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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

lundi, 13 août 2018 13:43

Il sait danser la communication.

"En moins d'un an, le pape François a fait quelque chose de remarquable: il n'a pas changé les mots, mais il a changé la musique." Nancy Gibbs.

 

dimanche, 12 août 2018 19:50

Une grand'messe à Tourelle.

Assis paisiblement dans un banc de l'église, j'écoutais des gens chanter et je voyais des gens danser. La petite église était presque pleine de gens. La joie de vivre et d'être ensemble trottait sous le toit de la petite église. Quelques heures auparavant, une petite poignée de personnes assistaient à la messe dominicale. Deux célébrations se succédaient avec un taux de participation différent. Les uns diront que les chrétiens ne croient plus à rien et préfèrent s'amuser, d'autres diront que nos messes ne sont pas intéressantes et qu'il faudrait changer. Des malins diront que nous vivons dans un monde paîen.

Au-delà de ces remarques farfelues qui portent une certaine part de vérité, je voudrais m'arrêter et méditer sur le lisible au-delà du visible. Derrière ce que je vois, il y a quelque chose que je peux lire. Il est important de s'arrêter sur le sens de ce qui se vit. Il y avait des jeunes, des moins jeunes et des plus vieux, un mélange de générations. C'etait un moment de rencontre, d'amitié, et même de retrouvailles pour certains. On chantait pour s'amuser et chacun chantait avec sa voix, d'autres dansaient pour se délier les jambes; l'important était de s'amuser et de fraterniser. Ce n'était pas du grand classique, c'était de l'humain et donc de l'Évangile.

Je m'amusais beaucoup à regarder cette vie pétillante devant moi. Je pensais à nos eucharisties, mornes et tranquilles qui ne rassembent plus que quelques personnes âgées. Il y avait là une prédication évangélique très forte et comme le dit le psaume 18: "Il n'y a pas de voix qui s'entendent et pourtant un message va jsuqu'aux limites du monde." Pour moi il y avait là un sens, une prédication non verbale qui valait bien la plupart de mes homélies. Je m'imaginais Jésus sortir du tabernacle pour danser avec les gens. Je suis le Seigneur de la danse disons-nous dans une antienne. C'était chrétien, c'était évangélique, c'était bon. Et je suis certain que les gens espèrent revenir encore.

Des événements comme celui-là, il s'e vit de toutes les sortes à travers le Québec durant tout l'été. Comment être le sel de ces événements pour donner du goût à la vie, comment être le levain pour faire lever la foi et l'amour au coeur de notre monde. Nous pourrions peut-être s'y arrêter ensemble un jour pour y regarder de plus près.

 

 

 

 

dimanche, 12 août 2018 19:40

Relisons.

Guylaine Cliche et le Conceil Traditionnel Mahawk de Kahnawake. Paroles de paix en terre autochtone. Ed. Le Jour. L'auteure a vécu un certain temps parmi les gens pour en connaitre les valeurs, la culture et les traditions. C'est une lecture très enrichissante. La femme est donneuse de vie et l'homme est le protecteur de cette vie. Ces deux services sont complémentaires et indispensables pour la vie de la communauté. Ils sont proches de la terre-mère qu'ils respectent, proches  de la vie. Nous aurions avantage à nous laisser transformer par leur façon de vivre au lieu de vouloir  les franciser.  C'est une invitation à renouer avec nos racines  et à compter sur la force de la vie plutôt que sur nos systèmes. C'est une étude à méditer.

 

dimanche, 12 août 2018 19:31

Réfléchissons

"Marche avec Dieu comme avec un ami, il te fera voir le monde à sa façon." Roger Robert.

 

vendredi, 10 août 2018 12:50

Relever le niveau ...

"Relever le niveau spirituel et humain du milieu", voila le charisme donné à une communauté religieuse par ses fondatrices. Ce charisme n'est-il pas aujourd'hui d'une très grande actualité? Il me semble que c'est l'objectif du tournant missionnaire dont parle notre Pasteur François.

Notre société est devenue laïque et a pris les repsonsabiltiés qui étaient les siennes soit en éducation, en santé etc ... domaines que l'Église avait longtemps animés. Notre société est aussi traversée par un fort courant de démocratie où les gens ont appris à s'exprimer dans les domaines et les décisions qui les concernent. Ceci a complètement changé la façon d'être en Église.

De plus en délaissant la pratique sacramentelle, comme le peuple avait été sacramentalisé et catéchisé et non évangélisé, il s'est retrouvé devant un vide spirituel profond. Le documentaire L'Heureux Naufrage nous l'a bien montré.

Au même moment où cette révolution ecclésiale se produisait, de nombreux orgnanismes et de fondations se sont mis en place pour répondre aux besoins de la société nouvelle. C'est le chapitre 25 de Mathieu qui se vit, mais on el répète souvent , les gens ne savent pas qu'ils sont animés du souffle de l'Esprit pour réaliser ces oeuvres à long terme. C'est sans doute vrai, mais qui va le leur dire? C'est l'enseignement de Jésus envers les pauvres et les petits du royaume qui se vit sur le terrain.

En méditant cette situation, je pensais à la lune. La lune laisse passer la lumière du soleil pour éclairer la terre. Le chrétien laisse passer la lumière du Christ ressucité pour éclairer le monde. Faire découvrir le Christ vivant au coeur du monde, au coeur de la vie. Peut-être devrions-nous purifier notre image de Dieu pour qu'elle soit accueillie autour de nous. Le film Le refuge serait utile dans cette démarche. Je sais des familles qui ont visionné plusieurs fois ce film avec leurs enfants et petits enfants pour aujourd'hui parler de Dieu ensemble et sans gêne.

Relever le niveau humain et spirituel du milieu ne serait-ce pas notre objectif comme chrétien aujourd'hui pour ensuite arriver à célébrer ce vécu dans le mystère pascal du Christ. Et je parle ici de célébrer ... Depuis le Concile, nous avons essayé toutes sortes de comités, de stuctures qui sont disparus; à mon expérience, je crois qu'il faut revenir à la vie, à l'humain pour retrouver Dieu et la présence pastorale qui portera des fruits et cent pour un.

Jacques Grand'Maison a écrit un beau livre sur la spiritualité: Une spiritualité laïque au quotidien.  Il nous décrit neuf voies d'accès au spirituel. Et pour ceux et celles qui sont portés au négatif, je suggère le passage sur "l'Évangile et le compost". C'est un symbole audacieux mais très riche de positif. Continuons de méditer les yeux bien ouverts dans le pare brise de l'Évangile

 

jeudi, 09 août 2018 17:37

Parole d'un sage.

"Notre attitude envers les autres personnes devrait toujours être positive. Nous devrions être intéressés  par elles sans même éprouver de la pitié ou de la condescendance. Par-dessus tout, nous devrions les traiter avec le plus grand respect, car elles sont précieuses. Nous devriosn considérer les autres personnes comme sacrées et supérieures à nous." Dalaï Lama.

 

mercredi, 08 août 2018 13:47

La faim de Dieu. Jn 6, 41-51.

Je regardais un sculpteur travailler une pièce de bois et découvrir à l'intérieur une statue ou une animal. Chaque coup de cieseau enlevait ce qu'il y avait de trop et laissait émerger ce que l'auteur avait dans le tête. Dans tout être humain, il y a un enfant de Dieu, il s'agit simplement d'enlever ce qu'il y a de trop pour laisser apparaitre cet enfant bien-aimé du Père.

En relisant ce chapitre de Jean, je revoyais le sculpteur. L'évangéliste essaie d'éclairer notre réflexion pour enlever en nous ce qu'il y a de trop pour découvrir le vrai sens du pain de vie que le Seigneur nous offre. Dimanche après dimanche, le Seigneur revient nous dire sa volonté de vivre en communion avec nous et de demeurer comme une nourriture, une force pour réaliser ce rêve.

Jésus nous parle d'une nourroture qui apaise la faim et la soif pour toujours. Contrairement à la nourriture du désert où nos pères sont morts. Dans sa façon de sculpter le disciple, Jésus passe de la faim à la vie. Vos pères sont morts dans le désert, mais ma nourriture conserve la vie pour toujours. Nous sommes donc invités à avoir faim et soif de Dieu.

Jésus parle de manger et de boire, deux verbes d'assimilation. La nourriture passe tout le système digestif pour nourrir la vie et les déchets sont éliminés. Si la nourriture passe directement sans nourrir le corps, la vie va s'anémier et la mort suivra. Si la nourriture eucharistique traverse tout le système pour disparaitre sans nourrir le vie spirituelle, nous risquons aussi la mort spirituelle. Communier n'est pas recevoir une hostie, mais vivre un moment de communion intense avec le Seigneur pour se laisser transformer en lui. Ne soyons pas des mangeurs d'hosties, mais des communiants au Christ ressucité. La fin de la communion  ou de l'Eucharistie est la mission. Jésus n'a pas donner un pain à manger, ou à adorer, mais une mission à réaliser et il est avec nous comme une nourriture, une force pour réaliser sa mission. Manger, c'est mastiquer,  asimiler pour devenir aussi un autre Christ.

Le pain que Jésus nous donne est aussi le pain de la Parole. Mastiquer la Parole, c'est la ruminer, la laisser pénétrer en nous. La Parole de Dieu est la source et l'âme de toute vie chrétienne et de toute pastorale en Église. Elle possède une force de vie intarissable.

Il ne faut jamais oublier la nourriture donnée à travers la présence des pauvres, des petits du royaume, des malades et des mal aimés dans la société. C'est aussi le pain de vie à notre portée et communier à ce pain, c'est communier au Christ dans ses frères et soeurs blessés. Le pain eucharistique est cette force pour aller communier au pain des pauvres et des blessés de la vie. Cette force nécessaire pour aller leur dire qu'ils sont aimés de Dieu. Jésus ne nous dit pas d'adorer le pain mais de le manger. Si le culte eucharistique est important, ne limitons pas  notre vie eucharistique à la réception de l'hostie ou de l'adoraiton. Jésus nous a donné au point de départ une nourriture pour une mission et non une célébration à réaliser.  Que nos communions fassent de nous des témoins du ressuscité.

 

samedi, 04 août 2018 14:10

Un Pasteur et un Saint.

Aujourd'hui, 4 aout, la liturgie met sous nos yeux un pasteur et un saint: Jean-Marie Vianney, curé d'Ars. Quand nous admirons la vie des saints, ce n'est pas pour  les imiter mais pour s'inspirer de leur témoignage de vie pour aujourd'hui. Le curé d'Ars fut un grans spirituel qui vécu son ministère en fonction du peuple dans lequel il vivait. Il s'agit pour nous aujourd'hui en s'inspirant de son exemple de découvrir la façon dont nous devons vivre en Église au coeur de la société dans laquelle nous vivons. Il est évident que si nous voulons imiter ce saint curé, nous courons à l'échec.

Notre société au Québec est traversée par un fort courant laïque qui a changé complètement les besoins spirituels du peuple. Les gens n'adhèrent plus à la religion et sont devenus pour la plupart étranger à toute forme de pratique religieuse. Notre société de plus est traversée par un fort courant de démocratie qui développe une prise de parole et une volonté de s'impliquer dans les décisions qui concerne la vie de la société. Ce courant démocratique fait partie de la vie des familles, des paroisses, comme de la société civile. Les gens ne veulent plus qu'on leur dise quoi faire, mais veulent être accompangés dans leur vie et décisions. Ceci vient changer complètement la donne de notre présence d'Église. Nous sommes devenus étrangers au coeur même de notre propre société. Comme Église et comme chrétiens nous avons à nous inscrire à l'intérieur de cette nouvelle façon de vivre pour développer les valeurs de l'évangile.

L'annonce de l'Évangile dans cette nouvelle société n'a pas pour but de convertir l'autre pour le conduire à la pratique religieuse, mais de lui  faire découvrir l'Évangile déposé en lui pour qu'il en vive. La société nouvelle nous invite à passer du pouvoir qui décide à l'autorité qui accompagne. Cette autorité nous la recevons du Christ qui nous l'enseigne à toutes les pages de l'Évangile. Une autorité qui risque l'accueil dans le lieu des autres là où ils sont.

Dans toute les régions du québec l'été a apporté sont lot d'activités communautaires, des festivals de toutes sortes. Des nuées de bénévoles ont participé à la préparation et la réalisaiton de ces projets. Il s'y est vécu des moments de partage, d'entraide, de communion et je dirais d'action de grâce. Dieu était présent au coeur de ces manifestations parce qu'il est présent au coeur de l'être humain. Plus nous nous rapprochons de l'humain, plus nous sommes proche du divin. La Constitution sur l'Église dans le monde de ce temps de Vatican 11 nous dit: "Les joies et les espoirs, les tritesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout (...) sont aussi celles du Christ, et il n'est rien de vraimnt humain qui ne trouve écho dans leur coeur." "Le message chrétien nous invite à nous passionner  pour tout ce qui est humain. C'est au coeur de la vie que se laissent paraitre les traces du ressuscité." André Fossion.

En fin de semaine, chez nous, nous vivons le festival du bois flotté où des artistes rassemblent les gens pour leur faire découvrir à la fois les beautés de la musique, de la sculpture, de la fraternité; en plus des dizaines de bénévoles qui se dévouent pour le bon déroulement de l'activité. Une page de vie en Église se vit, c'est là aussi les signes du ressuscité. Il me semble qu'aujourd'hui le curé d'Ars aurait été au milieu de ce monde pour leur dire Jésus Christ par sa présence. Je passe du temps sur le terrain au milieu de ces gens qui m'accueille comme un pasteur qui s'émerveille avec eux de la présence de Dieu à travers la beauté, la générosité et l'amour qui s'y vit. "Y a du monde à messe."

 

jeudi, 02 août 2018 13:59

Dans les mains du potier.

"Oui, comme l'argile est dans les mais du potier, ainsi êtes-vous dans mes mains maison d'Israël." Jér. 18, 6. Cet exemple du potier qui façonne son oeuvre avec ses mains  est utilisé dans la Bible pour signifier l'oeuvre de Dieu. Nous la trouvons au moment de la création où Dieu façonna l'être humain avec de la galise dans ses mains. Nous sommes des êtres façonnés dans les mains de Dieu. Nous sommes des êtres façonnés comme disciples dans les mains du Christ à chaque Eucharistie.

Le pain et le vin de l'Eucharistie symbolisent l'humanité et la vie du christ qui prend notre humanité avec la sienne pour la présenter en action de grâce au Père.  À l'Eucharistie, Jésus nous prend dans ses mains pour nous façonner à son image et faire de nous des disciples et des témoins de sa présence de ressuscité. Nous sommes entre les mains du Père et du fils, et animés du souffle de l'Esprit Saint.

Le potier façonne son oeuvre à partir du modèle qu'il a dans la tête. Dieu a façonné l'être humain à partir du modèle qu'il s'imaginait, il voulait un vis-à-vis pour aimer et dialoguer; Jésus nous façonne aussi à partir du modèle de pasteur, de disciple qu'il a en tête. Il nous suffit d'être comme l'argile docile à la main qui nous façonne.

 

mardi, 31 juillet 2018 17:16

Alphonse.

La liturgie nous porpose de prier en communion avec Saint Alphonse-Marie de Liguori, il était avocat et devint prêtre pour se consacrer à l'évangélisation. à une émission dernièrement, une avocate confirma qu'elle avait une situaiton très rémunaratrice pour se consacrée à la défense des pauvres et des mal gommés de la société. Notre société compte encore de ces gens conscients des problèmes qui les entourent, des injustices qui nous envahissent et se donnent tout entier à la défense de la justice et des sans voix.

L'exemple de Alphonse de Liguori est très actuel. Il s'est consacré à l'évanglisation et fonda une congrégation d'évangélisateurs. Le Pape François nous invite à être des évangélisateurs au coeur du monde. Évangéliser ne consiste pas d'abord à ramener les gens à l'église mais à faire naitre des témoins du Christ au quotidien. être le sel de la terre pour donner du goût à la vie. L'Évangile de la messe de Saint Alphonse nous parle d'un trésor enfouie en nous qu'il nous faut découvrir, d'une perle précieuse à garder avec pécaution. Ce trésor, cette perle est peut être la présence de l'Esprit en nous, la présence du ressuscité en nous que nous devons découvrir et non pas chercher ailleurs. J'inscrirai ma loi au fond de votre coeur dit le Seigneur. "Nous portons un trésor dans des vases d'argile nous chante Robert Lebel. Nous avons besoin de chrétiens et chrétiennes qui mangent le Seigneur pour le donner. Trop de gens en sont ignorants ou le gardent pour eux.

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