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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

jeudi, 01 octobre 2020 15:53

Je te salue, Marie.

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Premier octobre, le mois du rosaire commence, aujourd'hui commence aussi pour nous un nouveau confinement. Ce temps de réclusion sera un temps propice pour prier Marie et surtout pour apprendre à prier Marie. Nous avons l'habitude de réciter notre chapelet et souvent à la manière d'un magnétophone, ça déboule. Ne serait-il pas valable d'en dire moins et de mieux le prier comme beaucoup ont appris à le faire.  Il m'arrive souvent que de ne dire qu'un AVE par jour.

Je te salue, Marie, toi qui mis tant d'amour dans l'accomplissement de ton travail au quotidien et qui 'invite à faire de même.

Je te salue, Marie, toi qui fus le premier tabernacle vivant et m'appris à devenir missionnaire pour faire découvrir cette présence autour de moi.

Je te salue, Marie, toi qui accueillis la vie et jusuq'au Calvaire pour recevoir la vie nouvelle de ton Fils qui venait d'entrer dans la résurrection.

Je te salue, Marie, toi nous apprends à devenir des être de louange et d'action de grâce par ton chant de louange à ta visite chez Élisabeth.

Je te salue, Marie, toi qui, au pied de la croix, nous apprends à rester debout dans l'adversité fort de notre foi et de l'amour de ton Fils.

Je te salue, Marie, toi qui nous révèle les sentiments maternels de Dieu au cour de notre monde brisé par l'ambition, l'orgueil, le pouvoir ... 

Ainsi devient ma pirère à Marie moulée dans la vie courante et  l'Évangile. Ainsi je ne veux pas me contenter de répéter des formules apprises autrefois. elles sont nécessaires comme un point de départ vers une prière intériorisée et plus personnelle. Bon Mois du rosaire. 

 

mercredi, 30 septembre 2020 14:24

Un temple profané.

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"Vous êtes le corps du Christ, vous êtes le temple de l'Esprit Saint" clame Saint Paul et nous le répétons à chaque célébration: qu'après avoir partagé le pain nous devenions un seul corps. le premier lieu de l'habitation du Christ ressuscité est l'être humain. Hier soir, la télé nous présentait le décès d'une dame amérindienne dans des conditions inacceptables. C'était le corps du Christ bafoué, outragé, victime de propos racistes. Vis-à-vis les amérindiens, cette situation dure depuis l'arrivée de blancs en Amérique. J'ai pensé à tous ces corps du Christ bafoués et profanées depuis des siècles et encore aujourd'hui dans notre monde. Des enfants meurent de faim et martyrisés comme nous en avons vus le printemps dernier.

Ce matin à l'Eucharistie, quand Jésus dit: ceci est mon corps, j'ai pensé à tous ces corps crucifié aujourd'hui encore sur l'autel du pouvoir, de l'argent, du racisme; ces corps d'enfants, de femmes, de travailleurs  bafoués et blessés, c'est à ce corps du Christ que j'ai voulu communier ce matin. Une autre pensée m'a assailli, ce matin, mercredi, une manifestation avait été commandé par des prêtres pour réclamer une plus grande participation aux célébrations dominicales.  C'était juste. Une manifestation eut lieu cette nuit, manifestation de femmes, d'hommes et d'enfants en hommage à cette femme et pour réclamer jsutice pour ces crucifiés  du royaume. Je ne sais pas s'il y avait des prêtres et de vieux pratiquants du dimanche dans cette manifestation. Ce matin, j'étais un peu gêné de communier au Corps du christ à cause de mon silence devant ces profanations du temple du Christ.   

lundi, 28 septembre 2020 14:07

Pourquoi?

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Hier soir j'écoutai avec intérêt le jeune Rose dire: Je voulais savoir pourquoi mon père avait agit de cette façon en 1970. Il avait connu son père bon et paifique et voulait comprendre.  C'est la question que nous devrions souvent nous poser: Pourquoi. À l'époque le pouvoir politique ne se pose pas la question pourquoi, le pouvoir ne veut pas savoir, il écrase. Nous avons connu à ce moment-là des actes d'injustice graves, des bavures inacceptables, Le jeune, lui, veut comprendre. J'entendais un étudiant lors de la crise de 2012 au moment où l'assemblée nationale votait le loi qui écrasait les étudiants: Je voyais les gens que nous avions élus pour nous protége, voter une loi pour nous faire taire, pour nous écraser. Le jeune, lui, voulait comprendre. 

Dans ma méditation, je me suis posé la même question: Pourquoi nos églises sont-elles vides? Je veux comprendre. Pourquoi les enfants ne savent plus les prières que nous avons apprises dès notre enfance? Pourquoi les chrétiens n'écoutent plus les ordres du clergé? Est-ce que nous nous posons la question? Cette question, je l'ai posée à des chrétiens loin de la pratique sacramentelle. Pourquoi tu ne viens plas à la messe?  Je voulais comprendre. Leur réponse m'a fait comprendre  que nous avons mis l'accent sur le religieux et non sur la spiritualité. Nous avons mis l'accent sur la pratique et non sur les valeurs qui nourrissent, le religieux a étouffé le spirituel et les chrétiens abandonnant la pratique se sont retrouvés devant un vide spirituel profond.  Je crois que le jeune Rose nous a indiqué qu'avant d'entreprendre des chemins d'évangélisation, il est essentiel de comprendre pourquoi nous sommes là, pourquoi les chrétiens réagissenrt de telle façon autrement nous risquons de rester au dehors du besoin des gens. Nous voulons simplement commprendre. Pourquoi. 

 

dimanche, 27 septembre 2020 13:56

Le credo de la communauté.

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Ce matin, je m'amuse à méditer avec l'ami Paul dans sa lettre aux Philippiens. C'est mon credo d'aujourd'hui.

Je crois en l'Église où les membres se réconfortent et s'encouragent les uns les autres avec amour.  Je crois en l'Église où tous sont en communion dans l'Esprit Saint. Je crois en l'Église où les membres  cherchent l'unité et ne sont pas jaloux, intriguants mais vivent dans l'humilité. Je crois en l'Église où les membres essaient de vivre honnêtement les dispositions du coeur du Christ Jésus.

Oui, je crois et j'aime cette Église du terrain, Église qui souffre, qui lutte, qui aime la vie et qui fête. L'Église qui ce matin ira dans les hôpitaux au risque de sa santé soulager la souffrance des malades; cette Église qui sortira dans la rue pour porter un morceau de pain à celuiqui n'a rien à se mettre sous la dent; cette Église qui défendra les enfants et les femmes victimes de violence et posera le baume de l'amour et de la tendresse sur leurs plaies béantes; cette Église au pas lourd qui entrera à l'église pour la prière communautaire. Cette Église, elle est belle et vivante. Pour cette Église, ce matin Seigneur, je veux faire monter un chant d'action de grâce. "Que tes oeuvres sont belles, que tes oeuvres sont grandes .....

 

samedi, 26 septembre 2020 14:30

L'école de la vie.

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Pour vaincre la solitude, si solitude il y a, deux maitres s'ofrent à nous: La nature et la lecture. Dans la nature, je ne suis jamais seul. La nature m'offre une présence extraordinaire: La présence spirituelle d'un Créateur. La nature me fait découvrir la source et le sens de ma vie. La nature me fait comprendre que tout m'est donné et qu'il m'appartient de développer et de faire un bon usage de ce don magnifique,  abondant et gratuit.  La nature me révèle la liberté, la paix et la bonne entente. La nature me rempli de beauté et de grandeur dans le chant des oiseaux, le bruit de l'eau qui coule sans cesse, les montagnes silencieuses me rappellent la grandeur de l'être spirituel que je suis. La nature comme disait un philisophe est la chambre nuptiale de l'homme et de Dieu. Dans la nature, je ne suis jamais seul.

Quand je lis, je ne suis jamais seul. L'auteur s'entretiens avec moi. Hier j'ai passé la journée avec Grégory Charles dans son livre "N'oublie jamais". Grégory m'a partagé sa vie, son enfance et adolescence, il m'a fait goûter les leçons de vie de ses parents, surtout de sa mère. Il écrit pour sa petite fille un peu de son histoire. Je me permets de copier un brin de révélation qui m'a touché profondément. Son entrée à l'école fut très difficile parce qu'il était noir. Il fut ridiculisé et subit un phénomène de rejet. Il ne voulait plus aller à l'école. Un matin qu'il faisait plus froid, sa mère lui intima de porter un bérêt. Voila une deuxième raison de se faire ridiculiser. Alors grégory ne voulait plus rien savor de l'école.

Alors sa mère le prend près d'elle et lui dit: "Ton bérêt tu peux l'enlever quand tu voudras pour faire plaisir aux autres. La couleur de ta peau, tu ne pourras jamais l'enlever. Tu peux décider d'enlever ton bérêt pour t'ajuster aux autres, mais tu ne changeras jamais la couleur de ta peau et vas-tu vivre ta vie en fonction des autres. Tu peux être celui qui décide de sa vie et de ses choix. Tu peux porter fièrement ta peau comme ton bérêt et rire avec eux qui t'humilient et ne plus leur donner de pouvoir sur ce tu es."  Et Grégory est devenu ce qu'il est aujourd'hui. Dans la lecture, tu n'es jamais seul.

 

vendredi, 25 septembre 2020 14:38

On parle d'essentiel.

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Durant ce temps de pandémie nous parlons souvent d'un retour a l'essentiel et nos artistes nous ont impressionnés avec leur louables efforts. Hier soir je lisais un texte d'une théologienne qui nous orientait dans ce sens. Ce temps doit nous rendre plus conscients que nous sommes habités par l'Esprit du Seigneur et ainsi nous permettre de développer une autre façon d'être présent au monde et de vivre notre prière. Nous sommes des tabernacles vivants remplis de la présence du resssucité. Même si nous n'en sommes pas toujours conscients, le Christ ressuscité nous habite entièrement. C'est d'abord là que nous devons apprendre à le rencontrer, à l'adorer. "Nous portons le parfum du Christ ressuscité et le monde à désespérément besoin de faire l'expérience de ce parfum."   Ce temps où nous sommes privés des célébrations doit nous aider à retrouver l'Essentiel de la prière et de la communion avec le Seigneur.

C'est le temps aussi de découvrir la présence du Christ dans sa parole et de communier à cette présence. Nous avons un long chemin à parcourir pour communier au Christ dans sa  Parole. Il est présent d'une présence réelle comme dans l'Eucharistie. Il est présent sous l'apparence des mots comme dans l'Eucharistie sous l'apparence du pain et du vin.  Beaucoup se plaignent aujourd'hui que peu d'enfants savent le Notre Père. Le problème n'est pas là, mais que les enfants comme les adultes n'ont pas appris à prier. J'écoute beaucoup de gens qui sont  privés de la communion eucharistique, je me pose la question à savoir si nous communions ou si nous revcevons une hostie? Ma conviction est que nous devons revenir à la communion, que signifie communier à Jésus Christ et qu'est-ce que le Christ nous a demandé le Jeudi Saint. Ce temps de pandémie nous invite à revenir à l'essentiel. Bone journée.

 

jeudi, 24 septembre 2020 14:26

Service essentiel.

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Depuis la pandémie, nous parlons beaucoup de services essentiels. Je me suis posé cette question il y a 15 ans lorsque j'ai pris ma retraite. Maintenant sans responsabilité quel sera mon service essentiel dans l'Église? Je me suis tourné vers l'Évangile et Jésus m'a dit: Avance au large et je ferai de toi un pêcheur d'hommes. Alors, j'ai regardé les pêcheurs. Ces gens vont là où il y a du poissons et ajustent leur moyen ou instrument de pêche selon le poisson à prendre. Je n'ai pas vu un pêcheur avec une cage à homard dans un ruisseau, ni un pêcheur de baleine avec une ligne à truite. Je me suis dis: ton service essentiel est de répondre aux gens que tu vas rencontrer selon leur besoin. Je réalisais que j'étais descendu du choeur de l'église au coeur de l'Église.  C'est une belle expérience mais un moment de conversion important et nécessaire.

J'ai rencontré des poissons agressifs parce que blessés et qui n'écoutent plus notre parole; j'ai croisé des poissons indifférents parce qu'ils n'ont pas rencontrés la nourriture qui apaisait leur faim; J'ai rencontré des poissons avides de sens, chercheurs de bonheur et de paix; j'ai rencontré des poissons célébrants et pleins de foi mais incapables de comprendre le besoin des autres poissons. J'ai réalisé que tous ces gens exprimaient le même besoin: celui d'être écoutés,  aimés et accueillis comme ils sont.  Comme un bon vieux pêcheur j'ai essayé de trouver les mots, l'attitude, l'approche qui me permettrait de répondre aux cris qu'on me lançait. J'ai vite compris que tous mordaient au même hameçon: Celui de l'amour. Mon service essentiel n'est pas tant de dire des choses aux chrétiens  mais de leur dire Jésus Christ par mon attitude et ma façon de les accueillir et de les aimer.  J'ai compris que mon service essentiel n'était pas tant de dire la messe que de vivre l'Eucharistie, vivre la mission du Christ au coeur de la communauté. J'ai vécu un temps de conversion à l'écoute et la méditation de la Parole de Dieu.

De là est né avanceaularge.com où j'essaie, avec mes pauvres moyens, de parler simplement aux chrétiens et chrétiennes à la recherche de sens et de la Parole de notre Dieu. J'accompagne des groupes de partage de la Parole depuis près de douze ans et je touche du doigt le cheminement accompli par mes frères et soeurs qui fréquentent la Parole. Le temps de pandémie m'a conforté dans ce service qui pour moi est essentiel pour notre monde aujourd'hui. Je ne vous partage pas cette aventure ce matin pou rme "pavaner". Je veux porter simplement un petit témoignage de foi de ce que la Parole de Dieu fait dans ma vie, combien ceci vient me faire vivre l'importance et nourrir  ma vie de prêtre au service des chrétiens. Je souhaiterais que le temps de pandémie qui nous prive des rassemblements dominicaux nous fassent découvrir ce besoin essentiel d'une nourriture spirituelle adaptée à nos besoins et fasse grandir notre vie de prière où on ne répète pas nécessairement des prières, mais où l'on prie.  Revenir à l'essentiel. Souvenons-nous que toutes les personnes  mordent au même hameçon: celui de l'amour et de l'accueil inconditionnel. Bonne journée.

 

mercredi, 23 septembre 2020 14:01

Changez le monde.

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"Soyez des vivants avec des idéaux, des gens qui changent le monde, ne restez pas immobile, ne soyez pas des statues comme le femme de Loth." Le Pape François à des jeunes. Ouf! quelle mission! La vie est un voyage et, malgré les difficultés et les erreurs, il faut se relever et se remettre en route, ajoutait-il. Ceci peut être vrai aussi pour quiconque d'entre nous. Albert Einsten écrivait: "Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause des gens qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et ne font rien." Il y a là tout un travail d'éducation. 

Dans notre Église, nous parlons beaucoup d'évangélisation. Évangéliser c'est apprendre à être des êtres humains le plus pleinement possible et à entretenir des relations humaines enrichissantes. Éduquer aussi bien qu'évangéliser c'est apprendre à devenir de plus en plus humain. C'est ainsi developper l'art des rencontres qui font grandir. Éduquer, évangéliser, c'est apprendre à quelqu'un à prendre sa place dans la société, à ne pas être un haut-parleur pour répéter ce que l'on dit, mais à devenir un être libre pour tracer son propre chemin dans la société où il s'insère. Il me semble que c'est l'invitation du Pape François.

On dit souvent: Faut faire de la place aux jeunes dans la société et dans l'Église.  Il me semble que nous parlons comme des propriétaires qui donnent des morceaux à d'autres, de petites miettes qui "tombent de la table du maitre."  Ne vaudrait-il pas mieux changer notre phrase. Ils sont l'Église et la société comme nous, pourquoi avons-nous accaparé l'Église et la société. Ne vaudrait-il pas mieux se dire: éduquons les jeunes à prendre leur place aujourd'hui et demain dans l'Église et dans la société.  Apprenons-leur a vivre leur idéal de vie, accompagnons-les dans leur recherhce de sens et de liberté. Au lieu de leur apprendre à être ce que nous voulons qu'ils soient, accompagnons-les pour qu'ils deviennent ce qu'ils sont. Ensemble apprenons à devenir des bâtisseurs de rencontres, bâtisseurs de liens, des bâtissieurs de communautés à leur façon et avec leurs charismes.  Il est évident que ceci est déstailisant pour les structures bien établies et plusieurs structures disparaitront victime de leur incapacité à se laisser déstabiliser écrit Albert Jacquard. Ceci est vrai aussi pour la personne; nous pouvons rester sur le quai de la gare avec notre expérience sans jamais monter dans le train de la vie et devenir étranger à la vie. Continuons à méditer. Bonne journée.   

 

mardi, 22 septembre 2020 16:56

Une injustice.

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Nos Évêques dénoncent ce qui est considéré comme une injustice dans la réouverture des églises à la suite du confinement. Les églises sont placées sur le même terrain d'analyse que les bars. Ça m'apparait une drôle de comparaison.  L'Église existe au Québec depuis 400 ans et elle a droit de cité à sa juste valeur. Nous avons évacué l'Église de la place publique et elle est presque devenue un ennemi. Cependant, moi, j'ai une certaine gêne et je comprend d'une certaine façon la réaction politique même si je la crois injuste. Pour moi, ça sent le système religieux qui défend sa place au soleil. Nos systèmes tant de la santé que de la protection des enfants ont souvent dérapé de leur objectif de prendre soin des personnes. Des personnes âgées comme des enfants sont victimes et parfois martyres  de ces systèmes. Des familles sans revenues ont le ventre vide devant un système économique qui enrichi les riches et affame les plus pauvres. Il me semble que comme chrétiens, nous devrions être d'abord  à la défense de ces personnes contre l'injustice dont elles sont victimes. Nous connaissons beaucoup de suicides, de jeunes malheureux victimes de systèmes qui ont perdu beaucoup d'humanité; comme chrétiens nous devrions être debout à la défense de ces victimes. Ne pourrions-nous pas nous demander aussi pourqui 95% des gens ont quitte l'Église et sont indifférents devant la qualité de la réouverture des bâtiments.  Je me sens un peu questionner quand j'entends dire que nos églises sont plus près de salles de spectacles que des bars. Est-ce que la messe est devenue un spectacle? Je comprends ce que l'on veut dire, mais je suis triste de cette comparaison. Notre messe est un spectacle auquel les chrétiens assistent.  

Chaque jour, je suis en contact avec des parents et des jeunes blessés qui ne veulent plus rien savoir de la religion. Des chrétiens en recherche de sens et de spiritualité. Pour moi, c'est là une priorité qu'il ne faut pas négliger: Savoir écouter, comprendre, aimer. S'il est normal de défendre notre droit de célébrer, ne  devrions-nous pas avoir le même zèle à défendre les victimes d'une société dont le souci est le rendement et non le soin des individus. J'en suis là dans ma méditation.  

 

lundi, 21 septembre 2020 14:19

Une belle page à méditer.

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Ce matin, la liturgie nous fait écouter Saint Paul qui s'adresse aux Philipiens. Mais les Philipiens sont loin de nous, alors disons qu'il s'adresse aux Gaspésiens. Chers chrétiens de la Gaspésie, du Québec, votre vocation baptismale vivez-là dans l'humilité, dans la douceur, la patience, supportez-vous les uns les autres et gardez l'unité. A chacun d'entre vous , la grâce a été donnée selon la mesure du don de l'Esprit Saint. Parmi vous, il y a des apôtres, des témoins de l'amour du Christ, des prophètes, des pasteurs et des personnes qui ont le don de l'enseignement. Ces dons vous permettent de veiller à l'organisation du corps du Christ, au rassemblement des communautés chrétiennes jusqu'à ce que nous parvenions à l'état de l'homme parfait.

Saaint Paul nous rappelle ce matin une grande réalité de notre vie d'Église: L'Esprit Saint a déposé dans nos communautés chrétiennes tous les dons dont nous avons besoin pour assurer la vitalité de la vie chrétienne. Nous avons des prophètes, nous avons des prêtres et des pasteurs pour rassembler en communauté. Nous sommes invités par l'Esprit à développer ces charismes incrits au coeur de nos communautés et de les rendre responsables de la vie communautaire. Saint Paul nous dit que ces dons furent déposés en nous pour que soient vécus les ministères pour bâtir le corps du Christ. 

Si nous regardons toout ce qui se vit de services de la charité dans nos communautés, nous y voyons bien l'oeuvre de l'Espprit. Surtout en ce temps de confinement, les chrétiens sur le terrain ont développé un sens de l'entraide, de la charité au quotidien qui révèle bien l'action de l'Esprit au coeur du quotidien chez-nous. La messe ne se célébrait plus dans les églises, mais se vivait sur le terrain au quotidien. Le Faites ceci en mémoire de moi  était très vivant. Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens était là sous nos yeux chaque jour. Le mot "messe" vient du latin "mittere" qui signifie ENVOYÉ. Célébrer l'Eucharistie, c'est être envoyé sur le terrain témoigner du Christ et devenir pour les autres le Bon Pain de Jésus Christ.

Ce matin, je veux faire monter un chant d'action de grâce pour toutes ces personnes qui ont semé de la joie, de la sécurité, de la bonté autour d'eux. Vous êtes le Corps vivant de Jésus Christ qui mettez en exercice les forces de votre baptême.  Vous ne le saviez peut être pas, je veux vous le dire ce matin.  Et ensemble découvrir que nous sommes l'Église du Christ remplie de tous les charismes dont nous avons besoin pour vivre et célébrer l'Évangile de Jésus Christ. Bonne journée.

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