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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mardi, 10 juillet 2018 01:18

La vie

"La vie est une table de jeux, parmi ceux qui gagent beaucoup ont triché."

samedi, 07 juillet 2018 21:07

Revisiter notre histoire.

Cette idée est venue alimenter ma réflexion à partir d'une émission ou quelqu'un revisitait l'histoire du Canada en vue de mieux compendre la relation vécue avec les Premières Nations dès les débuts de la Colonie. Il m'est apparu intéressant de revisiter l'hisoire de mon Église pour mieux comprendre ce que nous vivons aujourd'hui. Je ne suis pas un historien, mais simplement un vieux retraité très heureux de ce que la vie et l'Évangile lui font découvrir aujourd'hui.

Il m'apparait que nou s avons négligé la Vocation et la Mission au profit des vocations et des missions.  Saint Paul en commençant ses premières communautés chrétiennes laissa au milieu d'elles un presbytre, genre de pasteur issu de la communauté pour animer celle-ci. Les premières communautés religieuses furent fondées par des femmes ou des hommes qui voyant un besoin dans la communauté formèrent un groupe pour répondre à ce besoin. La vocation était celle du baptême et la façon de répondre aux besoins des chrétiens devenaient une mission ou une façon de  mettre sa vocation au service de la commuanuté. De sorte que les services s'organisaient â oartir du terrain et des besoins.

Au cours de l'histoire, nous avons mis l'accent sur les vocations sacerdotales ou religieuses, nous avons structuré une organisation pour accueillir ces vocations. Ainsi le presbytre est devenu le prêtre, membre du presbyterium autour de l'Évêque et les communautés religieuses se sont regroupées avec des strustures de formation. Nous avons développé une théologie du ministère et de la vocation de sorte que depuis le Concile de Trente, la vocaiton baptismale est disparue et la misison répondant aux besoins spirituels s'est modifiée considérablement. Les chrétiens sont devenus des spectateurs, des consommateurs et des serviteurs.

Un jour, au Québec, une révolution est passée. La société s'est modifiée  et des besoins nouveaux sont apparus. Donc la façon de vivre notre Vocation devra s'ajuster sur cette nouvelle réalité. Comme nous avions mis l'accent sur les vocations, nous avons essayé de faire des aménagements à partir d'en haut. J'ai travaillé avec ardeur à ces aménagements.  Les résultats ne sont pas au rendez-vous. Nos églises ont continué de se vider, les chrétiens ont massivement délaissé la pratique sacramentelle, nous sommes devenus étrangers dans notre propre milieu. Mais en même temps, dans l'Église hors les murs, beaucoup de services communautaires se sont mis en place pour répondre aux besoins nouveaux des chrétiens. Un grand nombre de bénévoles consacrent du temps à l'animation de ces services. L'Esprit Saint suscitait des pasteurs pour répondre aux besoins du peuple pendant que de l'intérieur nous nous occupions à trouver des vocations pour faire marcher notre  organisation. Nous revenons aux sources du temps de Paul et des premières communautés religieuses. Ces nouveaux services souffent d'une pauvreté spirtuelle et personne ne s'en occupe. Il manque un service ...

En méditant cette réalité, je pensais à la parole de Jésus: "Personne  ne pose une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement, car le morceau ajouté tire sur le vêtement et, la déchirure s'agrandit." Mth 9, 16. Nous avons voulu faire des ajustements, mais la déchirure de l'Église s'est agrandie.

 Je me dis, ne faudrait-il pas revenir à la source de notre vie ecclésiale et retrouver la Vocation baptismale avec sa panoplie de ministères, resituer le service presbytéral au coeur de ces ministères comme nous l'a suggéré saint Jean-Paul 11, et les communautés religieuses en fonction de leur charisme. Revisitons notre histoire, revisitons notre conception des ministères et refondons: à vin nouveau outre neuve. Ce serait retrouver la Vocation et  la Misison. N'ayons pas peur, l'Esprit est encore avec nous.Cela nous permettrait de redouvrir l'Eucharistie également. Nous avons "chosifié" les sacrements comme disait le Père Legrand, o.p. La fin de l'Eucharistie est la mission. Quand la célébration est terminée, la messe commence. N'avons-nous pas trop réduit l'Eucharistie du Seigneur à un rite? Ce serait un sujet intéressant à méditer.

Voila quelques brèves idées que m'a suggéré l'homme à la télé ... Une cogitation toute simple que je propose sans prétention.

vendredi, 06 juillet 2018 17:43

Un regard sur la mort.

"C'est votre intérêt que je parte; car si je ne pars pas, le Paraclet ne viendras pas vers vous, mais si je pars, je vous l'enverrai." Jn 16, 7. Le départ physique de Jésus lui a permis de rester avec nous d'une façon intérieure. C'est l'aventure que tous nos défunts vivent avec nous. Ils pourraient nous dire: si je ne pars pas, je ne vivrai avec vous qu'une expérience physique extérieure, si je pars je serai en vous pour vous acocmpagner et vous aider durant toute votre vie d'une présence intérieure.

 

vendredi, 06 juillet 2018 17:35

Un art

Anselm Grün: L'art de bien vieillir. Ed. Albin Michel, 2018. Apprendre à bien vieillir est un art libérateur et fécond. Apprendre à lâcher prise et à s'ouvrir à la fécondité de la vie au lieu de l'efficacité. Apprendre à nourrir et meubler la solitude qui nous conduit au sens de la vie, autant d'expériences riches pour le temps du vieillissement. Ce qui nous amène à redire que à tous les âges, la vie est belle et qu'il devient agréable de s'amuser à vieillir. Bonne lecture.

 

jeudi, 05 juillet 2018 20:35

Jésus libère.

En Mathieu 9, 1-8, Jésus s'amuse à libérer un pauvre paralytique. Un homme est là devant lui incapable de remplir sa mission, paralysé physiquement et sans doute spirituellement. Un homme incapable de bouger soit par la maladie ou la peur. La peur aussi rend paralityque. On dit souvent de quelqu'un, il est figé de peur.

Jésus ne fait pas ce miracle pour le plaisir de montrer sa puissance, il donne un enseignement. Il vient nous dire que sa mission en est une de libération. Il libère des lois, des traditions qui étouffent, il libère des structures qui écrasent, il libère des mentlaités qui détruisent des vies. Un jour il dira: Je vous ai donné l'exemple  pour que vous fassiez de même.

La mission donnée par le Christ est une mission de libération; dans une communauté chrétienne, on apprend ensemble à se libérer des traditions, des coutumes et de tout ce qui entrave la liberté. Dans ce mouvement de libération, Jésus redonne confiance à la personne: Lève-toi, prends ta civière et rentre chez toi. Aie assez confiance en toi pour te libérer de tes peurs et bâtir ta vie selon ta propre mesure. Souvent les religions sont des entraves à la liberté. Nous avons des lois, des traditions qui ne favorisent pas toujours la liberté des chrétiens. Jésus étai tun homem d'une grande liberté intérieure ce qui lui permettait de la traduire danss es actes. Il en est de même ainsi. Pour contribuer à la liberté de l'autre, j'ai besoin d'être libéré moi-même. Je suis donc invité aujourd'hui à méditer mes façons à moi d'être libre pour semer cet esprit de liberté. 

 

mercredi, 04 juillet 2018 23:23

C'est bien dit.

On reprochait un jour à une vieille dame qui donnait généreusement de son argent et de son temps et on lui disait, tu auras peut-être besoin de cela un jour, tu le donneras à ta mort s'il t'en reste. Elle répondit: "Je préfère donner d'une main vivante et chaleureuse plutôt que d'une main morte et froide."

 

Chaque époque fait naitre ses prophètes en réponse aux besoins des communautés chrétiennes. Aujourd'hui sommes-nous en attente de prophète ou si nous ne savons pas les reconnaitre? L'Évangile de ce dimanche nous présente un grand prophète qui nous invite sur cette même route.

Un prophète est méprisé dans son propre pays dit Jésus. Un prophète dérange sinon il n'est pas un prophète. Il est contestataire; il conteste des situations ou des systèmes au nom des valeurs profondes de la vie et du respect des personnes. Un prophète proclame la Parole et les valeurs qui l'habitent. Il parle avec son coeur et non avec sa tête et ses idées. C'est pourquoi il dérange. Il dérange les tenants du "statu quo" qui ne veulent rien changer, il dérange ceux qui veulent revenir en arrière pour retrouver leur sécurité. Il dérange pasce qu'il sort des sentiers battus.  Le prophète ne se situe pas au niveau de l'avoir ou du pouvoir mais de l'être.

Dans la société comme dans l'Église, nous connaissons des révoutions et une évolution. La révolution tranqille au Québec et le concile Vatican 11 ont provoqué une révolution. Depuis nous sommes davantage dans une évolution et c'est là que le prophète fait figure de proue. Se situant au niveau du contenu, il provoque une évolution salutaire dans la vie tant de la société que de l'Église. Jean X111 a provoqué une révolution et le Pape François  se situe dans l'Évoluiton de l'Église parce qu'il se situe davantage au niveau de la vie, des pauvres, des mal gommés de la société. C'est pourquoi ces gens ont dérangé et dérangent encore parce qu'il est long le chemin  qui conduit à l'essentiel et à l'Évangile.

Jésus enseigne dans les synogogues et provoque des réactions négatives. D'ordinaire on n'aime pas les gens qui viennent jouer dans nos plates bandes. Jésus entrait dans le jardin des scribes pour semer l'amour  et le pardon à la place de la haine et de la vengeance; Il voulait semer l'autorité et le service à la  place du pouvoir; il voulait semer le respect des personnes et la liberté au lieu de l''asservissement, et tout cela à déranger.  Le peuple se posait des questions et les scribes vivaient de la jalousie.  Le pouvoir religieux l'a condamné.

Qu'es est-il de nos prophètes aujourd'hui? Une communauté peut être aussi prophète. Je regarde dans mon coin de pays, pendant que l'Église -à la suite de la révolution tranquille- se retirait dans ses terres: la liturgie et les sacrements,l'Esprit a fait naitre  de nombreux services communautaires en réponse aux besoins des gens d'ici. Des pasteurs, suscités par l'Esprit Saint, ne sont pas nécessairement à l'Église mais animent au niveau de la vie et des besoins du peuple ces services  de charité. Sont-ils reconnus comme des pasteurs? Ne sont-ils pas des prophètes qui à leur façon viennent questionner notre agir en Église? Tous ces chrétiens qui ne viennent plus à l'Église sont-ils seulement des "lâcheux" ou des prophètes qui questionnent  notre façon de vivre  et célébrer en Église? Est-ce que nous voulons les faire taire et les ramener dans  le "giron" de l'Église comme on disait autrefois. L'attitude du peuple dans l'Évangile devrait questionner notre façon de voir.

Nous sommes invités aujourd'hui sur la route du silence et de la communion profonde avec le Seigneur à partir de sa Parole. Comme le dit le Pape François,  devenir des contemplatifs de la Parole et du peuple. Nous sommes invités par le Prophète de l'Évangile à descendre au niveau du coeur pour communier à la vie et aux personnes autour de nous. Nous sommes invités, nous les vieux chrétiens à l'É.glise, à prendre la route d'emmaüs avec les gens comme l'a fait le Seigneur pour ensemble bâtir le royaume d'amour et de paix dans les coeurs.

Un prophète est un témoin qui proclame la Parole et les valeurs qui l'habitent. Je bénis le Seigneur  de faire se lever dans notre Église de ces chrétiens qui doucement se laissent habiter par la Parole de Dieu et la disent par leur vécu.

samedi, 30 juin 2018 18:41

Le vieillissement.

Notre population vieillit rapidement. Nous vieillissons de plus en plus longtemps. Pour certains, ces gens âgés deviennent un poids à la fois financier et humain pour la société. Nombreuses sont les maisons de personnes âgées qui sont un peu l'anti chambre de la mort. Je crois que notre société aurait besoin d'une bonne réflexion sur le vieillissement de la population. Les personnes remplies d'années sont une richesse pour la société. "Un vieillard assis voit plus loin qu'un jeune debout" disait Monsieur Diouf.

La bible nous apprend beaucoup sur cette question. Notons que l'Évangile de Luc commence en mettant en vedette un couple âgé Zacharie et Élisabeth. Le pauvre Zacharie devant l'annonce de l'ange n'a qu'un mot: Ma femme et moi sommes vieux. La nouveauté qu'on lui annonce est tellement étrange qu'il en perd la parole. C'est un peu notre situation devant la nouveauté de la vie d'aujourd'hui. Nous sommes parfois muet quand il s'agit de dire Jésus Christ aux jeunes et au monde moderne. Le vieil âge est souvent ce temps de silence où on se sent incapable d'agir comme autrefois et où il faut découvrir la richesse de notre nouveau mode de vie. C'est dans le silence que Zacharie a compris l'action de l'Esprit dans leur vie et qu'il a découvert la fécondité.

Parce qu'il a compris cette nouvelle vision de la vie donnée par le Seigneur qu'il nous a laissé un merveilleux chant de louange: "Béni soit le Seigneur le Dieu d'Israël parce qu'il a visité son peuple." Nous pourrions réécrire ce texte pour aujourd'hui. Nous, les personnes avancées en âge, pourrions bénir le Seigneur pour les trésors de vie accumulés au cours des ans, pour l'amour, la miséricorde et la sagesse  donnés par la vie de l'Esprit qui nous habite. Nous pourrions témoigner de la vie spirituelle qui nous anime. Nous ne sommes plus là pour le "comment" mais pour le "pourquoi" des choses et de la vie, pour le sens de la vie. Le comment appartient à ceux qui nous suivent. Depuis ma retraite comme prêtre, je découvre que nous avons été trop souvent au niveau du faire et pas assez au niveau de la vie. La retraite permet de rééquilibrer les choses.

Cependant, j'aime beaucoup regarder le visage de Siméon dans sa visite au Temple. Il était juste nous dit l'Écriture, donc proche de Dieu. Il fut ainsi capable de reconnaitre le Messie dans l'enfant présenté au Temple par ses parents. Il peut dire en toute vérité: "Mes yeux ont vu le salut préparé à la face de tous les peuples." Siméon prend Dieu au sérieux. Il nous donne un témoignage fort pour reconnaitre l'action et la présence Du Seigneur autour de nous dans le quotidien. Il nous apprend à prendre Dieu au sérieux dans le monde d'aujourd'hui. En regardant toutes ces personnes qui oeuvrent au quotidien dans les mouvements caritatifs venant en aide aux gens en difficultés dans la vie, pourrai-je comme Siméon reconnaitre la présence du Christ? Pourrais-je bénir le Seigneur parce que j'ai vu le ressuscité à l'oeuvre dans le monde?

Le vieillissement devient alors un merveilleux temps d'enrichissement intérieur, de découverte de la beauté du monode, de l'action de Dieu autour de nous et développer ainsi des moments d'action de grâce. Nous devons passer de l'agir  à l'être. Ce temps du vieillissement peut être un temps très long et ennuyant si nous restons figés sur le passé et attendons une invitation à refaire ce que nous avons toujours fait; comme prêtre, on attend souvent l'appel pour aller dire une messe. Le temps du vieillissemnt est une invitation à passer à autre chose. Et comme l'écrit le Père Grün: "La vieillesse nous initie à l'art de rencontrer notre vérité intérieure la plus profonde". Cette vérité n'est pas une richesse à garder renfermée, mais à faire éclater autour de nous pour nourrir la vie. C'est ce qui me fait dire aujourd'hui: Je suis un vieux retraité qui s'amuse à vieillir.

Inspiré de : L'art de bien vieillir. Anselm Grün.

vendredi, 29 juin 2018 23:02

Leardship

Ghislaine Florence Labelle: Le Leadership de coeur, passez du savoir-faire au savoir-être. Ed. Le Dauphin Blanc. 2018. Beaucoup d'être humain ont a exercé une forme de leadership au cours de leur vie. Trop souvent la tête a pris plus de place que le coeur dans l'exercice de ce leadership, il revient au coeur maintenant de prendre la relève. Le leadership de tête du fait qu'il est conforme aux lois, traditions, coutumes est plus sécurisant que celui du coeur. le leadership de tête gouverne surtout par la peur alors que celui du coeur fait appel davantage à la vie, l'amour, le sens des choses ... Lecture enrichissante.

 

vendredi, 29 juin 2018 15:06

Le mot d'un sage.

Je partage quelques réflexions tirées d'une entrevue de Gilles Vigneaut à l'émission  Église en sortie. Il dit: Dans toute révolution il y a de grandes choses et des dégats. La révolution s'inscrit au coeur ou à l'origine d'une évolution.

Parlant de l'Église, il affirme "que nous vivons aujourd'hui un déclin de l'AVOIR et non de l'ÊTRE".  Nous vivons une évolution dans l'Église selon la vision de son fondateur le Christ. Le Pape François est à l'origine de l'évolution de notre Église. Cette évolution se fait lentement, pourquoi se presser. Nous sommes à l'aube de cette évolution au niveau de l'être de l'Église. Ce que d'autres appellent le printemps de l'Église. "Le Pape François est à l'aube de cette évolution parce qu'il s'occupe de ceux qui ont de la misère dans la vie". Ceci m'a fait penser que chez nous, toutes les oeuvres caritatives qui travaillent à améliorer la qualité de la vie des gens en difficulté ne font pas partie de l'Église et sont animées par des chrétiens qui ont délaissé la pratique religieuse. L'Esprit suscite les pasteurs dont le monde a besoin. En écoutant parler ce témoin, j'ai pris conscience que chez nous, depuis que l'Église s'est retiré dans ses terres: sacrements et liturgie, des femmes et des hommes se sont levés pour mettre en route des services pour aider les mal gommés de la société. Je me suis dit que l'évolution viendra sans doute de la société, du peuple, des gens qui ne connaissent pas Jésus Christ. "Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits." Mth 11, 25-27.

Gilles Vigneault termine en disant: "si j'avais un conseil à donner à l'Église, ce serait d'écouter la solitude," de méditer la vie autour de nous pour découvrir les besoins spirituels du monde. Alors je dis: Ne sommes-nous pas invités à redécouvrir le leadership du coeur, de l'être et non du savoir, du pouvoir et de l'agir.

 

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