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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mardi, 28 août 2018 14:02

Tête ou coeur. Mc 7, 1-23.

L'Évangile d'aujourd'hui nous place devant un choix, obéir à la tête ou au coeur. Jésus est au centre de cette controverse. Devenomns-nous obéir d'abord à la loi ou aux valeurs de vie? L'être humain se fait des systèmes qui assurent sa sécurité. Les lois précisent les comportements et le respect de ces lois assurent une certiane sécurité. Mais l'important dans nos vies serait-ce la loi ou les valeurs de la vie? Avons-nous à choisir entre la tête ou le coeur?

Les lois et obligations doivent être des instruments au service des valerus et de la vie. Ler jour où ces rôles sont inversés, le respect de  la loi est devenue un genre d'esclavage. Les pharisiens à l'époque de Jésus s'était bâti un système de lois et d'obligaitons qui assurait le contrôle sur les personnes. Jésus est venu anoncer le respect des personnes et la liberté. Alors il ne se gêne pas pour remettre les pendules à l'heure. La religion était extérieure à l'être humain, elle consistait au respect d'un certain nombre de lois et d'obligations sans se soucier de la pureté des intentions. L'important était ce qui était vu au détriment des valeurs du coeur. La religion n'était pas une relation d'amour avec Dieu que des lois viennent encadrée pour en assurée l'exercice. La pelure du fruit était belle mais l'intérieur était souvent pourrie. Alors Jésus va s'élever avec force contre cette mascarade.

J'entends souvent aujourd'hui encore dire dans notre Église: tu n'as pas le droit ou c'est défendu. Un jour , lors d'une rencontre de prêtre, l'un d'eux s'est permis une petite sortie contre un confrère qui avait poser des gestes en litrurgie non conformes aux règles. Notre Évêque l'a écouté attentivement et lui a dit: "Si cela a fait prier  les gens, ne serait-ce pas bon aussi?" Nous n'échappons pas toujours à cette mentalité des pharisiens de l'Évangile   et le repsect des lois nous sécurise beaucoup.

Nous déplorons beaucoup que les gens ne viennent plus à la messe ou ne font pas baptiser les enfants, ou encore vivent les funérailles au salon funéraire; il n'y a plus de prêtres, plus de religieuses. J'entends très peu d'inquiétude sur la qualité de la vie chrétienne au quotidien, du témoignage chrétien de l'amour, de l'accueil ou de la miséricorde. Nous sommes beaucoup au niveau de la pratique religieuse. Nous disons souvent aux jeunes de respecter la messe du dimanche comme les ancêtres l'ont fait.   Laissons-nous questionner par la parole de Jésus: "Ce peuple m'honore des lèvres mais son coeur est loin de moi."  Notre société du Québec est devenue violente, agressive, ou le viol  et l'injustice font bon ménage. Jésus est venu mettre du sel dans cette vie pour lui donner du goût, il est venu placer le levain pour que se lève en nous un bon pain d'amour, d'accueil, d'accompagnement et de pardon.  Et il nous a dit: Je vous ai donné l'exemple .... Cette vision évangélique doit prendre racine d'abord entre nos deux oreilles et dans le coeur.

Nous sommes invités à choisir entre la tête et le coeur, obéir à des lois et des coutumes ou à des valeurs de vie. Je te bénis, Seigneur, pour toutes ces personnes dont le souci premier est de semer l'amour et de mettre un peu de sel dans la vie autour d'eux afin de lui donner le goût de l'Évangile. Écoutons aussi Saint Paul: "Mettez la Parole en pratique, ne vous contentez pas de  l'écouter." Jésus  a voulu que nous soyons en communion avec le Père et les uns avec les autres.

 

lundi, 30 novembre -0001 00:00

Espoir.

Ce matin, je propose une piste de réflexion à partir d'une enquête réalisée pour une rencontre de communautés religieuses. On avait demandé aux personnes qui s'inscrivaient à la rencontre de dire quelles questions ils se posaient. Les supérierus et supérieures majeures se questionnaient sur l'engagement, la formation et 'articulation avec la société. Les laïcs se situaient à un autre niveau, ils se situaient au niveau de la mission Je transcris quelques questions:

Comment parleraux jeunes et aux autres du Seigneur et de son Église pour que le message soit accepté?

Comment donner le goût de Dieu aux enfants et aux gens qui ont pris leur distance avec l'Église?

Comment pouvons-nous mettre la richesse spirituelle que nous avons découverte au service des autres?

Comment parvenir à dire notre foi dans  un langage admissible par le monde actuel ou même simplement intelligible?

Comment donner aux jeunes la saveur du message de l'Évangile?

Ces questionnements des chrétiens engagés rejoignent bien notre mission ici au Québec et nous montre l'importance d'écouter ces hommes et ces femmes; ils sont, je crois, la voix de l'Esprit Saint. Le renouveau de l'Église et de la vie religieuse ne viendra pas d'en haut mais d'en bas, c'est mon expérience. Ne serait-ce pa la route du tournant missionnaire?

 

jeudi, 23 août 2018 13:57

Une bonne lecture

Mgr Emmanuel Gobillard et Thérèse Hargot: Aime et ce que tu veux fais-le!, Albin Michel, 2018. Ces deux auteurs en lisant les texte pour le prochain synode des Évêques sur les jeunes ont remarqué qu«'un sujet brulant d'actualité avait été écarté de la discussion, celui de la sexualité. Ensemble, sous forme d'interview aidé de Arthur Herlin, ils ont publié une réflexion intéressante sur la question. On y parle de séxualité, de célibat, de masturbation, de chasteté même dans la vie de couple; enfin des sujets qui touchent la jeunesse d'aujourd'hui. Au lieu de critiquer les gens, ils essaient un éclairage et une piste de formation qui peut ouvrir sur un bon dialogue avec les gens concernés. Ce n'est pas souvent qu'un évêque et une sexologue donnent ensemble leur point de vue sur ces sujets chauds. Mgr Gobillard est auxiliaire de Lyon "et montre dans ses réponses que l'Église peut parler de tout sans tabous." C'est une lecture inspirante qui nous fait sortir de l'angle de la loi morale et du péché pour en voir la grandeur et la beauté. Bonne Lecture.

 

mercredi, 22 août 2018 19:28

Le petit reste.

Le petit reste d'Israël. Un tout récent petit livre d'un profeseur émérite de l'Université d'Ottawa: Le petit reste dans la Bible, m'inspire aujourd'hui un moment de réflexion. L'auteur nous présente que le petit reste dans la Bible venait de causes extérieures,  soit le déluge, les déportations, les guerres. Alors le peuple rabâtissait sa vie religieuse en fonction de ce qui restait et de leur expérience passé. C'était le petit reste qui animé par sa foi et sa pratique religieuse rebâtissait le système.

Si nous regardons le petit reste dans l'Église d'aujourd'hui, le problème vient de l'intérieur. Les chrétiens ont quitté l'Église et vivent maintenant soit de l'indifférence ou même de l'ignorance religieuse. Les gens ayant été catéchisés et sacramentalisés au lieu d'être évangélisés se retrouvent devant un vide spirituel profond. Et d'autre part, la société ayant changé complètement, les besoins sont autre et nous ne pouvons plus rebâtir le système comme hier à l'exemple des gens de la Bible.

L'Église institution et nous les prêtres sommes devenus étrangers dans notre propre pays. Il nous est difficile de rejoindre les gens qui vivent maintenant une autre culture et vision des choses et de la vie. Notre parole ne passe presque plus. Sera-t-il possible de nous retrouver au coeur de la vie pour y déposer le sel de l'Évangile? Devrions-nous commencer par nous convertir -nous petit reste- à cette nouvelle mentalité, nous convertir davantage à l'Évangile, évangéliser au lieu de sacramentaliser? Est-ce que notre petit reste peut devenir le ferment qui fait lever la pâte de l'Évangile? Peut être à la condition d'accepter d'agir comm le fils cadet de la parabole et non comme le fils ainé qui possède des droits et la vérité et reste dehors. Pouvons-nous compter sur notre petit reste ou devons-nous repartir à côté? La question est sur la table.

D'autre part, des chrétiens reviennent aujourd'hui demander un service à l'Église soit à l'occasion d'une naissance ou d'un décès. Saurons-nous vivre avec eux la joie des retrouvailles? Ou si nous aimons mieux les acuceillir avec des  normes et disciplines ecclésiastiques qui les déroutent? "Voyez qu'il est bon, qu'il est doux d'habiter en frères tous ensemble." Ps 131. La lecture le partage avec ce livre de Walter Vogels pourraient être une piste intéressante pour les prochaines années.

 

mardi, 21 août 2018 17:13

Une invitation!

Dalaï Lama: Préceptes de vie, Ed. Du chatelet. Recueil de petites pensées spirituelles, principes de vie d'un sage qui parle d'altruisme, de compassion, d'éveil, d'harmonie, de méditation et bien d'autres sujets actuels.  Lecture apaisante et invitation à la beauté intérieure. Un guide précieux pour aborder le temps présent. Bonne Lecture.

 

mardi, 21 août 2018 13:24

Une question pour ma foi. Jn 6, 60-69,

Lors des dernières annonces de pédophilie qui ont de nouveau frappées l'Église, un vieux monsieur me disait: "Cela ne dérange pas ma foi, parce que ma foi elle est en haut." Et il montrait le ciel. Sa foi était accroché au Seigneur et non aux hommes. L'Évangile d'aujourd'hui vient questionner ma foi.

Le chapitre six de l'Évangile de Jean que nous terminons aujourd'hui avait commencé ave ces mots: "Jésus traversa sur l'autre rive de la mer de Galilée et une grande foule l'avait suivit à la vue des signes qu'il avait opérés." Ce chapitre se termine aujourd'hui alors que la foule a quitté Jésus et qu'il demande aux siens: "Voulez-vous partir vous aussi?" L'enseignement de Jésus est tellement fort et déroutant que la foule est partie.

La foule avait suivit Jésus pour voir des signes merveilleux. Elle était à la recherche de miracles. Une foule sera toujours une foule qui cherche du merveilleux. Jésus les renvoie à l'essentiel, à la vie et les ges sont déçus. Jésus est au niveau du coeur alors que les gens sont au niveau du pouvoir. La foule voulait un Jésus qui répare les choses de la vie et Jésus ne veut rien réparer sans nous. "Donnez-leur vous-même à manger". C'est dans les mains des disciples avec le Christ que les choses s'arrangent. Les gens sont déçus parce qu'ils se sont trompés sur le visage de Jésus. Ceci pose une question à ma foi: En quel Jésus je crois?

Jésus n'est pas venu établir une Église de pouvoir, au contraire: Élevé de terre, "j'attirerai tout à moi." Jésus est venu établir un courant spirituel entre les hommes; il est venu fonder une Église communion de personnes vivant dans l'amour et le respect mutuel. Jésus a voulu simplement vivre en communion avec nous, partager notre quotidien et nous faire découvrir le divin en nous.

Cette page d'Évangile vient questionner notre foi. Est-ce que nous voulons un Dieu qui arrange les choses à notre place? Nos prières parfois traduisent notre perception de Dieu. Je prends comme exemple le "bénédicite" avant le repas: "Béni ce repas et donne du pain à ceux qui n'en n'ont pas." Jésus nous dirait certainement: partagez votre pain avec ceux qui n'en n'ont pas. N'avait-il pas dit: Donnez-leur vous même à manger. C'est à nous qu'appartient maintenant la lutte pour la justice, le partage, la liberté. Nous donnons trop facilement tout au bon Dieu pour qu'Il règle nos problèmes.

Devant la situation de notre Église: le départ des chrétiens de la pratique religieuse et la recherche de spiritualité, les nouveaux besoins d'une société laïque, nous aurions peut être le goût de partir nous aussi. Est-ce que notre foi est en un système, des personnes ou en Quelqu'un? En Quelqu'un qui nous dit de nous aimer et de nous repsecter dans nos différences. En Quelqu'un qui marche avec moi au quotidien comme le sel qui donne du goût à ma vie chrétienne, comme le levain qui fait lever  ma foi et mon amour, comme une lumière qui éclaire mon chemin? Est-ce que je crois en quelqu'un qui règle mes problèmes ou qui marche avec moi pour m'aider à les régler? À quel Dieu suis-je venu communier ce matin? Jésus auquel nous coryons n'a qu'une puissance: Celle de L'AMOUR.

 

 

samedi, 18 août 2018 14:19

Un moine pensant.

Demain, nous entrerons offciellement en campagne électorale. Nous verrons également entrer en jeu deux divinités: La course au pouvoir et l'argent. Les uns voudront ravir le pouvoir, les autres voudront le conserver. Et pour ce faire, des millions tomberont du ciel pour arroser la terre féconde du Québec. La confiance des électeurs et leur vote serait-elle une marchandise que l'argent peut acheter? Nous avons érigé des systèmes: systèmes économique, politique, de santé, d'éducation et nous savons par expérience qu'un système défend un pouvoir, des structures avant les usagers. Les millions pleuvent dans les systèmes et les étudiants décrochent et les personnes âgées sont maltraités. Qui s'attaquera aux systèmes? Réfléchissons un peu ....

Nous allons entendre parler de "parité" entre hommes et femmes, autant de femmes que d'hommes en politique. Et puis après? Pourquoi pas plus de femmes que d'hommes? Nous abordons cette question toujours par le biais de la fonction et je crois que nous perdons l'essentiel. A mon avis, ce n'est pas parce qu,il y a autant de femmes qui bûchent de la "pitoune avec une scie mécanique" que nous avons reconnu la complémentarité des personnes. Tant que nous parlerons de patriarcat ou de matriarcat, nous ne règlerons rien.

Si l'être humain est fait de deux personnes de sexe différent, c'est qu'il y a là un sens ou une valeur essentielle que chacun porte en soi. Deux personnes peuvent exercer le même métier sans nécessairement être reconnues pour leur valeur ou essence propre. Un homme et une femme peuvent être députés et la femme peut rester quand même victime du système patriarcal. La réflexion doit aller plus loin, il me semble. Les peuples amérindiens ont une vision qui me semblent plus éclairante. Cette réflexion devrait se faire aussi au niveau des Églises. Ma conviction est que nous nous privons d'une source qui pourrait améliorer la vie en redonnant à chacun la vraie dignité de son être. J'aimerais que des gens intelligents dans notre société et nos Églises se penchent avec rigueur sur cette question à partir des textes fondateurs de l'humanité et de la pensée du Christ dans l'Évangile. J'ouvre simplement une porte......

 

jeudi, 16 août 2018 21:21

Pensée spirituelle.

"Si l'homme était agressif par nature, il serait né avec des griffes et des dents acérées - or, nous avons des ongles et des dents parfaitement inoffensifs. En d'autres termes nous ne sommes pas équipés pour être agressifs. Même notre bouche est très petite. La nature profonde de des êtres humains ne peut donc être que la douceur." Dalaï Lama.

 

Un cultivateur travaillait loin sur sa ferme, chaque midi pour éviter de perdre du temps pour le diner, sa femme préparait le repas et le jeune garçon allait porter le repas et dinait avec son père. Un jour le papa lui dit: "Tu n'as pas l'impresison que nous mangeons un peu de ta mère?" La maman avait mis beaucoup d'amour à préparer le repas, ils avaient l'impression qu'elle se donnait un peu à eux. C'est ce que les enfants vivent chaque fois qu'ils s'attablent pour un repas.

C'est aussi ce que nous vivons à l'Eucharistie et que Jésus nous révèle dans son discours sur le pain de vie. Jésus le soir du repas avec les siens à voulu nous dire: Je vous ai enseigné une façon de vivre en communauté, je vous ai enseigné l'amour, le pardon, la paix, le respect des autres. Demain, je ne serai plus là. J'ai besoin de vos mains pour aider les pauvres, les mal gommés de la société, j'ai besoin de vos coeurs pour aimer sans condition les hommes, les femmes et les enfants de la terre, j'ai besoin de vos oreilles pour écouter les malheureux et les blesés de la vie, j'ai besoin de vos pieds pour aller porter la Bonne Nouvelle au monde, j'ai besoin de votre langue pour me faire découvrir dans le coeur et la vie des gens. Je serai avec vous comme du bon pain, comme une nourriture, comme une force pour réaliser cette mission. Je serai avec vous comme le sel pour donner du goût à votre mission. Je serai avec vous comme le levain dans la pâte pour faire lever votre enseignement. À la condition que vous veniez vous nourrir de ma présence et de ma parole. Et en Jean, il dit: "Je vous ai donné l'exemple pour que vous fassiez de même."

La vie de Jésus fut une vie eucharistique: vie donnée, partagé, mangées. La vie du disciple, vie du chrétien est aussi une vie eucharistique: vie donnée, partagée, mangée. L'Eucharistie est d'abord une vie que nous céléberons ensemble en communauté et pour faire ocmmunauté. Quand la célébration finie, la MESSE commence. Il nous faut éviter de réduire l'Eucharistie à la célébration. "Quand la célébration est terminée, nous sommes envoyés au chantier de la vie, car il est loin d'être terminé le combat pour la fraternité, la solidarité et la justice." écrit belement Rita Gagné. Et elle écrit encore: "Il ne suffit pas d'y communier seulement à une hostie, mais il importe que quelque chose se lève en nous pour communier à Jésus ressuscité et, en Jésus, les uns aux autres. Les yeux fixés sur Jésus christ nous continuons le combat de Dieu."

Nous avons chosifié le sacrement en en faisant un rite et en réduisant la communion à la réception de l'hostie. Le pain est donné en vue de la mission et non comme dévotion personnelle. La communion au Christ ressuscité ne se fait pas seulement à l'église mais surtout sur le terrain au quotidien. L'Eucharistie est la nourriture et la force pour le tournant missionnaire que le pape François nous invite à prendre.

 

lundi, 13 août 2018 14:29

Évangéliser.

Évangéliser ne consiste pas d'abord à remplir le cerveau humain  avec des connaissances, mais de remplir le coeur avec de la compassion, de la bonté et de l'amour. Évangéliser, c'est mettre en relation avec quelqu'un, ce n'est pas une affaire de tête, mais de coeur.

 

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