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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

lundi, 21 septembre 2020 14:19

Une belle page à méditer.

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Ce matin, la liturgie nous fait écouter Saint Paul qui s'adresse aux Philipiens. Mais les Philipiens sont loin de nous, alors disons qu'il s'adresse aux Gaspésiens. Chers chrétiens de la Gaspésie, du Québec, votre vocation baptismale vivez-là dans l'humilité, dans la douceur, la patience, supportez-vous les uns les autres et gardez l'unité. A chacun d'entre vous , la grâce a été donnée selon la mesure du don de l'Esprit Saint. Parmi vous, il y a des apôtres, des témoins de l'amour du Christ, des prophètes, des pasteurs et des personnes qui ont le don de l'enseignement. Ces dons vous permettent de veiller à l'organisation du corps du Christ, au rassemblement des communautés chrétiennes jusqu'à ce que nous parvenions à l'état de l'homme parfait.

Saaint Paul nous rappelle ce matin une grande réalité de notre vie d'Église: L'Esprit Saint a déposé dans nos communautés chrétiennes tous les dons dont nous avons besoin pour assurer la vitalité de la vie chrétienne. Nous avons des prophètes, nous avons des prêtres et des pasteurs pour rassembler en communauté. Nous sommes invités par l'Esprit à développer ces charismes incrits au coeur de nos communautés et de les rendre responsables de la vie communautaire. Saint Paul nous dit que ces dons furent déposés en nous pour que soient vécus les ministères pour bâtir le corps du Christ. 

Si nous regardons toout ce qui se vit de services de la charité dans nos communautés, nous y voyons bien l'oeuvre de l'Espprit. Surtout en ce temps de confinement, les chrétiens sur le terrain ont développé un sens de l'entraide, de la charité au quotidien qui révèle bien l'action de l'Esprit au coeur du quotidien chez-nous. La messe ne se célébrait plus dans les églises, mais se vivait sur le terrain au quotidien. Le Faites ceci en mémoire de moi  était très vivant. Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens était là sous nos yeux chaque jour. Le mot "messe" vient du latin "mittere" qui signifie ENVOYÉ. Célébrer l'Eucharistie, c'est être envoyé sur le terrain témoigner du Christ et devenir pour les autres le Bon Pain de Jésus Christ.

Ce matin, je veux faire monter un chant d'action de grâce pour toutes ces personnes qui ont semé de la joie, de la sécurité, de la bonté autour d'eux. Vous êtes le Corps vivant de Jésus Christ qui mettez en exercice les forces de votre baptême.  Vous ne le saviez peut être pas, je veux vous le dire ce matin.  Et ensemble découvrir que nous sommes l'Église du Christ remplie de tous les charismes dont nous avons besoin pour vivre et célébrer l'Évangile de Jésus Christ. Bonne journée.

dimanche, 20 septembre 2020 17:52

La pandémie a déposé quoi en moi?

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J'écoute beaucoup à la télévision les gens qui nous disent ce que le temps de pandémie a déposé en eux.  Privé de l'agir, ils ont découvert la qualité de leur vie, la valeur des rencontres, pour plusieurs ils sont passés de l'efficacité à la fécondité. Ils ont découvert la richesse de la vie de famille, des relations avec leurs enfants. En un mot, ils ont mieux découvert l'essentiel. 

J'ai écouté sur interent et lu des articles sur la vie en Église au temps de la pandémie. J'avais l'impression que  nous avions vécu un vide. Nous n'avions plus de messe, de sacreemnts et nous sommes heureux de retrouver nos messes comme avant. Ce temps ne nous a pas permis de découvrir d'autres façons de prier, de célébrer; j'ai rarement vu des sugestions pour redécouvrir de l'intérieur la vie chrétienne au quotidien. C'est une question auquel je suis confronté actuellement.

Ce temps de confinement où les célébrations de grandes dimensions sont impossible me permet de découvrir des façons personnelles de prier et de célébrer selon mes besoins ma communion avec mon Deu. Je n'ai pas à copier des modèles de célébraitons comme celles vécues dans les rassemblements du dimanche, mais à créer mes propres façons de rencontrer le Seigneur. Je dois apprendre à être fécond dans ma vie de prière et de célébration. Avons-nous vécu ce temps de confinement comme un temps vide d'attente que nos célébrations reviennent plutôt que comme un temps riche de découverte de la fécondité de notre vie?

 

samedi, 19 septembre 2020 14:22

Une leçon de la Pandémie.

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Hier soir, j'écoutais avec beaucoup d'intérêt l'émission "Y a du monde à messe" et une leçon de la pandémie nous fut présentée: Ensemble. C'est à dire ce besoin humain d'être ensemble, ce besoin d'être avec d'autres. Plusieurs artistes ont pris conscience de l'importance de ne pas seulement faire ou produire, mais d'être et de vivre.  La pause de la covid-19 nous a révélé comment nous sommes pris dans l'engrenage d'un système de production et que nous oublions souvent la vie et la queslité des relations humaines.

Cela m'a rappelé le livre d'Albert Jacquard: Mon utopie où il montre que nous vivons dans une société ou l'être humain est d'avantage un objet qu'un sujet. L'être humain objet est jugé sur son efficacité, son rendement et lorsqu'il n'est plus utile, il est tassé. Il est un moyen de faire vivre un système et souvent d'enrichir les plus riches.  Il a beaucoup de devoirs mais pas trop de droits. Par contre dans une société où l'être human est sujet, il est une personne membre d'une communauté humaine donc en relation avec d'autres. L'être humaon n'est pas seulement efficace, mais fécond. Des pas importants ont été fait dans la société avec les décrets sur les droits des personnes, mais un chemin reste encore à faire. Le temps de pause de la pandémie npus a permis d'en mesurer l'importance et les bienfaits pour tous que nous sommes sujet de la société.

Cette réflexion m'a conduit à une autre piste de méditation. Je me suis demandé si les chrétiens en Église appartenaient à l'Église ou s'ils étaient l'Église comme nous dit Saint Paul. Est-ce que les baptisés sont des objets qui viennent à la messe, paient leur dîme et suivent les règles imposées? Est-ce qu'ils sont l'Église responsables des décisions qui le sconcernent? Nous venons de recevoir deux documents de Rome qui me laissent pantois. La désaffection maissive de la pratique religeuse et l'engagement aussi massif des chrétiens dans les oeuvres humanitaires comme nous le constatons au temps de la pandémie est une parole que nous devrions davantage lire et méditer?  Sommes-nous l'Église ou si nous appartenons à l'Église? C'est la question devant laquelle je suis depuis 70 ans. Lors d'un congrès Lacordaire à Rimouski, un conférencier nous avait citer la parole de Paul: "Vous êtes l'Église."  Nous sommes l'Église? Qu'est-ce à dire?  

 

vendredi, 18 septembre 2020 14:31

Le commandement de Dieu.

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"Le commandement de Dieu est un mouvement qui nous pousse de l'intérieur et non une obligation qui vient de l'extérieur et oblige à agir." Le commandement de Dieu donné par Jésus est bien exprimé dans les béatitudes. Celles-ci sont une invitation à agir selon notre être intérieur. Heureux es-tu si tu t'engages sur le chemin de la paix, sur le chemn de la justice. Les commandements de l'ancien Testament sont davantage un ordre à exécuter. "Tu ne voleras pas, tu ne commettras pas .." On peut se demander si ces commandements ne sont pas davantage les commandements de Moïse et du peuple à partir de leur compréhension de Dieu. Le commandement de l'amour est comme un aimant attiré vers le fer, l'être humain est attiré par le divin qui l'habite et le pousse à se coller sur le Christ pour agir selon la qualité de son être.

Je lisais ce matin une lettre impressionnante d'un journaliste aux personnes qui luttent contre l'obligation du port du masque. Ce texte reflétait le commandement de l'amour de Dieu: agir pour se préserver soi-même et préserver les autres. Il s'agit d'un mouvement venant d'en dedans et non d'une loi extérieure. C'est dommage qu'il faille toujours des lois pour obliger des êtres raisonnables à agir dans la ligne de leur être. Ce n'est pas la loi extérieure qui m'oblige à agir de telle façon, mais la qualité de mon être humain et chrétien. J'entends de bons chrétiens dirent: Ces gens-là ne croient en rien, n'ont pas la foi." Alors peut être, mais posons-nous la question pourquoi ne l'ont-ils pas, et l'ont-ils déjà eu? Spinoza disait: "Ne pas juger, ne pas détester, ne pas condamner, mais comprendre. Aimer selon Jésus Chirst  c'est vouloir comprendre avant de condamner. Que cela est long à entrer dans nos caboches et dans nos coeurs. Bonne journée. 

 

jeudi, 17 septembre 2020 14:33

Une pause.

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Mon père était menuisier-charpentier et je l'ai souvent vu préparer avec soin une petite planche, que nous appelions une "plintre", pour terminer le bas d'un mur. Il prenait les dimensions avec précision, coupait son morceau avec autant de précision, la varlopait pour qu'elle soit bien unie et blanche, passait un robot spécial pour y faire une décoration et lorsqu'il posait son morceau, il "fitait" à merveille; tout était à point. Et ce n'était qu'un simple morceau de bois.

Ce geste m'a souvent questionné  comme prêtre surtout quand les jeunes venaient me dire à l'issue de la messe: "Jos, on comprend pas ce que tu nous dis, parle-nous, explique-nous dans des mots que l'on comprend."   Je repensais à mon père qui ajustait son morceau de bois sur l'endroit où il devait être mis; et moi, j'avais la Parole de Dieu à faire comprendre et je ne m'occupais pas des personnes à qui je m'adressais. J'ai du pédaler de reculons, mettre à la poubelle bien des feuilles de savantes théories pour retrouver un langage plus adapté aux besoins des chrétiens d'ici. J'avoue que ce n'est pas facile: Chassez le naturel et il revient au galop. J'avais étudié à l'Université, j'étais connaissant. Alors je suis allé à la messe dans les bancs comme on dit pour écouter les homélies et me demander avec quel message je pars pour la semaine. Et j'ai compris.

Je suis revenu à l'image de mon père et j'ai essayé de prendre les dimensions des chrétiens en face de moi. La vie est une école, si nous savions écouté et nous laisser séduire -comme dirait le prophète Osée-  parce que Jésus parle par le monde autour de nous. La nature et le monde sont l'Université du Dieu Bon. Un jour quelqu'un s'était endormie durant mon homélie, je fais signe à son voisin, il me répond: C'est toi qui l'a endormi, réveille-le maintenant. Bonne journée.   

 

mercredi, 16 septembre 2020 13:58

L'intolérance ...

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Je lisais hier soir avec beaucoup d'intérêt le dernier numero de la revue des chevaleirs de colomb. L'article de l'aumônier suprême m'a intéressé et posé une question. D'abord le titre m'a interrogé: L'intolérance de la religion. La religion est intolérante et l'article nous parlait de l'intolérance face à la religion. La traduction m' posé question, ai-je raison? je ne sais pas. L'article nous palre de l'intolérance face au phénomène religieux aux États-Unis et dans le monde. Au Québec nous pourrions ajouter aussi l'indifférence face aux Églises.  Et L'aumônier suprême donne sa façon de répondre à cette intolérance que je me plais à vous partager. 

Notre première impulsion est peut-être de réagir avec colère: cependant la colère n'apporte jamais l'espoir et la guérison, mais seulement davantage de divisions. En tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à vaincre la haine par l'amour, le mal par la bonté et la division par la paix. En effet nos paroisses et nos conseils de CdeC doivent donner l'exemple de ce dont notre société a désespérément besoin aujourd'hui: La capacité de discuter de sujets difficiles et de décider de questions sensibles sur la base des faits, du respect mutuel et d'un esprit de  tolérance authentique. Cette réponse, nous devrions la méditer longuement. 

L'intolérance face à la ou les religions est pour moi une conséquence et nous devons nous demander: POURQUOI? Nous ne nous posons pas assez souvent cette question: Pourquoi les chrétiens réagissent ainsi. Pourquoi cette intolérance ou indifférence face aux religions? Aujourd'hui j'écoute parler les chrétiens autour de moi, je sens de la colère et de l'intolérance et ils me disent pourquoi. Je lis beaucoup de souffrances, d'incompréhension, de malentendus. Une chose qui revient souvent est le pouvoir et le contrôle sur la vie des gens d'une part et pourquoi nous avoir conté autant de mensonges (menteries). Je perçois une grande souffrance chez plusieurs. C'est pourquoi je trouve la réponse de l'aumônier très pertinente. A cause de cette blessure et de l'incompréhension de part et d'autre, les chrétiens ont balancé le "bébé avec l'eau du bain" et souvent cette réaction beaucoup trop forte est celle de l'impuissance devant le pouvoir. L'Épitre de Paul aux Corinthiens: L'hymne à l'amour devrait nous inspirer pour notre agir chrétien. 

La communauté chrétienne en communion d'esprit et de coeur avec son PASTEUR, et j'insiste sur le mot PASTEUR que nous n'avons pas appris à vivre avec les couleurs de l'Évangile, devrait être un foyer d'amour, d'accueil, de compréhension et de guérison. Nous n'avons plus de communauté mais seulement une assemblée liturgique de personnes agées.  Notre urgence est de rassembler les gens de chez nous en  communautés de petites tailles où il fait bon vivre, se retrouver ensemble et s'entraider à grandir comme chrétiens et êtres humains.  Les Chevaliers de Colomb, les communautés religieuses, les groupes de prières, les bons chrétiens du dimanche devraient être sur la ligne de front aujourd'hui en vue de faire découvrir une authentique vie chrétienne et non seulement une vie liturgique. Nous sommes trop souvent sourds aux cris de nos frères et soeurs en humanité.   

 

 

mardi, 15 septembre 2020 16:45

Le coeur transpercé. Lc 2, 33-35.

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Ce matm, je fais un peu de paresse. Je vous transmet le texte du Père Grou dans le Prions en Église:

"Adressant un orcale à Marie, Syméon annonce des jours difficiles pour son fils et elle-même.  Ces paroles laissent entrevoir la discorde qui naitra autour de Jésus et le refus de son peuple de le reconnaitre comme Messie. La prédiction concernant plus directement Marie: (ton coeur sera ptranspercé par une épée) est parfois comprise comme une allusion à la passion de son fils. Mais dans le contexte, avec les mentions de "chûte" et de  "division", il s'agit plus vraisemblablement de la douleur de la Vierge de voir son peuple tourner le dos à Jésus."

Nous plaçons beaucoup l'accent sur la souffrance de Jésus et le rachat du pauvre petit monde méchant. Est-ce que Dieu est un être assez cruel pour accepter la mort de son Fils parce qu'il voulait réparation ou nous envoyer tous en enfer. Le Cardinal Ratzinger écrivait: "Certains textes de dévotion semblent suggérer que la foi en la croix se représente un Dieu dont la justice inéxorable à réclamé un sacrifice humain, celui de son propre Fils. Autant cette image est répandue, autant elle est fausse."

Dieu ne veut pas de sacrifice humain. Il nous l'a  montré avec Abraham et ce que nous appelons le sacrifice d'Isaac. Jésus a fait du sacré de sa vie.  Faire des sacrifices c'est d'abord faire du sacré dans notre vie. Jackie Stinckens a écrit un magnifique livre sur: Le sacré de la vie. Je lui avais deandé un jour d'écrire sur: la sacrée vie.  Bonne méditation.

 

lundi, 14 septembre 2020 14:34

La croix glorieuse.

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Lundi,  14 septembre, fête de la  croix glorieuse. Sur la croix, Jésus nous a indiqué jusqu'où il nous conduisait. La croix n'est pas seulement ou d'abord un signe de souffrance et de rachat. "La croix est le signe qui nous invite à aller toujours plus haut, à aller toujours de l'avant jusqu'à l'éclatement entier de notre être." La croix a été plantée sur une colline, un lieu élevé qui nous invite à monter vers la fidélité et la perfection de notre être. La croix est formée de deux arbres, l'un vertical qui nous invite à aller toujours plus haut; l'autre horizontal qui signifie notre nature humaine. Jésus a éré cloué sur l'horizontal, il fut cloué sur notre nature humaine pour l'élever avec lui sur le montant vertical, vers la perfection de notre être.  La croix est le signe de la fidélité du Christ à sa mission et à son être qui l'a conduit à la résurrection. Elle est la réponse d'amour et de fidélité d'un Dieu au rejet de l'homme. "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." Je pense ici à Martin Luther King, Mgr Roméro, Gandhi et combien d'autres qui par fidélité à leur vsaleurs et leur mission ont affronté les balles et le mépris.  La croix glorieuse m'invite à la fidélité à ma foi, ma mission de baptisé dans un monde blessé et cassé en deux. Elle m'invite à suivre Jésus sur la route de la Galilée, route de l'amour, de la paix, du pardon, route que les hommes de son temps n'ont pas voulu  suivre et ils l'ont conduit au Calvaire. Ici je pense aussi à tous ces théologiens et ces chrétiens condamnés par l'Église  parce qu'ils avaient pris un chemin plus près de l'Évangile. La croix pour moi n'est pas d'abord ou seulement un chemin de souffrance, elle est une invitation sur une route de liberté, de respect, d'amour, de fidélité pour cueillir la vie en plénitude.

 

samedi, 12 septembre 2020 13:29

Vivre pour ...

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Hier soir, j'entendais quelqu'un à la télé dire qu'il vivait pour son entreprise et non de son entreprise. Il vivait pour ses clients, ses travailleurs, il vivait pour que son monde soit heureux et que la machine tourne bien. Je me suis posé la question: Est-ce que, moi, dans mes paroisses, je vivais pour les gens? Pour quIls soient heureux avec moi et moi avec eux?  Pour les aimer tel qu'ils étaient? Je vais garder ma réponse pour mpi. Ceci m'a rapelé un texte d'un Rabbin: "Être pasteur, c'est être solidaires de ses compagnons humains devant Dieu, bénir et partager la bénédiction. Être en colère et partager la rage, dire à Dieu le désespoir de l'autre. C'est parler à Dieu pour les gens. C'est louer Dieu avec eux. Ça m'a rapelé aussi le texte de Jean sur le Bon Pasteur.

La tâche du pasteur aujourd'hui devient de plus en plus difficile; animateur de plusieurs paroisses où chacune réagit selon son histoire, ses joies comme ses blessures. nous sommes obligés à une adaptation exigeante et constante. Souvent nous sommes accaparés par un noyau de célébrants qui empêche une présence dans les familles pour partager le vécu. Nous sommes loin des gens trop souvent. C'est pour ces raisons qu'il m'apparait urgent d'avoir dans chaque communuté un noyau responsable de la vie de la communauté. C'est ainsi que le no 9 du document conciliaire sur le ministère et la vie des prêtres m'a toujours questionné et suscité chez moi aujourd'hui encore des temps de méditation et de prière.  "Le prêtre est un frère parmi les frères," Comment être frère et vivre ainsi avec une famille qui hsabite à 40 kilomètres de moi? Ma famille me manque dirai-je.

Il me semble,  aussi d'autre part, que comme chrétien, j'ai à découvrir la force de mon baptême. Je ne m'engage pas en paroisse pour aider le curé, mais parce que c'est ma responsabiltié de participer à l'animation spirituelle de la vie communautaire. Comme chrétien, je dois m'engager dans la construction de ma communauté chrétienne. Mon engagement n'est pas d'abord la liturgie, mais le rassemblement en communauté des chrétiens autour de moi. Je dois être un éveilleur de sens, éveilleur de vie, un bâtisseur de liens. Le pasteur est le pilier sur lequel je m'appuie pour guider mn engagement. Comme pasteur je ne me sens là pour dire aux gens quoi faire ou décider ce qu'ils vont faire, mais je suis là pour les éveiller et les guider dans ce qu'ils sont capables de faire.  En écoutant tout cela autour de moi ce matin, ma conviction est que nous avons un urgent besoin de rajeunir notre théologie de l'Église, du sacerdoce et des ministères. Ce sera ma prière aujourd'hui.

vendredi, 11 septembre 2020 14:33

Incrédule vs croyant.

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Jésus dira à Thomas: "Cesse d'être incrédule et deviens croyant" Jn 20, 27. La Bible TOB traduit: Deviens un homme de foi. On ne dit pas deviens crédule, le pendant d'incrédule serait crédule; mais on traduit croyant ou homme de foi. C'est intéressant de s'y arrêter un peu. Le Petit Robert définit le crédule comme quelqu'un "qui croit facilement à tout ce qu'il entend." La foi, c'est différent. La foi n'est pas de croire ce que l'on entend. On ne croit pas à des vérités ou des paroles révélées. La foi, c'est adhérer à quelqu'un: Jésus Christ. C'est à la suite d'une expérience personnelle du divin en nous, on s'engage à la suite de Jésus Christ fort de cette expérience. Cette expérience nous conduit à ajuster notre vie sur cette présence divine en nous. Si je regarde ma vie, force m'est de constater que j'ai été longtemps plus crédule que croyant. J'ai longtemps cru à des doctrines, des commandements où j'ai été obéissant un peu servile dans la peur. La foi nous rend libre parce qu'elle nous engage sur les pas de Jésus, et Jésus était un homme libre. Sa liberté l'a conduit à la croix. Je ne voudrais pas être nécessairement  crucifié. La foi nous fait agir par une poussée intérieure et non par des volontés venues de l'extérieur. La foi ne se dit pas d'abord par des paroles, mais par un témoignage de vie.  

Quand Moïse a demandé à Dieu son nom, il a répondu: regardez-moi agir au milieu de vous et vous saurez qui je suis. Est-ce que nous pourrions reprendre cette affirmation pour un croyant. C'est quoi ou qui un croyant: Regardez-le agir au quotidien et vous saurez qui il est, vous saurez ce que signifie avoir la foi. Continuons à méditer. Bonne journée.  

 

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