reflexion2

Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

lundi, 17 octobre 2016 14:22

Enjeux et défis

Écrit par

Enjeux et défis est le titre d'une conférence du théologien André foisson qui est d'une grande importance pour nous aujourd'hui. Il commence en affirmant de ne pas proposer d'attitudes pastorales mais de réfléchir sur les attitudes spirituelles à adopter pour le monde présent. Notre monde ne veut plus de religion mais a soif de spirtualité.  Il nous propose quelques pistes de réflexion.

Reconnaitre l'amour, l'action, la présence de Dieu dans ce qui se vit au quotidien aujourd'hui. Dieu se révèle dans le quotidien même si nous ne le reconnaissons pas. Je pensais à tous ces services de bénévolat offerts chez nous pour les personnes dans le besoin....

Reconnaitre les béatitudes comme unique chemin de salut. Vivre ce passage des commandements au béatitudes.

Mettre l'accent sur la charité vécue au quotidien et dans la communauté chrétienne. Revenir à la communauté et en redcouvrir tous les ministères, les charismes, et développer la responsabilité des chrétiens. La communauté et ses charismes sont la base de toute vie d'Église. Nous mettons souvent l'accent sur les 4 fidélités de la communauté, mais nous n'avons pas de communauté. Il serait plus profitable de placer l'accent sur le baptême, le sacerdoce baptismal, les charismes que le baptême déploie dans la communauté.

Avec la communauté, développer des styles de vie chrétienne conforme à l'Évangile, et trouver des styles de célébrations plus conformes aux aspiraitons et besoins du peuple chrétien.

En lisant cette conférence, je pensais au prophète Aggée 1, 5-8. Évaluez les chemins que vous avez pris, regardez où cela vous a conduit, et allez à la montagne, en présence de Dieu, et rapportez le bois pour construire le Temple. Évaluer le chemin parcouru depuis la révolution trnaquille et le Concile au Québec, regarder où cela nous a conduit aujourd'hui, retourner à l'Évangile pour trouver le chemin de l'avenir.

Ces conférences d'André Foisson sont enrichissantes et faicles sur internet.

samedi, 15 octobre 2016 14:29

Un lieu de Dieu.

Écrit par

Hier, vendredi 14 octobre, je suis allé visiter un lieu de Dieu. Le Centre d'Action Bénévole de la Haute-Gaspésie présentait, à la salle des chevaliers de Colomb de tourelle, tous les services offerts dans le milieu pour les personnes dans le besoin. On y couvre  les besoins tant matériels que psychologiques. Plus de 100 personnes y travaillent sur le secteur. C'était une vraie ruche bourdonnante. J'y ai rencontré des jeunes et moins jeunes, des bien portants comme des gens blessés, tous étaient heureux et me remerciaient d'être allé les encourager.

Cette visite m'a placé devant bien des questions. J'y voyaient là le chapitre 25 de Mathieu mis en action: "Ce que vous faites aux plus petits d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites." Toutes les personnes présentent ne fréquentent pas l'Eucharistie, les personnes qui vont à la messe n'étaient pas là. J'ai vu une Église cassée en deux. J'ai vu un "hopital de campagne" pour employer l'expression du Pape François. Aucun bulletin paroissial n'a parlé de l'événement. J'écoutais les gens de Rimouski se batailler sur l'avenir de la cathédrale ainsi que l'émission sur le Vatican. Le besoin d'argent pour faire ronronner la machine est à l'avant scène, et la vie....

Je suis devant une grosse question: Qu'est devenue notre Église? Elle s'est refermée sur elle-même comme une coqille et va s'étouffer. L'Église s'est ratatinée sur les sacrements, les rites et a oublié la vie. J'ean-Paul 11 nous parlait d'une évangélisation nouvelle et non pas d'une nouvelle évangélisation. Donc d'une présentation nouvelle du message de l'Évangile qui rejoigne le chrétien d'aujourd'hui. Ces lieux de rassemblement que j'appelle les "lieux de Dieu" nous interpellent. Dieu est là au coeur de ces événements, ils sont les sacrements du Dieu vivant et ressuscité. Ne serait-ce pas là des lieux propices pour adorer et évangéliser.

Je dis merci à toutes ces personnes généreuses qui nous écrivent l'Évangile tous les jours sous les yeux peut être sans le savoir. Je dis merci à toutes ces personnes qui questionnent l'apathie de nos populations et qui redonnent de la fierté et le goût de vivre à plusieurs chez nous. Une communauté vivante, c'est ça aussi ou d'abord.

jeudi, 13 octobre 2016 16:51

Une mission.

Écrit par

En relisant l'Écriture Sainte, en écoutant parler les gens autour de moi, je réalise que l'urgence de la mission aujourd'hui est de présenter le visage du Dieu de Jésus Christ. C'est notre chemin de conversion.

Nous avons tous connus les gens de mon âge la morale d'obligation basée sur les commandements de Dieu de l'ancien Testament. Jésus est venu nous faire découvrir la morale du bonheur et de la liberté basée sur les béatitudes. Nombre de grands parents s'attristent aujourd'hui à la pensée que les jeunes ne connaissent pas les commandements de Dieu. Il faudrait aussi s'attrister que nous n'ayons pas connu les béatitudes.

Les commandements, le mot le dit, étainet des comportements, des façons de faire; ils nous situaient davantage au niveau de la tête. Les béatitudes sont des invitations à suivre le Christ sur la route de la liberté, de la responsabilité; sur la route du bonheur. Dieu ne se définit pas par des mots mais se découvre et s'expérimente à travers un agir. "Je suis celui qui suis," dit le Seigneur: Ex 3, 14. Regardez-moi agir avec vous et vous comprendrez qui je suis. Le Christ reprendra  cette révélation dans les paraboles de la miséricorde en Luc 15. C'est dans un agir avec le peuple que l'on découvre le vrai visage de Dieu. C'est l'invitation des béatitudes. Dieu accompagne son peuple sur la route de sa vie en respectant sa liberté, mais le conduit à la terre promise. Il nous accompagne aussi vers notre Terre Promise. C'est une histoire de tendresse que Dieu écrit avec nous: "J'inscrirai ma loi au fond de leur coeur." Il est au coeur de nos vies, il fait partie de nous pour que nous faisions partie de Lui.

Ce visage de Dieu, les jeunes ne le rejette pas, ils ne le connaissent pas. Ils nous appartient de le leur révéler. Leur dire le Dieu des béatitudes, le Dieu de la tendresse, le Dieu de la miséricorde. Le Dieu qui apprend la liberté et la responsabilité. Une des missions des parents est d'éduquer leurs enfants à la liberté et la responsabilité. Il en est ainsi en éducation chrétienne.

Sur l'autoroute de la vie, prenons la sortie Mth 5, 1-12, pour entrer sur la route des béatitudes, route du bonheur, route de la liberté. Peut être y trouverons-nous des passagers plus nombreux qu'on pense.

Inspiré de: Patrick Chauvet: La vérité de mon Église. P. 79

mercredi, 12 octobre 2016 13:56

En méditant.

Écrit par

La télévision m'apportait ce matin une piste de réflexion ou de méditation qui me colle à la vie et à l'Évangile. On rapporte encore une liste de jeunes qui furent abusés dans un pensionnat religieux, on nous montre des femmes revêtues d'un voile qui les cache totalement, on nous montre une initiation  dans une université, ... En regardant tous ces reportages, je me souvenais de l'Évangile et de l'enseignement de Jésus sur la dignité des personnes. Jésus s'est battu pour le respect des personnes, pour la dignité humaine surtout en faveur des plus faibles et combien Jésus a manifesté du respect pour la place de la femme dans la société du temps. Des hommes et des femmes se sont levés  au cours de l'histoire pour annoncer cet Évangile: Martin Luther King, Gandhi, Mgr Romero ... et combien d'autres.

J'avais en main au même moment un texte d'Odette Mainville tiré de la revue l'autre Parole parlant de la luitte de Jésus pour la défense de la femme dans la société de son temps. En relisant l'Évangile aujourd'hui, je découvre la force du message de Jésus qui a été contrée par un enseignement mal orienté, celui qui a été le mien dans ma jeunesse et au temps de mes études. Jean Vanier nous a dit un jour: Si vous ne pouvez pas vous agenouiller auprès des blessés de la vie -les marginaux, les drogués, les handicapés- vous ne pouvez pas vous agenouiller en vérité devant le Grand Blessé. La Bible est un grand livre d'humanité et parce qu'il est profondément humain, il est profondément chrétien et divin.

Nous pourrions aussi méditer Galates 5, 18 et Luc 11, 42-46. Ne lisons pas la bible comme si nous lisions un roman d'aventure du galiléen. Jésus m'interroge ce matin avec notre ami Luc: "tu aimes les premières places dans les synagogues et tu passes à côté de l'amour de Dieu." Je regarde les trônes dans nos églises, les vêtements liturgiques et les titres d'honneur ... L'Évangile me prend aux tripes et j'ai mal à mon Église. Semons la parole de Dieu à tout vent, un jour elle sera productrice d'amour et de miséricorde.

vendredi, 07 octobre 2016 17:41

Une leçon de Cana (2)

Écrit par

Alors sa mère dit à Jésus: "Ils n'ont plus de vin". Jésus répond: "Femme qu'y a-t-il entre toi et moi. Mon heure n'est pas encore venue." Marie se situe en tant que mère qui donne un ordre à son Fils: fais quelque chose, le vin manque. Ordinairement, c'est le maitre de la noce qui va dire à l'époux que le vin manque. L'époux doit pourvoir au besoin. Ici Marie prend la place du maitre et s'adresse à Jésus comme à l'époux.

Marie se retourne et dit aux serviteurs: "Faites tout ce qu'il vous dira." Marie devient disciple, elle se met à la suite de Jésus. Elle n'est plus là pour commander mais pour servir. C'est alors que le miracle se produit. L'heure de Jésus est arrivée. Jésus agit avec des disciples, des collaborateurs et non avec des gens qui commandent. Marie m'apprend à être disciple. Marie m'apprend à écouter Jésus me parler et à m'engager à sa suite.

Jésus est l'époux qui vient vivre une alliance avec nous. Marie nous apprend l'attitude du disciple. Dans ma vie chrétienne, j'ai à apprendre à écouter le Seigneur et à travailler avec lui et non à lui dicter quoi faire. Je dois être témoin au quotidien de cette présence amoureuse de Dieu en moi. Il en est ainsi dans l'Église. Nous avons voulu dire au Seigneur quoi faire en montant des structures: secteurs, équipes etc ... ceci n'a pas marché. Il aurait fallu davantage être disciples pour réaliser le plan de Dieu. Jésus est l'époux de l'Église: Faisons ce qu'il nous dira. L'heure de Jésus est celle où nous acceptons de nous mettre en route avec Lui et non de lui dire quoi faire avec nous. Nous sommes les serviteurs du royaume.

jeudi, 06 octobre 2016 20:38

Une leçon de Cana

Écrit par

Recueillons un message donné par l'événement des noces de Cana, Jn 2, 1-11. Jésus était présent aux noces avec ses disciples et sa mère. Les disciples et la mère ne sont pas nommés, c'est chacun et chacune de nous.

Notons d'abord que l'évangéliste Jean inaugure la vie publique de Jésus à l'intérieur d'un événement d'alliance et de communion. Il nous indique à prime abord ce que sera la vie de Jésus. D'ailleurs cette vie publique se terminera par un autre repas de communion. Jésus est venu instaurer un règne de communion, de partage entre les êtres humains et avec son Père. Jésus utilisera aussi des paraboles de festins de noce pour parler du royaume de Dieu. Jésus veut nous insérer dans une relation d'alliance. Nous sommes des fiancés du royaume.

Notre monde qui a balancé les formes de pratique religieuse, un monde parfois déchiré en deux a besoin de mieux connaitre ce Dieu de l'alliance. C'est le défi que nous portons comme chrétiens de transmettre l'image du Dieu de l'alliance, de la communion. Jésus est allé jusqu'au bout de cette fidélité afin de nous faire comprendre cette soif de Dieu pour le monde. Jésus a participé pleinement à la noce parce qu'elle est célébration de l'amour. Le mariage n'est pas une prison qui enferme dans des lois ou des traditions, il est le signe sacré de la relation de l'être humain avec Dieu. Il est le Dieu de l'alliance; un Dieu qui se donne et se laisse accueillir. Un Dieu présent à l'intérieur de notre quotidien, qui nous accompagne. Nous avons tous besoin de découvrir la tendresse de Dieu pour nous et de nous laisser prendre dans cette relation d'alliance. A son dernier repas, Jésus nous a dit: "Faites ceci en mémoire de moi." Rendez présent et efficace ces temps d'alliance et de communion.

A suivre.

samedi, 01 octobre 2016 14:32

Dieu a eu une crise cardiaque.

Écrit par

Nous assistons souvent à des réunions de dieux: le dieu de la télévision, du Ipod, de l'internet, ... Un soir lors d'une réunion le dieu de l'électricité a fait une crise cardiaque et meurt. Voila que tous ces petits dieux meurrent aussi. Le monde esclave de ces dieux reste consterné et ne sait plus à quel dieu se vouer.

Un Dieu était absent de cette rencontre, le Dieu de Jésus Christ. Ces petits dieux malins développent l'esclavage, alors que le Dieu de Jésus Christ apporte la liberté. Le Dieu de Jésus Christ fait partie de ma vie, il me permet de développer pleinement ce que je suis comme être humain et enfant du Père. Le Dieu de Jésus Christ n'est pas le Dieu de la loi mais de l'amour. Le Dieu de Jésus Christ ne fera jamais de crise cardiaque. Le Dieu de Jésus Christ ne nous embrigade pas dans des formes de pratique extérieure mais développe les valeurs du coeur  qui attirent et motivent notre agir.

Le courant électrique qui fait agir notre Dieu est l'amour de Dieu et du prochain. Ce Dieu se fiche des dorures, des belles paroles, des titres ronflants, il parle au coeur et agit dans la plus stricte simplicité et c'est pour cela qu'il nous rend libre. Ce Dieu se donne en toute liberté et nous demande de le laisser passer à travers nous pour se donner librement. Le Dieu de Jésus Christ ne condamne pas mais pardonne et guérit. Ce Dieu s'offre à nous simplement ouvrons, nos coeurs et disons lui bonjour.

mercredi, 28 septembre 2016 14:41

"Un hopital de campagne."

Écrit par

Notre Pape François parle de l'Église comme d'un hopital de campagne. Hier, je suis allé visiter un des ces hopitaux: "Partageance"; il s'agit d'un service offert aux familles démunies. En visitant, je me suis surpris à rêver.

Il y a plus de 40 ans, deux dames avec le concours de bénévoles mettaient sur pied un service appelé "Ouvroir." Elle cueillaient des vêtements pour distribuer à des familles dans le besoin. Ceci débuta dans le sous-sol du presbytère. Quelques années plus tard, naissait un service de nourriture. Le curé du temps avec des chevaliers de colomb et les filles d'isabelle recueillait des denrées non périssables en vue d'offrir des paniers de nourriture aux familles dans le besoin. Avec des sous cueillis cà et là le panier était comblé. Depuis 27 ans ce service est devenu "Partageance" accrédité qui offre un meilleur service. La petite graine de moutarde est devenue un arbre grâce à l'initiative et à la générosité de personnes bénévoles et pleines de coeur.

Ce service est devenu une ruche d'abeilles bourdonnant d'activités et de vie. Nous pouvons aujourd'hui toucher du doigt les miracles réalisés par les personnes qui y oeuvrent. J'ai connu des gens hier, je les revois aujourd'hui et je peux  constater le miracle réalisé.

Au coeur de ce service, on offre aujourd'hui deux oreilles pour écouter la souffrance des gens et un coeur pour les aimer. Dans notre contexte de société les relations humaines et familiales sont difficiles et je me rends compte que le confessionnal a changé de place. Hier c'était souvent des pécheurs qu'il fallait pardonner dans le secret du confessionnal: aujourd'hui, ce sont davantage des personnes blessées qu'il faut aider à avancer. L'un n'enlève pas l'autre, mais je crois que les personnes reçoivent une aide plus appropriée à leurs besoins.

Ce matin, je me surprend à chanter: Que tes oeuvres sont belles, Seigneur, tu nous remplis de joie. Ces oeuvres, Il les réalise à travers nous et à notre insu souvent. C'est un hopital de campagne qui va au secours des gens blessés par la vie. C'est une Église en sortie qui n'a pas peur de salir les mains et qui vit l'Évangile sur le terrain. Voila l'année de la miséricorde concrétisée. MERCI.

lundi, 26 septembre 2016 14:30

Méditant en ce lundi matin.

Écrit par

Hier, l'Évangile, (Lc 16, 19-31), nous faisait rencontrer le riche et le pauvre Lazare qui aurait bien voulu recevoir quelques miettes de la table du riche. Seuls les chiens venaient le soulager. les chiens dans la bible ce sont les païens, les gens qui ne respectent pas les normes religieuses du temps.

Dans notre société il existe encore des Lazare que les "chiens" viennent soulager de leur misère. Si nous suivions la mentalité des juifs qui était la nôtre il n'y a pas encore si longtemps, toutes les personnes qui oeuvrent  dans les services caritatifs seraient des "chiens" venant soulager la misère autour d'eux. La majorité de ces hommes et ces femmes ont balancé toute pratique religieuse et s'écartent de beaucoup de normes de l'Église. Heureusement notre mentalité est changée.

Le riche de l'Évangile comme celui d'aujourd'hui est la personne qui n'a pas le temps de s'occuper du pauvre à côté de lui. Le chien est la personne qui prend le temps de s'arrêter auprès du pauvre pour soulager sa souffrance. Pour le "chien", la personne est plus importante que les lois ou les traditions. Le riche est cette personne trop remplie d'elle-même, de ses préoccupations, de son importance et lève le nez sur l'autre devant soi. C'est l'interrogation qui me parvient ce matin pour ma vie personnelle et aussi pour la vie de mon Église devant la quantité de personnes qui ont quitté les normes religieuses et continuent de "lécher les plaies des pauvres" sur le terrain. Je regrette que l'année de la miséricorde qui s'achève n'a presque pas fait état de ces témoins de la miséricorde sur le terrain.

mercredi, 21 septembre 2016 14:13

Se laisser accompagner.

Écrit par

"Or, comme ils parlaient et discutaient ensemble, Jésus lui-même les rejoignit et fit route avec eux; mais leurs yeux étainet empêchés de le reconnaitre." Lc 24, 15. Sur la route d'Emmaüs, les disciples pris dans leur découragement ne reconnurent pas le Seigneur mais se laissèrent accompagner. Ils n'avaient pas cru au Christ, mais en celui qu'ils avaient imaginé. Ils étaient déçus. Jésus est là comme compagnon de route et se laisse découvrir quand le moment est venu.

Voila ce que ce matin, le Seigneur me propose comme entretien pour la journée. Jésus se fait compagnon sur notre route quotidienne, nous ne le reconnaissons pas toujours, mais il attend le moment propice pour se faire découvrir. Le Seigneur ne force personne, il marche avec nous, il écoute nos douleurs comme nos joies et à partir de ce que nous vivons, il se laisse découvrir au coeur de nos vie. Voila le coeur de l'évangélisation: découvrir le Seigneur qui marche sur notre route. Mais encore faut-il se laisser accompagner par lui. Il nous faut aussi se permettre de l'écouter au coeur de la vie.

C'est découvrir le Christ tel qu'il est, tel qu'il se présente à nous et pas nécessairement celui que nous imaginons. Souvent dans nos relations humaines nous cheminons les uns à côté des autres, mais oublions de cheminer ensemble, nous trouvons que le temps passe vite, mais nous oublions de goûter  le temps présent. Nous faisons trop souvent de même avec le Seigneur. Nous voulons rencontrer celui que nous imaginons et nous oublions celui qui est en nous, avec nous, qui marche avec nous. Nous cherchons le Christ dans des livres, des savants énoncés théologiques et nous oublions le compagnon de route qui marche avec nous. Sommes-nous capable de nous laisser accompagner et de découvrir celui qui met ses pas dans les miens ce matin pour vivre ma journée. Peut être que ce soir nous pourrons dire avec les disciples: Aujourd'hui mon coeur n'était-il pas tout chaud!

Page 8 sur 16