Jos. Deschênes
Refléter la lumière du Christ. Jn 9, 1-41.
J.sus sortant du Temple vit un aveugle de naissance. On demande à Jésus: Qui a pécéh, lui ou se parents, pouir qu'il soit aveugle? Alors profite de l'événement pour faire une petite catéchèse, pour nous dire que nous chrétiens devons être une lumière, reflt de la lumière du Christ, pour notre monde. Nous ne sommes une lumière par notre propre moyen parsonnelle mais en nous laissant illuminer par Jésus Christ dans son Évangile. Jésus nous dit simplement que si nous cvoulons voir ele monde avec des yeux plus clairs et bienveillants, il s'agit simplememnt de se laisser illuminer par LUI.
Depuis le premier dimanche du carême, Jésus nou sinvite à être nous même, à demeurer fidèle à notre être intérieur. Aujourd'hui il nous redit: Si tu veux être reflet de ma lumière soit fidèle à toi-même, à ton être intérieur. En sortant du Temple, les gens rencontre un homme souffrant d'un handicap, leur première question: Qui a péché? Ils ne s'occupent pas de l'état de l'homme mais de savoir qui a péché pour le rendre aveugle, qui est coupable. Cet homme avec un handicap n'existait pas, il n'a pas d'intérêt pour les gens. C'est probablement le sort encore aujourd'hui de nombreux handicapés que la société oublie ou n'églige. On croit peut ête encore aujourd'hui que les malades, les handicapés sont des êtres punit par Dieu. On croit souvent que Dieu agit comme nous.
Tous les êtres humains handicapés ou non est un être divin venu de Dieu et nous sommes tous dans les même conditions spirituelles, égaux. Nous sommes tous crées par Dieu et donc divin. Dieu n'agit pa comme nous. Il ne punit pas, mais pardonne, soutien et accompagne. et souvent une personne atteint d'un handicap est L'occasion pour les autres d'être présence de Dieu. Aujourd'hui l'homme aveugle est l'occasion pour les autres d'être lumière du Christ en lui prodiguant une préesnece, un accompagnement et recevant de lui un témoignage de foi qui peut renforcer notre propre foi.
Alors Jéus s'arrête et pour comble, c'était un jour de Sabbat. Les gens veulent savoir ce qui s'est passé: L'homme qu'on appelle Jésus a fait d ela boue, il me l'a appliqué sur les yeux et m'a dit: Va te laver. J'y suis allé et je vois. Alos Jésus a guérit l'homme non seulement par sa voix mais aussi par le toucher. La voix e tla toucher sont important pouor un aveugle. Ila indiquent une présence, une proximité, de la tendresse l'opposé de la colère, de l'indifférence ou du mépris. C'est un don. Trop souvent nous faisons le contraire mais au fond de tout être humain il y a un morceau de bonté et d'humanité caché par des des mauvaises habitudes ou des blessures.
Il est intéressant de constater la différence de situation juste dans le regard des gens et celui de Jésus. les gens voient un coupable ou des coupables punis et nl'autre voit un être humain rempli de bonté qui a besoin d'être reconnu pour ce qu'il est. Ceci vient me poser une question: Quel est le regard que je pose sur les autres? Est-il comme celui de Jésus ou à l'image de celui des gens% Le contraste est saisissant entre ces deux regards dans le texte d'aujourd'hui. Celui qui était aveugle, voit; et ceux qui voyaient deviennent aveugles. Tu es tout entier dans le péché et tu nous fait la leçon. et ils le jetèrent dehors. Jésus est venu pour les malades, les handicapés et aujoourd'hui il nous apprend à être agent de lumière et je crois la chose devenu très urgente dans un monde en changement et qui prend ses distances de l'Église et devient a-religieux. Soyons fidèle à nous mêmes comme Jésus l'a été.
L'eau qui redonne vie. Jn 4, 5-42.
La vie de l'être humain ressemble à un cours d'eau. Elle est fidèle à la source qui l'alimente et se répand en se donnant pour faire germer et entretenir la vie. L'eau arrose les terrains secs, répand une humidité bienfaisante sur la terre pour que la vie grandisse. La sécheresse détruit la vie. L'eau aussi répare les terrains brisés et aide la vie à reprendre sa place. C'est le message de notre célébration d'aujourd'hui avec la rencontre de la Samaritaine au puits. À la condition de rester fidèle à sa source qui alimente.
Jésus fatigué et assoiffé se repose au puits de Jacob alors que la femme vient cueillir de l'eau. Elle vient le midi alors qu'il n'y a personne au puits parce que sa vie est brisée et elle ne peut entendre les commentaires des gens qui viennent aux heures d'affluence. Alors fidèle à lui-même, Jésus se repose. Il demande à la femme de lui donner de l'eau. Jésus va lui donner une eau qui guérit. Il lui dit: Appele ton mari. Je n'ai pas de mari, qu'elle lui répond. Jésus lui dit: tu as 5 maris et maintenant tu es seule. Et à ce moment Jésus va guérir son coeur, lui donner l'eau qui rassasit la vie intérieure. Et la femme lui dit: Seigneur, donne moi de cette eau que je n'aie plus soif et n.aie plus besoin de venir puiser. La Samaritaine fait l'expérience du Christ Messie et laissant là sa cruche et les disciples et part proclamer à tous sa rencontre avec quelqu'un qui lui a dit ce qu'elle est, une femme blessée, et qu'Il vient de guérir à de sa profonde blessure intérieure.
À la suite des tentations et de la transfiguration des dimanches précédents, Jésus nous donne l'exemple où nous conduit la fidélité à notre source intérieure, la fidélité à nous-même. Il nous donne aussi l'exemple de la qualité de notre vie, de notre mission: Donner la vie, faire naitre la vie, guérir les coeurs brisés. Jésus ne commence pas sa mission chez les riches qui pourraient lui rendre au centuple le bien qu'il leur ferait. Il va chez les pauvres, les gens mal pris et aussi des ennemis des juifs. Pour Jésus, l'important est la personne humaine et pas d'abord ce qu'elle a fait. La femme est étonnée de constater que Jésus lui parle parce que les juifs ne parlent aux Samaritains. Et Jésus commence par lui demander un service: Donne-moi à boire. Il ne lui fait pas de reproche ou de commentaire sur sa vie, il lui demande de l'eau. La femme est étonnée: Comment tu es juif et tu me demandes à boire à moi, une samaritaine.
C'est touchant et merveilleux de voir Jésus s'adresser à la samaritaine. Il vient à elle comme un mendiant qui a beosoin, il entre en dialogue avec elle, il lui fait confiance et alors il peut entamer un vraie démarche de conversion. Il peut aller plus loin et lui donnera l'eau qui désaltère l'intérieur du coeur. Çeci ma rappelé un souvenir. Je faisais la visite paroissiale au début de mon ministère et j'entre un soir dans une maison où la dame est seule, elle m'offre à m'asseoir et prend un petit pouffe et va se placer devant la téléviseur dos à moi. Nous sommes que les deux dans la maison. Le mari entre et s'assoit pas un mot. Le femme ferme la télé et vient s'assoir face à moi et commence à vider son sac de colère contre l'église, les curés. Je l'écoute sans un mot. Je dois partir parce que d'autres familles m'attendent. Alors je me lève, lui donne la main et à son mari et lui dit: Madame, vous avez sans doute souffert beaucoup de l'Église pour avoir autant de colère dans votre coeur. Ils se sont regardés les deux et le mari me dit: Revenez nous voir, nous aimerions parler avec vous. Je reviendrez.
Ces gens blessés par la vie qui garde au coeur des fissures profondes ont besoin d'être aimés, acceillis et être rassasiés de l'eau de la vie et de l'amour. La rencontre de Jésus avec cette femme au puits de Jacob est une rencontre d'amour. La rencontre dont elle avait besoin. Jésus est venu étancher notre soif de vivre, d'être heureux, soif d'aimer et d'être aimé. Les gens viennent à Jésus d'abord sur la parole de la femme, puis ensuite ils lui diront: Maintenant nous croyons que c'est lui le Messie, le Sauveur du monde. C'est la parole que l'Évangile d'aujourd'hui nous invite à proclamer haut et fort dans un monde brisé par l'ambition, la jalousie, la colère où il nous faut offrir l'amour, l'accueil, la tendresse. Nous devons avoir d ela bonne eau à offrir pour conduire les gens à Jésus. Nous devons aussi être à l'exemple de Jésus des mendiants et non des milliardaires., des chrétiens fidèles à leur source de vie: Jésus Christ.
Une invitation. Mth. 17, 1-9.
Nos lectures de ce 2e dimanche de carême nous invitent à sortir de nous même pour suivre l'invitation du Seigneur à nous dépasser et à devenir profondment nous même. À Abraham, Dieu dira "Quitte ton pays et vers le pays que je te montrerai." Et Jésus invite ses disciples à quitter leur confort pour l'écouter et le suivre,
"Quitte ton pays, ta famille, ton père et ta mère, ta maison et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation." Dans l'Évangile, Jésus se présente aux siens sous un jour nouveau et leur Dieu leur dit: Écoutez-le. Nous avons là deux invitations du Seigneur à devenir ce que nous sommes vraiment. Abraham est installé confortablement dans ses habitudes et idées préconçues alors Dieu l'invite à sortir de ce confort pour le suivre sur la route de la vie. Dieu vient de le choisir pour en faire le père d'une grande famille. Abraham partit avec son neveu Loth vers un pays inconnu. Dieu lui demandait un grand déracinement pour bâtir ailleurs un projet concernant le monde entier de l'époque.
Sur la montagne, Jésus se présente sous un autre jour et leur dit: Écoutez le. C'est à dire, suivez-le sur le chemin qu'il vous indique. Remarquons la réplique de Pierre; Il est bon d'être ici, dressons-y trois tentes. Alors une voix du ciel se fit entendre et dit; C'est mon fils bien-aimé, Écoutez-le. C'est une autre invitation à sortir de nos sécurités pour prendre la route avec le Christ. C'est comme si Jésus leur disait: Regardez bien ce que vous serez si vous édoutez ma voix, si vous demeurez fidèles à vous même. L'invitation de la transfiguration est une invitation à quitter nos conforts, nos idées toutes faites et à nous ouvrir sur l'avenir.
Écoutez-le nous dit le texte de l‘’Évangile. C'est une invitation à faire silence dans nos vie pour entendre la voix de Dieu. C'est une invitation à aller dans le silence de la montagne pour entendre ce que le Seigneur veut nous dire, pour entendre le projet que le Seigneur veut vivre avec nous. Nous avons tous l'occasion de faire cette expérience, un jour ou l'autre, comme je l'ai fait moi même, il y a près quatre-vint ans. Dieu nous donne la lumière pour orienter nos départs et éclairer notre route.
Il m'apparait que dans notre situation d'Église que nous vivons présentement, cette invitation trouve toute sa raison d'être. La société change, les besoins ne sont plus les mêmes qu'hier et notre mentalité, nos façons de voir doivent aussi changer. C.est à nous aujourd'hui que le Seigneur redit; Quitte ton pays et va vers le pays que je te montrerai. La foi demeure la même, mais nos croyances et nos façons de faire doivent changer. L'Église sort doucement de l'église pour se retrouver dans la rue. Dimanche dernier nous avons rencontrer Adam, Eve et Jésus devant un choix et nous avons pris conscience des conséquences de leurs choix. Aujourd'hui Dieu nous invite encore à choisir de devenir des disciples sur la route à la rencontre des hommes et des femmes d'aujourd'hui. Que la lumière du transfiguré éclaire la route que nous avons à prendre pour sortir de la nuée qui obscurcit notre chemin et entendre Dieu nous dire: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, Écoutez-le.
En lisant.
Paulo Coelho: La cinquantième montagne. L'auteur a pris le récit d'Élie dans le premier livre des rois et en a fait un roman. Pour comprendre cette lecture, nous devons nous reférer au livre d'Élie. C'est intéressant. Bonne lecture.
L'heure des choix. Mth 4, 1-11.
La liturgie de notre premier dimanche de carême, nous présente deux personnes placés devant des choix de vie. Dès le point d edépart du carême, on veut nous mettre devant nos propres choix. Nous avons les gens au début d ela création placés au Paradis terrestre devant une interdiction de Dieu, un choix de vie pour Adam et Eve. C'est le commencement du monde. Dans l'Évangile une autre personne, Jésus, est placé aussi devant des choix. C'est le commencement de sa vie publique. Il est intéressant de méditer la façon dont chacun répond à ces choix. Le Seigneur nous a doué d'un libre arbitre et veut placer l'être humain en face de choix, comment va-t-il utiliser son libre arbitre?
Lors de la création, les gens restent attirés par leur désir humain, l'arbre était beau à voir et le fruit était bon. Alors la femme mange, en donne à l'homme et ils sont heureux de leur choix. Remarquons que lorque Dieu vient, ils sont semblables à nous aujourd'hui: Ce n'est pas ma faute, c'est le femme; ce n'est pas ma faute c'est le serpent. C'est la faute des autres. nous avons les mêmes réactions dans des situations embêtantes aujourd'hui: ce n'est pas ma faute, on m'a menti, je ne le savais pas, etc. Jésus répond d'une autre façon devant le choix qu'il a à faire, nous allons le méditer.
À Jésus aussi, on présente des choix intéressants; on le questionne au niveau du pouvoir ou d'un besoin essentiel de l'être humain: Fais que ces pierres deviennent du pain. Quand tu es dans le désert, sans nourriture, la faim te travaille le ventre rapidement. Mais Jésus se réfère à Dieu pour refuser. On le tente ensuite au niveau de son amour de Dieu: sur le pignon d'une maison, on lui dit: Jette toi en bas, Dieu va venir te secourir. Jésus encore une fois va se reférer à une parole de Dieu pour refuser. Enfin il est tenter au niveau de l'ambition, de la possession: sur une haute montagne pn lui dit: Si tu m'adores, je te donnerai tout ce territoire. Mais Jésus répond tu n'adoreras que Dieu seul.
Jésus a le choix entre une d.écision selon "la musique de son être" comme dit Jean Vanier. Une décision qui va selon son être profond, qui va le faire grandir ou bien -comme Adam et Eve- répondre à un désir immédiat qui va faire obstacle à l'épanouissement de sa valeur d'enfant de Dieu. Nous sommes souvent placés devant des choix qui nous feraient avancés et grandir , mais la nature humaine est assez forte pour nous faire choisir autre chose, comme dit l'Écriture: Nous fait manquer notre cible. C'est aujourd'hui que nous avons à répondre, à faire nos choix. C'est aujjourd'hui que nous bâtissons nos relations d'amour avec les autres et avec Dieu. C'est aujourd'hui que nous avons à vivre nos relations personnelles avec Dieu, son Fils et l'Esprit.
Mais il faut toujours se souvenir que Dieu ne punit pas. Il est présent pour nous accompagner et nous aider à avancer, à faire de meilleurs choix, il est patient et nous attend. Nous sommes responsables de nos choix et nous devons en assumer les conséquences. C'est nous qui nous plaçons dans de mauvaises conditions par des choix à l'encontre de notre être d'enfant de Dieu. Dieu nous prend tels que nous sommes et nous aime aussi tels que nous sommes et nous aide à avancer et à devenir meilleurs.
C'est confiant dans cet amour divin que nous pouvons commencer notre carême vers la Pâque prochaine. La prière, le partage, et la reconnaissance de l'amour de Dieu en nous sont les trois piliers de notre démarche intérieure. Le carême est d'abord une affaire de coeur et d'amour avant d'être des gestes extérieurs à poser. Comme l'a écrit Frédéric Lenoir: "Va vers toi. "Oui laissons émerger les bons côtés de notre personne, embrassons-les, bénissons-les, et demain sera meilleur.
Accomplir. Mth 5, 17-37
"Ne pensez pas que je suis venu abolir la loi et les prophètes; je ne suis pas venu abolir, mais accomplir," nous dit Jésus dans l'Évangile de ce dimanche. Qu'est-ce à dire? Je traduirais autrement: je ne suis pas venu vous parler de loi, mais d'amour. Est-ce qu'une maman donne à manger à son enfant à cause de la loi ou bien par amour?
La loi à respecter est comme des principes, des obligations, alors que l'amour fait partie de notre être et devient naturel. Nous començons par le respect de la loi pour déboucher sur l'amour. Ceci pour nous dire que l'être humain est doué de libre arbitre et peut décider, choisir entre différentes choses, sinon il serait un robot et Dieu ne veut pas de robot. Je pensais à Adam et Eve qui ont choisit selon leur désir, leur goût et non selon le plan de Dieu, alors que le Christ est venu remettre le monde à l'endroit et a choisit le plan de son Père.
Quand Jésus nous dit: "tu ne tueras pas," il ne fait que rappeler la grande valeur de l'amour du prochain, le respect et la liberté. C'est la grande loi de l'amour: "Aime Dieu et ton prochain comme toi même." Vivre dans l'amour rend les choses faciles. Et quand moi au lieu de respecter une loi ou des principes, je respecte l'amour, je grandis et je rend ma vie plus riche. .Jésus nous dit la même chose quand il ajoute: "tu ne commettras pas d'adultère, ou tu resteras tes serments." C'est dire, tu te respecteras toi même et tu feras de mê me avec les autres. Ne t'abaisses pas à répondre à tes désirs ou penchants naturels qui ne répondent pas à ta destinée. C'est l'emploie de notre libre arbitre qui est une valeur fondamentale de notre être d'enfant de Dieu.
Aujourd'hui nous nous rendons compte que la demande de lois est de plus en plus fréquante parce que l'amour est moins présente. Et le respect seul de la loi conduit au drame et souvent à l'anarchie. Quand Jésus nous dit qu'il est venu accomplir la loi, c'est nous dire que l'amour est la perfection de la loi et nous libère de pratiques pénibles. Quand l'amour est là pas besoin de lois; la loi est nécessaire lorsque l'amour n'est pas présente.
Ben sirac le Sage dans la première lecture de notre dimanche, nous dit: "Il dépend de ton choix de rester fidèle." Nous sommes placés devant deux routes, ceci est nécessaire pour être en mesure de suivre notre libre arbitre et de ne pas suivre seulement la route de nos désirs personnels. Alors Jésus est venu nous indiquer la route la plus sure, celle du projet de Dieu son Père. Cette route mène à la lumière, à la vie, nous fait grandir; alors que l'autre retarde notre avancement et nous oblige à un retour sur nous-même.
Dans notre vie de chrétien, Jésus nous propose un don merveilleux, le plus magnifique don de l'amour, celui de l'Eucharistie. Il a voulu rester au coeur de nos vies pour nous accompagner dans nos choix et il a inventer ce don de l'alliance, de la communion qui nous permet d'avoir la force, les grâces nécessaires pour demeurer fidèles à son projet d'amour avec nous. Il n'y a pas de lois qui oblige à célébrer mais seulement l'amour sans borne d'un Dieu.
Grandir
Jean Monbourquet: Grandir, Novalis, 2007. Le Père Monbourquet se sert de son epérience d'accompagnateur pour donner des pistes de solutions aux personnes qui ont subit la perte d'une personne chère soit dans un deuil ou un divorce. Son expérience est fructueuse et conduit ces personnes à dire un jour: J'ai grandi. Bonne lecture.
Ciel de la terre Mth 5, 12-16.
Jésus nous dit aujourd'hui: Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. Qu'est-ce à dire? Que fait le sel dans la nourriture? il lui donne du goût. Les cuisinières diraient: Ils empêche les hommes d'être de mauvaises humeur..
Le texte d'isaïe nous dit comment donner du goût à notre vie. Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi le pauvre sans abri, couvre celui que tu verras sans vêtement. Voila une façon intéressante sinon primordiale de donner du goût à notre vie. Être attentif à notre voisin ou notre prochain, c'est la plus belle prière que le Seigneur attend de nous. On cherche beaucoup ce qui plait à Dieu, nous avons offert des sacrifices, nous nous sommes privés de nourriture; oui nous avons mis l'accent sur les sacrifices, sur la souffrace, faut que ça fasse mal pour être agréable à Dieu. La messe est encore le sacrifice sanglant de la croix et le vendredi saint est bon quand on entend les coups de marteau. Ceci est juste mais le plus important est ce que nous révèle le texte d'Isaïe d'aujour'hui. "Quand tu donnes, tu reflète la présence du Seigneur, tu mets du sel dans la vie et de la lumière au coeur de nos journées. "
Sachons que notre attitude envers les autres est une façon excellente comme baromètre de notre attitude envers Dieu. Nous devenons ainsi le "Ciel sur la terre." C'est belle façon de donner du goût à la vie. Notre mission est de partager la saveur de notre foi. Croire en Dieu n'est pas une obligation, cela fait partie de l'ADN de notre vie humaine. Dans la condition actuelle de notre vie en Église, il est important d'être contagieux de la foi. Le monde ne marche plus par obligation, mais par contagion, conviction.
Vous êtes la lumière du monde. la lumière éclaire la routre devant nous pour éviter les erreurs, les chûtes, les accidents. Il en est ainsi dans notre vie spirituelle. La lumière de l'Évangile nous assure de rester sur la route et d'éviter de prendre de mauvais chemins. Voila notre mission de chrétiens dans un monde qui se cherche, donner du`goût à la vie chrétienne et être comme un phare pour éclairer afin d'éviter les erreurs de parcours. Et alors nous pourrons nous redire que nous sommes "le ciel de la terre," comme le dit le Père Cochinaux. N'oublions pas que quand nous donnons, quand nous aimons, quand nous pardonnons, nous reflétons la présence et la gloire de Dieu.
Une loi d'amour. Mth, 5, 1-12.
L'Évangile nous présente aujiourd'hui un chemin d'amour entre Dieu et chacune et chacun de nous. Il s'agit de huit vertus dont nous avons tous besoin pour que notre vie ait du sens, une valeur et soit réussie. Ce ne sont plus de commandements, mais des avenues pavées de l'amour de notre Dieu. C'est la loi du nouvau testament, de l'homme nouveau, de la réalité qui nous rend heureux et accomplis. C'est la réalité du disciples de Jésus fait à son image et ressemblance.
En lisant de texte, je pensais à la crème glacée que je prenais l'été dernier dans des moments de chaleur. Elle était délicieuse mais je devais y revenir chaque jour parce que le bonheur qu'elle me procurait était éphémère, il ne durait qu'un moment et je restais souvent sur un désir. Ce n'était pas le vrai bonheur auquel mon être aspire.
Le Christ qujourd'hui dans les béatitudes nous propose un bonheur permanent et durable selon le coeur de l'homme creé à l'image et ressemblance de Dieu. Le Christ aujourd'hui renverse les dix commandements de l'Ancien Testament et les pousse à leur achèvement. Il nous pousse ainsi sur le chemin du bonheur permanent. Ce n'est plus l'obligation des commendements mas la dynamiqie de l'amour. Il est bon de s'arrêter à méditer cette réalité. Dieu veut notre bonheur comme si notre bonheur était nécessaire à son propre bonheur. Un bonheur qui ne se vit pas seul, mais se partage avec l'Autre et nous rend huereux ensemble.
Il est intéressant de méditer la structure de lla béatitude. Les commandements disaient surtout une formule d,obligation: Tu ne tueras pas, tu adoreras ton Dieu. Alors que la béatitude dira: Heureux les doux, ils posséderont la terre, Heurex ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. C'est une promesse de bonheur qui vient de notre agir mais non imposée del'extérieur. Respecter une loi vient du dehors de nous alors que la béatitude répond à un besoin intérieur et permanent.
Dieu a mis au coeur de tout être humain ce désir de bonheur, ce besooin d'être heureux. Suivre le Christ sur la route de la vie, conduit au bonheur promis et donné. Ce sont huit attitudes où l'être humain se montre frès et soeur du Christ et enfant de Dieu appelé par une loi d'amour au bonheur. Soyez dans l'allégresse car votre récompense est grande dans les cieux. Amen
Jésus choisit ses disciples au Québec. Mth. 4. 12-23.
Jésus se promène aujourd'hui sur la route 132 et appelle des disciples. Voyant Simon et André, il leur dit: Venez à ma suite. Plus loin Voyant Jacques et Jean avec leur père, il les appela. Qu'est-ce que cela signifie pour nous aujourd'hui et surtout, qu'est-ce que cela suppose comme formation aujourd'hui pour former des disciples dans notre contexte de société? Il n'y a pas de solutions miracles, seulement des propositions à expérimenter.
D'abord pour moi: Qu'est-ce que cela signifie d'être disciples du Christ aujourd'hui? Il ne s'agit plus de dire que je suis baptisé, d'énoncer des dogmes de foi ou des réponses de catéchisme. Nous devons vivre d'abord une expérience profonde du Christ au niveau du coeur qui nous fait dire: je ne crois plus, je sais. Je sais que Dieu existe. La foi ne vient pas de la tête avec des connaissances mais du coeur avec une expérience. Cette expérience peut se faire rapidement mais peut aussi prendre une bonne partie de la vie.
Il est intéressant de suivre la méthode de Jésus. Son livre de classe est celui de la nature: les oiseaux du ciel, les lis des champs, un filet de pêche, la semence, les nuages, le vigneron, etc. C'était son livre de classe qui lui servait de moyens de communication.
Son deuxième moyen était la vie, les événements: il disait aux pharisiens: parmi vous celui qui est le plus grand se comporte comme le plus petit. Jésus enseignait avec les événements beaucoup plus qu'avec des théories ou des dogmes de foi.
Son modèle était un enfant. Ce n'était pas un diplomé de l'école Rabbinique, mais un enfant en qui il faisait confiance. Pour entrer dans le royaume des cieux, nous devons devenir comme un enfant.
Jésus prit du pain dans ses mains. Jésus nous prend dans ses mains comme le pain pour nous façonner à son image et ressemblance. Comme le dit le prophète Jérémie: Comme l'argile dans les mains du potier, sommes-nous aussi dans les mains du Christ. Nous sommes façonnés d'eau et d'argile; l'eau signe de fécondité et l'argile friable, docile entre les mains du Maitre.
Notre attitude est de nous mettre à l'école du Maitre et de nous laisser façonner à son image seulement alors nous pourrons songer à faire des disciples, à faire vivre cette expérience du Christ. Dans notre contexte de société laïque, nous avons un grand besoin de réajuster notre enseignement pour descendre au niveau du coeur..
