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Homélies, réflexions et spiritualité

Homélies

mardi, 30 juin 2020 18:51

En route avec le Christ. Mth. 11, 25-30.

Jésus n'est vraiment pas dans le ton de la société ce qui lui attire des mauvais coups qui le conduiront à la mort. Il nous en donne un exemple aujourd'hui. Il est un contestataire, un a-normal qui conteste les structures qui briment la liberté des gens. Suivons-le sur la route pour nous laisser convertir.

Je te loue, Père, d'avoir caché ton message aux savants et de l'avoir révélé aux petits du royaume. C'est vraiment aller à l'envers du bon sens. Jésus nous donne une grande leçon de vie. Pour lui, l'important n'est pas le savoir ou le pouvoir mais la personne. Et pourquoi les pauvres et les pettis? Simplement parce que ces personnes sont plus libres devant les structures, les coutumes et les façons de faire et donc plus ouverts au message de convertion de Jésus Christ. Le savant est pris dans des théories, le riche dans ses avoirs, l'être de pouvoir est prisonnier de ses structures et sa peur de perdre ses acquis et n'acceptent pas facilement de changer. Les pettis et les pauvres sont les plus ouverts à la simplicité du royaume de Dieu. Avec Jésus il ne s.agit pas de savoir des choses sur Dieu pour les répéter, mais de découvrir Dieu en nous pour le révéler.

Cet enseignement de Jésus nous dérange encore aujourd'hui. L'être humain est jugé d'après le rendement, la performance, la productivité. La pandémie nous la bien fait découvrir dans le sort réservé souvent aux personnes âgées et aux enfants. Pour Jésus l'important n'est pas ce que tu produis mais ce que tu es. La parabole du père miséricordieux dans l'Évangile de Luc nous le montre bien. L'attitude du père au retour de l'enfant ne  fut pas d'entendre sa confession mais d'en faire un membre de la famille et de faire la fête. Jésus a souvent ramé à contre courant de la société de son temps et nous invite à faire de même. Quand la structure ou le pouvoir a plus d'importance que la personne inévitablement dans des temps plus difficile comme celui que nous vivons, nous sommes coincés dans le respect des structures au détriment des perosnnes. 

"Venez à moi vous qui peinez sous le fardeau, moi je vous soulagerai." Quel fardeau nous écrase? Nous avons chacun et chacune notre fardeau personnel fruit de notre contexte de vie. Un des fardeaux pénible est de vivre selon les normes ou les volontés imposées par les autres qui souvent briment notre liberté et nous empêchent de vivre selon nos charismes et nos forces intérieures. Les normes et les structures viennent toujours de l'extérieur et nous imposent les volontés de d'autres. Nous avons connu le poids du silence devant la tragédie de la pédophilie, le sort fait aux enfants dans des maisons appelés orphilinats, la place des femmes dans  la société et l'Église, etc .. Les fardeaux sont trop souvent l'ouvre du pouvoir dans la société. Jésus est venu libérer l'être humain en lui offranr  un fardeau léger parce qu'il respecte la vie de chacun. Le fardea de Jésus ne vient pas de l'extérieur, il jaillit de notre vie intérieure, de notre être d'enfant de Dieu, de nos valeurs et charismes. Le fardeau de Jésus nous fait grandir sleon notre être d'enfant de Dieu.   

C'est le cri de  Zacharie dans la première lecture de la célébration.  Voici que mon Seigneur arrive et chassera les engins de guerre, tout ce qui nous divise, il détruira l'arc de combat et tout cela sera remplacé par l'AMOUR. L'engin de guerre de Jéaus est un ânon. Jésus vient rencontrer le monde avec la seule puissance de l'amour. Le temps de confinement sera un temps pour redécouivrir ces forces intérieures qui nous habitent et reprendre la route avec le Christ sur le chantier du royaume de justice, de liberté, de paix. 

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