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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mardi, 06 juin 2017 14:03

UN DON À ACCUEILLIR.

On dit souvent qu'il est plus facile de donner que de recevoir. Nous regimbons parfois devant un geste de générosité à accepter. L'Évangéliste Jean nous place aujourd'hui devant le don merveilleux du Père qu'il nous faut découvrir en nous et accueillir pleinement. "Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique non pas pour que le monde soit jugé mais sauvé." Jn 3,m 16-18.

L'évangéliste nous dit que le Père a donné son Fils par amour; il ne dit pas qu'il a sacrifié son Fils, qu'il a voulu qu'il meure sur la croix, mais il nous l'a donné dans un geste d'amour pour que nous apprenions à connaitre le Père et à vivre en enfants bien-aimés de ce Père. Et le plus merveilleux pour nous est que le Jeudi Saint, Jésus s'est donné à ses disciples dans un geste d'amour pour que nous le donnions au monde à notre tour  aussi dans un geste d'amour.

La passion de Jésus fut de s'inscrire en faux devant les jugements des hommes sur leurs freres et soeurs, de dénoncer l'oppression des pauvres et des petits de la société, de dénoncer la violence et l'injustice, il est venu sauver les êtres humains de l'oppression et du jugement dans lequel ils s'étaient enfermés. Dans un grand geste d'amour il est venu nous sauver de nous-même qui aimons nous enfermés dans des structures et des lois qui étouffent. Il nous est  pour que nous ayons la vie et la vie en plénitude.

Alors le premier mouvement de toute vie chrétienne est de reconnaitre et d'accueillir ce don du Christ Jésus en nous, d'en vivre et de le faire connaitre. Nous aimons beaucoup mériter, la gratuité nous semble difficile. Prions pour mériter des faveurs ou des grâces, faisons des sacrifices pour mettre le Seigneur de notre côté ... prions pour que le Seigneur aide tel malade et pourtant avant même que nous sachions que cette personne est malalde, Jésus était déjà là pour l'aider.

Aujourd'hui la liturgie nous fait célébrer la Trinité. La trinité est cette façon de Dieu de nous rejoindre dans nos besoins et de nous accompagner. Il se présente  à nous comme un Père, celui qui donne et fait grandir la vie. Celui qui ne veut pas rester seul et partage sa vie avec d'autres. Celui qui s'est donné un vis-à-vis pour aimer et partager. Il nous donne l'exemple pour que nous soyons aussi des pères, des êtres qui sèment la vie et la fait grandir.

Il se présente à nous comme un fils et un frère. Il est important pour nous d'avoir quelqu'un à notre niveau pour partager et grandir ensemble. La vie de famille est importante pour nous. Il se présente comme celui qui unit et rassemble dans l'amour et l'unité et répond ainsi  à notre besoin de fraternité. Les relations d'amitié et de fraternité font partie intégrante de notre vie.

Il se présente à nous comme un Esprit, un souffle qui anime nos vies. Nous sommes greffés, tatoués de l'Esprit même de Dieu. Dans toute vie de famille, il y a un esprit de famille de sorte qu'on dit souvent de quelqu'un, il est vraiment le fils d'un tel ou la fille d'une telle. Il a l'esprit de famille. L'Esprit de Dieu en nous qui nous fait agir en enfant bien-aimé du Père et qui fait dire celui-là est vraiment enfant de dieu.

Ainsi Dieu nous a donné son Fils pour que nous devenions une famille, une communauté et que nous ayons le même esprit, la même passion que le Fils pour les pauvres, les petits, la justice, la miséricorde. Il s'agit simplement pour nous de découvrir qui nous sommes, d'accueillir ce don de Dieu en nous, d'en vivre et de le donner comme Marie. Alléluia.

samedi, 03 juin 2017 18:14

Notre monde grelotte.

Notre monde a froid. chaque matin, les nouvelles nous présentent de nouveaux épisodes de la vie d'un monde souffrant. Les uns se sont battus à l'arme blanche, d'autres ont tenté un essai de suicide, d'autres se sont fait justice eux-mêmes, mais toujours le même fond de souffrance qui s'exprime. Depuis plusieurs années nous sommes enfermés dans des structures et des systèmes. Nous avons pensé que cela règlerait tous nos problèmes. Mais ils ne font que s'emplifiés.

Comme chrétiens, nous avons joué le jeu de la société et nous nous sommes enfermés dans des structures vidées de leur sens et du souci des personnes. Nous sommmes dans un système chrétien du permis et du défendu. Souvent on m'a dit: tu n'as pas le droit de faire cela, l'Église ne le permet pas. Un jour, un prêtre avait crtiqué un confrère parce qu'il avait fait des choses en liturgie qui n'étaient pas permises par les lois liturgiques. Notre Évêque a écouté religieusement et lui a dit: Et si cela a fait prier les gens, pourquoi ce ne serait pas bon? L'important ést la vie et la foi, la loi est un instrument au service de la vie.

Le monde a froid parce que nous avons oublié les personnes pour nous occuper des rites et des coutumes. Nos gouvernements se sont struturés comme des pelures  d'oignons et notre Église a suivit ce modèle. La société du Québec changera lorsque nous aurons décidé de bâtir notre propre société, d'en être les artisans et non d'abord ou seulement les gouvernements.

L'Église du Québec changera lorsque nous aurons décidé faire Église, faire communauté. Le renouveau de notre Église viendra du peuple chrétien, de l'Église de la Galilée et de la Samarie, il viendra des mouvements spirituels qui vont transformer d'en bas, ou il ne viendra pas. Notre monde a besoin de la chaleur de l'amour sans condition, il a besoin d'une oreille qui écoute sans jugement, il a besoin du baume de la charité chrétienne pour cycatriser  ses plaies. N'oublions jamais que là où nous voyons une faute à punir, Dieu voit une plaie à soigner et à guérir. Quelqu'un disait hier dans une conférence: Qaund les gens appellent à l'église pour un service, ils doivent recevoir une réponse de pasteur et non d'un bureau de la SAAQ.

Je suis conscient aujourd'hui que le Pape François va changer l'Église par sa façon de vivre la papauté et non par les nouvelles structures qu'il mettra en place. le monde changera à cause de ma façon d'être chrétien et de vivre l'Évangile, La communauté chrétienne changera par ma façon nouvelle et plus évangélique de vivre mon sacerdoce ministériel. L'Église du Christ revivre d'en bas dans la mesure où nous chrétiens l'aurons dans le ventre et dans le coeur. C'est là mon voeu le plus pressant.

samedi, 03 juin 2017 18:03

Une lecture

Ne renonçons à rien: le livre de la tournée "Faut qu'on se parle" avec Gabriel Nadeau-Dubois, Jean Martin Aussant et compagnie. A la suite de la consultation tenue au Québec, le groupe a publié un regard sur le Québec à partir  des propos recueillis. tous les domaine simportants y passent: économie, agriculture, santé, éducation, politique. Un tableau du Québec est brossé avec nuances justesse. Certaines pistes de réflexion sont abordées en vue de l'avenir. Lire ce livre, c'est écouter battre le coeur du Québec.

vendredi, 02 juin 2017 16:09

De la visite.

La croix de l'évangélisation est arrivée en Gaspésie silencieusement sans tembour ni trompette. Que vient-elle faire ici? Je crois qu'elle vient nous rappeler notre mission de faire connaitre le Christ ressuscité.

Cette croix bénite par le Pape Frnaçois vient nous rappeler de recevoir notre mission à la manière de Jésus comme des serviteurs, comme celui qui prend la place du service, qui relève, met debout et fait grandir. Cette croix vient nous redire aussi l'importance d'écoute rla voix du peuple, voix des pauvres, voix de ceux et celles qui ont quitté la pratique sacramentelle et attendent une oreille pour les écouter et un coeur pour les aimer.

Les croix de l'évangélisation vont parcourir le monde en préparation du 5e congrès missionnaire de 2018 en Bolivie. Cette visite devrait être un coup de fouet pour la redécouverte de notre baptême et l'exercice de nos ministères du sacerdoce baptismal.

Évangéliser n'est pas nécessairement convertir pour faire des catholiques qui viennent à la messe, c'est faire découvrir la dimension spirituelle inscrite au fond des coeurs et la faire grandir. La célébration viendra par la suite. L'évangélisation consiste "à se porter vers les autres avec espérance pour découvrir avec eux, dans leurs lieux, au coeur de leur propre existence, les traces du Ressuscité qui toujours nous précède, qui est toujours là incognito." A. Foisson.

Cette visite de la croix sera certes pour nous un temps de réflexion, de méditation, de partage sur notre mission comme chrétiens. J'ai peur que la démarche d'évangélisation comme le tournant missionnaire soit envisagé comme un moyen de récupération pour ramener les gens à l'église et que l'on perde ainsi l'essentiel de cette démarche.

"Que ton Église, inondée de la douce et réconfortante joie d'évangéliser, et fécondée de nouveaux enfants, puisse contempler, reconnaissante la façon dont s'étendent, s'enracinent et se développent la bonté, la vérité et la beauté sous la poussée rénovatrice de ton Esprit Saint." Pape François.

 

mercredi, 31 mai 2017 15:42

Une rencontre.

Aujourd'hui, 31 mai, la liturgie nous fait célébrer une rencontre entre deux bébés à naitre: Jésus et Jean-Baptiste. En cette rencontre, Jésus confirme la mission de Jean-Baptiste d'annoncer le Messie au monde. Du même coup, il confirme notre propre mission de baptisés. Nous sommes envoyés annoncer Jésus ressuscité au monde.

Hier, un prêtre de paroisse me disait que les jeunes et les parents qui viennent pour la caéchèse ne connaissent pas Jésus Christ. Ça m'a posé une première question; Depuis trois cents ans, les prêtres sillonnent le Québec et les gens ne connaissent pas Jésus Christ? Ce n'est pas très glorieux pour nous. Ils connaissent la religion, la pratique sacramentelle, mais pas le Christ? Et une deuxième question: pourquoi n'allons-nous pas le leur annoncer?

L'épisode de l'Évangile de Luc nous présente la première missionnaire qui n'a pas attendu que le Pape lui dise de prendre le tournant missionnaire, mais va spontanément, poussée par l'Esprit Saint, porter Jésus à Jean. Le peuple de Dieu attend de ces missionnaires capables de les faire tressaillir de joie à la découverte du Seigneur.

Les femmes font la catéchèse, s'occupent de la liturgie, elle essaient de nourrir la vie pendant que les hommes "chiâlent" les gens qui ne connaissent pas le Christ. Marie nous donne l'exemple de l'Église en sortie; une Église de la vie. La croix de l'évangélisation arrive demain en terre gaspésienne. Vivra-t-elle un passage liturgique ou un passage missionnaire? L'avenir nous le dira.

mardi, 30 mai 2017 17:44

Une amicale dérangée.

Les apôtres avaient décidé après la mort de Jésus de se faire une belle petite amicale et avaient verrouillé les portes de la salle afin de ne pas être dérangés. Mais ils eurent droit à une visite inattendue. Soudain un coup de vent, des langues de feu qui se déposent sur chacun d'eux et une force invisible les pousse dehors.  l'amicale est finie.

Les portes étaient verrouillées. Les disciples n'avaient rien compris de la mort résurrection du Christ. Leur coeur était verrouilé comme les portes. alors l'Esprit vient leur rafraichir la mémoire et les retourner à la mission. Un coup de vent symbolise ce passage de l'Esprit qui vient embraser leur coeur et leur donner le courage de reprendre la mission abandonnée. Aujourd'hui encore l'Esprit vient déverrouiller nos portes pour nous permettre d'annoncer le Christ ressuscité.

Les langues de feu vinnent leur appeler que leur mission est d'annoncer  Jésus Christ. C'est une mission d'évangélisation que le Seigneur leur a donnée. Chaque disciple a droit à sa langue, chaque disciple reçoit son charisme, ses talents et sa mission. Dans nos vies et dans nos communautés chrétiennes, l'Esprit dépose encore des charismes, des dons pour l'annonce de l'Évangile. Il nous faut déverrouiller nos portes pour les acceuillir.

La mission des apôtres est de réchauffer le monde au feu de l'Esprit. Le feu réchauffe, éclaire, rassemble et établit la communion. Pensons au foyer dans une maison, au feu de grève l'été, c'est un lieu de rassemblement et de communion. Les disciples d'Emmaüs ne disaient-ils pas: "Notre coeur n'était-il pas tout chaud quand il nous parlait sur le route." Le monde a de plus en plus besoin de ce feu de l'Esprit, de la chaleur de notre enseignement et de notre témoignage pour revivre ses rassemblements.

Le plus merveilleux de cette Église en sortie est que les gens comprenaient tout ce que les apôtres enseignaient. Ils pouvaient traduire le message de l'Évangile dans un langage que  les gens comprenaient. C'est de plus en plus nécessaire aujourd'hui. Dans une société en pêrpétuel changement, Il devient plus difficile de rejoindre les gens. Souvent des chrétiens me disent: Moi, à la messe, je prends mon Prions et je ferme le son; je suis tanné d'entendre les mêmes choses qu'on ne comprends pas. L'Esprit a un gros travail à faire pour nous aider à ajuster notre langage sur les besoins de notre monde.

Dans l'Évangile de Jean, Jésus vient donner la touche finale. La paix soit avec vous. Cette paix du coeur qui fera de vous d'authentiques témoins du ressuscité. La paix du coeur qui vient de ce sentiment de communion avec le Seigneur qui nous permet de le laisser passer à travers nos vies. Cette paix qui fait de nous non des êtres efficaces, mais des êtres féconds.

De plus la mission des apôtres et  la nôtre dera une mission de libération. Ceux que vous guérirez de leur péché, seront libérés, guéris. Nous traduisons souvent par "pardonner les  péchés", mais il s'agit aussi et surtout de guérir des blessures qui conditionnent mon agir. Jésus nous envoie libérer les chrétiens, guérir leurs blessures pour les placer libres sur la route de la vie. Seigneur tu nous envoies dans le monde témoins de ton amour, que ton Esprit nous donne la force et le courage de dire cet amour gratuit autour de nous. Amen.  Jn 20, 19-23;  Act. 2, 1-11.

lundi, 29 mai 2017 20:51

Un vieux pasteur médite.

A la fin de la révolution tranquille et après le Concile, la socité du Québec avait changé de  plumage, l'Église s'est retrouvée un peu comme une personne qui se fracture une hanche. Après l'accident, il y a une période de souffrance, un temps de convalescence et un temps pour réapprendre à marcher.

 

Nous avons connu ce temps de souffrance au moment du départ des chrétiens qui ont quitté l'Église, où les prêtres et les religieuses ont changé d'orientation de vie. Ce fut un temps de questionnement et d'incertitude.

A suivi un temps de convalescence; un temps où nous avons mis en route des trucs en pastorale et en liturgie pour essayer de conserver nos acqis. Peut être aussi un temps de réflexion sur l'Église.

Nous connaisosns maintenant un temps où il nous faut réapprendre à marcher en fonctionde cette société changée et changeante. Les besoins sont nouveaux, les mentalités sont évoluées; Il nous fau tmantenant réapprendre àmarcher en Église en fonction de cette nouvelle réalité devant laquelle nous sommes.

Il nous faut sortir de la chaise roulant eou le sautres nous poussent là où ils veulent pour devenir plus autonomes. Sortir de la chaise  roulante où on se dit que peut être il n'y a rien à faire et que tout se meurt. Attendons la fin.

Il nous faut un temps pour sortir de l'utilisaiton d'un déambulatoire parce que les bases ne sonmt pas assez solides et que l'équilibre est fragile. Se servir du déambulatoire des essais pastoraux, liturgiques et bibliques qui ne donneront pas les résultats attendus mais qui seront une étape vers l'autonomie. C'est souvent un temps de tâtonnements, de réussites et d'échecs, mais c'est un temps nécessaire pour asusrer la guérison totale de la blessure.

Nous sommes sans doute aujourd'hui à cette étape de réapprendre à marcher dans cette nouvelle société devant nous. Le blessé qui réapprend  à marcher doit écouter son corps, ses capacités et évaluer les dangers. Il est indispensable si nous voulons ajuster notre marche pastorale et ecclésiale sur les besoins de notre sciété d'être à l'écoute des hommes et des femmes d'aujourd'hui pour connaitre leurs besoins, leur espérance et leurs attentes. Comme le dit la Pape François, nous devons être des contemplatifs du monde. C'est le chemin qui s'ouvre devant nous: Réapprendre à marcher en écoutant le monde autour de nous.

dimanche, 28 mai 2017 14:49

Une visite "endimanchée"

Autrefois, lorsque j'étais vicaire, je faisais la visite paroissiale. Un soir, j'arrive dans une famille nombreuse, les enfants bien endimanchés "sontaient" assis en rangée sur le divan avec un cinq sous en main pour la quête de l'Enfant-Jésus. Tout le monde était endimanché et stéréotypé. Je repars questionné et insatisfait.

Quelques jours plus tard, je retourne dans la même famille,  mais à l'improviste. Les enfants jouent dehors et se figent à mon arrivée. Je m'assois sur une buche de bouleau et m'informe de quel jeu ils s'amusent. Doucement, l'atmosphère se détend et je m'amuse avec les enfants qui deivennent des amis. j'entre à la maison où la maman termine sa vaisselle. Elle s'excuse parce que sa maison est sale, le ménage n'est pas terminé et recevoir Monsieur le viacaire ainsi ... Je m'amuse beaucoup avec eux de la situation, les enfants m'entouraient et voulaient me parler. Ce fut une merveilleuse visite paroissiale.

J'étais passé d'une visite "endimanchée" et plastifiée à une rencontre humaine et chrétienne. Depuis ce jour j'ai essayé de libérer les gens de ces visites "endimanchées" pour faire de vraies rencontres chrétiennes et évangéliques. C'est ce que notre Pasteur François dit: Jésus était l'homme non des structures mais des relations. Jésus n'était pas l'homme des visites endimanchées mais des relations humaines. J'aime ça vieillir parce que je découvre des choses merveilleuses.

samedi, 27 mai 2017 20:52

Réflexion spirituelle.

Le Pape François nous dit aujourd'hui:"Quand un prêtre parle toujours de ce qu'il fait, ce n'est pas un homme de rencontre mais du miroir." Cela est vrai aussi pour toute personne. La valeur d'.un homme me disait l'autre n'est pas ce qu'il fait, les titres qu'ils possèdent ou les diplomes académiques, mais ce qu'il a dans "le ventre." Autrement dit, ce sont les valers ou la passion qui le font vivre.

vendredi, 26 mai 2017 15:40

Une inondation!

Le Québec vient de sortir d'inondation dans certaines régions. le gros travail maintenant est de nettoyer la place et de réparer les dégats. Les bénévoles et les ouvriers sont à pied d'oeuvre pour faire le nettoyage.

Il y a plus de 50 ans, le Québec a subit une autre  inondation. La révolution tranquille a inondé le Québec laissant derrière elle des dangers de contamination et des relants de passé. L'Église québécoise s'est trouvée inondée dans ces transformations radicales  Notre tâche à nous fut de refaire un visage d'Église qui pourrait s'ajuster à cette nouvelle société.

Nous avons  jongler avec un nouveau vocabulaire, nous avons fait de la chirurgie esthétique dans la liturgie et pendant ce temps le peuple chrétien s'est dispersé. Comme pour les inondations, nous aurions eut besoin d'un meilleur ménage pour éviter les risques de moisissures et de retour au passé.

Nous avons changé le vocabulaire. Lors de mon ordination,  nous disions notre messe, nous avons ensuite célébrer la messe, pour célébrer l'Eucharistie, et arriver à dire que nous présidions la prière du peuple parce que c'était le peuple qui célébrait. Pendant que nous jonglions avec ce vocabulaire, rien n'a changé dans la vie  et le peuple est resté chez lui.

Essayons une nouvelle forme de pastorale pour nettoyer la place. La pastorale des fesses et de l'oreille. Je crois que ce fut celle de Jésus de Nazareth. S'asseoir auprès des gens la où ils de trouvent pour les écouter et leur donner la parole qu'ils ont besoin d'entendre pour vivre leur vie chrétienne. (Pape François)  Si nous voulons être les pasteurs d'un peuple, il nous faut partir de ce peuple, et non de nous. C'est ce que j'essaie de vivre depuis quelques années dans les épiceries, les restaurants, sur la promenade ou le quai, découvrir avec ce monde l'action de l'Esprit qui se vit au quotidien dans leur coeur. "Puisque la cause de Dieu n'est pas séparable de celle des hommes, il s'agit de saisir à bras-le-corps, tout ce qui fait la vie humaine pour y faire entendre avec d'autant plus de pertinence et de force la Bonne Nouvelle de Pâques." André Foisson. Une nouvelle fois. P. 119.