reflexion2

Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

lundi, 11 mai 2020 14:34

J'ai jamais été aussi fier ...

Écrit par

Hier soir, 10 mai, fête des Mères, la télévision a déposé dans nos salons une magnifique "messe:" Une chance qu'on s'a. Des artistes ont fait preuve de beauoup d'imagination pour venir égayer notre confinement. Des Iles de la Madeleine jusqu'à  St-Élie de Caxton en passant par le pays de Gilles Vigneaut avec un clin d 'oeil à l'agriculture, ils  ont donné du goût à la vie. À la fin Céline Dion s'est inspirée de René Levesque: J'ai jamais été aussi fière d'être quécoise. J'ai eu le goût de dire: J'ai jamais été aussi fier d'être un être humain. Pendant une heure et demie, ces gens avaient mis de la couleur dans ma vie; en même temps, on receuillait des sous pour deux oeuvres importantes au Québec. Tout était réuni: le beau, le bon et l'utile. Une fois terminée, j'ai fermé mon appareil et j'ai prié. On m'avait donné le goût de dire MERCI. On m'avait donné le goût du silence intérieur et de la méditation. Admirable cette liberté des artistes d'inventer avec les moyens du bord un spectacle qui laissait passer un message d'amour à travers de la beauté et de la simplicité.

Je me suis permis de rêver aussi. De rêver   que ce temps de confinement fasse naitre en nous ce goût de donner de la saveur à notre vie spirituelle, fasse naitre en nous cette liberté de l'Esprit Saint qui animait Philippe en Samarie pour se créer des moments de prière et de ressourcement qui nourrissent notre vie de foi et d'engagement chrétien.  Il faut sortir de nos sentiers battus pour retrouver le dynamisme de l'Esprit déposé en nous. Boucar Diouf, ce matin dans le Devoir, invite à une belle réflexion sur la pandémie ses causes et son remède. Comme chrétien nous devrions faire la même réflexion ensemble devant nos églises qui se vident et les chrétiennes et chrétiens en recherche de spiritualité. Nous devrions découvrir d'autres chemins de célébration et de façon de vivre aujourd'hui note foi. À l'émisison Victoire de l'amour dimanche le 10 mai, une dame disait qu'elle avait appris à ses enfants à s'ajuster aux condition de vie, elle leur avait donner l'habitude du changement pour s'adapter aux besoins de la vie.  Ces gens  nous invitent à des moments de réflexion et de discernement nécessaires pour notre demain chrétien.  Si des gens sont capables ou se sentent invités à le faire, pourquoi au nom de notre foi et vie de disciple du Christ ne pourrions-nous pas le faire. La vie et le monde sont une magnifique école que nous aurions avantage à écouter. Ne lâchons pas, discernons ensemble.

dimanche, 10 mai 2020 14:30

Fête des mères.

Écrit par

Ce matin, je n'ai qu'un mot d'action de grâce en ce dimanche de la fête des Mères. Un mot qui dit MERCI à toutes ces femmes qui ont donné et pris soin de la vie. Ma prière est que le Seigneur vous fasse découvir davantage encore la force de sa présence d'amour en vous. Si vous êtes capable de tant d'amour, c'est que dans votre coeur, il y a cet  amour divin qui ne cesse  de vous faire grandir. Que cette journée soit bonne pour vous malgré le confinement dont nous sommes tous prisonniers. Bonen fête des MAMANS.  

samedi, 09 mai 2020 14:26

Des coeurs qui voient.

Écrit par

Des coeurs qui voient. Voila le titre d'un bel éditoral de la revue des Chevaliers de Colomb. Ce mot viendrait de Benoit XV1. J'aimerais ajouté des cours qui écoutent et se souviennent.  Je lisais ce matin le cri de  demande d'aide des religieuses de québec au prise avec la covid-19.  Je pense à tous ces personnes âgées qui meurent seules ou manquent de soutien. Nous avons besoin de coeurs qui se souviennent de ce que ces personnes ont apportées à notre société. Je lisais aussi un témoignage du Dr Réjean Hébert dans le soleil d'aujourd'hui 9 mai. OUI, nous avons besoin de coeurs qui voient, mais aussi qui se souviennent et surtout qui aiment. Le Dr Hébert a un coeur qui se souvient et fait appel au discernement et aux corrections nécessaires dans un système de santé qui souffre lui aussi de la covid-19 depuis longtemps. Mais ce n'est pa sun virus qui fait mourir, mais qui rend obèse. La pandémie actuelle nous fait prendre conscience avec plus d'acuité encore combien les système, le rendement, l'efficacité est au premier plan et que la personne humaine est trop souvent passée au second plan.

Ce matin, en lisant l'Évangile de Jean, un mot a arrêté ma lecture: "Celui qui m'a vu à vu le Père." J'ai voulu parodier cette parole de Jésus: Qui m'a vu à vu le Christ.  Je ne me suis pas regardé dans le miroir pour ne pas me voir rougir. Jésus nous demande d'être ses témoins. Un témoin n'est-ce pas quelqu'un qui laisse passer le Christ? Jésus ne demande pas d'être des phonographes, mais des témoins. Un témoin n'est-il pas quelqu'un qui a un coeur qui aime, se souvient et voit. Le petit virus a mis tous les systèmes à pause; même les églises sont à pause, seule l'Église est bien vivante sur le terrain, elle a besoin d'être reconnue et soutenue. Ils sont là nos témoins peut être sans le savoir pour la plupart. Demain, nous les pettis vieux et petites vieilles, retourneront à nos célébrations, aurons-nous un coeur qui a vu, se souvient et aime? Aurons-nous redécouvert notre Églises sur le terrain, aurons-nous vu Jésus Christ sur le terrain face au défi de la pandémie? Est-ce que nos célébrations trouverons leur vrai sens et dynamisme perdus au profit du rite liturgique.  Notre Église est dans le temple bâtit de la main de Dieu et non dans celui bâtit de la main de l'homme. Demain quand nous entrerons dans nos temples de pierre faudra avoir un coeur qui se souvienne qu'aujourd'hui des femmes et des hommes ont vécu l'eucharistie du Christ auprès de leurs frères et soeurs malades et souffrants. Nos coeurs devront se souvenir que nous célébrons leur peur, leur audace, leur souffrance, leur foi et leur espoir sur l'autel de l'amour inconditionnel du Christ. Notre Eucharistie deviendra ainsi un immense chant d'action de grâce pour tout ce vécu quotidien des chrétiens de chez nous.

Frères et soeurs en humanité, j'ai hâte de refaire communauté avec vous dans nos petites églises ou vos maisons, de célébrer ce grand amour du Christ et ensemble de redécouvrir que le Seigneur nous a donné un coeur qui voit, qui se souvient, qui écoute et qui aime. Que cette journée soit bonne pour nous tous et toutes..

vendredi, 08 mai 2020 13:17

Le portefeuille de mon confinement.

Écrit par

Durant ce temps de crise, les gouvernement sont obligés souvent de faire des mises à jour budgétaires dans la gérance  de leurs portefeuilles. Ce matin, je veux m'amuser à gerer mon portefeuille du confinement. À mon réveil, je me dis: je ne suis pas mort, je suis encore là, donc j'ai une belle journée à gérer. Je dis au Seigneur: nous allons la vivre ensemble. Qu'est-ce qu'il y a dans ce portefeuille?

J'ai besoin du Seigneur pour bien gérer ce portefeuille parce que je ne suis pas fort en calcul. Alors je dis au Seigneur: Toi tu es bon, tu as compté les 153 poissons dans le filet des disciples, tu as compté les 5000 personnes qui t'avaient suivit dans le désert. Alors, allons nous faire un bon petit déjeûner. Ce matin, à cause de l'âge sans doute, j'ai échappé ma tartine de beurre de "peanut" sur le plancher, elle est tombée le tartinage sur le plancher. Alors, que je me dis, j'ai mis le beurre de "peanut" du mauvais côté, si je l'avais mis du bon côté, il serait au-desuss et je pourrais sans doute sauver mon pain. 

Dans mon portefeuille quotidien, j'ai mon heure de prière et de méditation avec le Seigneur. Il y a toujours quelqu'un qui vient me déranger. J'ai déccidé de la confier à la garderie et je dis à mon ange gardien de s'en occuper. Cette visiteuse, certains l'appelle la "Folle du logis." Mais dans ce temps de confinement, j'ai aussi un bon ami toujours fidèle et qui est pour moi une source d'inspiration et de ressourcement. Mon ordinateur, chaque matin m'attend avec patience et m'ouvre tout grand son coeur et son intelligence pour combler les heures et les enrichir de son savoir.

Et oup! je saute dans ma chaloupe et "avance au large" pour goûter le temps et les heures qui passent. Le large est le symbole de cette liberté intérieure où le regard n'a pas de borne, l'horizon s'étend jsuqu'au bout de mes yeux, il n'y a personne pour me dire quoi faire ou comment faire; je découvre mes valeurs, mes rêves. Un bon ami avec qui j'ai hâte de prendre un bon repas au sortir de mon confinement, Monsieur Shakespeare disait: Nous sommes faits de l'étoffe de nos rêves.  Au large, je découvre mieux mes rêves donc je comprends mieux mon étoffe. Le large est le  lieu des eaux profondes, donc de la profondeur de ma vie, de mes valeurs. C'est sortir des ornières du rivage, de la sécurité pour embrasser l'audace de l'avenir et de la vie, le large m'invite à relever les défis de la vie d'aujourd'hui. Le large me rapplle Marie, femme de  l'audace, de l'avenir et de la vie pleinement vécue.   

Ce large dans le portefeuille de mon quotidien, je le vis toute la journée au soleil sur ma galerie me laissant réchauffer par le soleil, ce coeur de Dieu, dans les téléphones qui m'arrivent de gens que j'aime et soudain je me retrouve le soir avec Bonsoir Bonsoir qui est une source d'inspiration, nos artistes aujourd'hui ouvrent aussi le large de leur vie pour laisser éclore des moments de liberté qui nourrissent la tête et le coeur. Et après un dernier salut à la lune, cet oeil de Dieu qui éclaire nos nuits, j'entre dans ma "piaule" et m'étends sur mon "pieu" dans un temps de repos, car demain j'aurai un autre portefeuille à gérer. Soyons optimistes, rions un peu -à la méthode de Sr Angèle-  car la vie est belle malgré tout. 

jeudi, 07 mai 2020 14:29

Le retour du fils. Lc 15, 11.

Écrit par

Un jour, un jeune adolescent quiite la maison paternelle avec son baluchon, il part à l'aventure. Son père lui dit: Quoiqu'il t'arrive ou quoique tu fasses, souviens-toi toujours que ta mère et moi nous t'aimons. Je croyais entendre la parabole du retour du fils en Saint Luc. Depuis un certain temps, je suis fasciné par cette parabole et elle me questionne de plus en plus.

En découvrant que Jésus s'adresse ici aux pharisiens, 15, 1, je me suis senti visé le premier comme prêtre. Jésus s'adresse à des gens en autorité ou en service dans la communauté. Nous voyons le fils revenir à la maison avec son aveu en poche qu'il a appris par coeur. Il revient avec un sentiment de culpabilité. Il a découvert ses entrailles de fils et se sent coupable devant son pêre. C'est notre sentiment à nous souvent devant le Seigneur. Nous sommes pécheurs et nous ne manquons pas les occasions  de nous le rappeler. Je pense au rite d'ouverture de l'Eucharistie. Ce doit être un rassemblement de joie d'une famille venue se rencontrer comme frères et soeurs avec leur grnad frère et un Père dans l'action de grâce, et nous voila partie à demander pardon. Ce rite de rassemblement doit être le moment où on se découvre en présence d'un Dieu d'amour qui nous accueille dans la joie pour cheminer avec lui. Le "Seigneur prends pitié" a ce sens merveilleux de "prendre en charge, de prendre soin" nous disaient les professeurs de liturgie. Rapidement il est devenu un rite de pardon.   Serions-nous encore sur la route du retour avec le fils cadet?

Pour le Père, l'important n'est pas ce que le fils a fait mais ce qu'il est. Dieu ne voit pas en nous d'abord un pécheur, mais un enfant bien-aimé. Nous devons faire cette expérience d'un accueil inconditionnel pour le reproduire dans nos vies dans nos relations avec les autres, et plus spécialement pour moi comme prêtre ou comme parents, ou comme en service d'autorité dans une communauté. L'important est la personne d'abord et non son agir. Notre agir d'écoule toujours de notre intérieur, de nos blessures, de notre éducation, de ce que nous avons appris, de l'image de Dieu que j'ai appris.  Ce n'est pas un criminel ou un drogué, mais une personne blessée qui pose des gestes mauvais,  qu'il faut accueillir et accompagner sur la route de la guérison. Jésus m'invite à ne pas mettre l'accent d'abord sur le geste ou la faute, mais sur la personne.

Quand j'aurai moi-même fait l'expérience d'un Dieu aimant qui m'accompagne, je pourrai certes dépasser cette image d'un Dieu courroucé qui me surveille pour m'attaper en défaut. La relation au divin qui m'habite est une expérience de vie qui me transforme et me fait agir. Ce n'est pas quelque chose que j'apprends, mais que j'expérimente et vit et c'est comme cela que je deviens témoin. En ce temps de confinement ou des règles me sont imposées en vue du bien de ma santé et de celle des autres. je me sens questionné au niveau de mes motivations. Est-ce que j'agis en être responsable pour préserver la santé publique ou par obéissance à des normes? Ou si je ne les respecte pas, pourquoi je le fais.  L'important pour moi est-ce les personnes, la santé ou? Cette parabole du fils cadet me renvoie aussi au fils ainé. Prenons  le loisir de le ragarder en face comme souvent aussi notre image.

mercredi, 06 mai 2020 14:05

Une Église en VTT.

Écrit par

La pandémie de coronavirus à mis l'Église en mode VTT, véhicule tout terrain. Nous sommes en présence d'une Église sur la ligne de front exposant sa santé et sa vie pour soigner le corps du Christ malade. Cette Église doit passer par tous les chemins, chemins de terre, chemins de brousse comme de macadam pour apporter soulagement aux personnes malades. Ces gens du terrain sont le premier sacrement des malades. Ils ne le savent pas. J'ai travaillé dans des hopitaux durant mes études et je ne savais pas l'importance de ma présence auprès de personnes malades. Tous ces chrétiens au service de la santé sont les premiers sacrements du Christ ressuscité auprès des malades. Nous avons trop réduit les sacrement au moment du rite.  Je voyais à la télé une personne donner le bain à son animal de compagnie, son petit chien. C'était bien. Mais n'est-il pas aussi valorisant de laver le corps du Christ, de lui donner à manger et à boire.  Ces gens qui peuvent tenir la main de quelqu'un en fin de vie et lui dire: Va en paix, un grand AMOUR t'attend. Notre Église est en VTT dans tous les services essentiels, pharmacies, épiceries et autres.  Si j'avais 40 ans de moins, je voudrais être au coeur de cette Église.

 Notre Église est aussi en VTT dans ces présences aux personnes seules et isolées par un téléphone, un courriel signe de communion, dans les banques alimentaires, les artistes qui inventent des moments de vie pour nous. Enfin tous ces petits gestes qui donnent de l'espérence, nourrissent la vie et soutiennent le moral. Comme j'ai trop d'années d'accumulées, j'essaie d'être dans cette Église par mes petits mots  quotidiens.

Pendant ce temps nos églises sont vides. Je crois que nous sommes passés de l'Église des sacrements à  L'Église sacrement.   Nous sommes comme Communauté-Église sur le terrain le sacrement du Christ ressuscité au coeur du monde. Ce temps de confinement nous permet un moment de recul et de discernement pour qu'après la pandémie nous restions en VTT et ne retournions pas trop vite dans notre "vaisseau spatial" comme disait un bon théologien. Bonne journée dans l'amour et l'espérance et soyons de bons sacrements du Christ ressuscité. Amen.

mardi, 05 mai 2020 15:43

Si Jésus vivait aujourd'hui.

Écrit par

Si Jésus vivait aujourd'hui, ma conviction qu'il n'aurait pas eu le temps de vivre trois ans avant qu'on le crucifie. Si Jésus s'était élevé contre les systèmes  en place qui n'ont comme souci que l'argent et le pouvoir au détriment de l'être humain. Une humanité qui se bâtit un monde de pouvoir et d'eficacité sur le dos des petits et des pauvres aurait eu droit à quelques petittes remarques intéressantes de la part de Jésus. Nous lui aurions donner l'aide médicale à mourir.  

Jésus est venu nous sauver de nous-même, de nos maladies intérieures qui font prendre de mauvaises décisions, des décisions qui manquent leur cible. Nous avons besoin souvent d'un coupable, alors c'est satan qui nous tente pour nous faire pécher. Ainsi au lieu de guérir les blessures qui font mal agir, nous accusons quelqu'un de l'extérieur est c'est toujours à recommencer. Nous avons des blessures intérieures qui font mal agir et Jésus nous propose un chemin de guérison. Jésus est venu nous faire découvrir le règne de Dieu en nous et non en dehors de nous. Il nous fait comprendre que si le règne de Dieu n'existe pas d'abord en nous, il y a un gros risque qu'il n'existera jamais en dehors de nous. Le règne de Dieu est cette façon de vivre ensemble dans le respect des personnes, l'amour inconditionnel des autres; une existence de paix, de pardon et d'harmonie, etc ...  Une société où personne ne me dit quoi faire mais me fait découvrir ce que je dois vivre et faire, qui me rend responsable. C'est un rêve, mais c'est le rêve de Jésus Christ. Il est venu nous dire que nous étions d'abord des être féconds et pas seulement efficaces. 

Nous avons besoin de méditer la réaction du fils cadet de la parabole. Il prend la route du retour à la maison. Il ne prend pas l'autoroute 20, mais un chemin intérieur qui lui fait découvrir son être de fls et le rend capable de faire l'expérience d'une vie de famille. C'est ce chemin intérieur qu'il nous est possible de découvrir aujourd'hui encore. C'est ce chemin que le Seigneur a voulu nous faire découvrir. Jésus dira en Marc: "Convertissez-vous le règne de Dieu est en vous." Nous avons à prendre cette route intérieure pour suivre le Christ. En ce temps de confinement, assoyons-nous à côté du fils cadet pour entreprendre avec lui le chemin intérieur qui nous conduira à faire l'expéreince d'une vie de famille au coeur de notre Église. Et peut-être que notre retour à la vie normale nous fera découvrir le goût de célébrer ensemble et de faire communauté. Continuons de rêver.

 

lundi, 04 mai 2020 13:48

Demain....

Écrit par

Ce matin, 4 mai, ma méditation s'inspire d'une conférence du Père Arnold sur l'Église après la pandémie.  Comme j'aime bien Madame Marie, je suis retourné à l'Évangile de Luc pour méditer les deux annonciations, celle à Zacharie, Lc 1,5; et celle à Marie Lc 1, 26. Ces textes m'inspirent un discernement.

Zacharie est un prêtre qui est désigné pour le service de l'encens au Temple de Jérusalem. C'est durant son office que l'ange lui apparait près de l'autel de l'encens. L'ange lui dit qu'il sera père et en bon vieil incérdule, il pose des questions et sort du temple MUET, Le sacerdoe ce l'ancien Testament en peut plus annoncer la Nouvelle Allinace.

Marie est une jeune femme probablement dans sa maison à la visite de l'ange. Le texte nous dit que l'ange entra chez elle.  L'ange n'entre pas seulement dans sa maison, mais chez elle, dans sa vie. Marie fait une expérience venant du coeur et rapidement elle part vers Élisabeth partager sa joie et permettre a Jésus de rencontrer Jean. Alors que pour Zacharie, l'ange apparait près de l'autel, Zacharie reste au niveau de la tête il ne descend pas au niveau du coeur.   

Il m'est apparu instructif de contmepler ces textes en rapport avec notre vie d'Église aujourd'hui. Le coronavirus à bloqué le service liturgique et nos églises sont vides. Depuis quelques années le vide devenait de plus en plus évident. Après la pandémie certaines églises auront de la difficulét à réouvrir par manque de ressources financières. On nous dit qu'au Québec depuis une quinzaine d'années 22% des églises sont ou fermées,  vendues ou détruites. C'est l'Église du type Zacharie. 

Notre Église sort du temple. Durant ce temps l'Église est vivante sur le terrain dans le support des personnes malades ou confinées.  L'Église se déplace. C'est l'Église de type  Marie qui va vers les autres. Alors la question que je me pose ce matin: Voulons-nous essayer de faire survivre l'Église du type Zacharie? ou celle du type Marie?

La Père Arnold prend l'exemple de l'exil pour nous faire réfléchir à cette question. J'aime aussi méditer le texte du prophète Aggée sur la recontruction du temple de Jérusalem au retour de l'exil. Le prophète nous invite à aller à la montagne chercher le bois pour bâtir le temple. Il nous invite à entrer en discernement avec l'Esprit pour découvrir le chemin que le Seigneur nous indique. Ce temps de confinement est un temps propice pour bien réfléchir à demain tant pour les communautés paroissiales que religieuses. C'est un temps difficile mais aussi un temps de grâce.  

dimanche, 03 mai 2020 14:00

Je vous bénis.

Écrit par

"J'avais faim, vous m'avez donné à manger, j'avais soif, vous m'avez donné à boire, j'étais malade et vous m'avez soigné." Quand, Seigneur avons-nous fait cela? Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont les miens, c'est à moi que vous l'avez  fait." Cette parole, nos postes de télévisions nous l'amènent dans nos salons tous les jours. Ce matin, je veux bénir cette Église qui va vivre une grande eucharistie toute la journée. Ces hommes et ces femmes placent leur santé et leur vie sur l'autel de la pandémie et du danger de contagion pour laver et soigner ton corps, pour te donner à manger et à boire, certains parmi eux vont décéder dans la contagion; comme beaucoup de personnes âgées, elles vont décéder seules. Beaucoup d'autres vont dire comme ton fils: J'ai soif. je n'en peux plus débordés par le travail et épuisés de fatique. Cette Église du terrain je la bénis afin que, toi Seigneur, tu rendes féconde leur présence auprès du corps souffant de Jésus.

Je veux bénir aussi ces petites Églises domestiques dans les maisons. Ces parents avec leurs enfants se permettront un moment de prière à leur façon autour de la Parole de notre Dieu. Où pendant le repas découvriront l'importance de la communion et du partage. Peut être aussi des personnes seules qui prendront le temps de lire et de méditer un texte de la Parole. D'autres encore vont prier Marie avec le chapelet. Cette Église petite est sans doute le chemin qui sera le nôtre vers une nouvelle façon de vivre en Église.

Il y aussi l'Église plus institutionnelle qui offrira par le truchement des  techniques modernent la messe sur les ondes afin de permettre au peuple chrétien de s'unir à la prière de l'Église universelle et développer dans notre monde la charité du Christ vivant. Toutes ces Église sont un témoin de la présence du Christ ressuscité. En ce dimanche du Bon Pasteur où nous parlons de vocation, je crois que notre situation d'Église nous fait voir d'une façon plus évidente encore la beauté et la grandeur de la vocation chrétienne qui s'étale sous nos yeux dans différents aspects selon les besoins du peuple chrétien. En ce dimanche, je veux lire et méditer cette parole de Dieu qui s'écrit aujourd'hui sous mes yeux.  Amen.

samedi, 02 mai 2020 14:18

Maire, mon inspiratrice.

Écrit par

Continuons doucement notre pèlerinage avec Marie au début de ce mois de mai.  Mgr Robert Lebel écrit: "Marie est un modèle et une inspiration pour notre époque, autant qu'elle le fut au milieu des disciples dans les débuts de l'Église." Marie, mère de Dieu. P. 101.

À l'Anonciation, Narie est face à un monde nouveau en gestation. Comme nous le sommes depuis la Révolution dite tranquille au Québec et le concile Vatican 11. On dit que la société s'est laïcisée. C'est quoi une société laïque? Est-ce que cela existe vraiment? Ce serait un bon sujet de discussion et de recherche pour des spécialistes. Moi, je pense que la société a mis de côté les religions pour être libre d'accepter tout le monde sans distinction de croyance. Alors ma question est comment vivre ma vie spirituelle et chrétienne dans ce contexte nouveau? L'être humain est un être spirituel. Comme Marie à l'Anonciation, nous sommes devant un monde nouveau, inconnu qu'il nous faut découvrir et connaitre. Dans sa foi et son expérience du Seigneur, Marie accepte le projet proposé. Elle est femme d'audace et de détermination qui devrait inspirer notre démarche aujourd'hui. "Que tout se passe en nous comme tu le veux." Elle représente à mes yeux toutes ces femmes et ces hommes qui au cours de notre histoire se sont lancés dans l'aventure humaine et chrétienne avec l'audace de la foi pour bâtir le règne de Dieu et répondre aux besoins de leur temps.  Marie, aux bras ouverts, apprends-nous l'écoute, la foi  et la fidélité à  l'Esprit Saint en nous

Marie fut le premier tabernacle vivant -et nous le sommes à sa suite- et la première missionnaire avec comme programme de catéchèse de partager sa joie avec les autres. Sa mission était de donner Jésus à Jean comme notre mission est de donner Jésus, ou faire découvrir le Christ au coeur de notre monde. Si nous voulons donner Jésus, nous devons le découvrir en nous d'abord. On ne peut donner ce que nous n'avons pas. Ce temps de confinement que nous vivons est un temps propice pour méditer la Parole de Dieu, nous en imprégner pour laisser passer le Christ par la suite. Marie nous apprend que la force de notre vie chrétienne et de notre témoignage surgit de notre long réchauffement à la parole de Dieu comme pour les disciples d'Emmaüs. De là l'importance sinon l'urgence de former de petits groupes de partage biblique, de petites communautés de partage et de vie, c'est pour moi le chemin par où nous devrons passer pour le renouveau de notre Église.  Marie au pas alerte sur la route apprends-nous le chemin de l'évangélisation.

Marie a été femme à l'écoute de la vie (Jn 2, 1). Au noce à Cana, Marie fêstoie avec les  gens de la noce. Attentive à ce qui de passe, elle comprend le désarroi des époux devant le manque de vin. Elle se tourne vers Jésus pour lui dire: Ils n'ont plus de vin; et vers les serveurs: Faites tout ce qu'il vous dira. Comme elle a fait entrer Jésus dans sa vie corporelle, elle le fait entrer aujourd'hui dans sa vie publique de Messie. Exemple du minitère féminin dans l'Église: créatrice de vie et d'avenir. Marie n'est pas seulement une mère, elle devient disciple de Jésus. Elle parle avec son amour de mère et sa foi de disciple. Le miracle se produit quand Marie adopte l'attitude du disciple. elle nous apprend  la nécessité d'être disciple d'abord, l'importance capitale de nous  mettre à l'école de Jésus pour se laisser modeler à son image. La foi de Marie n'est pas une foi passive qui demande et attend le miracle, elle dit aux serviteurs: Faites tout ce qu'il vous dira. Les serviteurs deviennent éléments vivants du miracle de Jésus comme à la multiplication des pains, les pains se multiplient dans les mains des disciples. Nos mains sont encore l'instrument aujourd'hui pour que passent l'action du Christ ressuscité dans notre monde. Marie, mère de Dieu et de l'Église, apprends-nous l'amour, l'écoute et le respect de la vie.

Marie se situe comme femme de transition, femme de l'avenir, femme d'audace, femme ouverte sur la vie, elle vient inspirer notre vie chrétienne d'aujourd'hui et nous indiquer les balises pour avancer. Elle nous invite à sortir des sentiers battus pour envisager l'avenir différemment; elle nous indique la foi en l'Esprit pour évacuer nos peurs et nos incertitudes, elle n'est pas la femme aux mains jointes mais la femme de l'audace et de l'avenir. Marie, remplie de l'Esprit Sant, apprends-nous à découvrir cette force en nous et à nous rendre docile à cette présence. Tu es la première missionnaire qui a chaussé les sandales pour aller donner Jésus, apprends-nous l'audace  de l'amour sur la route de la vie. Amen.

Page 5 sur 42