reflexion2

Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

samedi, 03 septembre 2016 22:01

Une foule suivait Jésus.

Écrit par

Une grande foule suivait Jésus, celui-ci se retourne et leur dit: Bande de suiveux. Je ne veux pas de foule de moutons, mais des disciples. Lc 14, 25-33. Et voila que Jésus se met à leur expliquer qu'il désire des gens qui se mette à sa suite; non pas des gens qui le suivent, mais qui se mettent à sa suite.

La foule suit Jésus parce qu'elle a vu des miracles: la multilication des pains, la guérison d'un lépreux, etc .. La foule cherche du merveilleux ou suit un gourou. la foule sera toujours une foule jamais une communauté. Nous avons connu une religion de foule au Québec, comme il n'y avait peu de disciples, l'édifice est en panne.

Alors Jésus commence à leur dire: ce que je veux, ce sont des disciples et pour être disciples, vous devez enlever ce désir de merveilleux, un désir de pouvoir ou de controle représenté par le père, un désir de garder pour soi dans des relations qui peuvent être étouffantes et vous devez asseoir votre relation sur des bases solides. Il vous faut renoncer à compter seulement sur vous mais à bâtir avec MOI.

Le disciple est un être libre qui s'appuie sur l'essentiel. Un être qui prend le temps de bien comprendre et préparer son agir, un être qui apprend à bien jouer la musique de son être et non celle indiquée ou voulue par d'autres. La question qui m'est posée: Suis-je un suiveux ou un disciple? Un disciple ne suit pas Jésus par souci de merveilleux, de sécurité, désir de pouvoir, mais se met à la suite de Jésus pour défendre les petits, les pauvres, les   victimes d'une société de consommation. Le disciple se met à la suite de Jésus pour bâtir le règne d'amour et de miséricorde du Père.

La situation vécue en Église aujourd'hui nous fait sortir de la foule pour devenir disciple. Il ne s'agit plus d'une Église grégaire mais de disciples attirés comme par un aimant par Jésus Christ. C'est la mission donnée par le Christ au lendemain de la résurrection: Allez, enseignez, faites des disciples." Mth 28, 19. La foule est partie, l'heure est à vivre en disciple. L'heure est à préparer des chrétiens disciples du Christ au quotidien. Pour préparer des disciples, nous devons l'être nous-mêmes.

jeudi, 01 septembre 2016 14:54

VIN NOUVEAU

Écrit par

PERSONNE NE MET DU VIN NOUVEAU DANS DE VIEILLES OUTRES." LC 5, 33-39.  CE TEXTE DE L'ÉVANGILE CE MATIN M'INVITE À RÉFLÉCHIR SUR NOTRE VIE CHRÉTIENNE ET D'ÉGLISE. DEPUIS LE RÉVOLUTION TRANQUILLE AU QUÉBEC, LE VIN A CHANGÉ. LA SOCIÉTÉ A ÉVOLUÉE ET DEVENUE LAÏQUE. LES GENS SONT PLUS INFORMÉS ET SONT PLUS LIBRES DE PRENDRE DES DÉCISIONS QUI LES CONCERNENT. CECI AURAIT NÉCESSITÉ QUE NOS OUTRES CHANGENT AUSSI POUR ACUEILLIR CE VIN NOUVEAU.

MA CONVICTION EST QUE CE CHANGEMENT D'OUTRES NE S'EST PAS FAIT ASSEZ RAPIDEMENT OU TROP TIMIDEMENT ET LE VIN EST RESTÉ À LA RECHERCHE D'OUTRES POUR L'ACCUEILLIR. LES VALEURS SONT RESTÉES LES MÊMES MAIS LA FAÇON DE LES ABORDER ET DE LES VIVRE S'EST MODIFIÉE. NOTRE VOLONTÉ EST DE RAMENER CE VIN DANS NOS OUTRES ET ÇA NE MARCHE PAS.

NOUS AVONS CONNU UN TEMPS AVEC DES PRÊTRES ET DES MESSES EN ABONDANCE ET MALGRÉ CELA NOS ÉGLISES SONT VIDES ET LES PRÊTRES SONT PLUS RARES. AVEC LE CHANGEMENT DE SOCIÉTÉ, CE SYSTÈME NE FONCTIONNE PLUS. LE VIN EST CHANGÉ, NOS OUTRES DOIVENT AUSSI CHANGÉES. CE MATIN, JE ME DIS, LA SEULE CHOSE DONT JE SUIS CAPABLE AUJOURD'HUI EST D'AIMER CE MONDE NOUVEAU, D'ÊTRE PRÉSENT À CE VIN NOUVEAU POUR ENSEMBLE TROUVER LES OUTRES NÉCESSAIRES POUR L'ACCUEILLIR. AIMER CE MONDE AVEC SES BLESSURES, SES PEURS, SES QUESTIONNEMENTS, L'AIMER PROFONDÉMENT AFIN QUE LES PERSONNES DEVIENNENT PLUS IMPORTANTES QUE TOUT LE RESTE. QUE L'ESPRIT ÉCLAIRE MA RÉFLEXION.

mardi, 30 août 2016 17:47

Je suis.

Écrit par

Moïse demande à Dieu: Quel est ton nom?" Et celui-ci réponds: "Je SUIS celui qui serai." Regardez-moi agir avec vous et vous saurez qui je suis. Dieu se fait connaitre à travers un agir. Quand nous disons je suis en parlant de nous, il me semble que nous reprenons la parole de Dieu et elle vraie aussi. Dieu fait partie de notre être. Il est en nous et avec nous. A travers nous, il reprend sa réponse à Moïse: Je suis. Quand je dis: Je suis, nous faisons savoir au monde qui nous sommes, nous révélons Dieu. C'est une réalité profonde dont il faut prendre conscience. Je suis, Je suis ce que je suis l'enfant bien-aimé du Père. Comme Dieu s'est révélé à travers un agir, nous nous révélons et révélons le Père à travers notre agir. Et l'agir du Père est un agir d'amour et de tendresse.

jeudi, 25 août 2016 19:13

Un appel.

Écrit par

Il me semble que notre monde d'aujourd'hui nous appelle à devenir des créateurs: créateurs de vie, de spiritualité, de sens, de vérité. Dieu a créé le monde, l'être humain l'a bâti à sa façon. Jésus est venu recréé le monde à la manière du Père. Il est venu réinventer le monde en nous ramenant au sens de la vie et des choses.

Depuis Jésus Christ, le monde a organisé la vie selon des systèmes, des théories en évitant de rester au niveau du sens et de la vie. Ces systèmes nous gardent souvent à la surface des choses et de la vie de sorte que l'essentiel reste masqué et enfoui sous les pierrailles de l'accidentel. Ce que d'aucun traduise: le contenant a pris la place du contenu.

Nous sommes appelés à devenir des créateurs de sens. Et si je regarde notre Église, nous sommes appelés à devenir des créateurs de spiritualité pour rejoindre nos frères et soeurs dans la foi. Comme le Christ  a réinventer la vie spirituelle brisée par les coutumes religieuses du temps, nous sommes invités aussi à réinventer notre Église pour accompagner notre monde sur la route de la vie.

Je crois aussi que notre façon de dire notre AMOUR de l'Église sera de la recréer. Nous ne pouvons pas aimer l'Église peuple de Dieu si nous n'avons pas le courage  de la conversion. Il ne s'agit plus d'inventer des pièces neuves, c'est tout le système qu'il nous faut revisiter.  Ce renouveau ne vient pas du dehors mais du dedans, il vient du coeur et de l'amour que nous portons à l'Église peuple de Dieu. Je dois être, et chacun de nous devons être  artisans de  cette re-création.

Ce matin, à la télévision on annonce une nouvelle émission:"Réveillez-vous." Cela rappelle le texte de Paul: "Sortez de votre sommeil." J'ouvre le livre du Pape François pour ma méditation je tombe sur le texte de Marc où Jésus invite les siens à sortir pour aller dans les villages voisins.

Le Pape François nous invite souvent à sortir et aller aux frontières, aller vers les autres. Il nous parle aussi de l'Église hopital de campagne, petite et proche des gens. Après la résurrection, Jésus invite ses apôtres à sortir et retourner en Galilée. Notre Église est une Église de sortie. Nous sommes des missionnaires. Dans le contexte de société actuelle, cette dimension est de plus en plus nécessaire.

En entendant "Réveillez-vous", je me suis senti fouetté. Je me suis demandé dans l'Église que nous sommes aujourd'hui, ne suis-je pas un peu endormi.  J'aime bien les petits ronrons de la messe dominicale pas trop longue et je retourne tranquillement siroter mon café en paix. Je m'amuse à chiâler les autres ou encore parce que nous n'avons pas assez d'argent pour payer les factures. Nous sommes tous des vieux endormis dans la routine. Nous sommes endormis dans les routines, les dévotions, les croyances.

Le peuple chrétien est un peuple debout et en marche, un peuple de resusscités. Non un peu écrasé devant le tabernacle, mais en marche sur le terrain. "Sortez de votre sommeil" dit Paul. Depuis la révolution tranquille au Québec et le Concile Vatican 11, nous nous sommes refermés sur la liturgie et les sacrements un peu comme une coquille et nous sommes en train d'étouffer. Jésus marche encore aujourd'hui dans les rues  de nos villages, il souffre dans les maisons avec les gens qui ont faim, ils pleurent avec les familles endeuillées, il claudique avec les infirmes, il attend notre présence pour l'aider à aller plus loin. "Réveillons-nous" sortons de notre sommeil et retrouvons le dynamisme de l'Évangile.

En terminant, ce matin, je ne peux m'empêcher de poser une question sachant que je n'ai pas raison. J'ai reçu l'invitation pour la célébration d'accueil de notre nouvel évêque à Gaspé. La photo sur la page frontispice est l'armoirie. Que représente les armoiries? Accueillons-nous un "Seigneur" ou un pasteur au coeur d'une communauté? Quelle image projetons-nous de l'Église et de son pasteur? Je suis devant une question et une grande déception.

jeudi, 18 août 2016 14:34

Une fête de la Parole.

Écrit par

Depuis quelques années nos communautés chrétiennes célèbrent de temps en temps des liturgies de la Parole le dimanche. En écoutant la réaction des chrétiens et même de certains prêtres, je me permets de méditer un peu cette réalité ce matin.

Un premier point qui m'apparait difficile est que nous prenons cette raélité par la négative: parce qu'il y a moins de prêtres nous faisons des liturgies de la Parole. Nous laissons l'impression d'un pis aller. Il me semble que l'objectif premier de l'Église est le rassemblement de la communauté et non la forme de rassemblement. Si nous voulons rassembler les chrétiens, offrons leur une forme de rassemblement qui les intéresse et les rassemble. Lucien Deiss parle d'une fête de la Parole. La formation à donner aux animateurs de fête de la Parole est une formation biblique non comment faire des rites.

Nous avons besoin de découvrir ensemble l'importance de la Parole de Dieu. Jésus Christ est présent dans sa Parole d'une présence réelle comme dans l'Eucharistie. Il est présent dans la Parole sous l'apparence des mots comme dans l'Eucharistie sous l'apparence du pain. Nous communions au même Christ dans la Parole que dans l'Eucharistie. La Parole est créatrice, elle créée la communauté en vue de l'Eucharistie qui soude la communauté dans le mystère du Christ. "C'est par la force de l'Évangile que l'Esprit Saint rajeunit l'Église et la renouvelle sans cesse, affirme Vatican 11.

Jésus avant de multiplier les pains s'est assis et enseigna longuement la foule. Mc 6, 34. Il ne peut y avoir d'Eucharistie sans une Parole vivante qui éclaire. L'Eucharistie est célébration d'alliance avec Dieu et c'est la Parole qui nous met en état d'alliance pour célébrer. Il m'apparait néfaste de présenter la célébration de la Parole parce qu'on ne peut avoir d'Eucharistie.

Je crois qu'il nous faut dépasser la pratique de la messe quotidienne et l'obligation de la messe dominicale, dépasser aussi la vision de l'Eucharistie sacrifice sanglant de la croix,  pour retrouver la grâce de célébrer l'Alliance et faire la fête autour de la Parole.

Lucien Deiss: Célébration de la Parole, Desclée. Ce livre date de 1991 mais a, je crois, une grande actualité.

mercredi, 17 août 2016 13:04

L'horloge s'est arrêtée.

Écrit par

Dans une conférence à l'ouverture de la 28e assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs, le Cardinal président a cité le Pape François: "C'est l'heure des laïcs" et le Pape a ajouté: "Mais on dirait que l'horloge s'est arrêtée." En lisant ce matin le rapport du congrès de jeunes libéraux concernant la place des femmes dans la politique, j'ai eu l'impression que là aussi l'horloge s'est arrêtée.

Dans l'Église comme dans la société, les gens veulent plus de justice et d'équité entre les personnes de sexe et de couleur différentes. Briser les structures d'un système, briser les mentalités du patriarcat n'est pas chose facile. Sentant la difficulté trop grande, les gens préfèrent baisser les bras et laisser la machine faire son ronron en paix.

Jean Vanier, parlant du pasteur, disait que l'Église est un peuple de moutons qui doivent bêler en même temps et de la même façon afin de ne pas déranger. Jésus est venu instaurer un combat, celui de la justice, de l'équité, du respect de l'autre dans ses différences. Jésus était de la tribu de Juda et non de Lévi. Ce combat est toujours actuel malgré deux millénaires de chrsitianisme. Le Pape François ne souhaite pas que l'on éteigne le feu prophétique des chrétiens dans l'Église qui est toute entière ministérielle.

L'image que l'on projete de l'Église est toujours celle d'une organisation. Regardons les célébrations solennelles, le premier rang est aux évêques, le second aux prêtres, ensuite  les diacres puis les laïcs. Nous donnons toujours l'image d'une Église cléricale alors notre parole pour une Église où les chrétiens ont une place tombe toujours à faux. L'image que l'on projete à plus d'impact que nos paroles. Aurons-nous le courage de remettre l'horloge en marche?

mardi, 16 août 2016 23:11

Des communautés vivantes.

Écrit par

Une communauté vivante est celle qui prend soin des personnes les plus vulnérables de son milieu. Une communauté qui vise le rendement, la richesse, le pouvoir au détriment des personnes  pauvres et vulnérables est certes une communauté sous la respiraiton artificielle. Autour de la Gaspésie comme dans d'autres régions surement s'étalent tout au long de la route une panolie de services communautaires qui veulent redonner la fierté ou le goût de vivre à ceux et celles que trop souvent nos pouvoirs publics laissent sur le bord de la route.

Ces services ne sont pas seulement d'ordre financiers, mais aussi d'ordre humain. Dans notre contexte de société où le travailleurs est jugé à son rendement et abandonné comme une vieille guenille s'il n'est plus rentable, la vie devient pour plusieurs un cauchemar. Le support psychologique est nécessaire pour que ces personnes retrouvent leur dignité et le goût de continuer.  On ne crée pas de travail là où il y a du capital humain prêt à travailler, mais on veut déplacer ces forces vives vers les lieux ou le système capitaliste crée l'emploi. Ainsi nos  régions se vident de leurs meilleurs ressources. Les services communautaires mis en place par la bonne volonté et réunion des forces du milieu permet de contrer les effets trop néfastes sur la vie créé par  notre système néo libéral.

Je vous invite à lire le dernier no de la Revue A Bâbord.

 

mardi, 16 août 2016 15:48

Réflexion

Écrit par

Un jour, j'étais dans une école et voulant vérifier les connaissances des élèves sur les verbes, je dis: dans la phrase suivant: "Je suis beau,"  à quel temps est le verbe?

L'enfant eépond; Au passé, monsieur.

lundi, 15 août 2016 19:48

Prions pour le Pape François.

Écrit par

Je reçois aujourd'hui une communication qui me laisse abasourdi. On écrit: "Les paroles, écrits et gestes de François trop souvent scandaleux sinon destructifs, présagent s'ils perduraient, des malheurs encore plus grands  pour l'Église et la société en général et pour le mouvement pro-vie en particulier."

Oui, je crois qu'il nous faut prier pour le Pape François afin que sa foi reste forte et sa parole solide comme elle est aujourd'hui à cause de ces prophètes qui tentent de contrer l'action pastorale du Pape François.

D'ailleurs les cursillistes du diocèse de Gaspé avons fait parvenir dernièrement une lettre d'appui avec l'assurance de nos prières au Pape François. Il a eu l'amabilité de nous répondre et j'ai même une photo où il tient en sa main la letttre que nous avons fait parvenir par des religieuses gaspésiennes à Rome. Ce cher pasteur François nous voulons le soutenir de notre prière et de notre reconnaissance afin que sa foi affermisse ses frères et soeurs en Jésus Christ.

Page 9 sur 16