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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

lundi, 21 mai 2018 14:38

Un peu de vague à l'âme.

Ce matin, les journaux déposent dans nos maisons la situation vécue par les évêques du Chili qui n'est en somme que le reflet de ce qui se vit dans les autres partie du monde. La plaie du côté de Jésus sur la croix est demeurée ouverte et continue de saigner. Je ne peux m'empêcher de penser à toutes les victimes dont la vie est brisée à jamais.

Devant ces événements, je ne peux m'empêcher de remonterr quelques années en arrière, lorsque notre évêque Mgr Dumais démissionna pour vivre l'amour qui avait pris naissance en lui. Je ne peux m'empêcher de penser au sort que lui a réservé l'Église institution; même que dans certains édifices religieux de  notre diocèse on a enlevé sa photo comme s'il était une brebis galeuse. Que fera-t-on avec la photo des pédophiles? Ce geste définissait bien la pensée de notre Église.

Devant ces événements aujourd'hui, je me pose bien des questions. Je ne veux pas juger. Je veux simplement exprimer ma souffrance parce que Raymond Dumais fut pour nous un bon pasteur et nous aurions aimés que la personne soit plus importante que la loi. Et c'est sans doute vrai aussi pour les victimes des pédophiles. Je ne peux que prier pour la conversion de notre Église.

 

samedi, 19 mai 2018 21:44

Un écho de l'an 2000.

Quelqu'un m'a remis un texte paru  dans le quotidien le Soleil de février 2000, on fait écho d'une rencontre paroissiale  à Ste-Anne des Monts où l'on propose un spctacle folklorique dans l'église. Ceci répondait à une campagne de financement pour l'église. Cet événement ne s'est pas répété. Aujourd'hui la fabrique est dans une état financier plus critique. Ceci m'a conduit à partager ma méditation.

Un concert est un événement pour développer le goût du beau, de la musique, de la danse. Pourquoi nos églises ne deviendraient-elles pas des lieux pour faire naitre ce goût de la beauté, de la musique par différentes activités? Non pas dans le but d'abord de financer les bâtiments mais de faire naitre à ....

On dit souvent que nous vivons dans un monde individualiste où chacun vit pour soi. Pourquoi nos églises ne deviendraient-elles pas des lieux de rencontre, de fraternité, de partage, de communion à travers différentes activités variées pour rejoindre tous les goûts et besoins? Le financement en serait une conséquence.

On dit encore que nos chrétiens sont devant un vide spirituel. Pourquoi nos églises ne seraient-elles pas des lieux de rressourcement? Par le moyen de cours, d'ateliers, de conférence, de moments de prières, développer la spirituelité des gens. Des conférences sur la vie, la sexualité la théologie du corps, des apprentissages variés .....

On se plaint que les jeunes ne sont plus intéressés à rien. Pourquoi nos églises ne deviendraient-elles pas des lieux d'apprentissage à la vie, à la responsabiltié à travers des activités, des jeux, qui seraient une école de vie ...

  Les gens aiment danser, ce sont de beaux moments de rassemblement, de communion et de partsage. Et la danse, c'est de la beauté. Pourquoi nos églises ne deviendraient-elles ces lieux de rencontres, de plaisir, de partage et d'amusement....

Toutes nos associations paroissiales sont partagées dans chacune leur maison et les coûts d'entretien deviennent exorbitants de sorte que des associations doivent fermées leur porte. Pourquoi nos églises barrées 24 heureus par jou rne seraient-elles pas des lieux de rencontre et de vie pour les personnes du milieu?

Évidemment qu'il faudra transformer l'intérieur de nos églises. Est-il nécessaire de rester en rangée de carottes à regarder les "fesses des autres", ne serait-il pas mieux de regarder les visages? Est-ce que nos églises sont au service de la vie ou si la vie est esclave des formes de bâtiments?  Beaucoup de choses sont possibles si nous avons la volonté de le faire.

Je crois en Dieu qui chante et qui fait chanter la vie. Je crois en Dieu qui danse et qui fait danser la vie. Je crois en Dieu qui joue et fait jouer la vie. 

jeudi, 17 mai 2018 14:02

Témoins.

Le Seigneur dit à Paul: "Le témoignage que tu as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome." Act. 23, 11. Les premières communautés grandissaient par l'enseignement et le témoignage des apôtres. La force d'une communauté est le témoignage au quotidien de ses membres. Le témoignage peut être une parole, mais surtout une façon de vivre, façon d'être. dans chacune de nos communautés chrétiennes aujourd'hui, les témoins sont là sous nos yeux,  et dans leur fidélité   nous disent la présence de l'Esprit au coeur de leur engagement. Être témoin, ce n'est pas parler du Christ, c'est laisser passer la lumière du Christ comme la lune laisse passer la lumière du soleil.

mercredi, 16 mai 2018 14:11

Deux acteurs.

Depuis le dimanche de Pâque, nous méditons le livre des Actes des apôtres. Ce livre nous révèle l'action de deux acteurs importants dans la vie des premières communautés chrétiennes: La Parole de Dieu et l'Esprit Saint.

Les premières communautés chrétiennes laissent éclater la puissance de la Parole de Dieu pour la croissance des communautés. On lira souvent que la Parole croissait et se répandait. "C'est lorsque la Parole agit et transforme les auditeurs jusqu'à faire de ceux-ci des croyants que l'Église nait, s'édifie, s'accroit elle aussi." (Gilles Routhier). D'où l'importance de la Parole de Dieu dans la vie de notre Église. 

C'est la Parole qui fait naitre l'Église et la fait grandir.

C'est la Parole qui convoque, rassemble, unit et met en état de célébrer. Les goupes de partage biblique nous le révèlent magnifiquement aujourd'hui. L'Église n'est jamais achevée, elle est toujours en croissance, en développement et elle doit constamment s'ajuster aux sociétés en changmement. Une des leçons des premières communautés est que de toutes manières, en tous lieux et en toutes circonstances des ministres ou serviteurs de la Parole agissent dans la docilité à l'Esprit Saint. Autrement dit, il faut donner la Parole et lui permettre de faire son oeuvre et de produire des fruits. La Parole agit parfois de façons surprenantes et dérangeantes; souvenons-=nous de Philippe engagé au service des tables et que l'on retrouve à prêcher en Samarie Act. 8. La Parole continue aujourd'hui encore de nous jouer de bons tours dans nos communautés. Elle conduit plus loin et là où nous ne nous y attendions pas.

Cette Parole est écoutée dans la docilité à l'Esprit Saint.  Les Actes des Apôtres sont pour ainsi dire l'Évangile de l'Esprir Saint. Il est un acteur primordial dans la vie des communautés chrétiennes. Nous connaisosns les trois pentecôte: celle des juifs 2, 1-13; celle des samaritains 8, 5-26; celle des païens 10, 44-48.

L'Esprit présenté dans les Actes est missionnaire et prophétique. Cette action de l'esprit est de plus en plus nécessaire dans une Église qui parle de "tournant missionnaire". Jean a baptisé dans l'eau, vous serez baptisés dans l'Esprit d'ici peu, Act. 1, 5. Ananie imposa les mains à Saül et des écailles tombèrent de ses yeux,  9, 17. A Éphèse, Paul baptise et impose les mains et les gens reçoivent l'esprit Saint, 19, 5. L'action de l'Esprit est reconnu par ses effets dans la vie des chrétiens.

Le don de l'Esprit n'est pas une récompense pour les apôtres parce qu'ils sont fins, mais Il donne un élan missionnaire. La nature de l'Esprit est de se donner, de se répandre; il rend fécond. Le disciple d'aujourd'hui transformé par l'Esprit Saint est quelqu'un qui donne le goût de vivre autour de lui surtout à ceux qui sont en train de le perdre.

Ô Seigneur, envoie ton Esprit qui renouvèle la face de la terre.

 

mardi, 15 mai 2018 14:41

Ils sont amoureux. Act. 2, 1-11.

Parfois les parents voient  un grand adolescent transformé, les yeux brillants et le coeur en fête et se demandent ce qui arrive. Après le premier étonnement, ils se disent: Il est en amour. l'amour l'a changé complètement. A la Pentecôte, les apôtres étaient en amour. Ils n'étaient pas ivres comme les gens le pensaient, mais amoureux.

Les disciples lorsqu'ils suivaient Jésus étaient préoccupés d'eux-mêmes et de la place qui leur serait réservée dans le royaume.  "Qui sera le plus grand?" Ils étaient centrés  sur leurs propres intérêts. Ça nous ressemble encore aujourd'hui. Nous sommes préoccupés par l'avenir de nos églises et nos énergies sont souvent dépensées pour l'entretien des bâtiments. On discute beuacoup sur la fréquentation des sacrements, à savoir si le sacrement du pardon peut se donner collectivement ou dans une rencontre individuelle, pourquoi les gens célèbrent les funérailles au salon funéraire. Ce sont des questions importantes mais combien marginales par rapport à tous les problèmes des enfants qui ont faim de pain et d'amour dans nos milieux, du mépris et de la violence vécue par des femmes et des enfants même dans nos milieux.  Nous aimons beaucoup nous regarder dans le miroir et nous avons besoin d'une pentecôte pour nous ouvir à la mission.

Soudain, les apôtres sont décentrés d'eux-mêmes et tournés vers l'extérieur, vers les autres. Ils partagent leur expérience du ressuscité et deviennent audacieux. Les peureux d'hier sont devenus des audacieux. Pierre avait renié Jésus et le voila qu'il proclame hautement le Christ ressuscité. Ils témoignent tous du Christ avec assurance. Un vent est passé.

Les apôtres renfermés dans la salle ont reçu une visite inattendue. L'Esprit promis par le Seigneur est passé dans leur vie et les a remis sur les rails de la mission. La mission est universelle. Les apôtres doivent donc sortir à la fois de leur salle et aussi de leurs mentalité pour une" Église en sortie."  Le texte des Actes nous présente une foule composée de gens venus de partout pour bien montrer que la mission est universelle, elle ne s'adresse pas seulement aux juifs. Aujourd'hui encore la mission s'adresse à tout le peuple de Dieu pas seulement à ceux qui fréquentent l'Église.

L'Esprit vient faire la communion entre ces différents Églises. L'Église du ressuscité est rassemblement et communion de tous les peuples. Alors que la confusion des langues avait forcé les gens à la dispersion à Babel; aujourd'hui les langues permettent de rassembler dans l'unité ces gens  dispersés. L'Esprit permet d'annoncer la Bonne Nouvelle de façon à ce que tous comprennent et se retrouvent dans l'unité et la communion.

A un moment où dans notre Église nous parlons du "tournant missionnaire, de l'Église en sortie," ce texte de la Pentecôte est d'une grande actualité. Nous avons besoin de retrouver un langage adapté à notre culture pour présenter le message de l'Évangile. Devant une société laïque, nous ne savons plus comment dire Jésus ressuscité pour que le message passe bien. Nous avons besoin de tomber en amour avec le Seigneur pour transformer notre témoignage et rassembler dans l'unité la diversité des personnes et des besoins. Marcel Dumains o.p. écrit: "Le disciple du Christ aujourd'hui, c'est quelqu'un qui est porteur de sens, témoin d'une espérance, dans un monde que les médias n'ont que trop tendance à présenter comme désenchanté. Ce disciple, c'est une femme, c'est un homme qui donne le goût de vivre à ceux qui autour d'eux sont en train de le perdre. Le disicple du Christ aujourd'hui est quelqu'un qui par sa parole et plus encore par sa vie est porteur d'une bonne Nouvelle."

L'auteur présente la venue de l'Esprit sous forme de langues pour bien indiquer que la mission est d'abord d'annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume. La mission de Jésus aujourd'hui n'est pas d'abord dans l'église mais sur la route là où les chrétiens vivent. La question est de savoir comment nous allons faire Église avec les chrétiens là où ils  sont. L'Esprit ne nous envoie pas chercher les gens pour venir faire Église avec nous; il nous envoie faire Église avec eux là où bat la vie. Le Pape parle de "l'Église en sortie", mais la majorité est déjà sortie, il s'agit pour le petit reste que nous sommes de sortir la rejoindre pour faire Église ensemble. Ne serait-ce pas l'invitation de l'Esprit en ce dimanche de la Pentecôte?

L'Esprit de la Pentecôte suscite actuellement des pasteures et des pasteurs qui animent la vie dans tous nos centres de bénévolat; des femmes et des hommes animés du souci d'aider les gens à retrouver une meilleure qualité de vie. L'Esprit nous invite à prendre la route avec eux, avec elles pour bâtir le Royaume du Père. Et pour le réaliser, il nous donne des langues de feu, des langues qui réchauffent le coeur et soutiennennt la marche.  Je bénis ces femmes et ces hommes qui chaque jour vont à rescousse de la vie pour dire l'amour de Dieu même sans le savoir. "Ce que vous faites aux plus petits d'entre les miens, c 'est à moi que vous le faites." 

lundi, 14 mai 2018 13:44

Les âmes ...

Tobie Nathan: Les âmes errantes. Ed. l'iconoclaste. 2017. L'auteur est psychologue et travaille avec les jeunes qui se radicalisent. Il fait une étude du cheminement parcouru par ces jeunes et de la difficulté des les aider à reprendre la vie normale. "Je veux comprendre comment un lycéen studieux peut-il devenir en quelques mois un djihadiste en route vers la Syrie" écrit-il. L'auteur nous présente des vies de jeunes complètement brisées, mais ce sont des âmes errantes qui cherchent une parcelle de bonhuer et d'écoute. Cette étude nous aide grandement à comprendre ce cheminement et à changer notre regard sur l'aventure de ces jeunes. Bonen lecture. 

 

jeudi, 10 mai 2018 14:35

C'est le printemps.

Assis sirotant mon café, je regarde les personnes en train de nettoyer la pelouse et préparer la terre pour la pousse du gazon et des plants  que nous lui confierons. le printemps est le temps du nettoyage et de faire naitre l'espérance des fuits et légumes à l'été.

Serait-ce aussi le printemps dans ma vie? Serait-ce le temps de nettoyer ma cours, mon jardin intérieur de ce qui l'enconmbre pour faire de la place aux nouvelles pousses qui veulent germer et grandir? Serait-ce le temps de me débarrasser des coutumes, des contraintes, des habitudes qui paralysent ma marche intérieure et ma relation au Seigneur? Durant les années ont accumule tellement de petites choses, des petites dévotions, des accoutumances qui gênent et entravent notre vie spirituelle. Nous mettons tellement l'accent sur les pratiques extérieures que parfois l'essentiel disparait  sous l'amoncellement des choses à faire et nous oublions de vivre. C'est sans doute le moment de porter attention aux petits bourgeons qui se pointent le nez et de les accompagner vers la maturité. Le printemps est le moment où la vie veut éclater de partout et nous demande de la laisser peter de joie.

Je me suis dit: Ne serait-ce pas aussi le printemps de notre Église? Ne serait-ce pas le temps de nettoyer notre pelouse ecclésiale pour laisser germer et pousser les pettis bourgeons de vie qui se montrent le nez? Il y a des bourgeons d'amour, de charité, d'entraide, d'accueil, de prière qui germent sur le parterre de nos paroisses et rendent la vie belle. Trop souvent nous les ignorons parce qu'ils ne sont pas dans l'église. N'avons-nous pas trop réduit la vie chrétienne à la pratique sacramentelle? Le printemps nous invite à faire du ménage et à conserver l'essentiel. Les chrétiens ne viennent plus à l'église, le printemps nous invite à sortir les rejoindre pour faire Église avec eux là où ils vivent. Prenons le temps de regarder toutes ces personnes qui aident leur voisins, les personnes âgées, les malades, les bénévoles dans les services communautaires; ce sont des pages d'Évangile qui s'écrivent, des bourgeons d'Église qui naissent et grandissent, des signes que l'Esprit Saint est à l'oeuvre dans notre monde. Le printemps nous invite à dépoussiérer notre vision de l'Église, à voir tous ces pasteures et pasteurs à l'oeuvre chez nous et qui font grandir la vie. Nous sommes invités à écouter battre le pouls de Dieu autour de nous. Le printemps est le temps de l'accueil, temps  de recevoir la richessedes autres autour de nous.

Le printemps est le temps de la vie qui nait. Profitons ce de temps pour faire renaitre notre foi, notre vie chrétienne, notre vie de témoin du ressuscité. Tout le reste nous sera donné par surcroit.

mercredi, 09 mai 2018 00:21

La route de la résurrection.

Hier, je suis entré à l'église à l'heure d'un office, elle était vide. J'y suis retourné aujurd'hui, elle était vide. On avait volé l'Église. Je me suis rappelé les femmes au tombeau le matin de Pâque, on avait volé le Seigneur. Mais ce vide annonçait la résurrection.

L'Église est en sortie avant l'appel du Pape François. Elle est sur le trottoir, les magasins, au hokey, dans les maisons.  l'Église comme le Christ au matin de Pâque est en train de ressusciter. Non pas revivre, mais ressuciter.

L'Église est sortie de nos structures, nos théories et attend que nous-hommes et femmes d'Église- allions faire Église avec eux. Nous voulons les faire revenir dans notre Église, il n'y reviendrons pas. C'est à nous que Jésus dit d'aller les écouter et faire Église avec eux. Si nous restons dans nos églises et nos structures, nous allons rater la résurrection qui se fera sans nous. 

Prenons le temps de regarder la vie autour de nous pour y déceler les pousses de résurrection, les pousses d'Évangile pour les accompagner. Cette Église ne veut plus être dirigée, mais accompagnée. Soyons éveillés à ces pousses de résurrection.

mardi, 08 mai 2018 13:49

Je suis toujours là.

Nous connaissons tous l'expression Belle-mère. Nous l'entendons souvent quand ancien chef de parti politique fait une sortie publique. L'excpression penrd dans notre langage une connotaiton négative. Jésus dans l'Évangiie d'aujourd'hui ne joue pas ainsi, il joue à la belle-maman attentive et nous donne une leçon de vie. Ce diamche est connu sou sle vocable de Jour de l'Ascension. Mc 15, 16-20; Act. 1, 1-11.

Jésus vient dire aux siens, "je ne suis pas parti, j'arrive." Les apôtres étaient certes découragés de se retoruver seuls, habitués à voir Jésus avec leurs yeux. Et voila que Jésus les envoie aux yeux du coeur, <a une expérience de vie. Refermés sur eux-même, ils sont envoyés en mission. "Allez proclamer l'Évangile au monde entier." Jésus donne sa mission et s'efface. Quelle marque de confiance extraordnaire! Jésus a donné tout ce dont les apôtres avaient besoin pour la mission et il s'en va leur manifestant une entière confiance.

Notons que Jésus réalise cet envoie à l'intérieure d'un repas. Après la résurrectioon, Jésus se fera reconnaitre soouvnet à l'intérieur d'un repas, d'un moment de communion, d'intimité, de partage. C'est dans ces moments aussi que nous reconnaitrons le christ resuscité et présent dans nos vies. Nos rencontres de famille comme celles de nos paroisses le dimanche sont les lieux privilégiés de rencontre du ressuscité et de communion profonde aqvec lui.

Jésus nous dit: "Vous serez mes témoins." Jésus ne veut pas de vendeurs d'idées ou de doctrines si belles soient-elles, il veut des témoins. Il veut des hommes et des femmes qui le laissent passer  dans leur vie. Il veut des Jean Baptiste qui le présentent au monde. Vous serez mes témoins dans vos familles, vos milieux de vie ou de travail, et de loisirs. vous serez mes témoins sur la rue comme dans les boutiques. Être témoins c'est d'abord DIRE le Christ ressucité, le laisser passer à travers notre quotidien. Chez nous des centaines de bénévoles chaque jour vont aider des personnes âgées seules, des malades, des gens en difficultés, même sans le savoir ils sont témoins du Christ sur le terrain. Ils sont les "diacres" de la charité du Christ auprès des mal gommés de notre société. La qualité d'accueil et de présence est un langage plus important que la parole.

Jésus donne aussi le moyen de réaliser cette mission: L'Esprit Saint. Vous aurez en vous cette force nécessaire pour réaliser la mission. Le souffle divin habitera les apôtres et nous animera aussi pour que la mission soit bien conduite. Jésus ne veut pas rester pour être "dans les jambes des siens" comme on dit. Il fait confiance. Il nous donne l'exemple d'un pasteur qui accompagne et laisse vivre. Il joue à la belle-maman attentive mais confiante dans la capacité des siens.

"Pourquoi restez-vous à regarder le ciel". Ne regardez plus en arrière, mais en avant, la mission vous attend. Nous sommes interpellés, pourquoi regardons-nous toujours en arrière dans l'Église pour retrouver ce que nous avons perdu, retrouver nos gens à l'église, les funérailles comme hier. La mission est en avant Et Jésus nous invite à faire confiance à l'Esprit donné, faire confiance aux charismes des chrétiens et chrétiennes. Notons que ces événements se sont passés en dehors du temple au coeur de la vie. Nous sommes invités à sortir de nos structures et façons de faire pour aller vers le monde là où il est.

En confiant sa mission aux siens, Jésus nous dit qu'il a déposé dans le coeur des chrétiens tout ce dont ils ont besoin pour réaliser cette mission. Nous sommes invités à mettre nos charismes et nos talents au service de l'Évangile et de la vie. Si nos communautés chrétiennes sont  agonisantes, c'est peut être parce que nous avons endormis la force de notre baptême  ou laisser dormir nos talents et la force de l'Esprit déposée en nous. C'est dans notre agir au quotidien que nous dirons notre foi au christ ressuscité. Jésus nous dit: ALLEZ. Qu'est-ce que cela signifie pour nous aujourd'hui au quotidien dans la société de 2018.

dimanche, 06 mai 2018 18:53

Pensée à méditer.

Accepte ce qui est ...  Laisse aller ce qui était ...   Aie confiance en ce qui sera.    Bouddha.

Le Pape François dira aux jeunes et je me crois assez jeune pour accueillir cette pensée: Soyez audacieux, Brassez les choses. Soyez ouvert au dialogue entre les générations.

 

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