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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

lundi, 04 mars 2019 21:58

Tos, Toc, Toc, Ouvrez.

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Oui, toc, toc, deux aimables visiteurs demandent à entrer: le printemps et le carême. Hier, il faisait beau chez nous. Je suis allé  marcher et des mamans se promenaient avec leurs enfants et goûtaient le soleil. On sentait la vie renaitre. le printemps s'annonce. Le soleil se réchauffe,  fait baisser les bancs de neige et laisse présager l'apparition des fleurs qui auront le goût de se montrer le bout du nez.

Et je pensais au carême qui lui aussi se pointe le bout du nez. le carême arrive au printemps lorsque la vie renait dans la nature. Et je me suis surpris à rêver d'un carême qui comme un printemps nous conduit à Pâque dans la joie.

La nature est envahit par la chaleur du soleil qui fait fondre la neige pour laisser éclater  un nouveau réveil. Le carême est comme le printemps; à l'exemple de la nature, nous nous laisosns envahir par le soleil de l'amour du Seigneur qui fait fondre notre neige intérieure pour laisser éclater la joie du ressuscité. Et je me suis demandé pourquoi notre entrée en carême est si triste. la liturgie prend des vêtements sombre qui rappelent la pénitence d'autrefois, on parle de jeûne et de pénitence; on parle souvent des "faces de carême." les cendres nous renvoient à la poussière  alors que la nature nous annonce le réveil, la naissance, la beauté, tout est à la joie. Pourquoi notre entrée en carême est-elle si triste?

Pâque signifie  "passage." le carême est ce temps où on se laisse envahir par la bonté et la beauté de Dieu pour découvrir vraiment qui je suis. C'est l'appel de l'Évangile du mercredi des cendres. Le Seigneur me dit que l'important dans ma vie chrétienne n'est pas ce qui parait -mes beaux vêtements, ma belle maison, mon beau char, mes longues prières- l'important est ce qui se sent. L'important est ce que je laisse derrière moi et que les autres conservent dans l'écrin de leur coeur. les cendres me rappelent ce que le Seigneur a brûlé dans ma vie pour me faire renaitre à lui.

Le carême est ce temps où je me laisse envahir par l'amour du Christ pour que la vie éclate au matin de Pâque. Ce temps où j'entre dans mon désert intérieur pour y écouter la voix de l'Esprit Saint qui m'habite. J'ai simplement qu'à me laisser guider par la nature, l'université du Bon Dieu, pour qu'éclate en moi la joie de Pâque; c'est à son école que je dois entamer mon carême. 

mardi, 26 février 2019 14:53

Regarder vivre.

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Dans un roman à thème que je viens de terminer un passage a retenu ma réflexion. Une maman avait quitté son pays natal pour s'exiler avec son enfant à l'étranger. Après quelques années elle tomba malade, dépression et perdit la raison. Son mari vint la rejoindre et dit au garçon: Je vais regarder vivre ta mère et nous déciderons ensuite. Quelques jours plus tard, il lui dit: Ta mère doit retourner dans son pays d'origine. Il la reconduit au lieu de son enfance et en revivant son passé, elle retrouve sa mémoire. Elle est guérie.

Devant nos églises vides et l'arrêt massif de la pratique religieuse, ce texte m'a inspiré. N'étions-nous pas un peu, comme cette dame, exilés dans un monde religieux loin de notre pays intérieur et des valeurs qui font vivre. Ce monde extérieur ne nourrit plus et les gens ont quitté. À l'exemple du mari de l'histoire, je me suis demandé si  nous ne devrions pas:  Regarder vivre les gens, les écouter pour savoir pourquoi ils ont quitté et de quoi ils ont besoin.  Alors nous pourrions sans doute répondre à leurs besoins.

J'entends beaucoup autour de moi et dans mes lectures d'éternels questions qui deviennent presque des rengaines. Les prêtres et les responsables de mouvements chrétiens se désolent que les gens ne croient plus en rien, ne veulent plus obéir, se fichent un peu de tout. D'autre part, les chrétiens ne veulent rien savoir des systèmes qui décident tout  et les critiquent parce qu'on ne s'ocucpent d'eux. Deux rails de chemin de fer qui ne se rencontrent pas. Si à l'exemple du père, nous prenions le temps de vivre avec les gens, de les d'écouter,  de descendre avec eux dans leur pays intérieur au niveau de leurs valeurs, de ce qui les fait vivre, peut être que la vie changerait. Le Seigneur a demandé à l'aveugle: Que veux-tu que je fasse pour toi?

J'apprends beaucoup comme prêtre aujourd'hui à écouter le monde autour de moi, j'apprends leur souffrance, leurs besoins, j'apprends Jésus Christ et l'Évangile. Ta mère a besoin de retourner à son pays d'enfance. Notre peuple n'a-t-il pas besoin de retourner à son pays intérieur pour retrouver sens de la vie humaine qui est foncièrement chrétienne?

 

 

vendredi, 22 février 2019 20:38

Actualité.

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Le Pape François est en réunion avec nombres d'évêques et de cadinaux pour regarder la situation des abus séxuelles vécues par des prêtres. Nous prions certes pour que ces assises portent des fruits à la fois pour les victimes et les abuseurs qui sont pour moi aussi un peu victimes. Mais à la suite de ces journées que se passera-t-il? Actuellement nous travaillons sur des conséqences que nous voulons réparer et éviter que cela se reproduise. Je crois que le mal est beaucoup plus vaste et nous devons travailler en amont.Il nous faut nous arrêter aux causes, voir les conséquences ne suffit pas. N'est-il pas un problème profond d'Église? Ne devrions-nous pas revoir notre conception de la sexualité et la formation donnée aux prêtres, nous devrions mieux dire, la formation que nous n'avons pas reçue; Repenser le célibat des prêtres; Repenser le ministère de la femme en Église? Nous sommes appelés à un travail de purification en profondeur où la réparation des conséquences ne suffit pas. C'est pour cela que je crois que les prêtres abusers sont aussi un peu victime du système ecclésial dans lequel nous sommes pris aujourd'hui. Notre prière doit se faire fervente pour une conversion profonde de notre vision d'Église afin que nos frères et soeurs dans la foi retrouve une certaine confiance.   Nous sommes invités à construire une Église nouvelle basée sur l'amour, la foi et les personnes avant les lois.

 

lundi, 18 février 2019 15:49

Des marcheurs de l'aube.

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"nous sommes à l'aube d'un nouveau temps de la foi." (Mgr F. Lapierre). Cette phrase m'a envoyé au matin de Pâque. Les femmes sont allées au tombeau de grand matin. Elles étaient des marcheuses de l'aube, à l'aube du jour et à l'aube de la nouvelle façon de vivre la foi et la relation au Seigneur. Elles allaient au tombeau pour conserver le passé et le passé n'était plus là. Elles allaient voir un mort et elles se trouvent face à la vie. Quelqu'un vient leur dire: Allez en Galilé, c'est là que vous le verrez. Quittez la Judée lieu de la mort, Jésus vous donne rendez-vous en Galilée, lieu de la naissance. Marc nous dit que les femmes eurent peur et ne dirent rien à personne. C'est qu'avant d'aller dans le territoire de la Galilée, elles devaient descendre dans leur porpre Galilée intérieure.

Je crois que c'est le rendez-vous que le Ressuscité nous donne encore aujourd'hui. Nous sommes des marcheurs d'aube, à l'aube d'une renaissance de notre Église et de notre vie chrétienne. Pour cela, nous devons descendre dans notre propre Galilée intérieure. Depuis plusieurs décades, nous avons essayé de remodeler le visage de notre Église, mais c'était beaucoup de la "chirurgie esthétique". Il nous faut aller plus loin. Devenir des macheurs d'aube  et nous serons envoyés en Galilée.

La Galilée, c'est passer par Nazareth. Nazareth est le lieu de l'incarnation, lieu de la vie nouvelle. La Galilée est le  lieu où est née l'Église de Jésus Christ. Le lieu où les apôtres ont appris à marcher sur le chemin de Dieu et non le  leur. Ils sont devenus les marcheurs de la vie nouvelle.

La Galilée est aussi le lieu du pèlerin. Alors qu'en Judée on est assis au temple, en galilée les disciples sont sur la route à la rencontre des femmes et des hommes de leur temps. Ils sont des marcheurs d'aube, marcheurs de la naissance de l'Église de Jésus Christ..

La Galilée est le lieu de la démarche  prophétique: "l'Esprit du Seigneur est sur moi pour annoncer aux... " La Galilée est le lieu où l'Esprit du Seigneur agit librement. La Galilée est aussi le lieu de la spiritualité du laïc loin du temple et de tout le système religieux du temps. La Galilée est le lieu plus ouvert à la vie, à l'être humain et moins enfermé dans les étages de la hiérarchie religieuse du temps. C'est là que les disciples avec Jésus sont devenus des marcheurs d'aube.

Ne serait-ce pas l'invitaiton que le Seigneur ressuscité nous adresse à nous aussi? Devenir avec lui des marcheurs d'aube,  marcheurs vers une renaissance de la foi, de la vie chrétienne, de la vie en Église. Des marcheurs pour un nouveau temps de la foi. Passons d'abord par nos galilées personnelles intérieures pour parvenir avec le Christ aux Galilées de nos paroisses et devenir avec le Christ des artisans d'un temps nouveau. les femmes ont voulu conserver un passé et le tombeau etait vide; ne risquons pas  de nous retrouver comme elles devant un autre tombeau vide. Devenons des marcheurs d'aube.

jeudi, 14 février 2019 15:30

Eucharistie-Mission.

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La fin de l'Eucharistie est la MISSION. Prenons la route avec les disciples d'Emmaüs pour méditer sur la mission donnée au soir du jeudi saint. "Reste avec nous, car le soir tombe et le jour touche à sa fin. Il entra pour rester avec eux. Or, une fois à table, il prit du pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Leurs yeux s'oouvrirent et ils le reconnurent. Mais il avait disparu à leurs yeux. À l'instant même, ils partirent et retournèrent à Jérusalem." Lc 24, 34.

Ces bons messieurs étaient sur la route de retour vers leur barque. Il sétaient sur leur route à eux. Ils font l'expérience que Jésus est vivant et ils retournent sur la route de Jésus, la route de la mission. La célébration de l'Eucharistie nous prend sur notre route, route de nos vies personnelles, de nos projets pour nous remettre sur la route de Jésus, la route de sa mission. L'Église au sortir de l'Eucharistie est une Église en habit de travail pour bâtir le règne de Dieu dans les coeurs. En Jean, Jésus lave les pieds pour leur montrer concrètement le sens du "Faites ceci en mémoire de moi." "Quand la célébration est terminée, nous sommes envoyés au chantier de la vie, car il est loin d'être terminé le combat pour la fraternité et la justice." Rita Gagné.

Le Père Nouwen écrit: "La fin de l'Eucharistie n'est pas la communion, n'est pas l'adoration, mais la mission." La communion est le moyen sacré que Jésus me donne pour réaliser la mission. L'Eucharistie doit faire lever en nous une force spéciale de communion pour bâtir le royaume du Père. François Varillon écrit: "Si nous allons à la messe, c'est pour que le Christ divinise toute notre activité engagée, c'est pour que le Christ donne une dimension divine du royaume éternel à notre tâche humaine." À l'Eucharistie nous sommes envoyés de la table eucharistique à la table de la mission. "Nous sommes invités à quitter la table pour aller vers nos amis et découvrir avec eux que le Christ est réellement vivant et qu'Il nus appelle à former un nouveau peuple, le peuple de la résurrection." Henri Nouwen.

L'Eucharistie fait communauté pour nous envoyer faire communauté au quotidien. Dans notre monde où les relations humaines sont difficiles, où le sens communautaire n'est pas très fort, retrouver le sens profond de l'Eucharistie qui envoie en mission m'apparait une urgence. L'Eucharistie est une vie que je célèbre, or quand la célébration se termine, la messe commence. Un théologien écrivait: "Je crois fermement que les femmes et les hommes d'aujourd'hui croiront en l'Eucharistie quand elle deviendra repas de l'amour entre frères er soeurs." L'important est ce qui se passe entre mes deux célébrations. Est-ce que mon eucharistie se termine avec ma sortie de l'église ou si elle est un point de départ? L'Eucharistie doit faire de moi du bon pain pour mes frères et soeurs de ma communauté.

 

 

lundi, 11 février 2019 15:30

L'image du potier.

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"Alors Dieu modela l'homme avec de la glaise du sol, il insufla dans ses narienes un souffle de vie et l'homme devint un être vivant." Gn 2, 7. La bible connait l'image du Dieu potier qui façonne l'être humain comme en Isaïe 29, 16. Le potier a une idée de l'oeuvre qu'il veut façonner et patiemment il réalise son oeuvre. C'est ainsi que l'Écriture nous représente la création de l'être humain. Nous sommes pétris par la main et le coeur de Dieu. nous sommes remplis du divin, du souffle même de Dieu.

C'est le geste que Jésus fait à l'Eucharistie. Il prend du pain symbole de son humanité et de la nôtre. Il prend du pain dans ses mains pour nous christifier avec lui, nous consacrer pour devenir son corps, pour devenir du bon pain pour les autres à l'image du Christ. Il nous façonne à son image comme disciple en vue de sa mission. Dans les mains du Christ à chaque eucharistie nous devenons davantage son disciple transformé à son image. Il nous envoie en  mission soutenus par cette présence divine qui est nourriture, qui est force pour la mission.  "Faites ceci en mémoire de moi." Prenexz et mangez, venez vous nourrir de ma parole, de mon témoignage de vie et fort de cette nourriture allez le dire à votre monde. Ce que j'ai fait au milieu de vous, pour vous et avec vous, rendez-le présent maintenant dans votre monde et je serai avec vous comme nourriture pour réaliser cette mission. Nous sommes des missionnaires façonnés à l'image du Christ vivant. Nous sommes des envoyés révéler au monde la grandeur de l'amour et de la vie divine qui l'habitent.

Aujourd'hui le chrétien est évalué à sa participation à l'Eucharistie. Il me semble que si nous nous arrêtons à cette dimension de célébration, nous perdons une valeur essentielle de l'Eucharistie. La vie du chrétien est l'eucharistie vécue au quotidien. Quand la célébration est terminée, la messe commence.  Ma conviction aujourd'hui est que nous avons perdu en route la fin de l'Eucharistie: la MISSION. Quand nous vivrons ensemble l'Eucharistie au quotidien, nous découvrirons la joie et l'importance de nous réunir pour célébrer.

 

samedi, 09 février 2019 15:33

Être un pasteur.

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On dit souvent aujourd'hui: Faut évangéliser, nous avons besoin de pasteurs. Ce n'est pas toujours facile de réppondre à ces observations. Quelqu'un a écrit: "Être un pasteur aujourd'hui, c'est connaitre (co-naitre) le monde dans lequel on vit, c'est se tenir au courant de ce qui se passe dans la société, tout en étant fondés sur la Parole de Dieu." C'est la parole de Jésus en Jean, "je connais mes brebis et mes brebis me connaissent."

Un magnifique petit livre sur cette question: Philippe Decorvet: Paul un apôtre au ceur de berger. Ce livre date de 2001 mais il est d'une grande actualité et serait une source intéressante pour des moments de réflexion en Église. Ce livre est pour moi une nourriture riche qui montre comment Paul fut pasteur,  quelles furent ses méthodes d'évangélisation qui  sont d'une grande actualité

Un pasteur est d'abord quelqu'un qui a fait une rencontre personnelle avec le Christ, rencontre qui a transformé sa vie et en fait un témoin. C'est quelqu'un qui a un amour profond pour les personnes avant les structures et les lois ou les rites. Le berger est un être de prière, une prière incarnée, prière d'action de grâce. Le berger est aussi un chef d'équipe qui, comme nous le dit le Concile, est un éveilleur de laeders dans sa communauté, accompagne les différents ministères que l'Esprit fait naitre et travaille en coresponsabilité avec eux au service de la communauté. 

Je partage du temps avec des groupes de partage biblique à l'école de Jésus. Nous voyons changer nos mentalités, nos visions du monde et de l'Église et de l'engagement dans un optique d'évangélisation. C'est petit, mais une flamme...  Et Jésus nous invite sur la route avec lui. Il nous apprend à être pasteur dans un monde assoiffé de sens. Paul est un exemple extraordinaire qui nous entraine sur cette route. Tout baptisé est une bergère et un berger dans nos familles, nos lieux de travail ou de loisir. Un  berger est quelqu'un qui manifeste un amour profond pour les personnes, amour baigné dans une rencontre du Christ au quotidien. "Je connais mes brebis, mes brebis me connaissent et elles suivront ma voix."

 Voila le sujet de ma méditation très souvent et que j'essaie à travers l'Évangile de faire découvrir aux femmes et aux hommes de chez nous.

jeudi, 07 février 2019 17:36

Aimer et Prier.

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Nous avons acceuilli et aimé  un évêque, à Gaspé, qui a eut le malheur d'aimer une femme et qui a démissionné, puis il fut bloqué par les forces de l'Église devant des engagements universitaires dans l'enseignement biblique. Même dans mon Évêché de Gaspé, on avait enlevé sa photo dans la collection des évêques du diocèse. J'ai aussi connu des confrères prêtres, de vrais pasteurs, qui ont démissionné pour se marier et ils n'avaient pas le droit d'enseigner dans leur milieu.

Pendant ce temps des prêtres pédophiles et violeurs brisaient la vie des enfants,  posaient des actes criminels et on les couvrait, les protégeait en les changeant de poste. Ce matin, les nouvelles pour parlaient des scandales de prêtres violeurs. Je pense aussi à toutes ces mamans qui dorment au cimetière mortes lors d'un accouchement, alors que leur santé ne leur permtettait plus d'avoir d'enfant mais qui ne pouvait pas refuser la famille.    Devant ces deux situations, j'avoue ne pas comprendre la position de notre Église. Je ne pose pas de jugement, je suis scandalisé.

Nous vivons un temps de purification profonde dans l'Église. Un prêtre étranger que je rencontrais l'été dernier, au temps des vacances, me disait: "L'Église est un système religieux qui a tourné le dos à la mission de Jésus Christ." Les événements lui donnent raison. Pour les chrétiens qui nous regardent, ce n'est pas très édifiant. Grandit de plus en plus l'urgence d'aimer profondément l'Église peuple de Dieu et de prier pour que ce temps de purification nous conduise à l'Église de l'Évangile et de Jésus Christ. Notre Église, à travers le monde, a besoin de pasteurs selon le coeur de Dieu et pas seulement des ministres ordonnés. L'Église communaué chrétienne est souffrante et blessée, elle a besoin de pasteures et pasteurs très aimant qui s'auront "lui laver les pieds" pour qu'elle retrouve la joie de l'Évangile. Frères  et soeurs en Jésus Christ, c'est l'invitation que je nous lance aujourd'hui à la suite de notre bon Pape François. 

mardi, 05 février 2019 23:06

Je m'amuse à vieillir.

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Des chrétiens m'ont fait parvenir une lettre distribuée par leur curé contre les célébrations de l'absolutions collectives et m'exprimant leur désarroi. Il s'agit d'une charge contre ces célébrations. Je me suis amusé à regarder le texte qui ressemble à tellement d'autres que nous avons reçu depuis 40 ans. Ce n'est pas très charmant  que le clergé actuel  se permette une telle affront aux évêques, prêtres et laïcs qui ont vécu ces célébrations avec foi et amour.  Ce qui me blesse est le ton et le vocabulaire utilisés dans ce texte qui frise l'insulte à ceux qui ne pensent pas comme eux. Et je suis très étonné que des prêtres utilisent ce texte pour faire aimer la rencontre individuelle dans le sacrement.   Je ne veux pas partir de polémique, je veux simplement dire mon étonnement et ma blessure devant une façon d'agir qui ne respecte pas les personnes. Je ne reviendrai pas sur le sujet, je veux rester un vieux à l'écart qui s'amuse à vieillir mais qui a encore des sentiments et qui aime encore son Église malgré tout.. 

dimanche, 03 février 2019 18:45

Allons ailleurs. Mc 1, 35.

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Il y a deux forces importantes, la force centrifuge et la force centripète. L'une nous ouvre sur les autres et la vie, l'autre nous referme sur nous-même. Le peuple dans l'Écriture nou srévèle un Dieu qui utilise la force centrifuge, il est marche et met le monde en mouvement. Jésus dans l'Évangile se révèle ainsi. "Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, pour que j'y proclame l'Évangile, car c'est pour cela que j'ai été envoyé." Allons ailleurs!

L'ailleurs de Jésus contient deux dimensions: il invite dans des endroits déserts pour rencontrer le Père et ajuster notre marche sur le projet divin, et nous inevoie sur la route à la rencontre de l'être humain pour lui révéler la Bonne Nouvelle. Ces deux mouvements sont indispensables pour toute vie chrétienne et missionnaire: Aller sur la montagne et descendre dans la plaine.  

La marche commence avec Abraham qui se dirige vers le pays de Canaan, nous connaissons aussi la visite en Égypte, le temps de l'exil et le retour à Jérusalem. Dans l'Évangile, Jésus parcourt la Galilée et va jusqu'en Judée.Il est constamment en mouvement. Chaque fois que l'évangéliste nou srapporte une marche de Jésus, il y a toujours un cheminement spirituel qui s'opère, un appel à la conversion.  Les marches dans l'Évangile nous préparent à un cheminement intérieur. 

Les chemins de l'homme dans la bible sont souvent en sens inverse à celui de Jésus. Ceci est très clair après la résurrection. Les femmes vont au tombeau pour retrouver le Jésus d'hier et on les envoie en Galilée. Le chemin des femmes n'est pa sle chemin de Jésus, elles sont invitées à une route de conversion. Les disciples d'Emmaüs ont tourné le dos à la route de Jésus pour prendre leur propre chemin et ils sont ivités à retrouver le chemin de Jésus Christ. Aller ailleurs. Dans l'Évangile de Luc lorsque les gens veulent le jeter en bas de la falaise, Jésus passe au milieu d'eux et continue son chemin. Le chemin des gens de la synagogue n'est pas le chemin de Jésus.   Jésus nous invite ailleurs. le sens de la marche est de sortir de nous-même, de nos sécurités pour prendre le chemin de la vie autour de nous.

Méditer ce chemin dans la Bible nous invite d'abord à regarder nos chemins intérieurs, nous invite à sortir de nos sentiers battus pour tracer nos propres sentiers pour aujourd'hui. C'est aussi une invitation à regarder nos chemins en Église. Nous sommes invités souvent comme les disciples d'Emmaüs à rebrousser chemins pour revenir à l'Évangile et à la vie. Depuis le Concile nous avons pris des chemins nouveaux qui nous ont conduits nulle part. C'était peut être nos chemins et non ceux de Jésus. Aujourd'hui sommes-nous dans la force centripète qui veut retoruver le monde à l'église dans une pratique sacramentelle comme hier, ou dans la force centrifuge qui nous pousse ailleurs, auprès des femmes et des hommes d'aujourd'hui pour avec eux découvrir le chemin de l'Évangile, le chemin de Jésus ressuscité.   Allons ailleurs, sur les places, les chemins, les restaurants, les quais, "là aussi je dois annoncer l'Évangile." Dans ce temps d'évangélisation et de tournant missionnaire, cette invitation de Jésus de sortir de nos sacristies pour aller ailleurs est pressante. Depuis la révolution tranquille au Québec, nous avons utilisé la force centripète,  ne sommes-nous pas a l'heure de la force centrifuge?

 

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