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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

lundi, 17 juin 2019 21:32

La fête de "Qui veut du bien."

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Le petit Robert définit le Bénévole comme: Qui veut du bien, qui fait quelque chose de bonne grâce. Donc quelqu'un qui agit d'une façon désintéressée et sans rémunération. Dans mon livre à moi, comme dirait un comédien bien connu, il me semble qu'un bénévole est plus que cela.

Un bénévole est, il me semble, est une personne responsable. Les pouvoirs publics ne peuvent répondre à tous les besoins de la collectivité, d'une part; de plus, quand nous vivons en société comme dans une famille, nous avons tous une part de responsabilité pour un mieux être du groupe. Quand je m'engage pour un service dans ma communauté, j'agis en être repsonsable pour un mieux être collectif. Un bénévole n'est pas quelqu'un qui fait quelque chose pour les autres et qui ne le concerne pas. Nous sommes tous et toutes solidaires et repsonsables par exemple de la propreté de notre ville, de l'aide d'un voisin dans le besoin, etc ...

Si je me  tourne du côté spirituel, j'ajoute une autre dimension à mon agir. De par notre baptême, nous faisons partie de la même famille spirituelle. Le plan humain de mon agir  se révèle porteur d'une dimension spirituelle. Le bénévole n'apporte pas seulement une aide matérielle, il contribue en plus à élever le niveau spirituel de la vie des personnes, peut être sans le savoir. Ensemble nous grandissons au plan humain et du même coup nous contribuons à élever le niveau spirituel. Dans le bénévolat, nous apprenons ensemble à devenir plus humain et donc plus chrétien. Le bénvolat dans une communauté est comme un ciment qui noue les liens fraternels avec la force de l'amour.

Dimanche dernier, je participais à une fête de communion avec les bénévoles d'une patite paroisse, tourelle. Nous voulions non seulement dire merci à ces nombreuses personnes,  mais autour d'un copieux repas nous voulions reconnaitre la place importante que ces personnes occupent dans la vie communautaire. Ce fut un moment eucharistique, c'est à dire un moment d'action de grâce. Nous vivons ce moment à la suite de l'Eucharistie dominicale. L'Eucharistie se continuait dans ce geste de fraternité. Je suis certain que les liens vécus ensemble se prolongeront dans le quotidien pour donner la couleur du printemps à la communauté. Des gestes comme ceux-là sont des gestes indipensables dans la vie d'une communauté. Prendre le temps de fêter, de goûter la vie, de se regarder dans les yeux et de se dire qu'on est beau.

 

dimanche, 16 juin 2019 23:22

Faire quoi?

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Le tournant missionnaire, l'évangélisation, écrivait un vieux sage, c'est simplement faire Église, faire commumnion, faire communauté avec les gens qui m'entourent; c'est vivre concrètement ensemble le "Aimez-vous comme je vous ai aimés", me disait un jeune sur la rue. Un vieux prêtre me souliganait: C'est se laver les pieds les uns les autres. Sans doute plus facile à dire qu'à faire.

 

jeudi, 13 juin 2019 17:05

Ton prince....

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"Tu t'es fais belle, ô ma ville, pour accueillir ton prince." Cette phrse a résonner à mes oreilles, il y a plusieurs années dejà. Le monde et la vie a bien changé. mgr Léger venait d'être nommé Cardinal et au retour de Rome avec le Chapeau cardinalice, il était venu visiter  Rimouski à l'invitation de l'Archevêque. A son arrivée, il avait proclamé    avec beaucoup d'humilité cette fameuse phrase  qui réflétait la simplicité de l'Évangile. J'étais jeune et ébloui par tant de faste. Aujourd'hui mon admiration à  bien changé.

Quand je regarde les célébrations pontificales à Rome, cette phrase me revient automatiquemnt. Les princes sont réunis. Je ne peux m'empêcher de penser à Jésus Christ qui enlève son manteau et lave les pieds de ses disciples. Nous avons bien de la difficulté à vivre le message de l'Évangile. Nous mettons beaucoup d'efforts pour sauver nos églises, édifices patrimoniaux,  elles sont belles nos églises, elles ont coûté des sueurs et de la générosité de nos ancêtres, mais vallent-elles autant que la vie et la foi de nos enfants ou de nos pères? Le tournant de notre Église nous invite à un temps d'arrêt et de discernement. Si nous ne partons pas avec une volonté de conversion personnelle, je crois que nous cheminons sur une route sans issue.

 

lundi, 10 juin 2019 14:54

Réfléchissons...!

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Hier, nous fêtions la Pentecôte. Dans mon diosèse, on tenait un grand rassemblement à la cathédrale de Gaspé pour la confirmation des jeunes de tout le diocèse. En même temps nous voulions signaler les 50 ans d'existence de la cathédrale. C'était un moment de rassemblement ecclésiale important. Dans les paroisses de mon secteur, il n'y avait pas de messe, les rassmeblements se faisaient autour de la Parole de Dieu. Dans une paroisse populeuse, on comptait onze personnes à la célébration. Ceci m'a posé de grosses questions. Le goût de célébrer la Parole, de communier au Christ dans sa parole n'est pas encore arrivé dans nos communautés.

Depuis plusieurs années, nous vivons ces célébrations dominicales de la Parole. Nous avons fait de la formation, des rencontres bibliques, des groupes de partage et nous sommes encore à découvrir l'importance de la Parole de Dieu. L'important le dimanche est que des chrétiens se rassemblent pour célébrer en action de grâce le jour de la résurrection. C'est la Parole qui convoque, rassemble, convertit et met en état de célébrer. Nous partons de loin. Quand j'étais jeune, le curé nous disait que pour saisfaire à l'obligation de la messe du dimanche, il suffisait d'arriver à l'offertoire et de repartir après la communion et le péché mortel et l'enfer étaient évités. La temps de la Parole en latin était un genre accessoire pendant lequel nous disions notre chapelet, et les enfants de choeur, nous regardions les chapeaux des dames.

Avec le concile, nous avons voulu redonner à la Parole ses lettres de noblesses, mais les chrétiens ne sont pas là encore. La route sera très longue pour en arriver à fêter la Parole en communauté. On a retracé, il y a quelques années, trois communautés de mission qui n'avaient pas vu le prêtre depuis 17 ans. Chaque dimanche les chrétienss se rassemblaient pour la célébration et la prière autour de la Parole de Dieu. Par suite de l'absence du prêtre, on avait développé le sens du rassemblement dominical et de la fête de la Parole. Chez-nous, nous ne sommes pas encore assez pauvres pour faire cette découverte.

Le rite sacramentel ne rassemble pas la communauté, il célèbre avec une assemblée covoquée par la Parole en vue de faire communauté. C'est la puissance du Christ dans sa Paole qui nous rassemble. Je me demande aujourd'hui si nous n'avons pas remplacé cette force de l'Esprit par la peur du péché mortet et de l'enfer ce qui a tellement appauvri la vie spîrituelle que la pente est longue à remonter. Je reviens avec le prophète Aggée que j'aime bien; lorsque les juifs voulurent rebâtir le Temple, Aggée leur a dit de la part du Seigneur: "Réfléchissez en votre coeur au chemin que vous avez pris! Vous avez semé beaucoup mais peu engrangé, vous avez mangé, maispas à votre faim; vous avez bu mais pa sà votre soul; (...) Eh bien, montez à la montagne, rapportez du bois et réédifier la maison."

Au temps d'Aggée, il y avait urgence de rebâtir le temple comme aujourd'hui il y a urgence de rebâtir le temple du Seigneur. Quels sont nos temples en ruine? Urgence de rebâtir le temple spirituel et ecclésial. Nous plaçons bien des énergies pour sauver les temples de pierre ou de bois, mais l'essntiel est bien la communauté. Le temple spirituel est ébranlé pour ne pas dire ruiné. Nous devons nous arrêter pour réfléchir aux causes qui nous ont conduit là où nous sommes, et dans le discernement de l'Esprit Saint découvrir ensemble les chemins nouveaux où l'Esprit nous attend sur le chantier du royaume du Père.

C.F. Marc Girard: Aggée, prophète aujourd'hui. tout est à rebâtir. Ce livre date de plus de 20 ans, mais toujours actuel.

samedi, 08 juin 2019 13:55

"Un bon solage."

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Celui qui écoute ma parole, dis Jésus, est comme celui qui bâtit sa maison sur le roc, la tempête peut venir, elle ne sera pas ébranlée. Au contraire, celui qui se fie seulement à sa parole n'a pas de fondation solide et la tempête va détruire sa maison. Mth. 7, 24sss. Jésus nous adresse cette recommandation juste après avoir défini l'importance d'être un disciple. Le disciple est non seulement celui qui rédit les parole du Seigneurs, mais celui qui les met en pratique.

Le roc de notre vie de chrétien est la Parole, la Prière, la Charité. Méditer et faire nôtre la parole de Jésus Christ. C'est la parole de Dieu qui nous convertit, nous convoque, nous rassemble et nous met en état de célébrer. La lecture de la Parole fut  longtemps défendue, ainsi notre fondation spirituelle est plus fragile. Nous avons mémoriser du catéchisme, mais ce n'était trop souvent qu'un bon exercice de mémoire. Nous devons aujourd'hui revenir à la Parole du Segneur, mais l'accoutumance est difficile et lente. La méditation de la Parole nous met en contact avec le Seigneur et nous met en marche vers la mission.

Un deuxième élément de notre roc est la prière. Prier, c'est entrer en communion, en dialogue avec le Seigneur qui nous habite. La prière n'est pas seulement des mots,  mais une conversation intime avec l'Amour. Notre vie doit être prière, état de communion permanente avec Dieu. Le Seigneur est plus intime à nous  que nous-même l'est. Que je me lève ou m'assoit, Seigneur tu le sais, nous dit le psaume. Nous avons peut être trop dit de prières sans nous arrêter à la prière de communion profonde. Nous avons besoin sans doute de réapprendre à prier.

Un autre pôle du trépied de la vie chrétienne est la charité sur le terrain. Il ne suffit pas de dire Seigneur, Seigneur, il faut mettre la parole en pratique. Cette parole est vécue autour de nous. J'en ai déjà parlé, et nous l'oublions trop souvent. C'est une dimension importante de la mission. La charité chrétienne est l'Amour rendu visible.

Voila le roc de notre vie spirituelle. Il y a aussi le roc de l'Église qui découle de l'autre, les trois pôles du sacerdoce issus du baptême: Prêtre, Prophète, Pasteur. Nous avons parlé de la "footing" de l'Église. Ce sur quoi s'appuie la vie ecclésiale est le baptême. tout l'édifice ecclésial est au service de cette base essentielle. Le Pape Jean-Paul 11 nous l'a rappelé. Le ministère ordonné est au service du sacerdoce baptismal pour que chaque charisme des chrétiens puissent s'exercer en plénitude, nous disait le Pape qui est devenu un saint. Si l'édifice de l'Église s'ébranle dans nos sociétés laïques, c'est peut être que la fondation n'est pas solide et la tempête est en train de l'écraser. Si nous ne revenons pas au x trois "P" du baptême et à la dimension spirituelle de la vie chrétienne, nous aurons de la difficulté à survivre.

Notre vie chrétienne ne peut pas tenir sans une bonne fondation spirituelle puisée dans le compagnonnage amoureux de la parole de Dieu. Notre vie d'Église ne tiendra pas sans cette solide fondation spirituelle puisée dans ce retour au trépied de la vie ecclésial qu'est le sacerdoce baptismal.  Il y a des sentiers que nous avons quittés au cours de l'histoire et la vie nous charge d'y revenir.  "Si on prenait le temps de s'arrêter, d'écouter et d'aimer, renaitrait l'homme nouveau" avons-nous chanté. Je pourrais parodier peut être: Si on prenait le temps de s'arrêter, d'écouter l'Esprit et le monde, d'aimer le monde et la Parole de Dieu, renaitrait une Église nouvelle. Voila la méditation d'un vieux "bonhomme" ce matin.

vendredi, 07 juin 2019 14:27

Sois le berger. Jn 21, 15-19.

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En méditant, ce matin, le Seigneur me dit dans l'Évangile du jour: Sois le berger de mes brebis. Sois le pasteur de mes brebis. Un jour, il y a plus de 50 ans, le Seigneur m'a donné la même mission: Sois le pasteur de mes brebis en Gaspésie et aux Iles de la Madeleine. Ce matin, assis avec mon café, je ne peux m'empêcher de regarder comment j'ai répondu à cette invitation.

Je peux me dire: Nos églises sont vides, les gens sont indifférents à notre parole et être pessimisme. Cependant, je crois que l'Esprit m'invite à poser un autre regard sur cette réalité. Jésus n'est pas venu remplir le temple de Jérusalem, il est venu rappeler au monde les valeurs profondes de la vie et de la personne remplie du souffle de l'Esprit. J'ai longtemps misé sur la pratique sacramentelle pour voir les gens quitter les uns après les autres sur la pointe des pieds ou en claquant la porte. J'ai écouté les femmes et les hommes de chez nous pour comprendre un jour qu'ils avaient besoin d'autres choses. Ce matin, en lisant le journal, je découvre un bon monsieur qui entreprend des études pour devenir accompagnateur spirituel dans les hopitaux. Il le fait à cause d'une expérience vécue avec une voisine décédée dernièrement. Dans son travail auprès des malades, il découvre la soif de spirituel des gens, il découvre  le besoin de retrouver les valeurs de la vie; il prend conscience du vide spirituel vécu dans notre monde aujourd'hui.

En lisant cette nouvelle, la phrase de Jésus me revenait: "Sois le pasteur de mes brebis." La question m'est arrivée: Est-ce que j'ai voulu perpétuer un système religieux de pratiques ou répondre à une mission donnée par le Christ? Pour être honnête, j'ai bien conscience que le maintient de l'institution a été et est encore aujourd'hui un souci premier dans notre Église. Je me souviens, un jour avec mon évêque, nous avions entrepris une visite des zones pastorales et à l'époque, seuls les prêtres participaient à ces rencontres. Notre évêque avait pris un extrait d'une conférence de Jean Vanier sur le  pasteur. À notre grand étonnement, l'audience n'a pas été très forte.  Quand je lis Mgr Durocher qui dit avoir été formé à être administrateur d'une paroisse, ça me permet de comprendre et de me laisser imprégner de la parole de Jésus: Sois le pasteur de mes brebis.

Nous nous engageons dans le tournant missionnaire. Il me semble qu'avant toute chose, nous devrions bien méditer: Soyez d'abord les pasteurs de mes brebis. Est-ce que notre objectif sera de ramener les gens à l'église, ou de faire naitre des bergers, des pasteurs dans le peuple de Dieu. Sois le pasteur de mes brebis, sois le berger de mes brebis. Notre Église a besoin de pasteurs non d'adminstrateurs comme nous l'avons trop été. Un prêtre avait dit un jour lors de son arrivée dans une nouvelle paroisse: Je suis venu pour vivre avec vous et vous aimer. Les chrétiens ont besoin de sentir que nous sommes là pour eux et avec eux. Être le pasteur des femmes et des hommes d'ici, voila notre mission. Mais concrètement, qu'est-ce que cela signifie?

 

jeudi, 06 juin 2019 19:27

Que ta ...

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"Que ta fenêtre dévore ta maison."

Ne fais pas de ta vie un Bunker fermé à tout venant. Que la fenêtre de ta vie soit ouverte sur le monde, sur la vie, sur les autres.

 

vendredi, 31 mai 2019 13:50

Marie, femme de la route.

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Dès que Marie eut découvert qu'elle était devenue le premier tabernacle humain, elle part en hâte partagée sa joie avec Élisabeth. Luc 1, 39-56. Marie se révèle à nous dans cet épisode comme la femme tournée vers les autres, femme de la route, la première missionnaire. Notons que dès l'entrée de Marie chez Élisabeth, avant même que celle-ci parle, Jean tressaillit dans le sein de sa mère et Élisabeth a compris que Marie était enceinte du Sauveur promis dans les Écritures. Élisabeth comprend que Marie est porteuse de Dieu. Marie est témoin d'une présence, elle n'a pas besoin de le dire, elle le laisse passer. Ceci provoque chez Élisabeth un chant d'action de grâce.

Nous voulons prendre le tournant missionnaire dans notre Église aujourd'hui. Contemplons ce visage de Marie dans sa visite à Élisabeth. Elle est allé partager une présence et sa joie. Nous nous interrogeons souvent sur la façon d'évangéliser. Contemplons Marie, elle ne parle pas, elle laisse passer sa joie et son Fils. Marie est un modèle du ministère de la femme dans la communauté: fait naitre la vie et en prendre soin. Marie n'est pas seulement la petite femme de Nazareth, les mains jointes et les yeux levés vers le ciel. Elle est la femme de la route, la femme tournée vers les autres, la femme docile à l'action de l'Esprit, la première missionnaire. Elle doit inspirer notre agir chrétien. Elle nous indique la route de l'évangélisation.

Marie est femme d'action de grâce dans le service. L'attitude du service commande chez Marie l'attitude de l'action de grâce devant l'action de Dieu en elle. Elle reconnait sa grande pauvreté devant la présence de Dieu, elle manifeste ainsi la puissance et la richesse de Dieu qui fait en elle des merveilles. Marie nous révèle ce que nous recommande le Pape François: Être contemplatif du monde et contemplatif de la Parole. Elle est imprégnée de la Parole et de la présence de Dieu en elle et tournée vers les autres pour partager son bonheur. elle est notre modèle d'évangélisation. Dans son magnificat, elle nous révèle un Dieu proche du monde et secours des pauvres et des petits du royaume. Ne pourrion-nous pas composer notre propre magnificat? N'avons-nous pas trop remplacé le message de Marie par des dévotions?

"Marie, la première en chemin, tu nous entraines à risquer notre OUI aux imprévus de Dieu. Et voici qu'est semé en l'argile incertaine de notre humanité, Jésus Christ, Fils de Dieu. Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi, ils sont chemins vers Dieu." G. Madore.

 

lundi, 27 mai 2019 16:18

Un passage obligé

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Dans notre Église, nous vivons un passage obligé qui dérange bien des personnes et des sécurités. Demain, nos "Fabriques paroissiales" deviendrons régionales. Elles regrouperont plusieurs paroisses actuelles. Nous cheminons vers des communautés d'appartenance ou de fraternité. Ces regroupements sont devenus nécessaires par suite de la baisse de la pratique rleigieuse, de la diminution des revenus et de l'augmentation des dépenses. Financièrement, nous sommes à bout de souffle.

Nous passons d'une paroisse territoriale à administrer à des communautés à animer, rassembler et accompagner.

Une paroisse a besoin d'un administrateur, une commnuaté a besoin d'un leader, d'un pasteur qui attire et rassemble.

La paroisse est au niveau des services et de l'administration, la communauté est davantage au niveau de la vie et des personnes.

Ceci nous oblige à voir autrement l'anmation des communautés et notre présence comme prêtre dans cette nouvelle réalité. Il y a plus de vingt ans, nous disions que nous ne pouvions plus être curé comme autrefois avec plusieurs paroisses à animer. Aujourd'hui les défis augmentent, les besoins nouveaux se font plus urgents,   nous sommes questionnés sur notre mode de présence.

La parabole du fils retrouvé en Luc m'a aidé à comprendre un peu ce renouveau. C'est le fils cadet qui met la maison en fête, c'est lui qui a réveillé l'esprit de famille avec son départ. Son départ a permis au père de retrouver ses entrailles de père  de sorte qu'au retour il fut accueilli comme un fils et non comme un employé. Alors que le fils ainé pris dans ses structures ne peut entrer dans ce nouveau départ. Se pourrait-il que ce renouveau de notre Église vienne de nos fils cadets qui ont quitté l'Église et qui à cause de leur pauvreté spirituelle sont plus ouverts  à la vie? Nos fils cadets de l'extérieur pourraient-ils raviver nos entrailles de père et de mère pour faire la fête et bâtir une Église renouvelée, si nous savons les écouter?

Une autre parabole de Luc vient aussi m'inviter au discernement. La Dame  qui a perdu sa drachme balaie le maison pour la retoruver. Cette Dame m'invite à me demander ce que je dois balayer dans ma maison pour m'engager dans ce renouveau de l'Église qui m'est demander par la vie. Que me faudra-t-il balayer dans mes coutumes, mes traditions, mes célébrations ou dévotions pour prendre le virage obligé dans notre Église? C'est le temps de nous asseoir ensemble dans un moment de discernement pour découvrir ces nouveaux chemins inspirés par l'Esprit du Seigneur. L'Église de demain sera, je crois, une Église biblique davantage centrée sur la commuion et la fraternité accompagnée de pasteur selon le coeur de Dieu.

mercredi, 22 mai 2019 14:19

La joie des retrouvailles. Luc 15.

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"Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retrouvée ma brebis qui était perdu."  "Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retoruvée la pièce de monnaie que j'avais perdue." "Tuez le veau gras, festoyons car mon fils qui était mort est revenu à la vie." Voila la pointe des trois paraboles de Luc que l'on a baptisées souvent de "paraboles de la miséricorde." Je me suis souvent demandé comment manifester de la miséricorde à une pièce  de monnaie. La bible TOB coiffe ces paraboles du mot "retrouvé". Luc place ces paraboles dans une rencontre avec des pharisiens et des scribes. Jésus est confronté à des "patrons" de l'Église du temps et leur enseigne un autre mode de fonctionnement que celui qu'ils uitilisent habituellement.

Il y a les samaritains qui ont quitté le système religieux, il y a des païens autour d'eux, les galiléens ont aussi affaiblit leur pratique religieuse et quand ces gens reviennent demander un service, ils sont accueillis avec des centaines de lois et traiditions qu'ils doivent respecter. alors Jésus se permet de leur donner une petite leçon. Regarder le berger qui va à la recherche de sa brebis et se réjouit avec les autres de l'avoir retrouvée. Alors faites comme lui: allez à la recherche des gens qui ont quitté pour les rassembler dans la joie et l'amour.

Admirer la dame qui enlève les poussières qui peuvent cacher sa drachme et se réjouit avec ses voisines lorsqu«'elle l'a retoruvée. Faisons comme elle, balayons notre maison intérieure de toutes nos lois et traditions  qui nous empêchent de reconnaitre nos frères et soeurs dans la foi et de les acuceillir dans la joie et la fête.

Imiter le père qui court à la rencontre de son fils, tue le veau gras et festoye pour le retour de son fils, faites de même quand quelqu'un revient demander un service à votre Église, nous dit Jésus. Réjouissons-nous quelqu'un vient demander un baptême, une funérailles et laisosns dans notre tiroir verrrouillé les normes et lois qui repoussent et découragent.

Une parabole est un message habillé de plusieurs pelures comme un oignon. Nous ne finissons jamais d'en méditer le contenu. Et peut-être avons-nous trop souvent reporté sur le Père la pointe de ces paraboles sans nous laisser déranger. J'ai souvent utilisé la parabole du fils pour les célébrations du pardon sans trop penser qu'elle s'adressait d'abord à moi commme pasteur et à la communauté dans l'accueil des gens. A travers cette parabole, Jésus vient questionner notre façon d'accueillir les chrétiens partit et qui reviennent demander un service. Je me sens souvent comme le fils ainé qui rouspete devant le petit "voyou" qui a tout gaspillé et revient à la maison. Dans nos communautés chrétiennes aujourd'hui ne sommes-nous pas trop du côté du fils ainé? Soyons honnête un petit peu?

:e père ne demande pas de confesison, d'aveu; l'important est le fils,  son retour à la maison et non ce qu'il a fait. Cette attitude du père convertit le fils et lui permet de vivre une vie de famille. Le fils cadet peut accueillir cette nouvelle façon de vivre avec son père à cause de sa pauvreté. Le fils ainé n'a pas connu cet état de pauvre et ne peut accepter cet accueil. Il a plus de droit que le cadet. Il se situe au niveau des droits et non de la personne. A l'exemple du père, il nous faut être capable de dépasser l'agir pour reconnaitre la personne et donner le goût de revenir. Notre Église retrouvera sa vigueur grâce à notre pauvreté qui nous rend capable d'accueillir une autre forme de vie en Église.

Je vois aujourd'hui des familles organiser les funérailles d'un membre de la famille à l'écart de toute vie communautaire, comme s'ils étaient seuls au monde. Tout se règle souvent avec le responsable du salon funéraire. Souvent quand on va à l'église, tout se règle au téléphone avec la secrétaire de fabrique. L'accueil des personnes endeuilllées, la rencontre fraternelle et pastorale sont des éléments en train de disparaitre  de notre champ pastoral et ecclésial. D'autres intérêts se sont imposés par la force des choses et des criconstances et notre Église est devenue un lieu de services religieux  un peu comme un commerce. Jésus vient me rencontrer aujourd'hui pour m'inviter à revêtir la  "robe du fils, l'anneau de l'alliance et les sandales de l'homme libre" pour partir avec lui à la rencontre et à l'accueil des soeurs et des frères qui espèrent une accolade et un moment de joie fraternelle.

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