à la sacristie mettre les burettes sur l'autel.

Aujourd'hui, dans notre besoin d'évangélisation, nous avons ce besoin de femmes et d'hommes épris d'une passion, celle du Christ et de son enseignement au quotidien. Nous avons besoin de nous convertir au Christ, de nous laisser façonner par Lui à son image pour devenir des témoins de son amour.  Notre monde a moins besoin de catéchètes que de témoins, des gens qui ont une passion, celle de découvrir la présence et l'action de l'Esprit du Seigneur en eux. Comme Saint Paul, laisosns tomber les écailles de nos yeux -écailles de nos structures, nos pratiques sacramentelles, nos sécurités, de nos idées toutes faites-   qui nous empêchent de voir l'oeuvre de l'Esprit dans notre monde. Comme Paul, nous avons peut être besoin de tomber à la renverse pour nous retrouver à côté de nos frères et soeurs afin de cheminer avec eux sur la route de l'Évangile. Bonne conversion!

 

Isaïe a écrit un jour: "Comme la pluie et la neige descendent des cieux et n'y remontent pas sans avoir arrosé la terre, l'avoir fécondée et fais germer pour qu'elle donne la semence au semeur et le pan comestible de même la parole qui sort de ma bouche ne me revient pas sans avoir fait ce que je voulais et réussi sa mission." Is. 54, 10. Isaïe nous rappelle non seulement l'importance mais aussi la puissance de la Parole de Dieu dans notre vie.

Notre liturgie d'aujourd'hui nous présente deux liturgies de la parole. Dans le livre de Néhémie, Esdras se lève, ouvre le livre et lit un passage tandis que le Lévite explique la parole. Jésus arrive à la Synagogue, il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit:"L'Esprit du Seigneur est sur moi" Dans ces deux textes, on nous présente l'importance de la Parole de Dieu dans nos rassemblements.

Dans la célébration de l'Eucharistie, nous reconnaissns deux table: La table de la Parole, et la table de l'Eucharistie. Les deux sont d'égale importance et nous sommes portés souvent à placé plus d'importance à la table de l'Eucharistie et de négliger un peu la table de la Parole. Jésus est présent dans sa Parole d'une présence réelle comme dans l'Eucharistie. Quand nous communions au Christ dans la Parole nous communions au même Christ que dans l'Eucharistie. Paul VI écrivait dans l'encyclique Mysterium fidei que la présence du Christ dans sa Parole est réelle mais non sbstantielle comme dans l'Eucharistie. Saint Jérôme traducteur de la Bible écrit»: "Pour moi, j'estime que l'Évangile est le corps du Christ et que le Saintes Écritures sont sa doctrine. Quand le Seigneur parle de manger sa chair et de boire son sang cela peut s'entendre de l'Eucharistie. Cependant son vrai corps et son vrai sang ce sont (aussi) la Parole des Écritures et sa doctrine." Et Lucien Deiss ajoute que dans la Parole, Jésus est présent sous le voile des mots alors que dans l'euchristie, il est présent sou sle voile du pain et du vin.

C'est la Parole qui convoque, rassemble, convertit et met en état de célébrer. Les célébrations dominicales de la Parole dans nos communautés chrétiennes ne sont pas des célébrations à rabbais faute de prêtre pour l'Eucharistie. elles sont l'occasion fournie par l'Esprit pour découvrir l'importance de la Parole dans la vie de l'Église. Nous devrions apprendre à vivre des fêtes de la Parole. C'est une invitation aussi à redonner de l'importance à la table de la Parole dans nos célébrations eucharistiques. Saint Marc nous précise au chapitre six de son Évangile que Jésus avant de multiplier les pains s'est assis et à instruit longuement la foule. Avant de nourrir le corps, il nourrit l'Esprit et le coeur. Il ne faut pas bouder nos célébrations dominicales de la Parole mais toujours travailler à les rendre plus nourrissantes.

Poussé par l'Esprit, Jésus parle au peuple.  L'Esprit du Seigneur est toujours présent pour éclairer notre notre coeur dans l'intelligence des Écritures. Que cet Esprit vienne aujourd'hui plus fort que jamais pour nous donner le goût de la lecture et la méditation de la Parole de notre Dieu.

 

lundi, 21 janvier 2019 19:07

Un baiser matinal.

En lisant le texte de l'Évangile de la liturgie du jour, Mc 2, 18-22, un extrait a fait double tour en moi. "Personne ne raccommode un veux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve: autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s'agrandit." Alors est monté en moi, ces moments où la Parole de Dieu est venu déchirer mon vieux vêtement.

À la fin d'une retraite aanimée par Jean Vanier, le commentaire sur le texte du Bon Pasteur m'avait complètement chamboulé. J'ai senti soudaienement mon vieuxc vêtement de sécurité et de pratique se déchirer. Une pièce neuve venait d'entrer dans ma garde robe intérieure. Ce vêtement était tissé avec le fil de l'accueil, l'amour, la place des personnes avant les lois et les structures .... Mon vieux vêtement venait de se déchirer, mais il a déployé aussi sa force de résistance. Et le Seigneur a du patienter bien souvent dans le coin à attendre une ouverture.

Aujourd'hui à la retraite,  ce vêtement de liberté a plus d'espace. Mais il me fait vivre une autre déchirure plus difficile à réparer. Celle qui se vit aujourd'hui entre le peuple chrétien et la structure ecclésiale. Cette déchirure vécue dans ma vie qui m'a fait cheminer sur la route de l'Évangile se vit aussi dans l'Église peuple de Dieu. Je réalise que malgré les efforts pour accueillir les pièces neuves dans notre vieux vêtement ecclésial, la déchirure s'est constamment agrandie et les chrétiens sont maissivement absents de notre vieux vêtement.

Trop souvent j'ai voulu mettre, et nous voulons encore mettre, des pièces neuves sur notre vieux vêtement de nos pratiques personnelles et ecclésiales sans résultat. Il nous faut revêtir l'homme nouveau, comme dit S. Paul, l'homme de l'Évangile, l'homme de la mission donnée par le Christ le Jeudi Saint et essayer ainsi de réparer la déchirure avec nos communautés de croyants. Le texte de Jean sur le Bon Pasteur comme celui d'Ézéchiel sur les pasteurs demeurent pour moi aujourd'hui encore des invitations pressantes à changer de vêtement.

dimanche, 20 janvier 2019 15:10

Un message de Jésus Christ

Dans l'Évangile de Jean, le premier geste public de Jésus fut de participer à une fête de mariage à Cana en Galilée. Jn 2, 1-12. Jésus a inauguré sa vie publique dans un geste de communion, d'alliance, de partage. A ce repas, il a donné le vin c'est à dire le sens et la valeur de l'Alliance nouvele qu'il venait présentée. Il donnait le ton de toute sa mission. Il était venu annoncer une façon de vivre ensemble qui réponde aux aspirations de l'homme de ce temps.

L'Évangile de Jean se termine par un autre repas sur le bord du lac de Tibériade, 21, 1-14. Et ce texte nous dit que les disciples tirèrent leurs filets de pêche remplis de poissons au point qu'ils menaçaient de se rompre. Jean voulu  terminer sa vie publique par un autre geste,  après la Cêne, celui d'un geste de cvommunion et de partage. Et comme conséquence, les filets sont pleins. La mission donnée aux apôtres est de remplir les filets dans des moments de communion, de partage. Toute la vie de Jésus fut d'annoncer et de vouloir réaliser cette vie de communion, d'alliance entre les personnes, c'est la mission confiée à son Église le Jeudi saint. Toute sa vie, Jésus a pris position pour les pauvres, les pécheurs, les mal aimés dans la société. Et il nous a dit: Faites ceci en mémoire de moi.

 Dans notre société moderne, traversée par toutes sortes de changements et de courants divers, les relations humaines deviennent de plus ne plus difficiles tant dans les familles que dans les milieux de travail que dans la société en général. Il me semble que la mission donnée par le Seigneur devient très actuelle et urgente. On parle beaucoup d'évangélisation, de tournant missionnaire, mais prennons-nous le temps de regarder et d'écouter ce que les femmes et les hommes de chez nous ont besoin, d'écouter les défis que lance à notre foi la société dans laquelle nous vivons. "Vous êtes le sel de la terre", vous êtes le sel qui donne du goût à la vie, donne du sens à ce qui se fait. Retrouver la mission du Christ, voila notre défi aujourd'hui à mes yeux. Nos filets sont vides, méditons l'Évangile pour savoir comment les remplir aurjourd'hui.

samedi, 19 janvier 2019 17:23

Pensée.

Sera-t-il possible que celle qui m'a reçu, nu, dans ses bras à ma naissance, me reçoive aussi, nu, dans ses bras à ma mort. J.Y.Quellec.

Si tu ne peux pas prier. laisse-toi aiemr par Dieu. Sr Catherine-Marie de la Trinité

 

mardi, 15 janvier 2019 15:11

Invités aux noces. Jn 2, 1-11.

Aujourd'hui s'ouvre la vie publique de Jésus et il participe à une noce, donc repas de communion, fête dalliance. Son dernier acte publique sera un  repas de la Pâques, donc dernier geste de communion et d'alliance. Jésus vivra se mission et rendra concrêt l'enseignement donné dans ces deux gestes importants de sa vie. Allons avec lui  au repas de noce pour découvrir le message qu'il veut bien nous donner.

Jésus est le Bon Pasteur présent à la vie de son troupeau. Aujourd'hui, il est au coeur de la vie avec ce repas de noce. Jésus a vécu sa mission sur le terrain au coeur de la vie et c'est l'invitation qu'il nous lance aux pasteurs comme à tous ceux et celles qui ont une mission dans la communauté d'êttre près de la vie. "Je connais mes brebis et elles me connaissent" dira-t-il un jour. Les connaitre, c'est les écouter et surtout les aimer profondément.

Jésus participe à un mariage, fête de l'alliance, d'amour, de communion. Il nous indique ce que sera sa misssion, toute sa vie. Il est venu créer un courant spirituel qui rassemble et met les gens en communion les uns avec les autres et avec le Seigneur. Ce monde nouveau qu'il est venu annoncer n'est pas un monde de pouvoir, de rites, d'ambition, mais un monde de communion, de partage et d'amour. C'est une autre invitation que Jésus nous lance, être des artisan de communion et de rassemblement. "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés."

Marie est là près de Jésus pour cette nouvelle naissance. Elle était à Bethléem pour la première naissance, elle est là aujourd'hui à la naissance de la vie publique de Jésus. Elle est le signe du merveilleux ministère féminin dans nos communautés chrétiennes: faire naitre. La femme dans l'Église fait naitre la vie et en devient responsable dans son développement, alors que l'homme assure les moyens pour que la vie se développe normalement. On nous présente la complémentarité des ministères pour une Église vivante. Voila une autre invitation que nous lance cet événement de Cana.

Notons aussi que la première intervention de Marie est celle d'une mère qui donne un ordre à son fils: "Ils n'ont plus de vin." On comprend que Marie dit à Jésus de faire quelque chose pour les mariés. Sa deuxième intervention change de ton complètement: "Faites tout ce qu'il vous dira." Elle est devenue le disciple qui fait confiance. Elle pose un acte de foi en Jésus. Nous sommes invités comme elle a devenir disciples du Christ. Nous sommes invités à nous situer au niveau de l'amour, de la communion et non du pouvoir. Jésus n'est pas venu obéir à un pouvoir fusse-t-il maternel, mais servir. Notre mission dans la communauté Église est d'être disciple comme Marie et de servir comme le Christ nous l'enseigne.

Jésus dira aux serviteurs apporter l'eau plein les urnes. Ce sont  les serviteurs qui apportent l'eau, celle qu'ils ont puisée. Il me dit ce matin, apporte ton eau, l'eau de ta vie, l'eau de tes doutes, de tes peurs, de tes faiblesses, je vais la changer en vin pour combler ta vie. Ce n'est plus le vin du maitre de la noce qui est épuisé et ne réjouit plus le coeur de l'homme, c'est l'eau du serviteur qui sera changer en un vin merveilleux qui réjouira les invités de la noce. le vin de l'ancienne alliance ne répond plus aux besoins nouveaux alors les serviteurs apporteront ce vin nouveau. Ce n'est plus le vin du pouvoir, mais le vin du service. Le vin qui rassemblera la communauté, le vin qui refera des liens et animera la fête sera le vin du serviteur; le vin qui fera revivre notre Église, nos communautés chrétiennes sera le vin du service, le vin du pauvre, le vin de la vie. C'est l'invitation que nous lance aujourd'hui l'événement de Cana. 

Aujourd'hui nos églises sont vides, les chrétiens et chrétiennes ont déserté la pratique sacramentelle, ils n'ont plus de vin. De quel vin ont-ils besoin pour retrouver le goût de la fête? De quel vin ai-je besoin pour aller porter la Bonne Nouvelle à mes frères et soeurs? Jésus me dit: apporte ton eau et je vais la changer en vin nouveau. Laisse-toi convertir à la vie et à ta mission de baptisés. "A vin nouveau, outres neuves." Si nous voulons fêter les noces aujourd'hui en Église, nous devons changer nos outres et notre vin pour répondre aux besoins d'aujourd'hui et pour cela, Marie nous en donne l'exemple: devenir disciple du Christ. passer de celui qui commande à celui qui sert. L'événement de Cana n'est pas d'abord un miracle, mais un message habillé qui doit nourrir notre vie chrétienne. Que notre rencontre de communion avec le Seigneur aujourd'hui dans l'Eucharistie transforme notre eau en vin nouveau et notre vie en outre nouvelle pour vivre pleinement la mission de notre baptême.

mardi, 15 janvier 2019 00:08

Vieillir ...

Avancer en âge, c'est comme escalader une montagne. Quand je suis au pied de la montagne, mon horizon est limité, les gens bougent, la vie est animée autour de moi. Je vois toutes les aspérités du chemin. Plus je monte,  l'horizon s'élargit, la vie devient plus calme, les obstacles du départ s'estompent, les détails sont moins importants, l'agitation s'amenuise et les présences humaines se raréfient. Doucement le silenc m'envahit.

Sur la montagne, je suis au coeur de la vie. Le calme est complet. La vie s'étend devant moi et on dirait que mes bras ne sont pas assez grands pour embrasser toute la vie. Mon regard se porte au loin. C'est beau, c'est grand. Je suis seul. Les gens ne sont plus autour de moi, ils sont en moi, je dirais.

Vieillir, c'est un peu cela. Doucement on s'éloigne des responsabilités, du tracas des détails du quotidien; mon regard se porte davantage sur l'essentiel. Je vois autrement la vie, le calme descend doucement et m'habille de plus en plus, la simplicité se fait une place, je suis seul.

Assis presqu'au faite de la montagne, loin de l'agitation du quotidien, habillé de silence et de calme mon univers se remplit non seulement de souvenirs, mais surtout de leçons et d'héritage que la vie a déposé dans les replis de mon coeur. La solitude de l'âge avancé est le temps de la cueillette des fruits de l'expérience muris sur l'arbre de ma vie. C'est le temps "qui fleurit" dirait christian Bobin. Le temps qui semble perdu parce que nous travaillons moins fleurit en qualité. Nous apprenons à lire la vie autrement.

J'en prends comme exemple les Fêtes de Noël et Pâques. Assis presqu'au faite de ma montagne, ces fêtes n'ont plus la même couleur que celles de mon enfance. Cependant elles ont acquis de la valeur  en profondeur et en silence. Elles sont devenues des moments divins à couleurs d'un brin de sagesse et de spiritualité.

Mais pour goûter au mieux les valeurs enfouies au fond du coeur et de la solitude, il faut comme dit Jacques Salomé beaucoup d'amour et d'humour pour bien vieillir. Assis presqu'au faite de ma montagne, je laisse trotter sur le miroir des mes jours l'amour de mon Église communauté de croyants, cet amour que j'ai donné et que je donne encore et celui que je reçois toujours de mes frères et soeurs en humanité. C'est pourquoi je dis que mes bras ne sont pas assez grands pour embrasser toute cette vie qui m'entoure.

 

jeudi, 10 janvier 2019 20:52

Sauvé!

Voila ce qui m'apparait être le salut. Tout ce qui rend l'être plus humain envers lui-même et envers les autres.  Plus humain, ce qui indique de vivre davantage dans l'amour, dans le respect de soi et des autres, dans l'ouverture et l'expression de ce qu'il y a beau et de plus grand en soi. Être plus humain, être sauvé, c'est être moins contrôlé par ses peurs, par ses blessures, par ses blocages. C'est ce qu'exprime Ezéchiel: Ainsi parle le Seigneur Dieu: Je vais ouvrir vos tombeaux  et vous en ferai sortir Ô mon peuple. M. L.

jeudi, 10 janvier 2019 17:17

Enrichissant.

Martin Laflamme: Différents, et pourtant si semblables. Novalis. 2015. L'auteur de ce livre, prêtre psychologue et enseignant au Grand Séminaire de Québec nous fait part de sa riche expérience d'un séjour de neuf mois à l'Arche de Grasse en France. Dans un monde où l'être humain est jugé par son rendement, son efficacité, cette expérience nous conduit sur un chemin de liberté intérieure et de paix.¸"Dans ce livre poignant, l'auteur témoigne de ses découvertes humaines et spirituelles, et nous donne le gout de vivre avec une chaleur renouvelée nos rapports avec nos frères et soeurs en humanité." Nous avons parfois l'occasion de rencontrer dans nos vies de ces personnes blessées dans leur intellignece, leur affectivié et leur coeur; ce livre nous conduit à la rencontre de l'être humain devant nous et en nous. C'est une lecture à faire lentement,  avec le coeur et que je vous souhaite de goûter.

 

mardi, 08 janvier 2019 15:28

Sa vie a basculée. Lc 3, 15-16; 21-22.

Je viens de terminer un livre relatant la vie du petit Raphaël né autiste et qui grâce à la magie de l'amour et de la confiance en soi lui a permis de réaliser ses rêves. Sa vie a basculée le jour où  ayant compris sa maladie, il a vécu une réaction négative bien normale. sa mère lui a dit: "Raphaël, aujourd'hui tu as deux choix, où tu te roules par terre et pleure parce que tu es autiste et que tu n'y peux rien, ou tu te lèves et te dis: je serai un héros. Raphaël, que choisis-tu? l'enfant se redresse et dis: Je serai un héros." Et il l'a été. Sa mère venait de la baptiser dans ses capacités de réaliser des choses remarquables. Sa vie fut complètement changée. Beaucoup de parents ont souvent baptisé leurs enfants en leur permettant de développer leur potentiel et en leur donnant confiance en eux.

C'est ce qui se passa au baptême de Jésus.Le Père dit: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, -la   Bible TOB traduit- aujourd'hui je t'ai engendré." La vie de Jésus venait de basculer.  Reconnu dans son être même de Fils de Dieu, il venait d'être baptisé dans sa mission.  Sa mission commençait. Aujourd'hui, dit le Père, je t'ai engendré à une nouvelle façon de vivre. La vie publique de Jésus pouvait maintenant commnençer. Notons également que Jésus nous faisait passer du baptême de Jean, baptême de conversion, au baptême chrétien qui donne une nouvelle qualité à mon agir.

C'est ce qui s'est vécu à notre propre baptême. Quand je suis baptisé, je prends conscience de qui je suis: l'enfant bien-aimé d'un Père, remplis de l'Esprit saint. Je célèbre cette réalité et ma vie bascule. Maintenant je ne suis plus simplement un être humain, j'ai découvert en moi une autre réalité, je suis tatoué de la présence amoureuse de Dieu. Ceci va donner une autre valeur à mon agir. Cette dimension spirituelle qui m'habite donne du goût et de la saveur à ma vie. On appelle le baptême, le sacrement de l'initiation chrétienne. Je suis initié à ce que je suis et je le vis. Mon agir ne change pas mais prend une saveur différente.

"Mon baptême devient célébration joyeuse et reconnaissante de cette grâce inouie d'être enfant de Dieu." La célébration me fait entrer aussi dans une grande famille, celle des enfants de Dieu, la grande famille de tous ceux et celles qui se reconnaissent et se proclament enfants bien-aimés du Père. Notre vie bascule alors et prends uen couleur nouvelle. La naissance me sort des eaux maternelles pour découvrir et vivre ma réalité d'être humain; le baptême me plonge dans les eaux avec le Christ et m'en fait ressortir pour vivre pleinement cette nouvelle réalité d'être engendré à une nouvelle façon de vivre qui donne un goût d'Évangile, un goût de Jésus Christ.

Le baptême me fait découvrir et célébrer que je suis remplis de l'Esprit du Seigneur et un être de communion avec Dieu et les autres. Ceci nous ouvre sur les autres sacrements de l'initiation chrétienne: confirmation et Eucharistie. Jésus était en prière, nous dit l'évangéliste. Jésus était en communion avec son Père comme tout baptisé doit l'être.  Ayant été baptisé à la naissance, il nous faut maintenant découvrir ces réalités. Chaque fois que nous participons à un baptême nous remet devant ces valeurs et peut noua aider à les vivre. Notre Eucharistie nous plonge dans le coeur même de notre baptême qui nous a fait découvrir l'être de communion que nous sommes.  

 

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