La liturgie de notre premier dimanche de carême, nous présente deux personnes placés devant des choix de vie. Dès le point d edépart du carême, on veut nous mettre devant nos propres choix. Nous avons les gens au début d ela création placés au Paradis terrestre devant une interdiction de Dieu, un choix de vie pour Adam et Eve. C'est le commencement du monde. Dans l'Évangile une autre personne, Jésus, est placé aussi devant des choix. C'est le commencement de sa vie publique. Il est intéressant de méditer la façon dont chacun répond à ces choix. Le Seigneur nous a doué d'un libre arbitre et veut placer l'être humain en face de choix, comment va-t-il utiliser son libre arbitre?
Lors de la création, les gens restent attirés par leur désir humain, l'arbre était beau à voir et le fruit était bon. Alors la femme mange, en donne à l'homme et ils sont heureux de leur choix. Remarquons que lorque Dieu vient, ils sont semblables à nous aujourd'hui: Ce n'est pas ma faute, c'est le femme; ce n'est pas ma faute c'est le serpent. C'est la faute des autres. nous avons les mêmes réactions dans des situations embêtantes aujourd'hui: ce n'est pas ma faute, on m'a menti, je ne le savais pas, etc. Jésus répond d'une autre façon devant le choix qu'il a à faire, nous allons le méditer.
À Jésus aussi, on présente des choix intéressants; on le questionne au niveau du pouvoir ou d'un besoin essentiel de l'être humain: Fais que ces pierres deviennent du pain. Quand tu es dans le désert, sans nourriture, la faim te travaille le ventre rapidement. Mais Jésus se réfère à Dieu pour refuser. On le tente ensuite au niveau de son amour de Dieu: sur le pignon d'une maison, on lui dit: Jette toi en bas, Dieu va venir te secourir. Jésus encore une fois va se reférer à une parole de Dieu pour refuser. Enfin il est tenter au niveau de l'ambition, de la possession: sur une haute montagne pn lui dit: Si tu m'adores, je te donnerai tout ce territoire. Mais Jésus répond tu n'adoreras que Dieu seul.
Jésus a le choix entre une d.écision selon "la musique de son être" comme dit Jean Vanier. Une décision qui va selon son être profond, qui va le faire grandir ou bien -comme Adam et Eve- répondre à un désir immédiat qui va faire obstacle à l'épanouissement de sa valeur d'enfant de Dieu. Nous sommes souvent placés devant des choix qui nous feraient avancés et grandir , mais la nature humaine est assez forte pour nous faire choisir autre chose, comme dit l'Écriture: Nous fait manquer notre cible. C'est aujourd'hui que nous avons à répondre, à faire nos choix. C'est aujjourd'hui que nous bâtissons nos relations d'amour avec les autres et avec Dieu. C'est aujourd'hui que nous avons à vivre nos relations personnelles avec Dieu, son Fils et l'Esprit.
Mais il faut toujours se souvenir que Dieu ne punit pas. Il est présent pour nous accompagner et nous aider à avancer, à faire de meilleurs choix, il est patient et nous attend. Nous sommes responsables de nos choix et nous devons en assumer les conséquences. C'est nous qui nous plaçons dans de mauvaises conditions par des choix à l'encontre de notre être d'enfant de Dieu. Dieu nous prend tels que nous sommes et nous aime aussi tels que nous sommes et nous aide à avancer et à devenir meilleurs.
C'est confiant dans cet amour divin que nous pouvons commencer notre carême vers la Pâque prochaine. La prière, le partage, et la reconnaissance de l'amour de Dieu en nous sont les trois piliers de notre démarche intérieure. Le carême est d'abord une affaire de coeur et d'amour avant d'être des gestes extérieurs à poser. Comme l'a écrit Frédéric Lenoir: "Va vers toi. "Oui laissons émerger les bons côtés de notre personne, embrassons-les, bénissons-les, et demain sera meilleur.
