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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

lundi, 11 mars 2019 15:12

Sur la route du printermps

Le soleil se fait plus chaud et plus câlin. Le froid se retire doucement dans ses terres en repos jusqu'à l'an prochain. Demain des feuilles et des fleurs surgiront pour une nouvelle saison. Pour plusieurs d'entre nous ce sera l'usage de la "moppe", du rateau pour découvrir la beauté cachée sur les feuilles séchées ou la poussière. Peut être aussi un coup de pinceau pour rafraichir l'environnement. Le gros du travail est de découvrir la beauté de la nature, des aménagements intérieurs ou extérieurs. L'intention n'est pas d'abord uniquement d'enlever la saleté mais de découvrir et faire émerger ce qui est beau. Notre travail est positif. On entend souvent: comme c'est beau, comme ça sent bon.

Voila notre carême. le carême est ce temps de la pastorale de la "moppe" et du rateau où nous découvrons notre beauté intérieure, notre beauté d'enfants de Dieu remplis de l'Esprit divin. Nous sommes les enfants bien-aimés d'un Père, remplis de son Esprit divin; notre intérieur est beau de cette beauté même de notre créateur. Il s'agit moins d'enlever que de découvrir. Découvrir que je suis bon, beau intérieurement, de la bonté et de la beauté de celui qui m'a inventé et donné la vie. Il y a des taches sur cette oeuvre, c'est la l'importance de la pastorale de la "moppe". ce n'est pas négatif.

Le temps du caêrme est ce temps où je suis invité à découvrir la Terre Promise dans ma vie. Je suis invité à devenir un être d'action de grâce. Les tentations de Jésus au désert m'ont fait découvrir la beauté et la valeur de mon être d'enfant de Dieu. La transfiguration me fait découvrir la beauté intérieure de mon être spirituel. A Pâque dans ma terre promise, je découvrirai un Dieu qui me fiance à lui dans la tendresse, l'amour comme le dit l'ami Osée. Nous sommes sur la route de la vie renaissante, sur la route de la découverte de notre beauté intérieure pour chanter Alléluia à Pâque.

 

lundi, 11 mars 2019 13:47

Prier.

Un jour, un jeune moine, à la  fin d'un temps de prières, demande au Père Abbé si leurs prières avaient rapproché Dieu de leur vie. Le Père répond par une autre question: Est-ce que tes prières vont permettre au soleil de se lever demain matin? Évidemment non! Parce que le soleil répond à une loi naturelle. Tu as ta réponse dit le Père Abbé.

Si tu ignores le soleil, tu te chaches de ses rayons, ta vie va s'anémiée et peut être que tu oublieras un jour que le soleil existe et ses bienfaits dans ta vie. Il en est ainsi de la prière. Dieu est toujours présent et la prière est un temps de communion avec cette présence. Si tu ne pries jamais, ta vie spirituelle va s'anémier et peut être qu'un jour tu oublieras que Dieu est là avec toi. La prière ne fait pas advenir Dieu en toi ou ne rend pas Dieu favorable à toi. Elle est communion de vie avec Quelqu'un qui t'habite. Ainsi, moi, quand je pries avec des personnes malades, je prie pour qu'elles découvrent cette force divine en elles pour vivre le temps de maladie.

 

jeudi, 07 mars 2019 22:13

Journée de la femme.

Le huit mars est consacré journée de la femme. Une occasion privilégiée pour rendre hommage à toutes ces femmes qui à travers le monde sont des  anges de lumière au coeur de  la vie. Rendre hommage à toutes ces femmes qui s'occupent de la vie non seulement pour donner la vie, mais aussi en prendre soin. Je souhaiterais qu'en ce jour on ne se contente pas de rendre hommage ou de dire merci mais qu'on entreprenne une vériable démarche de réflexion sur la place de la femme dans le monde.

Quand le Créateur fit l'être humain, il les fit homme et femme égaux. L'être humain est formé de deux personnes différentes mais égales en importance. Pourquoi avoir vécu une société patriarchale? Pourquoi aujourd'hui on parle de parité? la parité n'est pas nécessairement l'égalité. Le Créateur a voulu deux personnes dans une relation de différence mais d'égalité. La place de la femme est différente mais aussi importante et néceesaire que celle de l'homme. En cours de route, l'homme est devenu un petit propriétaire de la femme, c'est pour cela qu'aujourd'hui il nous faut une journée de la femme mais nous refusons toujours de regarder le  problème en face. Des personnes ont évolué, les sociétés vont très lentement. Quand je présidais à des célébrations de mariage, l'entrée de sépoux dans l'église m'a questionnée. La fille qui vivant depuis quelque temps avec son conjoint, arrivait à l'église au bras de son père qui la remettait au conjoint à l'avant de l'église. L'homme conduisait sa fille au main d'un autre homme qui la conduisait chez lui. J'ai toujours eu de la répulsion pour ce geste. C'était pour moi un signe de sujetion qu'il fallait briser. Mais la tradition était très forte. 

Jésus nous dit dans l'Évangile de Mathieu: "Ce que Dieu a unit que l'homme ne le sépare pas." Depuis toujours nous avons séparé le plan de Dieu. Les Églises n'ont pas brillé par un excès de zèle pour corriger cette mentalité. Aujourd'hui les femmes veulent être prêtres ... Pour moi la question n'est pas là. La question est: Quel est le vrai ministère de la femme en Église? A partir de la création, il m'apparait que la femme  dans l'Église devrait exercer  un ministère aussi important et nécessaire que celui de l'homme mais différent. Ces ministères sont complémentaires et forment le sacerdoce du Christ, le sacerdoce du baptême. L'égalité ne consiste pas nécessairement à faire la même chose. Il y a des femmes ministres ou avocates qui n'ont pas nécessairement acceptées comme l'homme. L'Égalité est d'abord une question de mentalité et non de "job". Une journaliste écrit un peu dans le même sens: "En imposant l'égalitéd es résultat, le néo-féminisme nie la diversité des individus et s'ingère dans les choix personnels." Il faut tenir compte de la diversité, de la différence et de la complémentarité dans cette différence.

Le journée des femmes cette année pourrait-elle être autre chose qu'une journée de dentelle mais une journée qui serait un point de départ d'une vraie réflexion sur une question majeure dans notre société et notre Église. Ce serait peut être le vrai péché à reconnaitre en ce carême. 

mercredi, 06 mars 2019 20:47

Faits pour ...

Le Pape François ce matin mercredi des cendres a affirmé que nous sommes faits pour le feu et non pour les cendres. "Je suis venu allumer un feu sur la terre et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé." Quel est ce feu que nous devrions allumer sur terre durant notre carême? J'aime beaucup cette vision du Pape, la célébratin des cendres m'a toujours intrigué. Ça ne présente pas l'image d'une religion très optimiste. Alors, ce matin, j'ai essayé d'accueillir le feu de l'Esprit Saint. 

 

mardi, 05 mars 2019 18:15

Mon crayon m'a parlé.

Un petit garçon regardait son grand-père écrire une lettre et lui demanda: Tu écris une histoire qui nous est arrivée?" Le grand-père cessa d'écrire, sourit, et déclara à son petit-fils:

J'écris sur toi, c'est vrai. Mais plus important que les mots est le crayon que j'utilise. J'aimerais  que tu sois comme lui quand tu seras grand."

Le garçon lui dit: "Mais il est pareil à tous les autres crayons." tout dépend de la façon dont tu regardes les choses. Il y a cinq qualités qui feront de toi, si tu parviens à les garder, une personne en paix dans le monode."

Première qualité: tu peux faire de grandes choses, mais tu ne dois jamais oublier qu'il existe une Main qui guide tes pas. Cette main, nous l'appelons Dieu, et il doit toujours te conduire vers sa volonté.

Deuxième qualité: de temps à autre je dois cesser d'écrire et utiliser le taille-crayon. Le crayon souffre un peu, mais à la fin il est mieux aiguisé. Par conséquent, sache supporter certaines douleurs, car elles feront de toi une meilleure personne.

Troisième qualité: le crayon nous permet toujours d'utiliser une gomme pour effacer nos erreurs. Comprends que corriger une chose que nous avons faite n'est pas nécessairement un mal, mais que c'est important pour nous maintenir sur le chemin de la justice.

Quatrième qualité: ce qui compte vraiment dans le crayon ce n'est pas le bois ou sa forme extérieure, mais le graphite qui se trouve à l'intérieur. Par conséquent, prends toujours soin de ce qui se passe en toi.

Cinquième qualité: le crayon laisse toujours une marque. De même, sache que tout ce que tu feras dans la vie laissera des traces, et efforce-toi d'être conscient de tous tes actes."

Paulo Coelho: comme le fleuve qui coule. P. 26.

 

mardi, 05 mars 2019 18:07

Lire encore.

Yvon Poitras: La vie, toujours la vie. Mediaspaul. 2019. L'auteur nous invite à choisir la vie en méditant à partir du texte du Dt 30, 19 "Choisis donc la vie." Choisir sa vie personnelle, dans la société, dans l'Église et avec l'Évangile et Jésus Christ. C'est une invitation à descendre dans son monde intérieur pour en saisir toute la grandeur et la beauté. Vivre, c'est choisir et personne ne peut choisir pour nous. Alors, mettons-nous en route. Bonne lrcture.

 

mardi, 05 mars 2019 14:28

Inviter à l'essentiel. Lc 4, 1-13.

Aujourd'hui s'ouvre un autre temps de carême. Depuis longtemps le carême est un temps liturgique et rituel. Le carême symbolise les 40 ans du peuple juif dans le désert pour préparer l'entrée dans le Terre Promise. Prenons la route avec eux et avec le christ pour notre carême de 2019.

 

Poussé par l'Esprit Saint, Jésus alla au désert où il jeûna 40 jours. Le désert n'est pas d'abord un lieu mais un état d'âme, un état d'esprit. Il est le symbole de cet état intérieur qui nous permet d'écouter l'Esprit Saint qui nous habite, cet Esprit qui vient éclairer ma route du carême. Paul nous dit dans l'Épitre aux Romains: "La Parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton coeur." Dans mon désert, l'Esprit me permet d'écouter cette parole qui monte en moi pour éclairer ma route de chrétien. Aller au désert, c'est prendre un temps de coeur à coeur avec le Christ en vue de construire le royaume du Père dans les coeurs. Au désert, Jésus a jeûné de tout ce qui l'empêchait d'écouter la voix de l'Esprit. Qu'est-ce qui m'empêche, moi, d'écouter la voix de l'esprit en moi. Ce peut être le travail, l'excès de bénévolat, le jeu etc ....

Jésus est invité à changer les pierres en pain; mais il affirme que notre nourriture n'est pas seulement corporelle. Autrement dit, Jésus est invité à être un être de consommation, mais il répond qu'il est d'abord un être de communion. L'être humain s'il a besoin de consommer est d'abord un être qui bâtit la communion. Le royaume de Dieu n'est pas un royaume de consommation mais une communion de personnes dans l'amour. Suis-je un être de communion ou de consommation? Est-ce que je consomme des hosties ou si je communie au Christ pour devenir davantage être de communion. J'entends encore cet enfant qui arrivant à l'école un matin me dit: "Si je peux mettre la main sur un fusil, je vais me l'enlever cette chienne de vie là." la télévision nous apporte chaque jour des histoires de violence où le Christ vit son chemin de croix au quotidien. Nos églises se sont vidées et les chrétiens cherchent une réponse à leurs soifs de relations humaines satisfaisantes. Jésus, éclairé par l'Esprit nous dit aujourd'hui, vous êtes d'abord des êtres de relations, de communion, c'est dans ce chantier que notre carême nous engage. Pour cela j'ai besoin d'entrer dans mon désert intérieur pou récouter la voix d eL'Esprit qui éclaire ma vie de chrétien et de chrétienne.

Jésus est invité à satisfaire la soif humaine de pouvoir: Si tu m'adores, je te donne tous ces territoires. Aujourd'hui et toute sa vie Jésus répondra que nous sommes des êtres d'autorité. le pouvoir écrase, détruit, crée des divisions alors que l'autorité fait grandir, rend libre et rassemble. Beaucoup de peuples se révoltent aujourd'hui parce qu'ils sont opprimés par un pouvoir de riches. Nous pourrions écouter les chrétiens d'ici qui ont quitté l'Église, qui n'écoutent plus la parole de l'Église et cherchent une réponse à leurs besoins spirituels. Il est là le chantier où l'Esprit nous invite: devenir des témoins de Quelqu'un de resuscité. L'autorité nous fera découvrir la richesse du baptême avec ses charismes, ses ministères donnés abondemment par l'Esprit du Seigneur. L'autorité nous mettra ensemble pour bâtir le royaume du Père, royaume de liberté, de paix, et de joyeuse espérance. Pour cela j'ai beosin d'entrer dans mon désert pour écouter la voix de l'Esprit qui écalre ma vie ...

"Jette-toi en bas du  temple, le Père va te sauver." Jésus est invité à se fier aux autres et à mettre ses capacités en veilleuse.  J'entends  souvent devant les situations tant dans l'Église que dans la société: le Seigneur va arranger cela. Le Seigneur n'arrange rien à notre place, il le fait avec nous et à travers nous. Au paralytique, il dira: prends ton grabat et rentre chez toi. Autrement dit: prends ta vie en main et bâtis là, cesse de compter sur les autres. Entre dans ta maison intérieure,  vas écouter l'Esprit en toi,  laisse monter la Parole inscrite dans ton coeur et vas bâtir ta vie et le règne de Dieu autour de toi.

IL me semble que la vie de notre société, le vécu de notre Église nous invitent sur le chantier de l'Évangile pour bâtir au quotidien   un monde plus juste, plus respectueux des personnes, plus aimant, plus miséricordieux: un monde à l'écoute du cri des hommes, des femmes et des enfants d'ici qui ont soif d'amour et d'écoute, un monde de communion entre voisin, familles pour bâtir des communautés. Le carême nous invite à être des personnes de communion et cela se traduit sur le terrain dans ma  façon de créer des relations humaines profondes. Nous sommes invités à être des personnes d'autorité qui font grandir les autres, qui développent les charismes autour de nous pour un plus grand service de la communauté. Nous sommes invtés à retrousser nos manches pour devenir des ouvriers à la vigne du Seigneur. Seigneur en ce début de carême, fais de nous des bâtisseur de relations, des bâtisseurs d'amour, des bâtisseurs de communion et pas seulement des faiseurs de rites.

lundi, 04 mars 2019 21:58

Tos, Toc, Toc, Ouvrez.

Oui, toc, toc, deux aimables visiteurs demandent à entrer: le printemps et le carême. Hier, il faisait beau chez nous. Je suis allé  marcher et des mamans se promenaient avec leurs enfants et goûtaient le soleil. On sentait la vie renaitre. le printemps s'annonce. Le soleil se réchauffe,  fait baisser les bancs de neige et laisse présager l'apparition des fleurs qui auront le goût de se montrer le bout du nez.

Et je pensais au carême qui lui aussi se pointe le bout du nez. le carême arrive au printemps lorsque la vie renait dans la nature. Et je me suis surpris à rêver d'un carême qui comme un printemps nous conduit à Pâque dans la joie.

La nature est envahit par la chaleur du soleil qui fait fondre la neige pour laisser éclater  un nouveau réveil. Le carême est comme le printemps; à l'exemple de la nature, nous nous laisosns envahir par le soleil de l'amour du Seigneur qui fait fondre notre neige intérieure pour laisser éclater la joie du ressuscité. Et je me suis demandé pourquoi notre entrée en carême est si triste. la liturgie prend des vêtements sombre qui rappelent la pénitence d'autrefois, on parle de jeûne et de pénitence; on parle souvent des "faces de carême." les cendres nous renvoient à la poussière  alors que la nature nous annonce le réveil, la naissance, la beauté, tout est à la joie. Pourquoi notre entrée en carême est-elle si triste?

Pâque signifie  "passage." le carême est ce temps où on se laisse envahir par la bonté et la beauté de Dieu pour découvrir vraiment qui je suis. C'est l'appel de l'Évangile du mercredi des cendres. Le Seigneur me dit que l'important dans ma vie chrétienne n'est pas ce qui parait -mes beaux vêtements, ma belle maison, mon beau char, mes longues prières- l'important est ce qui se sent. L'important est ce que je laisse derrière moi et que les autres conservent dans l'écrin de leur coeur. les cendres me rappelent ce que le Seigneur a brûlé dans ma vie pour me faire renaitre à lui.

Le carême est ce temps où je me laisse envahir par l'amour du Christ pour que la vie éclate au matin de Pâque. Ce temps où j'entre dans mon désert intérieur pour y écouter la voix de l'Esprit Saint qui m'habite. J'ai simplement qu'à me laisser guider par la nature, l'université du Bon Dieu, pour qu'éclate en moi la joie de Pâque; c'est à son école que je dois entamer mon carême. 

mardi, 26 février 2019 15:21

appeléa à être disciples. Lc 6, 39-45.

Le disciple n'est pas au-dessus du maitre; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maitre. Devenir disciple, se placer à l'école du Maitre, voila le message que Jésus nous adresse aujourd'hui. Avant d'être envoyé, je dois d'abord être disciple.

Le maitre enseigne un style de vie qu'il expérimente lui-même. Il n'enseigne pas des doctrines, mais une sagesse de vie à partir du sens de l'existence. L'Évangile d'aujourd'hui en est un bel exemple. Jésus part toujours de la personne, de son jardin intérieur pour le faire avancer Je ne vous appelle pas disciple, mais amis. Jn 15, 15.

Devenir disciple du Christ est une urgence aujourd'hui et une urgence que l'on ne peut éviter. Nous n'avons pas à défendre des doctrines ou des façons de faire, mais à faire connaitre quelqu'un: JÉSUS CHRIST. Et pour le faire connaitre vraiment, il s'agit simplement de se placer à son école, écouter sa Parole et méditer son témoignage de vie. Remarquons la finesse de son enseignement dans l'Évangile de ce matin. Pourquoi regardes-tu la paille dans l'oeil de ton voisin alors que tu ne vois pas la poutre dans ton oeil. Jésus nous place directement en situation. Il nous situe directement dans notre vie au quotidien. Regarde la nature, un bon arbre ne donne pas de mauvais fruit. Si tu es un bon disciple, tu  agiras en disciple et tu porteras de bons fruits. Jésus ne donne pas de leçon, de reproche; il envoie l'être humain dans son jardin intérieur pour qu'il découvre par lui-même la façon de vivre. Il fait grandir la personne en partant de son monde intérieur.

Alors Jésus me rejoint sur notre route quotidienne pour m'inviter à regarder ma vie, les valeurs inscrites au fond de moi et en vivre. Il nous invite aussi à regader nos difficultés pour les guérir avant de corriger les autres. Il nous invite "à nous faire un lit avec la paille dans l'oeil du voisin et un feu avec la poutre de notre oeil pour nous réchauffer."

Souvent nous sommes envoyés travailler à la vigne du Seigneur avec des connaissances intellectuelles, des doctrines apprises par coeur sans avoir été disicples du Christ; alors nous ne pouvons pas former de disciples nous ne faisons que répéter nos doctrines. Être disciple du Christ, c'est se placer à son école. La première école de Jésus est la vie. Devenir disciple du Christ, c'est d'abord écouter la vie autour de nous. Jésus ne défend pas des doctrines mais le sens de la vie. Lorsqu'on demande à Jésus où il demeure, il ne définit pas un lieu, il n'invite pas à la synagogue, mais sur la route au coeur de la vie du monde. Comme au matn de la résurrection, il invite les siens en Galilée donc au coeur de la vie.

Nous avons été la plupart de nous chrétiens des pratiquants et non des disciples. Quand nous quittons la pratique, nous sommes devant un vide spirituel. Notre premier pas est de remplir ce vide et le moyen est de nous mettre à la suite de Jésus Christ et d'écouter sa Parole. Jésus n'est pas un maitre comme les autres: "son école est la vie; son livre de cours, la nature; son modèle, un enfant; et l'examen final, l'épreuve de l'amour. le disciple est celui qui ressemble à son maitre; il pense et agit comme lui, parle et sert comme  lui. " Le disciple devient à son tour maitre et forme d'autres disciples. 

Nous omes là à notre célébration eucharistique aujourd'hui pour nous laisser façonner par le Christ afin de devenir Corps du Christ et bon pain pour notre communauté.

 

mardi, 26 février 2019 14:53

Regarder vivre.

Dans un roman à thème que je viens de terminer un passage a retenu ma réflexion. Une maman avait quitté son pays natal pour s'exiler avec son enfant à l'étranger. Après quelques années elle tomba malade, dépression et perdit la raison. Son mari vint la rejoindre et dit au garçon: Je vais regarder vivre ta mère et nous déciderons ensuite. Quelques jours plus tard, il lui dit: Ta mère doit retourner dans son pays d'origine. Il la reconduit au lieu de son enfance et en revivant son passé, elle retrouve sa mémoire. Elle est guérie.

Devant nos églises vides et l'arrêt massif de la pratique religieuse, ce texte m'a inspiré. N'étions-nous pas un peu, comme cette dame, exilés dans un monde religieux loin de notre pays intérieur et des valeurs qui font vivre. Ce monde extérieur ne nourrit plus et les gens ont quitté. À l'exemple du mari de l'histoire, je me suis demandé si  nous ne devrions pas:  Regarder vivre les gens, les écouter pour savoir pourquoi ils ont quitté et de quoi ils ont besoin.  Alors nous pourrions sans doute répondre à leurs besoins.

J'entends beaucoup autour de moi et dans mes lectures d'éternels questions qui deviennent presque des rengaines. Les prêtres et les responsables de mouvements chrétiens se désolent que les gens ne croient plus en rien, ne veulent plus obéir, se fichent un peu de tout. D'autre part, les chrétiens ne veulent rien savoir des systèmes qui décident tout  et les critiquent parce qu'on ne s'ocucpent d'eux. Deux rails de chemin de fer qui ne se rencontrent pas. Si à l'exemple du père, nous prenions le temps de vivre avec les gens, de les d'écouter,  de descendre avec eux dans leur pays intérieur au niveau de leurs valeurs, de ce qui les fait vivre, peut être que la vie changerait. Le Seigneur a demandé à l'aveugle: Que veux-tu que je fasse pour toi?

J'apprends beaucoup comme prêtre aujourd'hui à écouter le monde autour de moi, j'apprends leur souffrance, leurs besoins, j'apprends Jésus Christ et l'Évangile. Ta mère a besoin de retourner à son pays d'enfance. Notre peuple n'a-t-il pas besoin de retourner à son pays intérieur pour retrouver sens de la vie humaine qui est foncièrement chrétienne?

 

 

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