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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

samedi, 08 août 2020 14:00

Devenir créatif.

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Le temps de confinement nous aura fait découvrir notre qualité foncière de créateur. On nous dit que nous sommes fait à l'image et ressemblance de Dieu. Et Dieu nous est présenté dans un premeir geste créateur dans la Genèse. Ne serions-nous pas nous aussi des êtres créatifs? Le temps de confinement nous a révélé des artistes de tout acabit se manifesté avec beaucoup de créativité ce qui a permis à l'art de survivre bellement à ce confinement. Le génie de l'être humain est un génie puissant qui peut s'adapter aux différentes situations de vie.

Pendant ce temps de confinement des personnes ont réalisé l'importance du silence, l'importance de prendre du temps pour soi, l'importance de la vie de famille; certains ont redécouvert les valeurs spirituelles profondes au coeur de l'être humain, d'autres auront découvert l'importance de l'être sur le faire. Les artistes à la télé nous font découvrir l'influence positive que le confinement à provoqué dans leur vie. Les individus ont découvert des richesses intérieures mises en veilleuses trop souvent par le travail, la réussite, le rendement ou la volonté de paraitre. Le confinement nous a fait passer du paraitre à l'être. Une médaille a toujours deux côtés et s'il y avait un côté négatif, nsu avons exploré aussi un côté positif.

Comme chrétien qu'avons-nous découvert? À quoi nous a conduit ce temps de confinement? J'avoue que je n'ai pas vu beaucoup de chose sur le sujet sauf notre désespérance de ne pas avoir de messe. Pour ma part, j'ai mieux compris l'importance du silence dans ma vie spirituelle. Ce temps de silence nous met en communion profonde avec le Dieu qui nous habite. Ce temps de silence et de non célébration m'a fait mieux réaliser le vide spirituel que les chrétiens vivent en grand nombre aujourd'hui. J'ai essayé de découvrir et faire découvrir qu'avant la communion sacramentelle, il y avait un état de communion indipensable pour une bonne communion au sacrement de l'Eucharistie. Je me suis créé des moments de silence-communion qui m'ont comblé. Je me suis créé des façons de célébrer l'Eucharistie qui m'ont remplie de la présence divine. Je me suis dit: si nos artistes sont assez créateurs pour inventer des moments de communicaiton pour survivre dans leur art, pourqui , moi, je ne pourrais pas dans ma vie spirituelle me créer des moments de célébrations et de prière qui me nourrissent.  Le confinement m'aura fait dépasser le rite pour attreindre un niveau de célébration qui puisse nourrir ma foi et mn engagement chrétien. 

C'est à cela que je voudrais vous inviter ce matin: être créateur ou créatrice dans votre vie de prière et de communion avec le Seigneur. Développer des formes de prièrs et de célébrations qui vous fassent sortir des ornières de la coutume et du répétitif pour à l'exemple du Dieu crésateur devenir créateur de vie et de bauté. Nous sommes invités à devenir créateur et créatrice de VIE.

 Une belle réflexion à lire: Natacha St-Pier: Chanter le foi. Laissons-nous évangéliser.

vendredi, 07 août 2020 14:20

Un leader. Mth 14, 22-28.

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Jésus fut un leader, nous dit Mathieu aujourd'hui. C'est qui ou quoi un leader au juste. Un leader est quelqu'un qui prend la tête et entraine à sa suite. C'est quelqu'un qui invite à se dépasser, à reconnaitre ses dons et charismes et à les mettre au service de la communauté.  Ce n'est pas quelqu'un qui décide, mais donne le goût de faire ensemble. C'est quequ'un de plus grand que nous et nous  à devenir plus grand avec lui. C'est quelqu'un qui par son exemple et son témoignage de vie donne le goût d'aller plus loin et de servir. C'est quelqu'un qui laisse derrière lui un groupe capable de cntinuer le travail commencer. Jésus a laissé derrière lui un groupe d'apôtres qui ont permis que l'Évangile et son message d'amour parviennent jusquà nous.

Je cois que notre société et nos Églises ont un urgent besoin de leaders. Ma conviction est que le prêtre dans une paroisse est un leader. Mais un leader n'est pas quelqu'un qui délègue des choses, mais un éveilleur de leaders. Un leader ne donne pas un moeceau de ce qu'il est quitte à le récupérer quand bon lui semble; il éveille les chrétiens à leurs leaderships et leur repsonsabiltié. comme Église. dans la société. Il en est ainsi des politiciens qui doivent être non des maitres mais des leaders, des éveilleurs.

Dans la situation vécue en Église aujourd'hui, nous avons un urgent besoin de leaders qui fassent naitre des communautés. Les communautés paroissiales, dimension juridique ou territoriale, vont disparaitre. Ce n'est pas un problème parce que l'Église est une communauté de chrétiens autour de Jésus Christ.  Le problème majeure que nous devons affronter est de faire naitre des communautés de disciples et de témoins.  La difficulté n'est pas de croire en de nouvelles façons de vivre en Église, mais c'est de laisser nos façons actuelles, nos sécurités et surtout notre pouvoir. 

La société est traversée par un fort courant encore embryonnaire de démocratie. Les  gens veulent avoir leur mot à dire dans les décisions qui les concernent et sentent qu'ils sont écoutés et non seulement entendus. L'Église n'est pas une démocratie, ni une ploutocratie, ni une oligarchie; elle est autre, elle est communion de personne rassemblées par le Christ. Elle n'est pas modelée sur les formes des diverses sociétés, elle a un caractère unique. Dans l'Église , il n'y a pas de maitres qui commandent, il n'y a que des leaders qui entrainent sur les pas de Jésus Christ. C'est ainsi qu'aujourd'hui la tâche de pasteur avec beaucoup de parroisses devient très difficile.  Nous sommes invités, nous chrétiennes et chrétiens, à découvrir nos charismes déposés en nous par l'Esprit du Seigneur et à nous engager sur le route de l'évangélisation. Nous devons retrouver la mission du Christ au coeur de notre monde  et mettre nos charismes au service de cette mission. Notre premier mouvement sera de nous tourner vers la Parole de Dieu qui éclaire notre route et notre engagement chrétien. Le Seigneur nous invite à devenir comme lui leader de l'amour, de la foi, de la miséricorde dans notre monde. Nous sommes invités à prendre le leadership dans la nouvelle naissance de l'Église, le leadership du prophétisme à l'exemple du Christ. Nous sommes invités à prendre la spiritualité de Nazareth qui est spiritualité de la naissance,  du prophétisme et de l'Évangile. N'ayez pas peur, je suis là avec vous, nous dit Jésus.

jeudi, 06 août 2020 13:55

Sur la montagne.

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Dans l'Évangile, Jésus m'invite avec lui sur la montagne, Mth 17, 1-9. Jésus m'invite à un moment de silence intérieur pour faire l'expérience de sa présence en moi. Le temps de conmfinement est propice à ce temps de rencontre intérieur avec mon Seigneur.  Aller sur la montagne avec le Christ, c'est se donner ce temps de communion avec lui. Dans le silence nous pouvons laisser sortir de leur cachette nos joies, nos peines, nos espoirs et nos rêves et leur donner de l'espace. Nous pouvons aller sur le montagne dans la maison près de la table de cuisine, dans la nature comme dans une église il s'agit simplement quand nous le trouvons de le chrérir. C'est dans le silence que nous découvrons vraiment qui nous sommes. C'est dans le silence aussi que je découvre la mission du Christ pour moi aujourd'hui. Parfois le silence nous fait peur. Se trouver seul face avec soi-même n'est par toujours un repos. Là aussi nous devons conserver la persévérance.

Le texte de Mathieu nous dit: Une nuée lumineuse les couvrit de son ombre. J'ai aussi à découvrir ce qui vient faire  de l'ombre dans ma vie intérieure. Quels sont les nuages, les zones d'ombre qui m'empêchent de rencontrer vraiment le Seigneur. Ce peut être mon travail, mes préoccupations pécunières, des inquiétudes pour mes enfants, il me faut découvrir ces zones d'ombre pour les traverser sereinement. Jésus m'attend au pied de ma montagne  pour la mission. "Releve-toi et sois sans crainte" me dit Jésus, je suis avec toi. 

Le silence m'apprend la première qualité de la prière: l'écoute. Le foyer de toute prière est bien l'écoute.   Écrivait Making All Thing New Prier, c'est d'abord être tout oreille pour Dieu. Prier n'est pas d'abord dire des prières à Dieu, c'est écouter le Seigneur parler à notre coeur. Nous pourrons nous convertir à l'Évangile et à la pratique de la vie chrétienne que dans la mesure où nous écouterons ce que le Seigneur vient me dire aujourd'hui. Dans notre contexte de société le Seigneur me parle à travers les événements et les personnes. Actuellement nous recommençons les activités dans nos églises et des questions surgissent: Quelles églises nous allons ouvrir d'abord? Nous trouvons le gouvernement trop restrictif sur l'ouverture des églises: Il ouvre les bars mais pas les églises. Cela nous conduit à une question fondamentale: Qu'est-ce qui est le plus important pour nous? Ouvrir des bâtisses de pierres ou bien ouvrir les coeurs à la vie avec Dieu  et amener des témoins sur le terrain? Partir à la défense des personnes âgées qui manquent de soin et de senfants qui meurrent martyrs? Où est-ce que je mets mes priorités? L'un n'exclut pas l'autre évidemment, mais ..... Jésus m'invite avec Lui sur la montagne pour découvrir mes priorités. Bonne journée.

 

mercredi, 05 août 2020 14:20

Des vagues sont passées.

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La vague de la Covid-19 a déferlé sur le Québec laissant une trainée de décès. Mais cette vague a fait surgir la situation précaire de nos maisons de santé et leur incapacité à répondre aux besoins des personnes âgées.  Des personnes se sont levées pour dénoncer ce vécu pas très dignes des vieillards en soins prolongés.

Une autre vague est passée, celle des dénonciaitons de violence faite aux femmes les blessant dans leur dignité et leur être d'être humain. Cette vague  fait ressortir la faiblesse de notre système de justice mal préparé pour rendre jsutice à ces personnes.

Une autre vague souffle sur le Québec, celle d'enfants disparus, maltraités et subissent la mort trop souvent. Cette vague a fait ressortir notre incapacité comme société de protéger ces êtres les plus faibles et  de prévenir ces actes criminels en même temps d'accompagner  les auteurs  pour éviter d'autres désastres dans l'avenir.

Toutes ces vagues ont fait ressortir le vide spirituel dont souffre notre société, la soif de sens et de valeurs,  et en même temps notre incapacité de combler ce vide. Nous avons attendu silencieusement l'ouverture des portes de nos temples en rouspétant contre le gouvernement qui ne répndait pas à nos désirs. 

C'est dans l'adversité et devant l'inconnu que l'on découvre de "quel bois chacun et chacune se chauffent." Comme chrétien, comme prêtre aujourd'hui je suis questionné par ma façon de répondre à la mission du Christ: "Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites." Pourtant l'Église du terrain s'est levée pour dénoncer ces situations: infirmères, médecins, préposés, parents,   

Toi, mon églises aux chaises vides, ton Dieu aurait-il disparu? Ta religion a pris des rides, Dieu est parti vivre dans la rue.  Je parodie un peu ce chant:

J'ai toruvé ton visage dans le regard triste du vieillard qui meurt assoifé d'amour, j'ai trouvé ton visage dans les yeux terrifiés de l'enfant qui voit le couteau de lever pour le frapper. J'ai toruvé ton visage dans le regard de l'adulte affamé de liberté, de sens à sa vie, et désespéré. Mon Dieu, tu es parti vivre à la rue.

Inspiré du chant de Jean=Claude Gianadda. 

 

mardi, 04 août 2020 19:10

Une vocation.

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"L'homme a une belle fonction, celle de prier et d'aimer." Ce sont les mots d'une catéchèse pour la fête du Saint curé d'Ars. Prier et aimer sont des actes de communion. L'être humain est d'abord un être de communion, communion avec son Dieu et avec les autres humains. Prier, c'est entrer en communion avec Dieu et les autres. Prier n'est pas d'abord des mots, mais une atitude de communion profonde. Prier est un acte d'amour envers Dieu. Prier n'est pas simplement dire des formules de prière,  ces formules sont parfois nécessiares pour nous mettre en situation de prière. Notre grande vocation de disicple du Christ est d'être un être de communion dans l'amour et la prière. Le curé d'Ars est un exem^ple qui doit inspirer notre vie.  Il fut un être rempli d'amour du Seigneur et de ses frères et soeurs, il fut un être de communion. Que Saint Jean-Marie Vianney nous accompagne afin que nous vivons pleinement notre vocation d'aimer.

 

lundi, 03 août 2020 14:02

Jésus marche sur la mer.

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Dans l'Évangile de ce matin, Jésus rejoint ses disciples en marchant sur les eaux au milieu de la tempête. J'ouvre la télé et on me présente des situations de tempête à cause de la covid-19 et du port du masque. Un vent d'agressivité souffle sur notre coin de pays, ça me fait penser à mon adolescence avec mes petites crises de croissance. Nous vivons un temps difficile où nous avons des deuils à faire et un regard fort et serein à poser sur l'avenir. Nous vivons un temps où il est important qe nous soyons ensemble coude à coude regardant vers l'avenir. Jésus vient marcher sur nos tempêtes intérieures et nous appeler au calme.  Nous vivons beaucoup "à fleur de peau "comme on dit souvent. Ceci est le signe à mes yeux du vide spirituel dans lequel nous vivons.  Nous n'avons plus de point de repère pour nous appuyer. Nous sommes en quelque sorte prisonnier de différents systèmes qui ne répondent plus aux aspirations et besoins du peuple. Nous travaillons toujours sur les conséquences avec des lois, des normes et du pouvoir au lieu d'écouter pour bien connaitre la cause et guérir de l'intérieur. Jésus nous tend la  main comme il a fait à Pierre pour nous faire aller plus loin. Il nous faut apprendre à écouter le cri de nos frères et soeurs, comprendre ce qu'ils vivent pour apporter le baume de l'amour, de l'accueil, de la compréhension et apporter un remède sur les plaies saignantes des nos contemporains.  Le Christ aujourd'hui tend la main à travers nous. C'est notre main qui doit prendre celle de nos voisins pour avancer ensemble. "Faites ceci en mémoire de moi."  Faudra un jour mieux comprendre ce que cela veut dire pour nous aujourd'hui.

Je parlais à une vieille dame dans un CHLSD ce matin; elle a des deuils a faire pour vivre sa situation actuelle. Ce deuils ne sont pas faits. J'ai un peu l'impression de vivre la même chose en Église. Nous avons des deuils  à faire pour avancer sereinement vers l'avenir et nous restons piégés dans le passé. Ce qui fait naitre beaucoup d'insatisfaction et d'agressivité ou encore de l'indifférence. Jésus nous invite à tendre la main pour accompagner les chrétiens sur la route et non pour leur dire quoi faire. Pour leur donner la nourriture dont ils ont besoin pour grandir.  Nous sommes face à un vide spirituel que nous devons combler.  

dimanche, 02 août 2020 13:39

Du nouveau

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Cette fin de semaine et la suivante, certaines paroisses de notre diocèse vivront un changement de pasteur. L'un part, l'autre arrive. L'arrivée d'un nouveau pasteur est toujours un beau moment dans une communauté.  C'est l'accueil de quelqu'un que l'Esprit Saint mandate pour animer et acocmpagner notre vie spirituelle et communautaire. C'est souvent un nouveau départ. Quelqu'un arrive avec son expérience, ses talents, sa vision d'Église et nous entraine plus loin. Il est évident que la présence du prêtre aujourd'hui avec plusierus paroisses est plus exigeante et moins satisfaisante à la fois pour le prêtre et pour les communautés. C'est une invitation à la communauté de devenir plus responsable de sa vie et de ses moments de  rassemblements de prière. C'est une invitation pour nous, prêtre, à développer  une vie communautaire où les charismes du baptême sont mis en exercice dans la communauté. Un pasteur est un leader, un éveilleur de leaders pour faire communauté-Église. Il est évident que l'administration à la fois de la fabrique comme des sacrements gruge beaucoup d'énergie et de temps. C'est là que les charismes du baptême deviennent importants non pas pour soulager  la tâche du pasteur, mais pour assurer une bonne vie en Église. L'Église c'est nous toutes et tous, ne laissons pas le pasteur seul.  En ces fins de semaine disons MERCI à ceux qui quittent et ouvrons notre coeur à ceux qui arrivent. La vie est belle!

 

samedi, 01 août 2020 13:52

Apprendre.

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Le désir d'apprendre, la curiosité doivent deemeurer une action toujours présente dans notre vie quelque soit l'âge. Je suis toujours étonné de voir des personnes se bercer toute la journée en se tournant les pouces pour attendre l'heure du repas ou du coucher. Les journées sont longues. Apprendre, découvrir des choses nouvelles nous gardent vivants. Rappelons-nous Jean Cocteau: Plus je vieillis, plus je réalise que ce qui ne vieillit pas,   ce sont mes rêves. Quand on arrête de rêver ou d'apprendre, nous sommes déjà morts. Et hier soir, une dame Sophie disait à la télé: Si on veut apprendre et avancer, nous devons nous entourer de personnes plus fortes que nous. Un jour j'avais dit à un prêtre étranger en visite en Gaspésie: "Au sortir de mon Grand Séminaire, j'ai jeté mes notes d'étude à la poubelle et j'ai recommencé ma théologie."  Il me dit : "J'ai fait le même chose."  Aujourd'hui j'ai encore ce goût de connaitre, d'être à l'affut des dernières études publiés en théologie ou sur la vie en Église. Je suis émerveillé par tout ce qui se découvre aujourd'hui. La vie n'est pas statique, la connaissance non plus.

Si on veut apprendre et avancer, il faut s'entourer de personnes plus fortes que nous,  disait Mme Sophie. J'ai eu cette chance dès mes premiers pas en pastorale d'être porté par des gens plus forts et plus expérimentés que moi qui m'ont brassé et permis d'avancer. La vie est une puissante école. À l'université, nous apprenons des choses, dans la vie nous vivons des situations concrètes. L'école de la vie nous invite à relativiser les théories apprises. À l'université j'avais reçu des cours de théologiens du Concile comme les Pères Congar, Chenu, Jounel, sur le terrain à Gaspé, ces beaux enseignements avaient une couleur diféfrentes. L'école de la vie m'a demandé un ajustement parfois difficile. Après 50 ans, je découvre  que ces beaux enseignements que j'ai fait miens ne sont pas encore passés dans le concrêt de la vie pour la plupart. C'est une chose d'apprendre des théories, une autre chose de les vivre sur le terrain. La vie est une école dont il faut respecter le rythme, mais si on veut avancer, nous devons regarder en avant parce que c'est là que nous allons et non en arrière. Ce que je veux garder domme message ce matin est ce goût, cette volonté d'apprendre, d'avancer; de ne pas se scléroser dans idées toutes faites. Restons comme le hibou, un oeil fermé pour cueillir ses forces intérieures et l'autre ouvert sur le monde pour cueillir les leçons de vie qu'il nous apporte.. Restons vivants ouverts sur l'avenir, c'est là que le Christ resssucité nous attend. Bonne journée. 

 

vendredi, 31 juillet 2020 14:00

L'esprit de clocher.

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Depuis nombre d'annés, cette expression: L'esprit de clocher, court les rues et sème souvent la bisbille entre les paroisses. Ne pourrions-nous pas changer pour une expression positive: L'esprit d'appartenance. Si nous nous écoutions parler, je crois que l'expression "esprit d'appartenace" est plus juste. Si l'Égise est d'abord une communauté de chrétiens rassemblés autour de Jésus Christ, j'ai donc développé un esprit d'appartenance à la communauté où je vis depuis mon enfance. Cette communauté d'appartenance je ne veux pas la perdre pour aller dans une autre paroisse. L'Eucharistie n'est pas pour moi un rite que je vais chercher là où il est offert comme mon épicerie; l'Eucharistie est célébration d'appartenance, célébration de la vie ensemble. J'ai vécu dans une communauté paroissiale, j'ai travaillé ici et je veux célébrer ici avec les miens. Les chrétiens n'ont peut être pas cette vision dans leur cri, mais nous pourrions peut être les écouter et le leur faire découvrir. 

J'entends une autre affirmation qui me turlupine beaucouup: "Les gens viennent faire leur épicerie à Ste-Anne, ils ont des voitures, ils peuvent venir à la messe ici." IGA a fait la même réflexion quand il a fermé le magasin, ils viendront faire leur épicerie à Matane.  Dans ces expressions, nous exprimons notre vision d'Église. Un système qui offre des services religieux. Quelle préoccupation avons-nous des familes qui ne fréquentent plus l'église? Écoutons-nous parler, avons-nous un langage de pasteur qui rassemble dans l'amour autour de Jésus Christ?  Le Père Arnold nous appelle, les prêtres, des "fabriquants de sacrements." Dans mon antre de retraité aujourd'hui, je suis très questionné par ce vocabulaire qui reflète une mentalité pas très ecclésiale à mes yeux.

Aujourd'hui notre monde a un besoin urgent de pasteur. Mgr Ouellet me disait: quand un prêtre arrive dans une paroisse regarde les premiers gestes qu'il pose et tu sauras quel genre de pasteur il sera.  Quand un prêtre est présenté aujourd'hui, est-ce qu'il est présenté au niveau du chapitre 10 de l'Évangile de Jean? Un pasteur qui vient accomplir la mission d'amour et de rassemblement du Christ? Ou bien au niveau du droit et des finances?  Là aussi nous présentons notre vision de l'Église. J'écoute parler bien des jeunes aujourd'hui, des professeurs qui se sentent abandonnés par l'Église parce qu'ils ne pensent pas comme nous et sont plus au niveau de la vie que des pratiques. Ces gens ont besoin d'un pasteur qui connait ses brebis,  qui les écoute et les accompagne.

Nous devrions retrouver les synagogues. Ces petites communautés de vie, de prière, d'entraide, de fraternité et de célébration qui soit fête. Ce ne sera peut être plus des communauté paroissiales mais par centre d'intérêt, ce que certains appellent des communautés liquides. Il n'est plus utile de miser sur le temple, mais sur la communauté.  Bâtir de petites communautés à partir du baptême avec ses charismes, ses dons, ses ministères déposés au coeur des chrétiens. Nous pourrons ainsi retrouver le rôle indispensable du ministre ordonné comme sacrement du Christ rassembleur,  du Christ homme de communion et de fraternité. C'est ma prière aujourd'hui: Seigneur donne-nous des pasteurs selon ton coeur.

jeudi, 30 juillet 2020 15:49

Faisons la boucle.

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Les sept sacrements répondent aux sept besoins essentiels de la vie humaine, c'est à dire que toute la vie chrétienne est remplie de la présence et de l'action du Christ ressuscité. Regarder les sacrements seulement sous l'angle des signes contribuent à les voir comme des rites à accomplir et ce qui devient important est le rites bien fait, bien respecté. Le signe est extérieur et me donne quelque chose d'extérieur à moi. "Un signe sensible institué par Jésus Christ pour nous donner la grâce," avons-nous appris. Alors que le symbole nous révèle quelque chose qui m'habite et me donne la capacité de mieux la vivre encore.  Je viens à l'Eucharistie parce que je suis un être de communion et cette renocntre me permet de mieux vivre encore ma relation de communion aux autres et à Dieu. Dans le symbole je suis davantage au niveau de la vie. Le sacrement n'ajoute rien à ce que je suis comme être humain et chrétien, il fait célébrer ce que je suis et me donne la force de mieux vivre ce que je suis comme enfant du Père.  

En faisant une lecture symbolique des sacrements, nous partons de la vie et nous pouvons évangéliser à la vie chrétienne à partir des sacrements.  Nous ne sommes plus dans une catéchèse pour apprendre les sacrements, mais pour mieux vivre ma vie d'enfant de Dieu. Les sacrements nous situent à l'école de la vie. Ce qui devient important est ce qui a du sens, me fait grandir comme être spirituel et non me fait apprendre des choses. Ceci nous entraine à travailler au niveau du sens et non des rites bien faits. Le sacrement ne se réduit pas au moment de la célébration. il se situe au niveau de la vie au quotidien et nous célébrons ce vécu dans une rencontre sacramentelle avec le Christ. 

Jésus a confirmé Zachée dans sa conversion. Il a confirmé l'action de l'Esprit en cet homme en le convertissant à ses valeurs de vie d'enfant de Dieu. Au paralytique, il a donné la force de prendre sa vie en main et d'arrêter de compter sur les autres. Il guérit sa blessure qui l'empêche de vivre pleinement.  Le sacrement est le divin qui passe dans ma vie pour que ma vie passe au divin. Continuons de méditer et d'approfondir ces grandes réalités.

 

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