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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

samedi, 20 janvier 2018 20:00

L'obole de la veuve. Mc 12, 41-44.

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Marc nous rapporte cet événement au temple de Jérusalem. Une pauvre veuve qui dépose dans le tronc deux piécettes d'argent, tout ce dont elle avait besoin pour vivre. Elle a tout donné. Nous avons exploité cette situation en louant la générosité de la femme. Nous pouvons sans doute faire aussi une autre explication. Je crois que son geste est un geste commandé et absurde.

Marc vient de parler du figuier desséché, du grand ménage du temple, de la ruine du temple, des vignerons qui veulent s'accaparer la vigne et ils sont à Jérusalem où Jésus sait qu'il va mourir. Marc situe l'événement de la veuve dans ce contexte.

Jésus est assis dans le temple et regarde comment les gens mettent leur argent dans le tronc. Il ne dit pas combien d'argent il déposent, mais comment. Les riches jettent un peu de leur superflu qui n'affectera en rien leur repas du soir, mais la veuve dépose ce qui lui est nécessaire pour le souper. Alors Jésus appelle les disciples pour commenter l'événement.

"En vérité, en vérité" Amen, amen je vous le dis. Jésus commence d'une façon solennelle, la chose est importante. En aucun moment Jésus fait l'éloge de la femme dans sa grande générosité. Il dit simplement: les riches déposent de leur superflu alors que la dame a donné de son nécessaire. Jésus ne parle pas non plus d'une offrande au temple. La dame a tout donné. C'est un geste absurde.

Premièrement remarquons que la dame est prisonnière d'un système religieux qui l'oblige à déposer même de son nécessaire pour faire vivre le temple. Elle donne tout ce qu'elle a pour un temple qui demain sera détruit. Le système religieux du temps est si fort qu'il oblige même les veuves à tout donner. Faudrait peut être regarder attentivement toutes les quêtes que nous faisons aujourd'hui pour faire vivre des bâtiments qui demain seront sans doute fermés.....

Deuxièmement, la veuve a tout donné comme Jésus donnera tout le vendredi suivant. Jésus donnera sa vie totalement. La veuve était seule au temple comme Jésus sera seul au Calvaire dans le don total de sa vie pour l'humanité. Ce geste de la veuve est absurde. La mort de Jésus sur la croix pourra paraitre absurde aux  yeux des hommes, mais il sera grand aux yeux de Dieu.

vendredi, 12 janvier 2018 15:36

La joie des retrouvailles.

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Quand le berger a retoruvé sa brebis égarée, il la met sur ses épaules, rentre à la maison, réunit ses amis et leur dit: "Réjouisez-vous avec moi car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue." Lc 15, 6. Quand la dame retrouve sa pièce de monnaie, elle réunit ses amies et leur dit: "Réjouisssez-vous avec moi, car j'ai retrouvée la pièce  que j'avais perdue."  Lc 15,9. Quand le père voit revenir son fils il dit à ses serviteurs: "Apportez la belle robe, l'anneau, les sandales, festoyons car mon fils qui était perdu est retrouvé." Lc 15, 22.

Notons que dans ces paraboles que l'on appelle "paraboles de la miséricorde" l'accent est mis sur la joie des retrouvailles. La parabole du père miséricordieux a changé de titre au cours des années, on a eu: le fils cadet, le fils prodigue, le Père miséricordieux, et nous avns la joie du fils retrouvé.

Ces paraboles de Jésus nous enseignent l'attitude du Père qui nous reçoit sans condition. L'important pour Dieu n'est pas tant ce que nous avons fait mais ce que nous sommes: ses enfants bien-aimés. Mais Jésus enseigne aussi à ses disciples comment se comporter en communauté quand des frères ou des soeurs qui se sont éloignés reviennent demander un service. Ceci vient questionner notre accueil des chrétiens qui demandent un service à l'Église. J'entendais dernièrement des responsables devant une demande de baptême: c'est à eux à se conformer à nos exigences et non à nous. Ça m'a posé de drôles de questions. Comment accueillons-nous les gens qui demandent un service. Dans ma pastorale des "fesses et de l'oreille du coeur" j'entends bien des gens blessés qui me disent, "ils ne me reverront plus la face." J'ai sans doute fait la même chose sans trop m'en rendre compte quand j'étais en paroisse. Mais il me semble que les paraboles nous invitent à un moment de vérité et de méditation.   Quand ferons-nous la fête parce que ces chrétiens sont revenus nous voir. Les paraboles sont pour nous aussi. En méditant ces textes, je fais mon "mea culpa sur ma propre bedaine et non sur celle des autres."

Je relis bien des textes d'orientation pastorale sur les sacrements, j'y trouve rarement des paragraphes sur l'atittude pastorale d'accueil comme nous l'indique les paraboles, ce sont surtout des directives, des structures, des façons de faire et pas souvent des façon d'être. Je ne veux pas critiquer pour critiquer, je veux simplement inviter à la réflexion en Église. Je crois que les gens de chez-nous ont un urgent besoin de témoins de l'amour gratuit du Père.

mercredi, 10 janvier 2018 15:16

Où demeures-tu?

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A la question posée par les disciples de Jean, Jésus répond merveilleusement: Venez et vous verrez. Jn 1, 38. Si nous regardons l'Évangile attentivement, Jésus nous dit où il demeure. Je suis en Marc actuellement et dès le point de départ, Jésus indique clairement où il demeure, c'est à dire de "quel bois il se chauffe" comme on dit.

Jésus enseigne et guérit un malade dans la synagogue le jour du sabbat. Il enfreint publiquement la loi du sabbat. Mc 1, 21. Les Messierus scribes ne seront pas contents. Il fait passer les personnes avant la loi. Jésus enseigne avec autorité et rassemble les gens, Mc 1, 22. Cela ne s'est jamais vu en Galilée. Mais plus scandaleux encore, il mange avec les pécheurs, 2, 13. Ces B.S., ces va-nu-pieds. Il ne se respecte pas comme prophète. Ce n'est pas tout, il pardonne les péchés ce qui n'est possible qu'à Dieu, 2, 6. Pour qui se prend-il celui-là? Même sa famille est dans tous ses états, 3, 31. Voila où Jésus demeure.  Il est mis sous haute surveillance, on a piégé son cellulaire, l'UPAC est à ses trousses en vue de l'accuser et de l'arrêter de détruire nos structures.

Voila la réponse de Jésus à la question des disciples de Jean. C'est là son enseigne, sa marque de commerce. Alors on l'accuse d'être possédé du démon. Devant ces malversations, Jésus s'amuse à raconter une parabole. Au lieu d'entreprendre une discution qui ne conduira nulle part avec ces gens, Jésus raconte une parabole où tous ces bons messieurs sont pris.

Je suis sorti semer le royaume du Père dans vos coeurs. Je sème partout dans tous les coeurs que je rencontre. Je donne gratuitement et avec largesse. La semence  tombe dans des coeurs qui sont comme des chemins et est dévorée par les oiseaux parce que le terrain est trop dur   et rien n'y pousse, ces personnes trop souvent accaparées par l'efficacité et l'agitation et ne peuvent descendre en eux-mêmes. La semence tombe aussi dans des coeurs pleins de colère, de blessures, de structures qui étouffent la volonté d'amour du Père. La semence tombe sur des coeurs de pierre qui  se refusent à toute  conversion. La semence est tombée aussi dans la bonne terre, ces coeurs ouverts à l'amour, la gratuité, la vie et qui laissent germer les pousses neuves du royaume.

Dans cette parabole, Jésus rejoint toutes les personnes qui se présentent devant lui et chacun en a pour son rhume. Il utilise une merveilleuse pédagogie où il renvoie chaque personne en son for intérieur, à ses valeurs et chacun est confronté à lui-même. Venez et voyez, c'est là que je demeure.

 

jeudi, 04 janvier 2018 15:32

Une merveilleuse aventure.

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Chaque année, la liturgie nous apporte la fête du baptême de Jésus. C'est une occasion pour nous de méditrer sur notre propre baptême et aussi sur notre pastorale du baptême. Nous vivons présentement des défis importants face à ce sacrement et les situations familiales nous invitent à une sérieuse réflexion.

Le baptême est le point de départ d'une merveilleuse aventure chrétienne, aventure d'amour, de découverte, de relations, de changement, de communion ... Le baptême est la célébration de l'amour gratuit du Seigneur envers nous. Nous avons d'abord fait et vécu l'expérience de notre être d'enfant de Dieu. Je suis enfant de Dieu dès ma conception, dit Jean-Paul 11. Je découvre cette réalité et je la célèbre.

Henri Boulard  écrit: "En fait, dès l'origine, bien avant ma naissance, en tant qu'homme, je suis déjà image de Dieu, marqué par cette filiation divine dès le premier instant de ma conception. Le baptême ne me fait pas enfant de Dieu. Il est la découverte fabuleuse de cette réalité, la démarche par laquele je reconnais ce que je suis, ce qui est déjà donné, déjà acquis. Il est l'acte par lequel je ratifie et proclame mon caractère d'enfant de Dieu. Il est la célébration joyeuse et reconnaissante de cette grâce inouïe, en même temps qu'il marque mon entrée dans la communauté de ceux qui se proclament et reconnaissent enfants de Dieu." Un autre théologien me disait: C'est comme un sceau posé sur notre réalité d'enfant de Dieu.

Le baptême est une vie que je célèbre. Il ne faut pas réduire le baptême à la célébration. Je suis baptisé, je vis mon baptême tous les jours et je l'ai célébré telle journée dans ma vie. Je rencontre des grands-parents qui vivent actuellement de la souffrance, de la peur et de l'agressivité. Eux devaient faire baptiser leurs enfants dès la naissance, certains ont un enfant enterré "dans le clos" comme ils disent, parce que mort sans baptême. Quand ils voient la situation aujourd'hui avec des enfants baptisés à l'âge scolaire, c'est normal qu'ils en soient frustrés. C'est un héritage que nous devons trainer encore un certain temps.

Nous devns prendre conscience aussi de l'écart qui se creuse entre la demande des parents et notre penseé pastorale en Église. Des personnes qui travaillent à la pastorle du baptême me posent bien des questions sur le sujet.Nous vivons un déficit religieux et faisons face à des défis importants.

Les parents sont absents de la vie communautaire, de la pratique sacramentelle  et de l'engagment au service de la communauté. Nous leur présentons le baptême comme le premier pas dans l'engagement en communauté. Notons aussi qu'ils sont étrangers à la communauté, ils ne savent pas toujours de quoi nous leur parlons. La communauté pour eux est la famille élargie, parents et amis. Dans un cheminement d'évangélisation, laquelle de ces deux commuanutés est la plus importante? N'y a-t-il pas là une piste pour le tournant missionnaire?

La demande des parents est une demande individualiste et dans cette demande, ils manifestent bien leur communauté. Des parents vivant à l'extérieur reviennent faire baptiser dans leur famille. Leur racine et leur lien d'appartenance est la famille et les amis. Nous leur présentons le baptême comme l'entrée dans la grande Communauté Église. Nous vivons dans une réalité à laquelle ils sont étrangers.

La foi de ces parents est très rudimentaire et le baptême est davantage un rite obligé, de passage et souvent pour faire plaisir aux grands-parents. Nous leur présentons le baptême comme le sacrement de la foi, comme l'expression de leur foi. Nous constatons aussi que lors de scélébrations les parents sont présents physiquement mais ne sont pas là de d'esprit. J'ai souvent parlé à des bancs lors des baptêmes.

Force est de constater de l'écart toujours grandisant entre notre vocabulaire et la demande ou le besoin des parents. Notre défi est de toruver la formule qui exprime bien le sens du baptême tout en rejoingant le besoin des parents. L'Église en sortie y tourve toute sa place. Sortir de nos structures et nos pensées toutes faites pour devenir pasteurs d'une peuple en recherche et en état de conversion. Ce chemin nous devons le défricher ensemble avec le gens concernés dans un travail d'échange et de discernement.  

 

 

lundi, 01 janvier 2018 17:18

Que sont nos traditions devenues?

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C'est le premier de l'an. Je veux d'abord vous souhaiter à vous toutes et tous qui me lisez une Bonne et Heureuse Année.  Que la bénédiction du Seigneur vienne rendre féconde votre vie quotidienne au cours de cette année.

J'ai présidé l'Eucharistie aujourd'hui avec une église vide. Je veux réfléchir à chaud dans la suite de ce que j'ai écrit pour Noël. En revenant chez moi, je rencontrais des files de voitures  qui se dirigeaient vers l'Auberge du Parc de la Gapésie. Ces gens allaient fêter le Nouvel An en famille. Je me disais: les traditions continuent mais différemment. Les gens continuent de se rassembler  en famille et même en petite communauté pour célébrer. Ils sont absents de l'Eucharistie. La tradition continue mais la dimension spirituelle de l'événement est en train de se perdre. Je me demandais si nous l'avions déjà eu. Comme nous avons mis l'accent depuis des siècles uniquement sur la messe, n'ayant pas de messe, que devient la dimension spirituel et chrétienne de l'événement? Allons-nous continuer de "chiâler" parce que les gens ne viennent plus à la messe ou allons-nous réinventer nos façons de vivre les traditions? Sommes-nous encore des chrétiens ou simplement des gens qui vont à la messe?

L'important est le rassemblement des chrétiens, des rencontres de fraternité, de communion autour de Jésus. C'est l'Église. Les rassemblements sont encore là, mais le spirituel n'a pas retrouver sa place. Il nous faut réinventer nos façons de célébrer  pour faire découvrir la dimension spirituel dans ces moments de fête et de communion. La messe viendra plus tard. Nous conservons des façons de célébrer qui rejoignent quelques personnes âgées et laissons les 98%  des autres dans le néant.

Au retour sur la route, j'étais heureux de voir toutes ces familles réunies dans les auberges pour fêter le Nuvel An. L'Église était là en dehors de l'église pour l'événement. Combien parmi nous se sont laissés questionner par la situation sinon pour déplorer que les gens ne sont plus à l'église. Sommes-nous encore des chrétiens ou simplement des célébrants à l'église? Il me semble que nous sommes endormis dans nos routines et que nous contentons facilement d'aller à la messe et de manger de la dinde.

vendredi, 29 décembre 2017 20:44

Une Année Bonne!

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C'est le temps de se souhaiter toutes sortes de bonnes choses à l'occasion de l'An nouveau. Cette année, je formule des voeux et en fin d'année nous regarderons qu'est-ce que nous avons fait pour les réaliser.

Souhaitons-nous d'abord de développer le goût de la Parole de Dieu. Jésus dans l'Évangile avec ses miracles, ses paraboles et son témoignage de vie nous a enseigné une façon de vivre qui rend heureux, donne la paix, asure le respect des personnes, soutien les pauvres, préserve la santé, toutes ces bonnes choses que l'on se souhaite chaque année. Développer le goût de cette parole qui donne du goût à la vie.

Souhaitons-nous encore de trouver le goût de la prière.. La prière est un temps de communion avec Dieu, un temps de contemplation qui nous fait passer à la communion. La nature est un endroit privilégié pour la prière. C'est l'université du bon Dieu. La nature nous met en relation directe avec le Créatteur. Contempler Dieu dans son oeuvre est un moment de communion exceptionnel. les formules d eprières nous prépare à ces tmeps de prière profonde avec Dieu.

Souhaitons-nous également de conserver le goût de la charité au quotidien. L'amour est le pain quotidien du chrétien. L'amour guérit bien des maux, soulage bien des coeurs endoloris. Comme dit Saint Paul: l'amour prend patience, l'amour ne jalouse pas, l'amour comprend tout; la charité au quotidien est comme le parfum  que la rose laisse dans la main de la personne qui l'a donnée.

Le 31 décembre prochain nous regarderons ensemble ce que nou savons développé au cours de l'année pour garder bien vivant le gout de la Parole, le goût de la prière, le goût  de la charité. BONEE ANNÉÉ.

mercredi, 27 décembre 2017 15:14

2018 m'invite à réfléchir.

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Quand le premier de l'an pointe le nez à la porte, c'est une invitation à nous saluer d'une façon spéciale et à se formuler des bons voeux. Cette année, j'ai pensé réfléchir à certaines idées que l'Évangile me propose. Cette année intéressons-nous d'abord à l'essentiel.

"Vous êtes la lumière du monde: Mth 5, 14:  Ne serait-ce pas là un beau souhait? Mais il y a toutes sortes de lumière, de beaux lustres bien décorés avec beaucoup de clinquants, mais quand on y met la courant, ils n'éclairent presque pas, les décorations cachent la lumière. Il y a de vulgaires petites ampoules, toutes niaiseuses mais qui jettent une belle lumière. Alors devant le souhait de l'Évangile, je me demande quelle sorte de lumière je suis. Il ne faut pas laisser  l'extérieur, les honneurs, le pouvoir, l'ambition, les titres obscursir notre lumière. C'est là que nous sommes renvoyer à l'essentiel qui vient du fond du coeur. Nous avons cette source de lumière, source divine déposée en nous, laissons jaillir cette lumière, elle est apaisante et rassembleuse.

Vous êtes le sel de la terre. Mth 5, 13: Le sel a cette faculté de faire ressortir le goût, la saveur des aliments, de donner du goût à la nourriture. Le sel de l'Évangile vient donner du goût et de la saveur à notre vie. Il y a tant de souffrance dans notre monde peut-être parce que nous n'avons pas assez le goût de l'amour, de l'accueil du pardon etc ... Là aussi nous devons revenir à l'essentiel: notre sel intérieur. Ce goût du divin déposé en nous, qui nous habite et qui demande seulement à se répandre, à se "soupoudrer" dans l'assiette quetidienne de nos voisins pour rendre heureux.

"Vous êtes le levain dans la pâte". Mth. 13, 33:  Le levain est là pour faire lever la pâte, il me semble. Pouvons-nous trouver le levain dans un morceau de pain? Le levain est cette puissance intérieure,  puissance de l'Esprit Saint qui nous habite et qui fait de nous des témoins du ressuscité. Cette puissance divine qui nous fait devenir du bon pain pour les autres. Et pour cela, il nous faut revenir à l'essentiel de nos vies.

2018 nous dit: n'allez pas chercher votre bonheur dans les magasins, dans le travail, dans la richesse, dans les bons repas, notre bonheur il est au dedans de nous. Revenons à l'essentiel.

lundi, 18 décembre 2017 15:24

On a dit changements.

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Depuis plus de 50 ans, nous parlons de changements au Québec, tout change, faut s'ajuster aux changements, faut apprivoiser les changements, le statu quo n'est plus possible autant d'expressions qui deviennent presque des litanies. Depuis la révolution tranquille au Québec nous avons du nous adapter aux changements. Dans l'Église, nous avons vécu de changements nombreux: la liturgie en français, l'autel face au peuple, les lois se sont un peu assouplies, et que sais-je encore. Malgré tout cela, nous n'avons que géré la décroissance.

Les chrétiens ont quitté l'Église, aujourd'hui nous devons fermer nos églises, centraliser les Fabriques paroissiales, l'indifférence religieuse s'est installée. Je lisais denrièrement des articles sur cette questions où il fallait s'ajuster aux changements. Ça force à réfléchir. Dans mon ministère comme prêtre j'ai vécu beaucoup de changements qui nous ont conduit là où nous sommes aujourd'hui. Nous n'avons que géré la décroissance.

Pour moi, je crois que le temps des changements est terminé, nous sommes à l'heure de la conversion. Nos changements n'ont été en définitive que de la "chirurgie esthétique." La société est nouvelle, elle porte de nouvelles attentes et de nouvelles forces et elle attend de nous une nouvelle vision de la vie et de l'approche pastorale. Nous sommes conviés à une nouvelle vision de l'Église, une nouvelle vision du ministère presbytéral, une nouvelle vision de la présence des chrétiens au coeur de l'Église et de la société. C'est à une conversion que nous sommes appelés.

Les mouvements chrétiens sont en déclin; fondés à une époque précise pour répondre à des besoins précis, ils deviennent déphasés en regard de la société qui se met en place. Changer la couleur de la peinture ne suffit plus. Il nous faut être à l'écoute des besoins de notre société pour nous convertir et apporter la réponse adéquate à ces besoins. Je pense aux décès. Actuellement la présence pastorale d'accompagnement se résume en gros à la célébration des funérailles. Ceci n'est qu'une heure dans la vie des personnes endeuillées. Le nombre de suicide augmente, les personnes qui décèdent encore jeunes du cancer  augmentent, ceci amène beaucoupo de souffrance, de découragement, il y a place pour envisager une présence pastorale de qualité au-delà de la célébration. Il y a beaucoup de blessures et de souffrance actuellement, les gens que je rencontre dans les épicerie ou sur la promenade me le disent et parfois avec agressivité.

La tâche est difficile et demande un bon flair pastoral. Le Pape François nous y invite. Nous ne sommes plus à l'époque des changements, mais au temps de la conversion. C'est ma conviction. L'Évangile nous pose la question: Qui es-tu? De quel bois tu te chauffes? Comme Marie accueillons l'Esprit et suivons-le sur la route de Dieu qui est celle du coeur.

samedi, 09 décembre 2017 17:30

Un chemin de conversion.

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Je suis à lire "Un cri se fait entendre" de Jean Vanier. Cette lecture a fait remonter en moi des souvenirs que je veux patager. Jean Vanier nous raconte son témoignage de vie avec les personnes affligées d'un handicap et comment ces gens l'ont évangélisé.

A mon arrivée comme curé de Ste-Anne des Monts, j'ai rencontré de ces personnes qui vivaient dans des foyers d'accueil et travaillaient dans un atelier qui leur était destinée. A prime abord, ces gens m'ont dérangé, je n'était pas habitué à ces rencontres. Pour eux une chose comptait: la rencontre gratuite, être reconnus. Doucement ils m'ont évangélisé. Ils m'ont appris la simplicité et l'importance d'une rencontre gratuite, d'un bonjour, d'une poignée de main sans condition. Je les ai vus repartir heureux à la rencontre d'une autre personne. C'était de la gratuité pure. Ils m'ont annoncé une Bonne Nouvelle.

J'ai du lutter contre la mentalité des paroissiens qui ne voyaient pas d'un bon  oeil cette présence à l'église. On m'a demandé de les empêcher de faire la quête à la messe parce que disaient-ils, les gens donnent moins quand ils quêtent, ou pire encore: "Qu'est-ce qu'on a l'air devant les visiteurs, des fous qui font la quête." Je rapporte l'expression comme je l'ai souvent entendue. Appuyé par des proches collaboratrices et collaborateurs nous avons lutté contre cette mentalité surtout celle des marquilliers. Nous leur avons fait servir la messe. Avec eux nous voulions évangéliser cette mentalité comme nous l'avions été nous-même. Aujourd'hui, ils font partie de la vie paroissiale sans distinction ni anicroche. Ils ont fait entrer la Bonne Nouvelle. Dans certaines paroisses où j'ai oeuvré, les pauvres, les B.S. comme on les appelle sont souvent rassemblés dans des rues à l'écart ou même camouflées par des rangées d'arbres. Et les gens qui les maintiennent là viennent communier en tout conscience paisible. Je me pose des questions.

Nous avons fait la même chose concernant d'autres personnes qu'on appelait "les marginaux". Les divorcés, les homosexuels, etc ... Ce n'était pas des chrétiens exemplaires. Nous avons voulu passer de "Marginaux" à "blessés" par la vie. Il y a quelques années, je suis allé prendre un repas avec la communauté de l'Épi à la basse ville de Québec. Une communauté réunie par Mme Laurette Lepage. Ce fut un moment de rencontre, de partage merveilleux qui a continué mon évangélisation. Un temps de fraternité, de communion dans la gratuité. Il n'ont rien d'autre à donner que leur coeur, leur amour et leur sourire et c'est le plus beau. Nos rencontres de prêtres auraient beaucoup à apprendre à leur contact. Ne serait-ce pas cela aussi ou surtout l'Église? Aujourd'hui, je crois que ces gens sont des envoyés de Dieu pour nous apprendre l'Évangile de Jésus Christ.

Aujourd'hui nou smettons beaucoup d'argent et d'énergie à sauver des églises de pierres, des statues de bois alors que le visage de Jésus Christ est défiguré dans le coeur et la vie d'enfants de femmes violentées, d'hommes bafoués, le Christ continue d'être fouetté dans la torture de ses frères et soeurs ... et ......  Avec Jean Vanier, je redis: UN CRI SE FAIT ENTENDRE.

jeudi, 07 décembre 2017 17:46

Un 8 décembre,

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Chaque année, le 8 décembre nous ramène la fête de la Vierge Marie. Quand je contemple le visage de Marie, c'est un message d'avenir qui m'apparait. Marie nous ouvre un chemin d'avenir, elle nous place sur la route de la mission.

Le premier chemin d'avenir qu'elle m'ouvre est celui de l'écoute, être à l'écoute de la vie. Elle reçoit un message qui lui fait part d'une mission, celle d'être Mère du Fils de Dieu. "Que tout se passe pour moi comme tu l'as dis." Marie à l'écoute de l'Esprit se rend disponible pour le projet d'avenir qui lui est annoncé: Permettre à Dieu de se rendre visible dans notre monde. Elle vient me dire que si je veux que ma présence soit bonne, je dois d'abord être à l'écoute de l'Esprit présent et agissant en moi.

Marie devenue le premier tabernacle vivant part en hâte porter Jésus à Jean Baptiste. Elle devient la première missionnaire. Elle vient tracer la ligne maitresse de notre présence chrétienne: donner Jésus au monde ou plus exactement le faire reconnaitre dans le coeur et la vie des gens autour de nous. Nous nous plaignons aujourd'hui que les gens surtout les jeunes familles ne connaissent pas Jésus Christ. Marie vient nous rappeler que c'est là notre première mission.

Marie était présente à Cana pour inviter Jésus à ouvrir sa mission prophétique. Jésus a annoncé le vin de la   nouvelle alliance. Il nous dit que le vin de le Première Alliance ne rassasie plus le monde, il est à sec, et il nous donne le vin nouveau. Marie nous ouvre sur l'Alliance Nouvelle et Éternelle. Au Calvaire, elle accueillera la vie nouvelle du ressuscité et nous apprendra ainsi à nous ouvrir à la vie nouvelle révélée par le Christ dans sa résurrection. Dans un monde en changement, dans une Église invitée à des chemins nouveaux, Marie nous trace la route et nous invite à sa suite.

Marie nous ouvre le chemin de l'avenir, le chemin de l'audace, le chemin du prophétisme, elle nous montre l'importance et la grandeur du mistère de la femme dans la communauté chrétienne. Grâce à elle, l'Évangile et le Christ sont venus jusqu'à nous. Sur quels chemins d'avenir Marie nous invite-t-elle aujourd'hui?

"La première en chemin, Marie, tu nous entraines à risquer notre  "oui" aux imprévus de Dieu. Et voici qu'est semé en l'argile incertaine  de notre humanité, Jésus christ, fils de Dieu. Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi, ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins verzs Dieu.

La première en chemin, joyeuse, tu t'élances, prophète de celui qui a pris corps en toi. La Parole a surgi, tu es sa résonnance et tu franchis des monts pour en porter la voix. Marche avec nous, Marie, aux chemins de l'annonce, ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins  vers Dieu." (Denise Lamarche).

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