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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

jeudi, 06 juillet 2017 13:58

Un petit ruisseau m'a parlé.

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J'aime la nature et je vais souvent m'asseoir dans la nature pour écouter son silence. Hier, assis sur la rive d'un petit ruisseau, j'admirais l'eau qui coulait à mes pieds, soudain le petit ruisseau s'est mis à me parler.

"Tu vois, je coule ici depuis des années. S'il en est ainsi c'est qu'une source m'alimente constamment et me permet de couler. La force de la source conditonne la grosseur de mon débit d'eau. Il en est ainsi de ta vie. Tu es là aujourd'hui parce qu'une source t'alimente et te fait vivre. Ta vie continuera de couler dans la mesure où tu restes fidèle à ta source et de croire en elle. Et plus ta confiance et ta relation à ta source grandissent, plus le débit d'eau de ta vie sera abondant. Tu sais, en chaque être humain, il y a cette source d'eau vive  que trop de gens ignorent. Découvre la source en toi et restes-y fidèle."

Le patit ruisseau ajouta: "Je coule et mon passage patine les rochers, lèche les rives et devient source de vie pour la nature qui m'entoure. Tu sais, il en est ainsi de ta vie. Tu passes sur les rives du monde où tu patines la vie pour la rendre plus belle, tu lèches les abords de la vie pour rendre féconde cette vie que tu rencontres. La vie ne sera plus la même parce que tu es passé. Ton passage doit être source de vie pour les personnes que tu rencontres. Comme dit le psaume, comme un arbre planté près d'un cours, la vie de l'homme doit fleurrir."

Ce petit ruisseau, il est plein de message de vie. "Je coule toujours vers un cours d'eau plus grand et plus profond: vers la rivière, vers le fleuve, vers l'océan. Plus j'avance, plus je grandis. Il en est ainsi de ta vie. Chaque jour tu avances, tu expérimentes, tu approfontis ta vie et elle devient comme l'océan où plus de personnes peuvent venir s'y abreuver."

"Mais ce petit cours d'eau est puissant. si on lui met un embacle, une grande mare d'eau s'installe et soudain l'eau se fraie un autre chemin. Et la vie continue de couler ailleurs. Ça aussi c'est ta vie. Ne te laisse pas arrêter par les embûches qu'on peut créer sur ta route, fais tes propres chemins si nécessaires. Ta source est toujours là qui t'alimente. Restes fidèle à ta source et crois en elle.

Ce petit ruisseau m'a appris la spiritualité au quotidien en partant de l'université du bon Dieu. Ce sont des moments de contemplation et de richesse spirituelle inoubliable. Merci.

mercredi, 05 juillet 2017 00:26

100 ans d'histoire.

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Cet après-midi, je visitais  une églsie qui fêtera dimanche ses 100 ans d'histoire. A l'intérieur des tranches de vie sont présentées avec beauté. Cette église a vue passé des générations de chrétiens. Elle a accueillie des familles heureuses venues partager une action de grâce, elle a abrité des familles en deuil venues célébrer la vie ressuscitée. Elle a acceuilli des jeunes venus partagé leur premier repas eucharistique. Si ses murs pouvaient parlé, ils raconteraient une foule de souvenirs heureux et pénibles tout à la fois. Le coeur de la paroisse est venu y battre et laisser entre les murs bien décorés des pages de leur vie. Elle garde bien vivant les secrets de beaucoup des coeurs.

Cette église, des chrétiens veulent la conserver vivante avec ses souvenirs pleins le coeur. L'avenir de nos églises aujourd'hui est incertain. Nos églises ont été  la maison du tabernacle et des rites religieux. Aujourd'hui, ceci ne nourrit plus la vie des chrétiens. Est-ce que nos églises pourraient devenir la maison du Bon Dieu.? Je voyais des gens décorer l'église, d'autres la faisaient visiter aux touristes. Elles sont importantes nos églises pour bien des chrétiens.

Je me posais deux questions. Est-ce qu'on déploie le même souci pour décorer la vie chrétienne? Est-ce que nos églises pourraient devenir la maison du Bon Dieu? Qu'est-ce à dire? Ce bâtiment église qui ne sert presque plus pour le culte religieux pourraient-il devenir la maison de la communauté chrétienne? Lieu de rassemblement, de fraternité, de fête pour les chrétiens du milieu? Lieu où les groupes communautaires auraient une place pour leur rassemblement; où les mouvements auraient une place pour leur communauté? En fait, une maison au service de la communauté et non pas seulement pour le culte.

Evidemment, nous nous sentons plus démunis lorsqu'il s'agit de décorer la vie de la communauté. Nous mettons beaucoup de soin pour sauvegarder les bâtiments et c'est bien. Mais la vie chrétienne, les disciples du Christ, les témoins de l'Évangile ...... Il me semble qu'il y a là une piste de réflexion urgente. Il faut nous rendre à l'évidence que notre vie d'Église a été centrée sur les sacrements et la pratique religieuse sacramentelle. Depuis le Concile de Trente, nous avons fait disparaitre le sacerdoce baptismal de notre vocabulaire religieux  pour réduire la vie chrétienne à la pratique sacramentelle, et faire du prêtre l'homme de la liturgie et le seul maitre à bord. Ce qui fait que devant une société laïque nous ne sommes pas plus à l'aise qu'un poisson hors de l'eau.

Nos églises sont belles, bien décorées, plusieurs ont fière allure; si nous avons voulu avoir de jolies maisons pour le culte, ne serait-il pas intéressant aussi de réévaluer la qualité des rites que nous y célébrons?. Si les chrétiens les ont délaissés, il y a une raison. Il faut se rendre à l'évidence aussi que si nous ne rajeunissons pas notre façon de célébrer en vue de nourrir la vie chrétienne d'aujourd'hui, il y a un grand risque que l'avenir ne soit pas très prometteur. 

Ce soir, je m'endors en me disant que nous avons encore beaucoup de deuil à faire, de terrain nouveau à défricher, de discernement à vivre et de mort à accepter pour que la vie renaisse. Voila ce qu'un 100 ans m'inspire.

 

samedi, 01 juillet 2017 16:17

Un homme est mort.

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Ce matin, un homme est tombé sous les balles d'un tireur, un autre souffre de la torture dans un pays plus barbare. Cette nouvelle passe au petit écran et on dira : encore un autre et tout est fini. Notre menu quotidien est alimenté par ces faits malheureux qui deviennent presque coutumiers. A côté, d'autres se suicident et on dit : Pauvre malheureux.

Et la parole de notre Dieu de ce dimanche nous invite à donner et à protéger la vie. Le couple qui accueille le prophète Élisée verra naitre la vie qui semblait impossible. L'accueil du Christ et de sa parole assure la vie. Alors je me dis: il y a deux mille ans que le christianisme existe et la vie a tellement de misère à exister en paix.

En ce jour de la confédéraiton canadienne, nous pouvons penser au sort réservé aux amérindiens qui étaient ici avant nous. Nous pouvons penser à toutes ces vicitmes des pouvoirs qui voulaient s'accaparer le territoire et aujourd'hui encore aux étrangers qui viennent ici chercher un peu de paix et de joie de vivre.

En méditant ce matin, le texte du prophète Aggée me revient en mémoire. Le prophète invite les juifs qui au retour de l'exil   veulent rebâtir le temple à regarder les chemins pris et où cela les a conduits. Il leur demande d'aller à la montagne et de rapporter le bois pour reconstruire le Temple. Le prophète nous invite à discerner les chemins pris qui nous ont conduit là où nous sommes.Il nous invite ensuite à discerner avec la Parole de Dieu quels chemins prendre pour bâtir le royaume de Dieu chez nous. Ag. 1,6.

Ne devrions-nous pas discerner les chemins pris depuis la Révolution tranquille au Québec et qui nous ont conduits à des églises vides et un peuple agressif? Ne devrions-nous pas discerner avec le peuple chrétien, hors les murs, pour savoir de quoi il a besoin pour vivre sa vie chrétienne? Le Pape Fnançois nous invite à être des contemplatifs du peuple pour en connaitre les besoins et les espérances et donner la nourriture nécessaire pour bien vivre leur vie cvhrétienne au jour le jour..

Je me dis que le Canada retourvera sa fierté lorsque nous pourorns nous asseoir ensemble et découvrir les valeurs des peuples fondateurs et l'importance des luttes qui ont jalonné son histoire. Notre Église retrouvera ses galons le jour où nous pourrons nous asseoir et redécouvrir l'Évangile de Jésus Christ, lumière de notre vie chrétienne et vie en Église. Bonne Fête aujourd'hui.

jeudi, 29 juin 2017 13:38

Saint Pierre.

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L'apôtre Pierre est venu me visiter ce matin au moment de ma méditation et il m'a questionné le cher homme. Dans le texte des Actes 12, 1-11, On raconte que Pierre emprisonné et bien attaché avec des chaines fut libéré par un ange. Il s'est retrouvé dans la rue au milieu des gens et de la vie.

Pierre en bon juif était fidèle aux prescriptions de sa  loi juive. Il était emprisonné dans ses traditions, ses coutumes, ses exigences. L'Évangile avait de la difficulté à se faire une place, alors l'ange lui fit comprendre la liberté de l'Évangile et il s'est retrouvé au milieu du peuple, au milieu de la vie pour annoncer le ressuscité.

Alors Pierre est entré chez moi pour me demander d'identifier mes chaines qui me retiennent prisonnier  et m'empêchent de me retrouver au milieu de la vie en vue d'annoncer le ressuscité. Il est dérangeant ce brave Pierre. Nous nous retrouvons beaucoup au temple avec des célébrations, des rites. Le moindre petit événement est célébré avec une messe et le peuple n'est plus là. Pierre me dit: libère-toi et va dans la vie, au milieu du peuple, c'est là qu'est ta mission. Ce n'est pas facile de s'arrêter pour discerner et admettre ses chaines à rompre pour avancer.

L'ange qui a libéré Pierre est en moi, c'est la force de l'Esprit Saint qui m'habite et éclaire mon agir. C'est la question que Jésus pose aux apôtres: Pour vous qui suis-je?  Tu es celui qui m'a donné une mission, celle d'anoncer au monde la liberté de l'Évangile et qui m'as promis d'être présent en moi comme du bon pain pour me soutenir dans ma "job". J'accueille ce clin d'oeil de Pierre aujourd'hui qui m'invite à me libérer pour annoncer un ressuscité.

 

mardi, 27 juin 2017 16:51

Conscience.

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"Un homme trouva un oeuf d'aigle et le plaça dans un poulailler. L'aiglon vint au monde avec une couvée de poussins et poursuivit sa croissance avec eux.Se prenant pour un poulet, l'aigle ne cessa d'imiter le comportemant des gallinacées qui l'entouraient. Il gratta la terre afin d'y trouver des vers et des insectes, ne s'élevant qu'à quelques centimètres du sol.

Les années passèrent et l'aigle devint vieux. Un jour, il aperçut, volant dans le ciel sans nuage, un magnifique oiseau. Avec une grâce majestueuse, ce dernier se laissait porter par les courants, agitant à peine ses puissantes ailes dorées. Le vieil aigle le regardait, émerveillé. "Quel est cet oiseau", demanda-t-il? "C'est l'aigle, le roi des oiseaux" lui répondit l'un de ses compagnons. "Il appartient au ciel. Nous, nous apprtenons à la terre, nous sommes des poulets."

"C'est ainsi que l'aigle, dans la certitude d'appartenir à la basse-cour, vécut et mourut en poulet." Antony De Mello. Dans le livre Quand la conscience s'éveille.

C'est trop souvent l'histoire de bien des êtres humains qui meurent en poulet parce que personne ne les a éveillés à leur conscience, à leur capacité ou pire encore quand on les a éteint.  Nous sommes trop souvent le bourgeon de l'uniformité, de répéter ce que l'on nous a dit de faire, victime du permis et défendu. Éveiller quelqu'un à sa concience, à ses capacités,    c'est l'inviter à grandir selon la musique de son être, disait Jean Vanier.

mardi, 27 juin 2017 00:20

Une messe en deux temps.

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Le 24 juin, je présidais l'Eucharistie dans une petite chapelle à l'occasion de son ouverture pour la saison d'été. L'Eucharistie était suivie d'un brunch et d'autres activités. L'assistance à l'Eucharistie était composée de personnes âgées. Dès que le dîner commença, la chapelle se remplie de jeunes couples avec leurs enfants. Ce fut un bon moment de fraternité.

Je regardais l'événement et je me disais: nous vivons une messe en deux temps. Pour le rite, il n'y avait que des personnes âgées et toute la communauté était rassemblée pour le temps de célébration et de fraternité. Je me demandais pourquoi ne pourrions-nous pas faire une célébration qui rassemble toute la communauté et qui soit prière et action de grâce. Comment se fait-il que notre célébration soit ainsi décroché de la vie et n'intéresse plus que des vieux?

Sommes-nous assez enfermés dans nos pratiques et nos rites pour délaisser ainsi la vie? Il me semble que Jésus ne nous a pas donné un rite à faire, mais une vie eucharistique à vivre et célébrer. Ne serait-il pas intéressant de nous asseoir pour discerner avec les jeunes des façons de célébrer qui nous rassemblent autour du même Seigneur. La question est lancée.

jeudi, 22 juin 2017 16:35

50 ans, Imaginez!

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Fêter 50 ans de vie, c'est à la manière d'un alpiniste regarder le chemin parcouru pour en tirer des leçons. Sur le sommet de la montagne, l'horizon s'élargit, le regard va plus loin, les aspérités de la route s'estompent pour laisser place à la joie d'être rendue jusque là.

Un vieux sage disait que la vie était un long chemin donné pour découvrir la beauté de notre être intérieur. Assis sur mes 50 ans de ministère sacerdotal, je découvre la beauté de là où je suis rendu tant dans la découverte de mon être que de la beauté de l'Église que j'aime et que la vie m'a appris à découvrir de l'intérieur.

Il y a 50 ans, je rêvais d'être un bon curé de paroisses à l'exemple de mes prédécesseurs. J'avais le goût de faire marcher une Église prganisation religieuse dans laquelle j'avais grandi. Soudain un ouragan est passé qui a boulerversé mes rêves et ébranlé mes convictions. La société du Québec se transformait rapidement et tellement vite que nous ne pouvions pas suivre. Nous sommes devenus étrangers dans notre propre Église.

Doucement, la vie m'a fait passé de "curé" de paroisse à "pasteur" d'une communaué-Église. C'est une conversion que je n'ai pas encore bien réussie. J'ai appris à aimer l'Église du terrain, l'Église qui luttre pour apporter du pain sur la table de la famille, qui lutte pour soulager la misère autour d'elle, l'Église qui sourit à la vie et à l'avenir. Comme dit le Pape François "sentir avec l'Église."

Assis sur ma montange, mon regard se porte au-delà des murs de la bâtisse-église pour admier cette Église hors les murs qui écrit l'Évangile tous les jours. Je comprends mieux aujourd'hui ce que signifie être pasteur d'une communauté. Le "curé" fait davantage référence à un territoire: Je suis curé de deux paroisses; le pasteur fait référence à la communauté.: Je suis pasteur de deux communautés. Il faut éviter cependant de ne faire qu'un changement de mot.

Je réalise aujourd'hui que l'Église  a soif de spiritualité et non de religion. Elle a soif de sens, de significaiton. Cette Église du terrain a conserver vivante la pratique de la charité chrétienne. Apprécier l'Église seulement au niveau des personnes qui viennent à la messe, c'est comme apprécier un volume à partir seulement de la couverture. Voila une parcelle des réflexions que m'inspirent mes 50 ans de ministère.

mercredi, 14 juin 2017 14:13

50

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Il y a déjà 50 ans que Mgr Jean-Marie Fortier m'a ordonné prêtre. Aujourd'hui, asssi au balcon de ma vie, je veux jeter un bref regard sur la route parcourue.

D'abord, j'ai grandi à St-Octave de l'Avenir, village d'arrière pays, où il fallait défricher, faire reculer la forêt pour se bâtir un lieu pour vivre. Nous avions près de 40 ans de travail, nous avions bâti une ferme à bout de bras lorsque des Messieurs bien endimanchés sont venus nous dire qu'il fallait partir. Il a fallut quitter, laisser derrière nous ces années de labeur pour recommencer ailleurs, victimes d'un système sans coeur. Dès notre départ, ils ont replanté de petits sapins là où nous les avions enlevés. Ce fut aussi ma vie comme pasteur et a marqué toute ma vie.

Au lendemain de mon ordination, mon Évêque m'envoya étudier en Europe. J'ai reçu de l'enseignement des théologiens du Concile: Le Père Congar, Chenu, Jounel et compagnie. Ils m'on planté dans le coeur une autre vision d'Église que celle que je portais. De retour en Gaspésie, j'ai voulu défricher cette Église moins cléricale, davantage communauté et peuple de Dieu. Mgr Ouellet à l'époque nous a orienté vigoureusement vers cette Église. Nous avons inventé des structures, des projets en pastoral, des conseils, des équipes, mais cela n'a pas tenu le coup de la transformation rapide de la société du Québec. En 2002, l'Église était ailleurs. Quelqu'un est arrivé dans notre Église et nous a dit que nos projets n'étaient pas bons, il les a fermés et a "replanté des petits arbres là où nous les avions enlevés." Alors j'ai pris un genre de retraite et je suis allé défricher ailleurs.

J'ai pris mes distances de l'Église de Jérusalem avec son temple et ses rites pour me rapprocher de l'Église de la Gallilée et de la Samarie de nos paroisses. Là, il y avait dans cette "Église hors les murs" une Église vivante au plan de la charité au quotidien. Seize services communautaires avaient grandi au service de la vie, plus de 100 bénévoles ouvrent chaque semaine la porte de la miséricorde pour secourir les familles en difficulté, les femmes victimes de violence, les gens en déroute psychologique, etc. Pendant que nos structures pastorales s'écroulaient, les services mis en route par les chrétiens au service de la vie grandissaient."Ce que vous faites aux plus petits d'entre les miens, c'est à moi que vou sle faites."

J'y ai toruvé aussi une Égise qui a soif de la Parole de Dieu et de spiritualité. Les gens sont souvent allergiques à la pratique sacramentelle mais plusieurs ont soif de sens, de valeurs évangéliques, soit de fraternité. Actuellement cinq groupe de partage de la Parole de Dieu m'ont demandé de les accompagner et je touche du doigt le changement opéré dans la vie de ces personnes.

J'y ai toruvé aussi une Église blessée et souffrante. Blessée par tous les systèmes mis en place par la société tant éconimique, politique que religieux. Une Église qui a besoin d'une écoute attentive et aimante. Une Église qui a besoin d'une pastorale des fesses et de l'oreille du coeur. Prendre le temps de S'asseoir avec les gens pour les écouter là où ils sont et leur apporter la parole dont ils ont besoin pour aller plus loin. C'est ainsi que je suis heureux d'entendre le Pape François nous demander d'être des contemplatifs du monde et de la Parole de Dieu. Depuis plus de dix ans, j'essaie de vivre près de cette Église, elle me fait vivre, me rend heureux. Je découvre davantage le sens de mon ministère prsbytéral au coeur d'une communauté qui se sent abandonnée comme nous l'a dit l'Heureux Naufrage. Le petit gars de St-Octave continue de défricher ...  Je suis aujourd'hui un retraité qui s'amuse à vieillir.

lundi, 12 juin 2017 20:56

Une Église sur la route.

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Dans cette visée d'une Église en sortie comme nous le dit le Pape François, je veux aujourd'hui prendre la route. Sur cette route quelqu'un me rejoins pour cheminer avec moi, Jésus me rejoins. Comme pour les disciples d'Emmaüs, il vient réchauffer mon coeur à la chaleur des Écritures.

Avant de reconnaitre le ressuscité, les deux disciples sur la route ont laissé réchauffer leur coeur à la Parole du Christ. Nous avons besoin d'une longue digestion de la Parole de Dieu. Actuellement, je partage avec des groupes de réflexion sur la Bible  depuis quelques années. Ensemble nous voyons les changements qui s'opèrent en nous. Ce partage de la Parole doit se faire en communauté parce que nous nous auto-évangélisons. Il nous faut libérer la Parole, elle nous rendra libre et nous fera découvrir les chemins de l'Esprit dans notre monde. La Bible est un trésor qui nous est confié et que nous devons découvrir ensemble pour la réécrire dans notre monde de 2017.

Reviens souvent à la mémoire le beau texte d'Isaïe 54, 10: "Comme la pluie descend des cieux et n'y remonte pas   sans avoir arrosé la terre, l'avoir fécondée et fait germer, pour qu'elle donne la semence au semeur et le pain comestible, de même la Parole qui sort de ma bouche ne me revient pas sans avoir fait ce que je voulais et réussi sa mission." C'est la Parole semence féconde qui produit cent pour un.

L'auteur d'Hébreux ajoute en 4, 12.: "Vivante, en effet, est la Parole de Dieu, énergique et plus tranchante qu'aucun glaive à double tranchant. Elle pénètre jusqu'à diviser âme et esprit, articulations et moëlle." C'est la parole scanner qui détecte les besoins profonds.

En Jean 15, 1-3, nous lisons: "Moi, je suis la vigne, la vraie, et mon Père est le vigneron. Toute branche ne portant pas de fruit il l'enlève; et toute celle qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'elle porte plus de fruit. Déjà vous êtes émondés par la Parole que je vous ai dite." Il s'agit de la Parole sécateur qui coupe ce qui ne produit pas ou émonde pour améliorer la production.

L'Apocalypse nous dit 10, 9: "Je priai l'ange de me donner le livre, il me dit: Tiens, mange-le; il te remplira les entrailles d'amertume, mais dans ta bouche, il aura la douceur du miel. La Parole est nourriture pour la vie.

C'est en communauté Église que la Parole devra être lue, commentée et expliqée. Je ne crois pas à l'avenir de l'Église en dehors de ce long réchauffement à la Parole de Dieu. La Parole qui est écrite comme celle que nous écrivons chaque jour. La Parole de Dieu est vérité et sa loi délivrance.

vendredi, 09 juin 2017 15:46

Une Église en sortie.

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Notre bon pasteur François nous invite à une Église en sortie, une Église des frontières. C'est une démarche de plus en plus nécessaire, mais je suis craintf un peu. Dans nos Églises locales quelle couleur prendra cette Église en sortie. Ferons-nous une démarche de conversion ou de récupération? 

La société devant nous est différente et a des besoins différents, des soifs différentes. Il me semble que notre premier mouvement est de s'asseoir avec le chrétien d'en face pour connaitre ses besoins, ses soifs et travailler avec lui à bâtir demain. Actuellement nous partons beaucoup de la structure, du prêtre pour proposer un cheminement aux communautés. Nous voulons assaisonner nos recettes différemment et ça me questionne beaucoup.

Un théologien  du Québec faisait une comparaison dernièrement. L'Église du Québec est comme la femme hémoroïse de l'Évangile (Luc 8, 43-50). Cette femme avait rencontrer plusieurs médecins qui l'avaient ruinée et son état n'a fait qu'empirer. Il a fallut qu'elle rencontre Jésus Christ. Depuis la révolution tranquille, notre Église a rencontrer bien des prêtres, religieux et religieuses,des évêque qui ont proposer des projets en pastorale et l'état de l'Église n'a fait qu'empirer. Elle est ruinée à la fois au niveau du capital humain et du capital argent. Elle devra rencontrer le christ de l'évangile et de la vie pour voir son état s'améliorer. Notre mission sera donc de favoriser cette rencontre du peuple chrétien avec le Jésus ressuscité et la spiritualité de vie qu'il propose.

IL me semble aussi qu'il nous faudra passer du leadership au "disciplership". Jésus nous dit: "Allez, faites des disciples."  Il me faut d'abord commencer par être moi-même disciple du Christ. Si je ne suis pas disciple, je ne ferai jamais de disciples. Être disciple, c'est mettre ses pas dans ceux du Christ, me placer à son école et faire route avec lui. Si je n'apprends pas à être disciple et à faire naitre des disciples, je ne serai jamais un leader. Voila ami lecteur mes élucubrations, je reviendrai.

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