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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

lundi, 18 décembre 2017 15:24

On a dit changements.

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Depuis plus de 50 ans, nous parlons de changements au Québec, tout change, faut s'ajuster aux changements, faut apprivoiser les changements, le statu quo n'est plus possible autant d'expressions qui deviennent presque des litanies. Depuis la révolution tranquille au Québec nous avons du nous adapter aux changements. Dans l'Église, nous avons vécu de changements nombreux: la liturgie en français, l'autel face au peuple, les lois se sont un peu assouplies, et que sais-je encore. Malgré tout cela, nous n'avons que géré la décroissance.

Les chrétiens ont quitté l'Église, aujourd'hui nous devons fermer nos églises, centraliser les Fabriques paroissiales, l'indifférence religieuse s'est installée. Je lisais denrièrement des articles sur cette questions où il fallait s'ajuster aux changements. Ça force à réfléchir. Dans mon ministère comme prêtre j'ai vécu beaucoup de changements qui nous ont conduit là où nous sommes aujourd'hui. Nous n'avons que géré la décroissance.

Pour moi, je crois que le temps des changements est terminé, nous sommes à l'heure de la conversion. Nos changements n'ont été en définitive que de la "chirurgie esthétique." La société est nouvelle, elle porte de nouvelles attentes et de nouvelles forces et elle attend de nous une nouvelle vision de la vie et de l'approche pastorale. Nous sommes conviés à une nouvelle vision de l'Église, une nouvelle vision du ministère presbytéral, une nouvelle vision de la présence des chrétiens au coeur de l'Église et de la société. C'est à une conversion que nous sommes appelés.

Les mouvements chrétiens sont en déclin; fondés à une époque précise pour répondre à des besoins précis, ils deviennent déphasés en regard de la société qui se met en place. Changer la couleur de la peinture ne suffit plus. Il nous faut être à l'écoute des besoins de notre société pour nous convertir et apporter la réponse adéquate à ces besoins. Je pense aux décès. Actuellement la présence pastorale d'accompagnement se résume en gros à la célébration des funérailles. Ceci n'est qu'une heure dans la vie des personnes endeuillées. Le nombre de suicide augmente, les personnes qui décèdent encore jeunes du cancer  augmentent, ceci amène beaucoupo de souffrance, de découragement, il y a place pour envisager une présence pastorale de qualité au-delà de la célébration. Il y a beaucoup de blessures et de souffrance actuellement, les gens que je rencontre dans les épicerie ou sur la promenade me le disent et parfois avec agressivité.

La tâche est difficile et demande un bon flair pastoral. Le Pape François nous y invite. Nous ne sommes plus à l'époque des changements, mais au temps de la conversion. C'est ma conviction. L'Évangile nous pose la question: Qui es-tu? De quel bois tu te chauffes? Comme Marie accueillons l'Esprit et suivons-le sur la route de Dieu qui est celle du coeur.

samedi, 09 décembre 2017 17:30

Un chemin de conversion.

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Je suis à lire "Un cri se fait entendre" de Jean Vanier. Cette lecture a fait remonter en moi des souvenirs que je veux patager. Jean Vanier nous raconte son témoignage de vie avec les personnes affligées d'un handicap et comment ces gens l'ont évangélisé.

A mon arrivée comme curé de Ste-Anne des Monts, j'ai rencontré de ces personnes qui vivaient dans des foyers d'accueil et travaillaient dans un atelier qui leur était destinée. A prime abord, ces gens m'ont dérangé, je n'était pas habitué à ces rencontres. Pour eux une chose comptait: la rencontre gratuite, être reconnus. Doucement ils m'ont évangélisé. Ils m'ont appris la simplicité et l'importance d'une rencontre gratuite, d'un bonjour, d'une poignée de main sans condition. Je les ai vus repartir heureux à la rencontre d'une autre personne. C'était de la gratuité pure. Ils m'ont annoncé une Bonne Nouvelle.

J'ai du lutter contre la mentalité des paroissiens qui ne voyaient pas d'un bon  oeil cette présence à l'église. On m'a demandé de les empêcher de faire la quête à la messe parce que disaient-ils, les gens donnent moins quand ils quêtent, ou pire encore: "Qu'est-ce qu'on a l'air devant les visiteurs, des fous qui font la quête." Je rapporte l'expression comme je l'ai souvent entendue. Appuyé par des proches collaboratrices et collaborateurs nous avons lutté contre cette mentalité surtout celle des marquilliers. Nous leur avons fait servir la messe. Avec eux nous voulions évangéliser cette mentalité comme nous l'avions été nous-même. Aujourd'hui, ils font partie de la vie paroissiale sans distinction ni anicroche. Ils ont fait entrer la Bonne Nouvelle. Dans certaines paroisses où j'ai oeuvré, les pauvres, les B.S. comme on les appelle sont souvent rassemblés dans des rues à l'écart ou même camouflées par des rangées d'arbres. Et les gens qui les maintiennent là viennent communier en tout conscience paisible. Je me pose des questions.

Nous avons fait la même chose concernant d'autres personnes qu'on appelait "les marginaux". Les divorcés, les homosexuels, etc ... Ce n'était pas des chrétiens exemplaires. Nous avons voulu passer de "Marginaux" à "blessés" par la vie. Il y a quelques années, je suis allé prendre un repas avec la communauté de l'Épi à la basse ville de Québec. Une communauté réunie par Mme Laurette Lepage. Ce fut un moment de rencontre, de partage merveilleux qui a continué mon évangélisation. Un temps de fraternité, de communion dans la gratuité. Il n'ont rien d'autre à donner que leur coeur, leur amour et leur sourire et c'est le plus beau. Nos rencontres de prêtres auraient beaucoup à apprendre à leur contact. Ne serait-ce pas cela aussi ou surtout l'Église? Aujourd'hui, je crois que ces gens sont des envoyés de Dieu pour nous apprendre l'Évangile de Jésus Christ.

Aujourd'hui nou smettons beaucoup d'argent et d'énergie à sauver des églises de pierres, des statues de bois alors que le visage de Jésus Christ est défiguré dans le coeur et la vie d'enfants de femmes violentées, d'hommes bafoués, le Christ continue d'être fouetté dans la torture de ses frères et soeurs ... et ......  Avec Jean Vanier, je redis: UN CRI SE FAIT ENTENDRE.

jeudi, 07 décembre 2017 17:46

Un 8 décembre,

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Chaque année, le 8 décembre nous ramène la fête de la Vierge Marie. Quand je contemple le visage de Marie, c'est un message d'avenir qui m'apparait. Marie nous ouvre un chemin d'avenir, elle nous place sur la route de la mission.

Le premier chemin d'avenir qu'elle m'ouvre est celui de l'écoute, être à l'écoute de la vie. Elle reçoit un message qui lui fait part d'une mission, celle d'être Mère du Fils de Dieu. "Que tout se passe pour moi comme tu l'as dis." Marie à l'écoute de l'Esprit se rend disponible pour le projet d'avenir qui lui est annoncé: Permettre à Dieu de se rendre visible dans notre monde. Elle vient me dire que si je veux que ma présence soit bonne, je dois d'abord être à l'écoute de l'Esprit présent et agissant en moi.

Marie devenue le premier tabernacle vivant part en hâte porter Jésus à Jean Baptiste. Elle devient la première missionnaire. Elle vient tracer la ligne maitresse de notre présence chrétienne: donner Jésus au monde ou plus exactement le faire reconnaitre dans le coeur et la vie des gens autour de nous. Nous nous plaignons aujourd'hui que les gens surtout les jeunes familles ne connaissent pas Jésus Christ. Marie vient nous rappeler que c'est là notre première mission.

Marie était présente à Cana pour inviter Jésus à ouvrir sa mission prophétique. Jésus a annoncé le vin de la   nouvelle alliance. Il nous dit que le vin de le Première Alliance ne rassasie plus le monde, il est à sec, et il nous donne le vin nouveau. Marie nous ouvre sur l'Alliance Nouvelle et Éternelle. Au Calvaire, elle accueillera la vie nouvelle du ressuscité et nous apprendra ainsi à nous ouvrir à la vie nouvelle révélée par le Christ dans sa résurrection. Dans un monde en changement, dans une Église invitée à des chemins nouveaux, Marie nous trace la route et nous invite à sa suite.

Marie nous ouvre le chemin de l'avenir, le chemin de l'audace, le chemin du prophétisme, elle nous montre l'importance et la grandeur du mistère de la femme dans la communauté chrétienne. Grâce à elle, l'Évangile et le Christ sont venus jusqu'à nous. Sur quels chemins d'avenir Marie nous invite-t-elle aujourd'hui?

"La première en chemin, Marie, tu nous entraines à risquer notre  "oui" aux imprévus de Dieu. Et voici qu'est semé en l'argile incertaine  de notre humanité, Jésus christ, fils de Dieu. Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi, ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins verzs Dieu.

La première en chemin, joyeuse, tu t'élances, prophète de celui qui a pris corps en toi. La Parole a surgi, tu es sa résonnance et tu franchis des monts pour en porter la voix. Marche avec nous, Marie, aux chemins de l'annonce, ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins  vers Dieu." (Denise Lamarche).

vendredi, 01 décembre 2017 17:48

Enlève tes tuiles.

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Les évangélistes ont conservé que très peu de contenu des enseignementns oraux de Jésus, ils ont transmis son enseignement par des gestes et des paraboles. Aujourd'hui, je m'arrpete chez Marc 2, 1-12, pour méditer le miracle de la guérison du paralytique.

Jésus enseigne dans une maison et une foule nombreuse s'est rassemblée pour l'écouter. Quatre hommes amènent un paralytique à Jésus. La foule empêche de se rendre auprès de Jésus. Alors les Messieurs bien avisés montent sur le toit, enlèvent des tuiles et descendent l'homme auprès de Jésus. Celui-ci le guérit et l'homme sort avec son grabat et rentre chez lui. Quel message pouvons-nous dégager de cet événement. Je me permets d'en méditer un aspect.

La foule est un obstacle pour se rendre à Jésus. Dans ma vie chrétienne comme dans la vie ecclésiale, il y a souvent des foules qui nous empêchent de nous rendre jusqu'à Jésus. Il s'agit pour moi de les identifier. Ce peut être mon image de Dieu, mes dévotions mal comprises, mes coutumes ou façons de faire, ce peut être aussi les obligaitons que l'on s'impose ou impose aux autres ...

Les hommes enlèvent des tuies sur le toit pour permettre de descendre auprès de Jésus. Quelles sont les tuiles qui bloquent ma descente vers le Seigneur? Est-ce l'orgueil, la jalousie, la rancune ...ou? Quand je regarde nos églises vident et les chrétiens qui prennent des distances , je me demandent quelles tuiles empêchent les gens de rejoindre le Seigneur?

On descend le malade près de Jésus. nous sommes invités à descendre au milieu de nous, au fond du coeur, là où réside le divin pour trouver nos forces d'agir. Tant que nous restons à la surface, nous comptons sur nos propres forces ou sur les autres et nous restons paralysés. Jésus lui dit: Prends ton grabat et entre chez toi. Prends ta vie en main, sois responsable de toi, libère-toi de tes sentiments de peur et de dépendance. Dieu t'aime tel que tu es, prends option pour la vie, debout et avance. L'homme prend son grabat, sa vie en main et s'en va.

Il sort de la maison par la porte, la foule ne le dérange plus. Il a perdu ses peurs, ses obstalces à la vie et devient libre. Il est entré à l'horizontal et en ressort à la vertical. Jésus met les gens debout avec la volonté de bien servir la vie.

Nous avons souvent besoin des autres, de la communauté pour nous aider à trouver le Christ en nous, mais il ne faut pas rester dépendant des autres. Jésus nous invite à toruver nos forces intérieures et à devenir libres de notre vie. Nos entendons souvent parler de suicide, de dépression, découragement, etc .. Toutes ces maladies du coeur et de l'esprit qui paralysent et empêchent de vivre sainement. Comme chrétines, comme Église nous avons besoin d'identifier nos foules, nos tuiles pour descendre au fond de nous-même  et retrouver la force d'avancer, la force de bâtir des communautés chrétiennes, la force d'être libres.

mardi, 28 novembre 2017 13:41

Passons sur l'autre rive. Mc 4, 35.

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Ce matin ma méditation m'invite à passer sur l'autre rive à la demande du Seigneur. Après avoir renvoyé les foules, Jésus invite les siens à passer sur l'autre rive. En route la tempête s'élève sur le lac et Jésus dort. les disciples en peur réveille Jésus et la tempête s'apaise. Avec le Seigneur, il est possible de passer sur l'autre rive.

Depuis plusieurs années, la société du Québec s'est transformée rapidement; elle est devenue une société laïque, plus adulte qui veut avoir son mot à dire dans les décisions qui la concerne, et qui conteste facilement ce qui la dérange. Cette société a quitté la ratique sacramentelle et se retrouve devant un vide spirituel. Elle a besoin de la Parole de Dieu, de la spiritualité et de sens des valeurs et de la vie. Devant cette nouvelle société, nous sommes invités à passer sur l'autre rive.

Nos églises se sont vidées et aujourd'hui les fabriques sont pris à la gorge pour entretenir les édifices religieux qui coûtent très cher et qui ne servent presque plus. Nous avons fait de nos églises le lieu du sacré, du tabernacle et des offices religieux. Dans une nouvelle société, ne pouraient-elles pas devenir les "condos du Bon Dieu"? Ces lieux où la famille paroissiale se sent à la maison? Nous avons divisé nos communauté en groupes d'engagement: chevaliers de Colomb, Filles d'Isabelle, fermères, âge d'or, etc .. et chaque organisme a son église a entretenir de sorte que la maison principale souffre de pauvreté. Ne pourrions-nous pas aujourd'hui essayer réunir? Si nos églises devenaient la maison de la famille chrétienne où chaque organisme a sa place et où une salle commune sert aux rassemblements et aussi au rassemblement dominical, ne serait-ce pas une solution envisageable? La situation nous inviteà passer sur l'autre rive.

Depuis près de 40 ans nous parlons de faire de petites communautés de base, communauté de foi, de prière, de célébration, l'avenir de l'Église n'est plus dans les grands rassemblements; nous parlons aussi de l'évangélisation au lieu de la sacramentalisation, Est-ce que nous groupes de catéchèse ne pourraient pas être un premier terreau pour bâtir de petites communautés? Le besoin de notre société nous invite à passer sur l'autre rive.  

Mgr Gagnon dans sa lettre sur "L'urgence d'agir pour l'avenir de nos commnautés" nous invitait à passer sur l'autre rive. Nous étions invités à discerner la situation de notre Église pour découvrir d'une part les causes qui nous ont conduit où nous sommes et les moyens de rémédier à la situation.(no 8). Nous étions invités à redécouvrir l'Église comme communauté, une communion de chrétiens autour du Christ. ( no 9) Et enfin nous étions invités à redécouvrir l'essentiel de la vie chrétienne et vie en Église: La Parole, la prière, la charité. C'est la base (la footing) de toute vie chrétienne. Ceci nous conduit à la base de toute vie en Église: le sacerdoce baptismal (prophète, prêtre, pasteur) qui se déploie en une panoplie de minstères dans la communauté avec au centre comme le coeur, le ministère presbytéral qui est au service des ministères du baptême. (no 10). Quelques années auparavant Mgr blanchet nous avait invités à la même traversée où il nous avait demandé: comment garder vivante la pratique de la Parole de Dieu, la pratique de la prière,  la pratique de la charité dans nos communautés chrétiennes? Avons-nous eu peur de la tempête? Les paroisses qui n'ont plus de prêtres résidents ne pourraient-elles pas prendre en charge l'animation  leur propre vie paroissiale faisant baptême, funérailles et rassemblements dominicaux et évangélisation,  le prêtre irait célébrer l'Eucharistie chaque mois et accompagner cette équipe. Là je ne me mêle pas de mes affaires évidemment, mais cette vision d'Église je la porte depuis 50 ans et je ne peux m'en défaire.   Avec le Christ et l'Esprit Saint, il est toujours possible de traverser sur l'autre rive.

Cette méditation m'est venue par les questions que me posent les chrétiens sur la route du quotidien d'une part et de mon approche de la parole de Dieu d'autre part. Nous nou sdemandons  comment ramener les gens à l'église. Ne sommes-nous pas encore dans la barque sur le lac et voulons ramener les chrétiens dans la barque? Jésus nous dit: Allons sur l'autre rive. Allons là où les gens sont rendus pour cheminer avec eux. Il est évident que ces apppels sur l'autre rive provoqueront des tempêtes en nous personnellement et dans nos communautés chrétiennes. La cathédrale de Rimouski en est un exemple. Mais avec le Christ ressuscité et son Esprit, il est possible de traverser sur l'autre rive.

jeudi, 23 novembre 2017 15:45

Jésus de Nazareth.

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Quand nous regardons bien notre vie, il est facile de constater que le milieu de notre naissance et premières années de vie a marqué profondément notre comportemant. J'ai grandi dans une colonie où il fallait défricher pour se batir un lieu viable. Un jour, le pouvoir politique nous a expulsés et envoyés vivre ailleurs. Cette réalité vécue a marqué  pour toute ma vie et je réagis encore aujourd'hui, devant des système qui briment les personnes, comme le peitit gras de St-Octave. Il sera intéressant dans le même ordre d'idée de bien connaitre Nazareth pour mieux connaitre Jésus Christ. La spiritualité de Nazareth est un modèle pour notre vie chrétienne aujourd'hui.

Nazareth était un petit petit village en Galilée tout près de la Samarie. Les gens n'étaient pas "très catholiques" et entretenaient des contacts avec les samaritains, ces païens, ces maudits comme on les appelait. La Galilée souffrait de l'occupation des romains d'une part et de l'oppression de Jérusalem avec ses prescriptions financières, liturgiques et religieuses de toutes sortes. Jésus a grandi dans ce milieu pauvre, opprimé par les pouvoirs politique et religieux, mais un milieu riche de la Parole de Dieu. On lisait les Écritures en bon juif. "Nazareth était le lieu le plus saint de la terre." Cette situation a marqué profondément Jésus Christ.

La spiritualité de Nazareth est une spiritualité de naissance;  C'est là que le chrstianisme est né et grâce à une femme. La Parole de Dieu a nourrit la vie et a donné l'orientation et la force de faire naitre une nouvelle apporche de Dieu. Les gens avaient pris des distances de Jérusalem, du Temple et de ses rites pour aller au niveau de la vie. Jésus de Nazareth nous invite aujourd'hui a développer une spiritualité de naissance, d'incarnation.

La psiritualité de Nazareth est prophtique: "L'Esprit est sur moi, il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, la délivrance aux captifs et aux aveugles le retour à la vue." Is. 4, 16. La misison de Jésus est aussi une mission politique; les pauvres le sont parce qu'ils sont victimes d'un pouvoir de l'argent  qui fait que les uns s'enrichissent alors que les autres s'appauvrissent de plus en plus. Les esclaves le sont parce que le pouvoir les oppriment et les réduit à l'esclavage. Jésus est venu remettre la société à l'endroit. Jésus est partie de la personne et de la vie parce qu'il avait vu les perosnnes et la vie blessées, brisées par les pouvoirs. Les gens brimés par le pouvoir religieux avaient délaissés les valeurs religieuses. Notre société ne nous invite-t-elle pas à une même démarche aujourd'hui?

La spiritualité de Nazareth est celle du pauvre:  Les gens de Nazareth sont des gens simples, des travailleurs qui gagnaient durement leur pain opprimés qu'ils étainet par les pouvoirs. C'était la spiritualité de la vie dans les maisons et les champs. "Ce n'est plus sur la mntagne ou à Jérusalem que vous adorerez mais en esprit et en vérité." Jn 4, 23. La spiritualité. de Nazareth nous fait passer  d'une spiritualité basée sur des rites et des prières à celle de la vie. C'est dans ce milieu que Jésus a vécu et qui a marqué tout son enseignement. Nous avons développé une spiritualité monacale qui rejoint de moins en moins le peuple chrétien.

La spiritualité de Nazareth est une spiritualité de libération: Jésus a grandi dans un pays opprimé par les pouvoirs politiques et religieux, il développera une spiritualité qui rendra libre. Il développera une spiritualité selon la musique de l'être créé à l'image de Dieu. L'Esprit vous rendra libre. La spiritualité de Nazareth part du peuple, de ses besoins pour le faire grandir. "Le sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat."

La spiritualité de Nazareth est celle du pèlerin: Jésus n'est pas resté toujours à Nazareth, il fut un voyageur. "Ayant accompli tout ce qui  concernait la loi du Seigneur, ils retournèrent à Nazareth leur village." Lc 2, 39. Il ne s'agit pas simplement d'un déplacement physique mais surtout d'une quête spirituelle,d'une évolution spirituelle. "Nous n'avons pas de demeure permanente." Hb. 13, 14. Quand les disciples demandèrent à Jésus: " Où demeres-tu?" Il répondit»: Venez et voyez." Il ne s'agissait pas d'un lieu physoque de résidence, mais venez à ma suite et vous verrez, mettez-vous à mon école. Il s'agissait de voir avec les yeux du coeur.

 C'est à cette école que Jésus s'est formé pour sa mission. Nous comprenons bien sa prise de position pour les pauvres, les prisonniers et les mal gommés de la société. Charles de Foucault voulait laiser vivre Nazareth en lui et non vivre à Nazareth. Je crois que c'est cela que Jésus a fait et qu'il nous invite à faire  à sa suite. Laisser vivre Nazareth en nous. 

Les comparaisons sont souvent mauvaises, mais nous pouvons nous demander si ne vivons pas un peu la même situation aujourd'hui. Pendant que Nazareth faisait naitre cette spiritualité, Jérusalem s'effritait et disparue.  Notre Jérusalem d'aujourd'hui s'affaiblit de jour en jour, nos églises se vides pendant que dans nos Galilées paroissiales s'élèvent une soif de spirituel, de sens à la vie, un goût de liberté religieuse et une pratique de la charité vivante sur le terrain. J'entends beaucoup de doléances des catéchètes qui préparent aux sacrements; nos programmes ne rejoignent pas les gens, nous sommes étrangers à leurs besoins. Est-ce que Jérusalem veut imposer des programmes à la Galilée et que celle-ci  ne s'y retrouve pas?  Je crois que nous devrions nous inspirer beaucoup de Nazareth, partir du peuple et bâtir avec eux le règne du Père. Voila je partage quelques convictions personnelles inspirées aussi du livre du Père ASI.  Laisosns vivre Nazaretrh en nous.

lundi, 20 novembre 2017 15:35

La prière du CD.

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Je me suis posé la question: Est-ce que je prie comme un CD? je fais tourner un CD, c'est beau, mis une fois terminée, c'est fini. Mais parfois je reste accroché aux paroles ou à la mélodie pendant un certain temps. Je fais mes prières que je récite de mon mieux soit par coeur ou avec l'aide de textes. Une fois terminé je passe à autre chose. Comme mon CD, c'est fini. Un signe de croix et hop, c'est fini,  la journée commence.

Questionné, j'ai ouvert la Bible: Montre-nous à prier. Lc 11, 2. Les apôtres ont vu Jésus en prière. Ils étaient habitués comme moi à réciter de nombreuses prières, et voyant Jésus en prière, ils se sont dit: faudrait apprendre à prier, ça l'air le "fun". Le texte ne nous dit pas le contenu de la prière de Jésus. Ce qui a frappé  les disciples est l'attitude de prière de Jésus.

Alors Jésus leur a dit: quand vous priez, parlez à votre Père. Il leur a donné un exemple dans le Notre Père. Il n'a certes pas donné un texte à apprendre par coeur, mais indiqué une route pour parler au Père. Mais j'ai ressorti mon CD et enregistré le Notre Père que je récite fidèlement et avec bonne conscience. Ma mémoire a longtemps zigonné sur cette réalité et je me suis dit: Si j'allais visiter mon père chaque jour en lui répétant toujours la même formule, il se poserait surement des questions.

Les formules de prières sont importantes, mais elles sont comme le seuil d'une maison. Quand j'entre quelquepart, j'ouvre la porte, je franchis le seuil et je suis en présence de gens et en état de communion avec eux. C'est un peu cela les textes de prières. Ils nous permettent d'entrer en nous d'y découvrir une présence et d'entrer en communion avec cette présence divine. Le CD est terminé, La prière commence. Je ne termine plus un temps de prière par un signe de croix. Je ferme mon livre, toute ma journée devient prière, communion avec cette présence du divin rencontrer  en moi. C'est ainsi que souvent je ne récite plus le Notre Père, mais je dis mon Notre Père, je m'adresse à mon Père, -parfois quand je célèbre seul chez moi-  je suis en communion avec la présence divine qui m'habite.  Voila, je crois, où l'Esprit nous conduit.

dimanche, 19 novembre 2017 16:57

Une source jaillissante.....

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Noua avons vécu une animation sur le thème de la vie selon Simonne Pacot. Quelques personnes avaient le goût d'aller plus loin dans cette volonté de faire grandir la vie telle que nous la possédons. Simonne Pacot s'inspire beaucoup de la Parole de Dieu et du même coup nous fait découvrir la Parole sous un nouveau jour qui nous rejoint davantage dans le vécu. Prenons-nous des chemins de vie ou de mort? Comment les blessures nous arrêtent dans notre évolution et comment aussi ces même blessures ou difficultés peuvent être des chemins de vie si nous savons les vivre. Ce fut une journée très enricihissante qui nous  conduira sans doute à mettre sur pied un groupe de lecture pour en fair profiter d'autres personnes. Notre monde à soif et faim de spiritualité, de sens, de façon de retrouver son équilibre spirituelle. Nous vivons actuellement un temps d'Église fructueux en découverte de la Parole de Dieu. L'image de Dieu se refait doucement dans le coeur des chrétiens.  L'être humain est en perpétuel changement, la société est en changement constant et nous interpelle sur la route de la vie. Pendant que les systèmes meurent doucement mais à travers des spasmes douloureux, la vie chrétienne se fraie un chemin comme une nouvelle pousse au printemps. Je redis avec coerur»: La vie est belle!

mardi, 14 novembre 2017 23:23

Nazareth ou Jérusalem.

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Il m'apparait extrêmement important pour bien comprendre Jésus Christ et aussi Charles de Foucauld de bien connaitre Nazareth, la spiritualité de Nazareth. Jésus est né et a vécu à Nazareth, lieu d'incarnation, à Jérusalem il y est allé pour être condamné à mort. le Père Emmanuel Asi résume ces deux spiritualités, celle de Nazareth et celle de Jérusalem.

Nazareth est synonime de charismes et d'engagement. Jérusalem de devoir et d'obligation.

A Nazareth, nous parlons de laïcs et d'une liturgie de la vie. A Jérusalem nous rencontrons des prêtres et des lévites.

A Nazareth, c'est une voix prophétique. A Jérusalem, ce sont des liturgies, des rituels et des rubriques.

A Nazareth, la Parole de Dieu est la force du prophète. A Jérusalem, la structure et la loi constituent le pouvoir des prêtres et du roi.

A Nazareth, Dieu est incarné. A Jérusalem, Dieu a été mis à mort, assassiné et crucifié.

Ces deux spiritualités contituent un défi pour nous encore aujourd'hui et sont l'image de notre conception de Dieu et de la religion. En nous demandant dans quelle spiritualité Jésus s'est située, posons-nous aussi la question dans laquelle je me situe comme disciple, comme croyant, comme chrétien, comme prêtre? Cette question, Charles de Foucauld se l'est posée et y a répondu par sa vie. Il disait: "J'aspire à Nazareth." Il voulait s'emparer de Nazareth. Il ne voulait pas vivre à Nazareth, mais laisser Nazareth vivre en lui comme un chemin de vie..

 

mercredi, 08 novembre 2017 15:08

Le voile du Temple se déchire. Mc 15, 38.

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Lors de la mort de Jésus le voile du temple se déchire, ce qui séparait le monde de Dieu vient de disparaitre. Au baptême de Jésus le ciel se déchire et Dieu s'adresse  au Christ. Lors du procès de Jésus, Pliate déchire sa chemise ne trouvant pas de motif de condamnation. Lorsque Jésus passe quelque part, il déchire tout ce qui fait obstacle à sa venue. Jésus déchire nos idéologies, nos façons de le concevoir pour nous indiquer le vrai chemin de vie. Jésus est venu dire au monde que sa présence n'était pas dans des lieux d'abord mais dans le coeur et la vie de chaque personne. Le premier lieu  où Dieu est présent et se fait découvrir est la nature: l'université du Bon Dieu. elle n'est pas bâtie de main d'homme.

Nous nous sommes fabriqué des lieux de présence du Christ, nos églises,  oratoires, tabernacles. Nous sommes pârfois prisonniers de ces lieux qui sont devenus une charge financière trop lourde. Ces lieux sont importants pour nous mais ne changent rien pour Dieu. Le Père Candiard, o.p. écrit: Mais il est central dans une vie chrétienne, que cette frontière entre le lieu sacré et lieu profane, si commode pour nous, se défasse. La distinction n'est pas évangélique, et je crois qu'au contraire, Jésus passe son temps à déchirer tous les rideaux du Temple qui établissent une séparation entre la vie ordinaire et la présence de Dieu. Il faut que la présence de Dieu déborde l'église."  Quand tu étais sous le figuier, P. 144.

En  méditant ces textes, je pensais aux chants populaires, que l'on califie de profane, que nous pourrions utilisés lors des funérailles par exemple. Nos chansonniers écrivent des textes magnifiques qui parlent au coeur et pourraient nourrir la vie et la foi des chrétiens. Alors que nos chants reigieux si beaux soient-ils parlent à la tête et laissent les gens sur leur appétit. Le Père Congar avait écrit la même chose, il y a plusieurs années: "Il y a deux mille ans, Jésus est venu nous dire que la dualité grecque du sacré et du profane n'existait pas et nous en sommes encore prisonnier." Jésus n'a pas fini de déchirer les rideaux que nous dressons erntre nous et Lui.

Ceci nous renvoie à la rencontre de Jésus avec la Samaritaine au puits de Jacob: "Crois-moi, femme, l'heure vient où ce n'est ni sur la montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Les vrais adorateurs adoreront en esprit et en vérité." Jn 4, 21. Nous sommes envoyés au premier tabernacle, celui de notre vie, de notre coeur. Si humainement nous avons besoin de lieux, ce ne sont que des moyens. Pour ma part, un lieu important de rencontre du Seigneur est aussi ma chambre à coucher. Dans ce lieu de silence, je rencontre au coeur de ma vie Celui qui m'habite entierement. "Dieu comble son bien-aimé quand il dort." Ps 126, 2.

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