Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mardi, 27 juin 2017 17:10

Lire et méditer.

Maurice Boulet: Le lac des  songes. Récit initiatique. Ed. Le Dauphin blanc. 2016. Récit d'un homme qui dans un songe passe de ses rêves, ses mensonges, sa vie fabrquée à la réalité de sa conscience et de la vérité de sa vie. Dans une série de rencontres avec des sages, le voyageur découvre l'insatisfaction de sa vie fabriquée sur la peur et le mensonge pour entrer en lui-même et sortir de la route des songes pour marcher sur la route de la vie, la route des humains. Rafraichissante lecture.

mardi, 27 juin 2017 16:51

Conscience.

"Un homme trouva un oeuf d'aigle et le plaça dans un poulailler. L'aiglon vint au monde avec une couvée de poussins et poursuivit sa croissance avec eux.Se prenant pour un poulet, l'aigle ne cessa d'imiter le comportemant des gallinacées qui l'entouraient. Il gratta la terre afin d'y trouver des vers et des insectes, ne s'élevant qu'à quelques centimètres du sol.

Les années passèrent et l'aigle devint vieux. Un jour, il aperçut, volant dans le ciel sans nuage, un magnifique oiseau. Avec une grâce majestueuse, ce dernier se laissait porter par les courants, agitant à peine ses puissantes ailes dorées. Le vieil aigle le regardait, émerveillé. "Quel est cet oiseau", demanda-t-il? "C'est l'aigle, le roi des oiseaux" lui répondit l'un de ses compagnons. "Il appartient au ciel. Nous, nous apprtenons à la terre, nous sommes des poulets."

"C'est ainsi que l'aigle, dans la certitude d'appartenir à la basse-cour, vécut et mourut en poulet." Antony De Mello. Dans le livre Quand la conscience s'éveille.

C'est trop souvent l'histoire de bien des êtres humains qui meurent en poulet parce que personne ne les a éveillés à leur conscience, à leur capacité ou pire encore quand on les a éteint.  Nous sommes trop souvent le bourgeon de l'uniformité, de répéter ce que l'on nous a dit de faire, victime du permis et défendu. Éveiller quelqu'un à sa concience, à ses capacités,    c'est l'inviter à grandir selon la musique de son être, disait Jean Vanier.

mardi, 27 juin 2017 13:49

La beauté de l'acceuil.

Dans ce chapitre de l'Évangile de Mathieu, Jésus fait un long discours à ses apôtres pour leur indiquer la voie sur laquelle il les envoie. dans l'extrait d'aujourd'hui (10, 37-42), Jésus parle de l'importance de l'accueil. "Celui qui m'accueille, accueille celui qui m'a envoyé." Jésus vient en présenter un autre.

Chez nous, mes parents accueillaient beaucoup les gens et parfois des étrangers, pour manger et dormir. Dans le temps les gens voyageaient à pied ou à voiture à cheval, il fallait des endroits pour  se reposer. Le plein d'essence ne se faisait pas  au poste d'essence mais autour d'une table bien garnie. Parfois le garde-manger était presque vide mais quand il y en a pour dix, il n'y en a pour douze. Cependant jamais le garde-manger fut complètement vide.

Accueillir la vie, c'est aussi donner la vie, faire grandir la vie. Le prophète Élisée nous en donne l'exemple dans la première lecture: "A cette même époque, au temps fixé pour la naissance, tu tiendras un fils dans tes bras." Le couple accueillait la vie et il reçoit la vie. Nous connaissons tous parfois la sécheresse d'une vie tournée sur soi, égoïste. La vie grandit quand elle est donnée, partagée.

Accueillir l'autre, accueillir la vie, c'est faire grandir la vie. Acueillir, c'est s'ouvrir sur la vie, s'ouvrir à des horizons nouveaux, s'ouvrir au monde et grandir en sortant de notre petit monde  personnel. La société nous offre de nombreuses possibilités d'accueil. Les étrangers sont de plus en plus nombreux chez nous. On peut de poser la question: Combien de temps demeureront-ils des étrangers? Dès que nous les avons vraiment accueillis, ils ne sont plus des étrangers.

Alors Jésus invite les douze à un mode de vie pour eux et pour les communautés qu'ils sont appelés à accompagner. Ils sont invités à créer un espace de liberté où même un étranger peut entrer et devenir un ami. Sachons qu'accueillir est aussi écouter. Écouter l'autre et réaliser une relation qui fait grandir, qui donne la vie. Comme nous le dit le prophète Élisée. Accueillir et écouter, c'est être capable de s'asseoir  sans livre à lire, sans radio à écouter, sans télé à regarder, sans cellulaire qui sonne  souvent; accueillir c'est être avec quelqu'un, rien avec cette personne pour le moment présent. Créer un espace de liberté où quelque chose de merveilleux peut se produire.

Jésus Christ agit comme cela avec nous et nous donne l'exemple pour que nous le fassions aussi. Jésus crée avec nous un espace chaleureux où notre vie peut grandir dans le repsect mutuel. En accueillant le Christ, nous devons aussi créer cet espace de liberté et de silence qui nous permet d'entendre sa voix. Accueillir l'autre, c'est aussi créer cet espace de liberté où il puisse grandir "selon la musique de son être." Dans notre Eucharistie, le Christ nous accueille tel que nous sommes pour nous accompagner et nous dire: Fais de même.

mardi, 27 juin 2017 00:20

Une messe en deux temps.

Le 24 juin, je présidais l'Eucharistie dans une petite chapelle à l'occasion de son ouverture pour la saison d'été. L'Eucharistie était suivie d'un brunch et d'autres activités. L'assistance à l'Eucharistie était composée de personnes âgées. Dès que le dîner commença, la chapelle se remplie de jeunes couples avec leurs enfants. Ce fut un bon moment de fraternité.

Je regardais l'événement et je me disais: nous vivons une messe en deux temps. Pour le rite, il n'y avait que des personnes âgées et toute la communauté était rassemblée pour le temps de célébration et de fraternité. Je me demandais pourquoi ne pourrions-nous pas faire une célébration qui rassemble toute la communauté et qui soit prière et action de grâce. Comment se fait-il que notre célébration soit ainsi décroché de la vie et n'intéresse plus que des vieux?

Sommes-nous assez enfermés dans nos pratiques et nos rites pour délaisser ainsi la vie? Il me semble que Jésus ne nous a pas donné un rite à faire, mais une vie eucharistique à vivre et célébrer. Ne serait-il pas intéressant de nous asseoir pour discerner avec les jeunes des façons de célébrer qui nous rassemblent autour du même Seigneur. La question est lancée.

jeudi, 22 juin 2017 16:35

50 ans, Imaginez!

Fêter 50 ans de vie, c'est à la manière d'un alpiniste regarder le chemin parcouru pour en tirer des leçons. Sur le sommet de la montagne, l'horizon s'élargit, le regard va plus loin, les aspérités de la route s'estompent pour laisser place à la joie d'être rendue jusque là.

Un vieux sage disait que la vie était un long chemin donné pour découvrir la beauté de notre être intérieur. Assis sur mes 50 ans de ministère sacerdotal, je découvre la beauté de là où je suis rendu tant dans la découverte de mon être que de la beauté de l'Église que j'aime et que la vie m'a appris à découvrir de l'intérieur.

Il y a 50 ans, je rêvais d'être un bon curé de paroisses à l'exemple de mes prédécesseurs. J'avais le goût de faire marcher une Église prganisation religieuse dans laquelle j'avais grandi. Soudain un ouragan est passé qui a boulerversé mes rêves et ébranlé mes convictions. La société du Québec se transformait rapidement et tellement vite que nous ne pouvions pas suivre. Nous sommes devenus étrangers dans notre propre Église.

Doucement, la vie m'a fait passé de "curé" de paroisse à "pasteur" d'une communaué-Église. C'est une conversion que je n'ai pas encore bien réussie. J'ai appris à aimer l'Église du terrain, l'Église qui luttre pour apporter du pain sur la table de la famille, qui lutte pour soulager la misère autour d'elle, l'Église qui sourit à la vie et à l'avenir. Comme dit le Pape François "sentir avec l'Église."

Assis sur ma montange, mon regard se porte au-delà des murs de la bâtisse-église pour admier cette Église hors les murs qui écrit l'Évangile tous les jours. Je comprends mieux aujourd'hui ce que signifie être pasteur d'une communauté. Le "curé" fait davantage référence à un territoire: Je suis curé de deux paroisses; le pasteur fait référence à la communauté.: Je suis pasteur de deux communautés. Il faut éviter cependant de ne faire qu'un changement de mot.

Je réalise aujourd'hui que l'Église  a soif de spiritualité et non de religion. Elle a soif de sens, de significaiton. Cette Église du terrain a conserver vivante la pratique de la charité chrétienne. Apprécier l'Église seulement au niveau des personnes qui viennent à la messe, c'est comme apprécier un volume à partir seulement de la couverture. Voila une parcelle des réflexions que m'inspirent mes 50 ans de ministère.

mercredi, 21 juin 2017 20:15

Pensée de sagesse.

La vie est un long chemin qiui nous est donné pour découvrir la beauté de notre être. Un Sage.

mercredi, 21 juin 2017 16:10

Jean le Baptiste ...

"Sa langue se délia et ils se mit à parler." Voila ce que l'Évangile nous dit  aujourd'hui de Zacharie. Lc 1, 56-67. Beaucoup de gens et même des prêtres me disent aujourd'hui: comment dire Jésus au monde d'aujourd'hui. Nous sommes muet comme Zacharie, nous ne savons plus comment dire Jésus, comment dire l'Évangile.

La langue de Zacharie s'est déliée et il parla le jour où il est sortit de ses propres idées, pour accepter la vision de Dieu, c'est à dire pour écouter ce qui montait en lui et qui venait de l'Esprit qui l'animait. C'est le jour où il décida de descendre de ses idées pour aller au niveau du coeur et de la vie.

Comme Zacharie, nous pourorns traduire le message de Jésus pour notre monde le jour où nous accepterons de passer d'une religion entre les deux oreilles pour descendre au niveau du coeur. Nous avons tous besoin de sens, de signification et non d'abord de théorie. Tant que Zacharie est resté comme grand prêtre, il est demeuré muet. Taut qu'il est resté dans ses structures religieuses, il est resté muet.

Le texte d'Isaïe nous dit que le Seigneur nous a façonné dès le sein de notre mère. Dès avant ma naissance j'avais planté au coeur la loi divine, je n'ai qu'à l'écouter pour entrer dans la démarche de l'évangélisation. C'est de là que partira la façon de dire aujourd'hui: son nom sera Jean.

mercredi, 21 juin 2017 15:55

Le Sacré-Coeur

Vendredi, la liturgie nous fera commémorer la fête du Sacré-Coeur de Jésus. De quoi s'agit-il? On parle du coeur, de l'amour, et après ...

Parler du Coeur de Jésus, c'est lire le texte sur le Bon Pasteur, c'est admirer Jésus au puits  avec la Samaritaine, c'est le voir accueillir la femme accusée d'adultère. Parler du coeur de Jésus, c'est regarder le Pape François laver les pieds des prisonniers et des clochards; c'est aussi voir mes voisins partir chaque matin vers les services de bénévolat pour soulager la misère de leurs semblables. Il ne suffit pas de jongler avec des mots, il nous faut vivre avec la réalité. Ce que les gens nous reprochent souvent, c'est notre habitude de jongler avec un vocabulaire qui n'atterrit pas concrètement. Parler du coeur de Jésus, c'est parler de sa tendresse envers les personnes, son accueil inconditionnel, ... Parler du coeur de Jésus, c'est apprendre avec Lui à partir de ce qui est bon dans l'être humain pour aller plus loin. Le Sacré-Coeur devrait se fêter dans les centres de bénévolat, les hopitaux, les maisons de pauvres ... Je vous ai donné l'exemple pour que vous fassiez de même nous dit Jésus. Nous avons l'habitude de fêter le Sacré-coeur avec une messe, puis on s'assoit et on se berce. 

 

mercredi, 21 juin 2017 00:04

Un témoignage.

Je voudrais à l'avenir sur cette page "Actualités" partager des témoignages de foi ou de vie en Église vécus par des personnes du milieu. Aujourd'hui, je vous présente celui d'une dame qui anime des célébrations de la Parole dans sa paroisse et elle a fait ce témoignage à l'occasion d'une célébration. C'est le fruit des partages de la Parole vécue dans leur communauté.

Un vieux sage dit souvent (nous sommes fait du souffle de Dieu). Il m'a fallu méditer longtemps pour enfin découvrir ce grand miracle de la vie.

Chaque être humain sur cette terre vient au monde avec une part de divin qui nous vient de Dieu. Certain développe ce côté divin et pratique la religion. D'autre pas du tout mais il y a en a qui font de belles choses et ne  savent pas qu'ils sont inspirés de Dieu.

Si je regarde de plus près j'apprends à reconnaitre le visage de Dieu dans leurs actes de tous les jours. Surtout ici dans nos communautés. Je vois le visage de Dieu dans tous les regroupements communautaires qui existent comme Parageance, chevaliers de Colonb, et tous les autres qui travaillent dans nos communautés respectives. Beaucoup ne sont pas pratiquants à l'église, mais apportent tellement de joie et de bien-être autour d'eux qu'ils est facile de voir le divin qu'il dégage.

Je vois le visage de Dieu dans toutes les personnes qui prennent soin des personnes âgées. Celles qui prennent soin des enfants, des malades, des enfants handicapés, des personnes en deuil, les personnes qui donnent de leur temps et leurs dons pour améliorer la qualité de vie des gens et les rendre heureux.

Je vois le visage de Dieu dans les gens qui prennent soin de la nature qui les entourent. Qui prennent soin des animaux et qu'ils veulent prendre soin de la création. Ces gens qui veulent garder notre planète en santé.

Je vois le visage de Dieu dans le sourire des gens de notre communauté. Ces personnes qui font tous leur possible pour garder vivante notre belle communauté en partageant la Parole, en animant les célébrations et en rassemblant le plus souvent tous les gens qui veulent partager de bons moments en bonne compagnie. Les personnes qui sont là au service de leurs semblables.

Il est beau le visage de Dieu, oui,  comme il est beau. Comme il est beau l'Esprit qui nous fortifie et nous fait vivre; nous fait vivre la vie en abondance.

Armande Synett. Cap Seize.  MERCI.

mardi, 20 juin 2017 13:53

Comment valons-nous?

Un milliardaire avait demandé un jour à l'un de ses amis de deviner combien il valait. Celuici répondit après un moment de silence: Jésus Christ a été vendu pour trente pièces d'argent, vaux-tu plus que Lui?. Mon père disait souvent la valeur d'un homme ne consiste pas dans ses titres ou ses diplomes, mais dans ce qu'il a dans le ventre. Ce sont les valeurs qui le font vivre. C'est un peu ce que le Seigneur vient nous dire aujourd'hui.

Ce que tu entends dans le secret, proclame-le sur les toits. (Mth 10, 26-33). Notre Pape parlera de l'Église en sortie. L'Évangile, la vie chrétienne, c'est une valeur que l'on porte en soi et que l'on révèle par notre qualité de présence. Nous devons aller crier au monde que nous sommes remplis d'amour divin. Il ne s'agit pas de convertir le monde à nos valeurs, mais de faire découvrir aux autres le divin qui les habite.

Ce que tu entends dans le secret nous dit l'Évangile de ce dimanche. Le prophète Ezéchiel nous dira que Dieu a inscrit sa loi au fond de notre coeur et non sur des tables de pierre. Ainsi ce qui monte de ton coeur, du dedans de toi-même dis-le autour de toi. Notre premier réflexe est de nous placer à l'école de Jésus, de devenir son disciple. Comme dit le vieux proverbe: On ne donne pas ce que l'on n'a pas. Il faut accepter au point de départ, comme pour les disicples d'Emmaüs, de laisser le Christ marcher avec nous pour nous évangéliser.

On parle aujourd'hui des TLM- toujours les mêmes. La relève se fait difficile dans notre Église. Il en est ainsi dans nos mouvements chrétiens. Pourtant autour de nous des hommes et des femmes s'engagent pour des causes humanitaires. On ne ramasse pas des sous pour érparer les églises mais réparer des personnes et des coeurs. Je crois que les jeunes surtout ont besoin de défis, ils ont beosin de quelque chose qui les fait se lever. Ils nous demandent peut être  à nous: Qu'est-ce que tu as dans le ventre, qu'est-ce qui te fait vivre? Est-ce que c'est Jésus Christ, est-ce que ce sont les valeurs de l'Évangile ou s'il s'agit d'une pratique religieuse? Ce que l'esprit souffle dans le fond de ton oceur, crie-le sans avoir peur.

J'arrive d'une rencontre où une petite communauté chrétienne avait organisé une activité en vue de rassembler les gens, de créer des liens et de la fraternité.  Les familles étaient là avec leurs enfants, on mangeait, on s'amusait, on fraternisait. C'était une Église en marche. Je suis reparti heureux parce qu»'il y a là une Église qui vit, une Église qui invente d'autres formes de liturgie pour célébrer chrétiennement la vie. "Ce qui monte du fond de ton coeur, proclame-le sur les toits." Laisse-le sortir avec amour. Je crois qu'il nous faut laisser de côté nos réflexes ecclésiastiques où on se referme sur nos liturgies pour oublier la vie quotidienne.

Le Jeudi Saint au soir, Jésus ne nous a pas donner un rite à faire, mais une misison à crier sur les toits. Il nou a dit qu'il serait avec nous comme un bon pain de nos grand-mères pour nous accompagner tel une force venant du dedans. Ne craignez pas, vous valez bien plus qu'une multitude de moineaux. Nos frères et soeurs sur le terrain ont soif d'entendre ce qui vient du coeur et non de la raison. Ils ont soif d'entendre une parole d'amour. Ce divin que j'ai semé en toi, nous dit Jésus, laisse-le monter, c'est ça que le monde a besoin d'entendre. Ouvre mon coeur Seigneur aux merveilles de ton amour; Ouvre mes mains qui se ferment pour tout  garder, et laisse éclater en moi ce divin que tu as déposé. Merci.