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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mardi, 24 avril 2018 15:16

Être branché.... Jn 15, 1-8.

"Un vieil homme à l'apparence misérable, mendiant sa vie, s'avançait dans les rues d'une ville. Personne ne lui prêtait attention. Un passant lui dit avec mépris: "Que fais-tu ici? ^Personne ne te connait." L'homme le regarda calmement et lui dit: "Que m'importe? Je me connais moi-même et cela me suffit. C'est le contraire qui serait une horreur: que tous me connaissent et que je m'ignore."

C'est la question que l'Évangile de ce jour me pose: Est-ce que tu te connais? Est-ce que je me reconnais comme greffé sur le Seigneur pour porter des fruits d'amour, de justice, de pardon ...? "Celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruits."

Nous connaissons bien l'image employée par le Seigneur. Une branche qui n'est plus attachée à l'arbre se dessèche et meurt. La branche a besoin de recevoir la sève venant des racines de l'arbre pour porter des feuilles et des fruits. En cette période de l'année l'exemple est facile à comprendre.  Les arbres sont dénudés. Avec l'arrivée de la chaleur, la sève monte dans les branches et les feuilles et les fruits pourront arrivés. Nous avons en nous la source de l'Esprit qui nous anime  et fait monter  la chaleur de l'amour qui produira des fruits de salut.

Notons également que nous ne produisons pas les fruits, nous les portons. C'est l'Esprit du Seigneur qui nous fait porter des fruits. Souvent nous constatons que nos efforts ne donnent pas les fruits attendus parce que trop souvent nous espérons nos fruits et non pas ceux de l'Esprit. Est-ce que nous nous reconnaissons comme greffés du souffle de Dieu?

Le Seigneur nous invite à demeurer en lui et lui demeure en nous. Demeurer ne signifie pas rester dans la même maison. Les époux n'habitent pas la même maison, ils demeurent ensemble dans la même maison. Demeurer demande de partager la vie, l'intimité, la communion avec d'autres personnes. Le Christ demeure en nous, Il partage son Esprit, son amour,  sa bonté et nous met en état de communion avec lui et les uns avec les autres. Pour me connaitre comme animé du souffle de Dieu et greffé sur sa vie, j'ai besoin aussi de connaitre le Seigneur. Qui est-il pour moi aujourd'hui?

Notre Eucharistie nous fait célébrer cette réalité de greffé sur le Seigneur en attente de vivre pleinement cette réalité avec Lui. Je bénis le Seigneur pour cette grâce extraordinaire qu'il nous fait découvrir que nous sommes greffés sur lui pour porter des fruits dans notre monde. C'est le tournant missionnaire de notre Église et de ma vie que l'Esprit me fait découvrir pour vivre dans mon quotidien.

 

samedi, 21 avril 2018 16:12

Incarnation.

Un jour, le fils de Dieu s'est incarné dans notre chair. Il est venu, en prenant notre nature, incarné le projet du Père et faire découvir le sens profond de la vie. Il est venu inviter le monde à sortir de l'institution dans laquelle il s'était enfermé pour revenir à l'essentiel.

C'est le cheminement que nous avons à faire en Église aujourd'hui. La crise des institutions tant religieuses que civiles vécue depuis la révolution tranquille a provoqué un retrait masisf du domaine institutionnel et du même coup à fait découvrir le besoin spirituel des gens, besoin enfoui sous la pratique religieuse. "La spiritualité chrétienne consiste à connecter l'être humain à la présence de Dieu qu'il porte en lui. S'ouvrir à la présence de l'Esprit, se mettre à son écoute, chercher à marcher dans ses voies, telle est la démarche spirituelle proposée aux croyantes et croyants. " Écrivait Raymond Dumais.

La foi en un Dieu  s'incarne dans un monde et une société donnés. Le Fils de Dieu en s'incarnant à pris corps comme le nôtre, ceci regarde d'avantage l'humanisation. Mais il s'est aussi incarné, c'est à dire qu'il a transmis au monde en prenant notre nature le sens du divin qui nous habite.  Il a comme apporté en nous, ou mieux révélé en nous, la part de divin qui nous habite et nous anime. Jésus est devenu quelqu'un comme nous pour nous faire devenir quelqu'un comme lui. C'est retourner au coeur même de notre être animé de divin.

C'est le travail qu nous avons à faire en Église: Incarner l'Église. La société nouvelle nous invite à sortir du domaine instiuttionnel pour retrouver le sens profond premier de l'Église en 21018.  Nous avons connu un Dieu éloigné qu'il fallait chercher et mettre de notre côté en faisant  des choses charmantes pour lui plaire. Incarner Dieu et la spiritualité, c'est découvrir un Dieu présent en nous, une force qui nous anime. Il n'y a pas seulement une dimension verticale loin de nous, ni seulement une dimension horizontale considérant Jésus comme un homme seulement.

Incarner notre Église, c'est rejoindre la culture d'aujourd'hui pour faire découvrir le divin au coeur de cette culture, découvrir le ressuscité en nous. L'humaniser ne suffit pas car nous restons au niveau de l'humain, nous devons l'incarner pour y faire découvrir Dieu, le divin, comme Jésus l'a fait. Incarner l'Église , c'est s'ouvrir à la culture d'aujourd'hui, retrouver un nouveau langage pour dire notre foi pour que les jeunes et moins jeunes écoutent notre voix et se rassemblent dans la bergerie comme nous dit le bon Pasteur. C'est le défi de l'évangélisation nouvelle.

 

vendredi, 20 avril 2018 15:33

Pensée.

"Le puissant n'est pas celui qui raisonne, mais celui qui rayonne." Madeleine Dubois.

 

vendredi, 20 avril 2018 14:18

Mon Église, j'y tiens!

Se promenant au Québec aujourd'hui nous pouvons lire sur nos bâtiments: Mon église, j'y tiens. Je n'ai pas vu encore Église écrit avec un E majuscule. Quand je m'amuse à discuter avec les gens que je rencontre, les personnes âgées qui fréquentent l'église me parlent des autres comme s'ils n'étaient pas de l'Église. D'autre part, les plus jeunes me parlent de l'église comme si ce n'étaient pas leur affaire, ils ne semlbent pas appartenir à l'Église.   Ceci pose au vieux que je suis de drôles de questions.

Je crois comprendre que l'on considère comme Église les personnes qui vivent la ppratique sacramentelle. Comment se fait-il qu'au cours de l'histoire on ait retrécit l'Église aux pratiquants? Quand j'étais jeune, les non pratiquants n'étaient plus l'Église. C'était presque des brebis galeuses.

Mon Église j'y tiens et je l'aime. Mon Église, c'est le vieillard qui récite son chapelet durant la messe; c'est l'homme ou la femme qui chaque matin va servir le pauvre et les blessés de la vie dans les maisons d'hébergement, les maisons de jeunes, les services de bénévolat, les maisons d'accueil pour femmes victimes de violences. Mon Église, c'est l'homme ou la femme qui respirent le souffle divin qui les habite. Mon Église, ce sont tous les témoins de l'Évangile au quotidien qui ne "sont pas en opposition avec le monde, mais l'accompagne." Tous ces chrétiens et chrétiennes sur le terrain de la vie qui sont le levain dans la pâte et le sel de la terre.

Mon Église j'y tiens et je l'aime. Tous ces gens qui à l'exemple de Jésus n'essaie pas de convaincre de l'extérieur à des idées ou des façons de faire, mais leur font découvrir le Bonté et l'Amour qui les habitent et les fait vivre. Ce que le Père Théobald appelle "la Sainteté hospitalière." Mon Église, ce sont toutes ces prsonnes qui à l'exemple des disciples d'Emmaüs se laissent accompagner par le Christ resuscité sur leur propre route pour aller ensuite à la rencontre des gens pour leur réchauffer le coeur sur leur propre route. Le grand défi pour mon Église est de retrouver cette capacité de rejoindre les hommes d'ici sur leur propre route pour leur réchauffer le coeur. l'Évangile du Bon Pasteur nous le rappelle, le Pape François ne cesse de le redire, il nous appartient de nous convertir.  Le fondement de l'Église ne sont pas des doctrines ou des dogmes, mais un événement fondateur, une personne qui "élevé de terre attirera tout à lui."

mercredi, 18 avril 2018 19:54

Un lac intérieur.

"Nous avons tous à l'intérieur de nous un lac tranquille qui est notre refuge. Quand l'eau se trouble il suffit de la laisser décanter pour qu'elle redevienne translucide. Il faut savoir arrêter de remuer le fond pour respirer à la surface, comme les dauphins le font en sautant hors de l'eau pour prendre un peu d'air. Nous avons besoin de ces temps d'arrêt. Ma journée est donc faite d'actions, mais aussi d'instants de silence où je toruve une source d'inspiration, de créativité." Yves Dutell.

 

"L'eau n'est pas nécessaire à la vie, elle est la vie" Saint-Exupéry. Pouvons-nous parodier et dire que Dieu n'est pas nécessaire à la vie, il est la vie. Un jour quelqu'un demande une rencontre avec un moine tibétain pour creuser son puits intérieur. Le moine lui dit: "Au fond de notre puits, qu'est-ce que nous allons trouver? de l'eau musulmane ou de l'eau chrétienne? (...) Tu sais au fond de ce puits-là, ce qu'on trouve, c'est l''eau de Dieu."

Aujourd'hui en ce dimanche du bon Pasteur, nous sommes invités à prier pour les vocations. Il me semble que nous sommes d'abord invités à descendre dans notre puits intérieur pour y puiser l'eau de Dieu. C'est la parole de Jésus qui nous dit: "Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent." Je sais de quelle eau elles ont besoin d'être abreuvées pour vivre leur vie chrétienne. Je suis invité à descendre dans mon puits intérieur pour puiser l'eau que Dieu me donne et qui peut abreuver ma vie au quotidien. Le pasteur rend l'être humain capable de puiser cette eau de Dieu au fond de son puits intérieur. C'est pourquoi le pasteur n'est pas d'abord un être efficace mais un être fécond. Le pasteur n'est pas quelqu'un qui dit aux autres quoi faire, mais découvre avec eux ce qu'il faut être et faire.

Nous sommes toutes et tous pasteurs les uns pour les autres: les parents pour leurs enfants vice versa, les professeurs pour les élèves et vice versa, les amis pour leurs amis ... Être pasteur n'est pas une fonction, c'est un charisme donné au coeur même de l'être humain.  Jésus est le Bon Pasteur qui nous accompagne sur la route de la liberté avec tendresse et compassion. Il connait ses brebis avec leur faiblesse, leur grandeur et leur beauté. Il les connait parce qu'Il est avec eux, il prend du temps avec eux. Il prend le temps de s'asseoir pour écouter chacun et chacune et leur faire puiser l'eau dont elles ont besoin. Et il nous dit: "Je vous ai donné l'exemple pour que vous fassiez de même." Jn 13, 15. Le pasteur prend l'odeur de ses brebis, nous dit le Pape François. Il les connait.

 Jésus nous dit qu'il est le Vrai Pasteur, je connais mes brebis, et elles me connaissent, elles écoutent ma voix et me suivent. Le Bon Pasteur est comme le sel dans la nourriture ou le levain dans la pâte. Il est celui ou celle qui donne du goût à la vie quotidienne et qui rassemble. Le Bon Pasteur est comme le levain dans la pâte qui fait lever la pâte pour qu'elle devienne du bon pain.

Notre société du Québec a vécu des transformations majeures depuis quelques années et elle connait aujourd'hui un urgent besoin de pasteurs et pasteures. Nous connaissons tous les dommages énormes que causent aujourd'hui les systèmes mis en place depuis la Révolution Tranquille au Québec. Nous avons besoin de descendre dans notre puits intérieur pour y puiser l'eau de Dieu. Nous avons connu une Église de chrétienté, nous connaissons aujourd'hui une Église en sortie, une Église hors les murs. Nous connaissons une Église qui a soif de spiritualité et de parole motivante. Descendre dans son puits intérieur, c'est aller chercher cette spiritualité qui fait vivre.

 Je bénis tous ces pasteures et pasteurs qui aujourd'hui au quotidien qui, peut être sans le savoir, sont le sel qui donne du goût à la vie autour d'eux dans les différents services communautaires. Je bénis le Seigneur qui continue de déposer le charisme de pasteur dans le coeur de ces centaines de personnes qui chaque matin vont relever la qualité de vie des pauvres, des malades, des personnes âgées. Demandons au Seigneur aujourd,hui d'être le ou la pasteure dont nos frères et soeurs ont besoin pour puiser l'eau de Dieu dans leur puits intérieur profond. 

lundi, 16 avril 2018 16:40

Un mot...

Un colocataire arrive un jour à l'appartement alors que son coloc est parti à l'université. Sur la table un billet l'attend avec ces mots: Je me sens bien sale ce  matin, voudrais-tu t'occuper de moi? signé: La vaisselle.

samedi, 14 avril 2018 17:02

Parlons vocation.

Le dimanche 22 avril prochain, nous serons invités à prier pour les vocations. Je me suis demandé   aujourd'hui pourquoi ou pour qui je vais prier. Alors j'ai voulu réfléchir sur la question.

Comme ministre ordonné, est-ce que je vis une vocation ou si je réponds à une mission? Je crois que la situation vécue actuellement en Église nous demande de nous y arrêter un moment. Au soir de 50 ans de vie presbytérale, je crois que je réponds à une mission. Comme nous avons mis  l'accent sur la vocation, nous avons érigé un système vocationnel qui nous a fait perdre la mission. L'enjeu ou le défit devant lequel nous sommes placés est de redécouvrir l'essentiel qui est le sens du ministère presbytéral à l'intérieur des ministères du baptême.

Dans l'Évangile, Jésus a appelé à être disciple: "Venez, je ferai de vous des pêcheurs d'hommes."  Mth 4, 19. Venez est l'appel vocationnel à être disciple et pêcheurs d'hommes est la mission. L'ordination presbytérale comme la vie religieuse n'est pas le but mais le moyen.

Saint Jean-Paul 11 écrit dans Pastores Da Vobis de 1992:

Le sacerdoce ministériel, en effet, ne signifie pas en soi un degré plus élevé de sainteté par rapport au sacerdoce commun des fidèles, mais par le sacerdoce minstériel, les prêtres ont reçu du Christ, par l'Esprit, un don spécifique, afin de pouvoir aider le peuple de Dieu à exercer fidèlement et pleinement le sacerdoce commun qui lui est confié.

Le cathéchisme de l'Église catholique reprend la même idée au no 1591:

Toute l'Église est un peuple sacerdotal. Grâce au baptême, tous les fidèles participent au sacerdoce du Christ. Cette participation s'appelle sacerdoce commun des fidèles. Sur sa base et à son service existe une autre  participation à la mission du Christ, celle du ministère conféré par le sacrement de l'Ordre, dont la tâche est de servir au nom et en la perosnne du Christ-Tête au milieu de la communauté.

A la suite de ces réflexion, Marie-Thérèse Nadeau écrit dans son livre sur l'Église: "Le sacerdoce ministériel apparait bel et bien subordonné au sacerdoce commun. Étant sacrement, le sacerdoce ministériel est, en un certain sens, secondaire. Le sacerdoce ministériel n'est pas un but, mais il constitue le moyen de relation entre les existences réelles: celle du Christ et celle des chrétines."

Le sacerdoce commun des baptisés trouve sa plénitude ecclésiale grâce au sacerdoce ministériel et ce dernier trouve sa raison d'être dans la réalisation du sacerdoce commun. Ici j'entends Mgr Dumais notre ancien évêque qui nous disait souvent pour sortir de l'impasse du manque de prêtre comme de bien vivre les relations entre les différents ministères, il nous faut retrouver le sens des ministères et sortir de la fonction. Mgr Paul-Émile Charbonneau est revenu souvent sur l'Église toute entière ministérielle et l'importance capitale du sacerdoce commun. Il ne faut pas oublier que le sacerdoce du baptême avec ses ministères est disparu du vocabulaire de l'Église depuis le Concile de Trente au 16e siècle. Nous avons donc un long chemin de retour à parcourir.

Dans cette ligne de pensée, il serait intéressant de relire et méditer profondément le no 9 du texte du Concile Presbyterorum Ordinis qui nous parle du devoir des prêtres d'éveiller et d'accompagner les charismes des chrétiens. Je crois qu'il n'y a qu'une seule vocation, celle du baptême qui se déploie en une panoplie de ministères et charismes au coeur de la communauté. Le minstère ordonné nous relie à la ligne apostolique de l'Église au service du sacerdoce des fidèles. Si nous revenions à cet essentiel  dans l'Église, cela règlerait une bonne partie du problème du manque de prêtre. Quelqu'un disait un jour: Vous voulez des minstres pour faire marcher les paroisses et dire la messe, le peuple a besoin de témoins de l'amour miséricordieux du Christ au quotidien. 

Alors dimanche prochain, je vais prier pour qui ou pour quoi. Est-ce que je vais prier pour avoir des curés pour faire marcher ma paroisse ou pour des pasteurs qui viendront m'accompagner dans ma recherche de vie spirituelle? L'une ou l'autre des ces options teintera ma prière.

jeudi, 12 avril 2018 23:34

Lisons.

Lama Lhakpa Yeshe: Dix contes tibétains pour cultiver  la compassion. Ed. Le Jour. Voila un petit recueil d'histoires ancestrales au coeur même du boudhisme: La compassion. Cette lecture pénètre jusqu'au coeur et nous invite à changer notre regard sur la vie et le regard sur les autres. C'est une sagesse naturelle, toute simple, qui illustre concrètement bien des paraboles des l'Évangiles. Bonne lecture.

jeudi, 12 avril 2018 19:57

Vous avez dit "église".

Ça ne donne rien d'entretenir ces tas de vieilles pierres, laissons-les tomber. C'est que j'entends souvent et que parfois je me surprends penser. Mais ces églises sont-elles seulement des masses de pierres qu'il faut raser. J'étais jeune quand on a bâti l'église de mon village. Mon père était un des bâtisseur. A l'époque nous avions des "répartitions" qu'on appelait. Il s'agissait d'une somme d'argent que chacun s'engageait à verser chaque mois jusqu'à l'extinction de la dette. À l'époque, l'argent ne sortait pas de la chanteplure comme l'eau de la source.  Quand arrivait le temps de payer, ma mère souvent rouspétait parce qu'il fallait aussi payer l'épicerie et le gousset avait le ventre creux. Pour mon père, la "répartition" était un engagement d'honneur.

L'église paroissiale est autre chose qu'un tas de pierres. M. Mathieu Bock-Côté écrit dans le journal: "Dans nos villes comme dans nos villages, l'église a une place centrale: elle incarne physiquement une dimension importante de notre histoire. Elle représente ce que nous avons  été pendant plusieurs siêcles. Notre peuple, qui longtemps, a survécu davantage qu'il n'a vécu, a trouvé dans le catholicisme une source de bauté, de culture et de grandeur."

Dans nos paroisses en difficul;té financière présentement, ne devrions-nous pas entamer une réflexion profonde sur l'avenir de nos bâtiments patrimoniaux. N'aurions-nous pas d'autres vocations à leur offrir qu'uniquement une vocation liturgique. Plusieurs paroisses ont déjà réalisé de merveilleux changements et on trouvé de nouvelles vocations pour conserver ces monuments. Je souhaiterais au départ, qu'elles deviennent la "Maison du Bon Dieu". La maison de la communauté chrétienne. Nous avons de belles salles qui restent fermées toute la semaine. Les portes de l'église sont fermées à clé, il ne faudrait pas que ce soit l'image de la fermeture de nos coeurs de chrétiens. Pourquoi les différents organismes de la communauté ne trouveraient pas un coin dans l'église. A plusieurs nous pourrions  entretenir ces temples sans doute. Nous avons toujours divisé les gens, nous pourrions peut-être commencer à rassembler. Demandons-nous comment nos édifices pourraient répondre aujourd'hui aux besoins spirituels des chrétiens. Comment nos édifices pourraient répondre aux besoins communautaires des chrétiens d'ici.

 

 

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