Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

samedi, 26 septembre 2015 14:22

Si on parlait d'amour!

Notre monde est si méchant? Ce matin un homme est mort dans une ruelle attaqué à l'arme blanche, une femme est disparue, une fillette est happée mortellement par un chauffard trop pressé, des migrants sont morts par centaine noyés, et que sais-je encore....

Notre monde est-il si méchant? Pour moi, notre monde est bon, mais il est blessé et la plaie est saignante. Une plaie qui saigne fait mal et provoque des réactions négatives. Je rencontre souvent des gens sur la promenade fermés à l'environnement par de sécouteurs plein les oreilles. Peut-être n'ont-is pas trouvé d'autres oreilles pour les écouter, alors ils se sont fermés. Aussi on a peur de rester en silence avec soi.

Si ce monde devant nous avait seulement besoin d'une oreille qui les écoute et d'un coeur qui les aime. Une oreille capable d'écouter la musique de l'autre même avec ses notes fausses et son instrument mal accordé. Notre monde a besoin de témoins et non de maitre. Les maitres, les savants parlent à la tête, à la raison; le témoin parle au coeur, à la vie. Notre monde a besoin de la bonté, de la chaleur et de l'accueil de vrais témoins.

"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre." Blaise Pascal. Descendre en soi pour retrouver sa beauté et sa bonté intérieures. C'est ainsi que je pourrai accueillir l'autre et l'accompagner vers une même découverte.

Aller vers ses frères et soeurs, c'est aussi un peu cela. Aller leur porter l'amour, l'écoute et le sourire dont ils ont besoin pour entrer dans leur beauté intérieure. Aller vers eux, c'est avancer comme témoin et non comme maitre. Si notre monde est si froid et si dur, c'est peut-être qu'il n'a pas sur son chemin de ces témoins capables de réchauffer le coeur. Trop souvent nous sommes pris par les structures, l'efficacité et nous oublions la vie. Notre Pape François est un bel exemple de ces témoins de l'Évangile. Et si ensemble, on parlait d'amour.

 

vendredi, 25 septembre 2015 14:07

Allons vers nos frères et soeurs

Comme chaque matin devant mon Évangile je médite sur la vie devant moi. Notre priorité pastorale nous invite à aller vers les autres. A l'invitation du Pape François, nous sommes envoyés vers les périphéries. Aller vers les autres, c'est aller vers la Galilée de nos paroisses.

A l'époque de Jésus, il y avait la Judée avec le Temple, les grands prêtres, les lois. Nous avons encore cette judée dans nos paroisses, les vieux chrétiens à l'église avec les sacrements. Il y avait aussi à ce temps-là la Samarie, peuple qui avait abandonné toute pratique religieuse et tout rapport avec la Judée: nous avons aussi cette catégorie de gens dans nos paroisses qui ont abandonné tout rapport à l'Église. Il y avait aussi la Galilée avec Nazareth, pays avec des racines religieuses mais moins pris dans les lois et pratiques que la Judée. Nous avons aussi cette Galilée dans nos paroisses et c'est sans doute vers eux qu'il nous faut d'abord sortir.

Actuellement, je suis souvent en Galiléée. Nous avons célébré 25 ans de partageance, c'était la Galilée; la Judée était absente. Nous fêterons 30 ans de la Maison Louise-Amélie qui lutte contre la violence faite aux femmes et aux enfants. C'est la Galilée. La Judée sera certainement absente. La Galilée est ce terrain fertile qui vit et pratique  l'Évangile au quotidien. C'est vers ce terrain ouvert à la spiritualité, ouvert à l'Évangile que nous sommes envoyés porter la Bonne Nouvelle.

"Allez à la ville, un homme viendra à votre rencontre portant une cruche d'eau, suivez-le. (...) Il vous montrera la pièce toute garnie, prête, faites les préparatifs du repas." Mc 14, 13. Jésus nous envoie au coeur de la ville là où les gens vivent, travaillent, luttent; Il nous y envoie pour suivre les gens portant la vie -une cruche d'eau. Fait remarquable, Jésus nous dit: la salle est prête, tout garnie, il n'y a qu'à faire les préparatifs du repas. Nous sommes envoyés dans cette Galilée où les salles sont prêtes, où les salles nous attendent préparées par l'Esprit de Jésus. Les préparatifs nécessaires est le kérigme, la découverte ensemble du Christ ressuscité au coeur de cette vie. Nos Galilées sont à la recherche de spiritualité, du sens de la vie, ces chrétiens ne sont pas encore au niveau de la catéchèse. Ils sont au niveau de l'accueil, de la découverte du Christ, de l'amour et de la miséricorde. Ce sera un long sujet de méditation et de converison.

 

 

mardi, 22 septembre 2015 20:50

Méditation avec un crayon

Un crayon me dit:

Je peux faire de grandes choses si je me laisse guider par la main de mon créateur. Il en est ainsi de toi mon ami.

Je peux supporter un douloureux aiguisage pour mieux servir. Il en sera ainsi pour toi mon ami. 

J'ai en moi la capacité de corriger bien des fautes. Tu peux aussi corriger tes erreurs.

La  partie le plus importante de mon être est à l'intérieur de moi. Il en est ainsi de toi mon ami.

Même si les moments sont difficiles, il me faut laisser un signe de mon passage, c'est ma mission. Il en est ainsi de toi, même si le moment est difficile, tu devras servir l'humanité.

Nous avons été crées pour accomplir de grandes choses à condition de se laisser guider par la main du Créateur et de rester fidèle à nous -même.

mardi, 22 septembre 2015 18:50

Où sont nos démons?

Les apôtres ont fait une petite crise d'adolescence. Des personnes font du bien sans leur permission. Ils ont le monopole de l'agir pastoral. Mais liassons-les s'amuser et méditons le texte d'Évangile d'aujourd'hui.

Jésus chasse des esprits mauvais. Dans l'Évangile, souvent Jésus chasse des démons. Beaucoup de personnes semble  prises par les démons. Aujourd'hui, nous comprenons le message autrement. Quels sont ces démons qui hantent le monde: le racisme, l'appât du gain, l'homophobie, la jalousie, l'injustice, le mépris des petits, des pauvres, etc ... Ce sont des démons modernes qui hantent encore notre monde.

Nous connaissons aussi des personnes qui chassent ces démons. Les gens engagés dans la lutte contre la violence faite aux enfants et aux femmes, les personnes qui luttent contre la pauvreté, l'injustice, la rejet des pauvres et des étrangers, etc ... Ces gens ne sont pas tous dans notre bergerie. La plupart sont des personnes qui ont abandonné toute pratique sacramentelle et sont restés avec la pratique évangélique sur le terrain. L'Esprit n'attend pas nécessairement le oui de l'Église officielle ou les licences en théologie. L'Esprit s'adresse au coeur. Une chose qui m'étonne est le silence de l'Église officielle dans nos paroisses devant ces réalités évangéliques. Comme si les personnes qui ne viennent pas aux sacrements ne sont plus l'Église du Christ.

Alors, Jésus devient très catégorique.: coupe ta main, coupe ton pied, arrache ton oeil. C'est un peu drastique. L'oeil est le symbole de la connaissance; alors si ta science te fait croire supérieur aux autres  et te les fait regarder de haut, arrache-le: convertis-toi.

La main est le symbole de la possession; alors si tu as ce désir de tout garder, de ne rien partager, désir de possession, coupe-la: convertis-toi.

Le pied est le symbole du pouvoir; alors si ton service dans la société fait de toi un despote et un dominateur; coupe-le, convertis-toi. N'empêche pas les autres de travailler et de faire du bien.

L'Esprit souffle où il veut. dans le livre des nombres, deux inconnus deviennent prophètes sous l'action de l'Esprit: Eldad et Médad. Ce n'était pas des catholoiques pratiquants et pourtant, ils ont prophétisé. Demandons-nous sérieusement aujourd'hui: Sommes-nous des catholiques de pouvoir, qui avons le monopole de la vérité? Dans nos paroisses se lèvent aujourd'hui des pasteures et des pasteurs qui rassemblent, célèbrent et font du bien, sachons les reconnaitre et soutenir leur engagement. Leur mission est la mission du christ. Ils sont "des acteurs passionnés de la Bonne Nouvelle."

 

lundi, 21 septembre 2015 21:08

Une page d'Évangile

Nous vivons et célébrons à  Sainte-Anne des Monts, 30 ans de vie de la Maison Louise-Amélie. Cette maison fut ouverte par une religieuse St-Paul de Chartres secondée de chrétiens d'ici pour accueillir et aider les femmes victimes de violence conjugale. Depuis trente ans, ces personnes écrivent une page d'Évangile au quotidien.Dans l'Évangile, Jésus a chassé des démons, ces gens aussi chassent les démons, c'est à dire travaillent à guérir le mal causé à ces personnes et parfois à aider aussi celui qui fait violence à guérir ses démons. Aujourd'hui nous rendons grâce pour le travail accompli dans cette maison ... L'Esprit souffle où il veut.

lundi, 21 septembre 2015 18:56

Une prorité docésaine.

A la suite du Pape François, notre évêque de Gaspé, nous invite à sortir vers les autres pour aller aux frontières. Devant cette invitation, je me suis posé des questions.

Pourquoi cette priorité? Si nous sommes invités à aller vers les autres, c'est sans doute parce que nous n'y allons pas. Un théologien disait que notre Église au Québec, depuis la révolution tranquille, s'était refermée sur elle-même comme une coquille, refermée sur la liturgie et les sacrements. Les chrétiens ont désertés la pratique sacramentelle et un fossé s'est creusé entre l'Église célébrante et le peuple de Dieu. Le monde s'est retrouvé au niveau spirituel plus que religieux. C'est vers ce monde que nous sommes invités à sortir.

Une deuxième question m'est venue: Qu'est-ce que je vais aller faire là? Ce que je disais à l'église ne les intéresse plus, je ne dois pas revenir avec le même discours. Alors je me suis dis: je vais aller les écouter. Je suis allé écouter dans les salons funéraires les célébrations qui s'y vivent, j'ai écouté sur les trottoirs et dans les magasins et les gens me parlent de spiritualité mais surtout d'un besoin, d'un vide. La parole du Pape François me revenait: "Devenir des contemplatifs du peuple de Dieu."

Une troisième question est apparue: Qu'est-ce que je vais leur dire? Beaucoup de chrétens font de belles et bonnes choses sans référence au Christ ou à l'Esprit qui les habitent. Alors, je me suis dis: Allons ensemble découvrir Jésus Christ. Allons ensemble découvrir la présence du Ressuscité au coeur de notre monde. Ensuite nous pourrons célébrer.

Enfin, Une vision m'est apparue: le voile du temple se déchire à la mort de Jésus. Le voile du temple est cette barrière érigée entre le peuple et les célébrants, entre le saint des saints et le peuple, entre le clergé et le peuple. Alors quels sont les voiles que je dois déchirer pour rejoindre mes frères et soeurs dans la foi? Quelles sont les barrières que je dois abattre pour rencontrer les autres: murs de mes sécurités, de mes préjugés, de mes façons de faire, de mes idées toutes faites, etc ....afin de retrouver la liberté de l'Évangile. Je dois donc m'assurer d'un bon compagnonnage de l'Évangile et de Jésus Christ pour établir en moi un état permanent de mission.

21 sept. 2015.

lundi, 21 septembre 2015 18:49

Bonjour

Bonjour. Je suis tout rejeuni et plein de fraicheur. Merci aux personnes qui m'aident à faire vivre ce site et à vous toutes et tous qui me visités. Continuons de nus amuser à vieillir. Amiité. Jos.

jeudi, 09 juillet 2015 14:41

L’Église ou l’église?

Nous sommes à l’ère des regroupements, des grands espaces, des réaménagements pastoraux. Nous vendons des édifices trop onéreux et déplaçons les chrétiens dans les paroisses voisines pour la célébration.

Nous aménageons toujours par en haut, à partir du prêtre et de l’organisation. Que faisons-nous de la communauté, de l’Église? La communauté est créée par des liens d’appartenance au Christ, aux autres et au milieu de vie. Comment appartenir et célébrer en vérité dans une paroisse voisine? Un arbre déraciné prend du temps à refaire ses racines ailleurs.

L’Eucharistie serait-elle devenue un simple service religieux qu’on peut recevoir là où il est offert sans référence à la vie et la communauté?

Il est clair que nos édifices religieux sont devenus trop coûteux à opérer dans le contexte actuel. Quand un vêtement est trop grand ou trop petit, on le change pour un autre, on ne se suicide pas. Pourquoi tuer nos communautés parce que l’église coûte trop cher?

Ne faudrait-il pas retrouver le sens de l’Église, le sens des ministères dans l’Église? Ne faudrait-il pas dépasser le couple prêtres et laiques pour retrouver un peuple de baptisés, un peuple de prêtres, de prophètes et de pasteurs?
C’est une piste de réflexion sur laquelle il faudra un jour s’arrêter.

vendredi, 28 août 2015 14:35

Sur une route de croissance.

La fréquentation quotidienne de la Parole de Dieu nous conduit à mieux comprendre l'aventure qui nous concerne. Aujourd'hui je médite sur une facette de la route de croissance où nous cheminons au quotidien. Saint Irénée disait que l'homme était un être en croissance et que l'aventure de la Genèse était une crise de croissance. L'évolution dans a compréhension du pardon comme de l'alliance nous éclaire sur le sujet.

Au livre de l'Exode, on nous parle de la loi du talion: "Qui frappe un homme à mort sera mis à mort. Qui frappe son père ou sa mère sera mis à mort. (...) »Œil pour œil et dent pour dent." Ex. 21

Au livre du Lévitique, un progrès se fait sentir dans la perception du pardon:"Parle à toute la communauté d'Israël: Soyez saints car je suis saint, moi, le Seigneur votre Dieu." Lév. 19. Ce chapitre parle davantage de compassion mais il fait état de normes sévères à vivre. Ce n'est pas encore l'amour de l'ennemi.

Certaines pierre d'attente sont placées: "Je ne lui rendrai pas le mal qu'il m'a fait. Prov. 20, 22."Si ton ennemi a faim donne-lui à manger, s'il a soif donne-lui à boire" Prov. 25, 21. "Ne garde jamais rancune au prochain." Sir 10, 6.

Jésus se situera dans cette évolution et donnera l'enseignement sur l'amour même des ennemis: "Vous avez appris qu'il a été dit: tu aimeras ton prochain et haïras ton ennemi." "Et bien moi, je vous dis, aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. " Mth 5, 43. Jésus n'est pas venu abolir la loi mais la porter à sa perfection. Il s'est inscrit dans cette évolution pour nous conduire plus loin.

Nous sommes des êtres en croissance et cette histoire d'un peuple est aussi mon histoire personnelle. Nous sommes des êtres en croissance porteurs de blessures personnelles, de normes qui ont modifié notre comportement et qui nous poussent souvent à mal agir. Sur cette route de croissance ou la vie nous a placés, nous vivons des crises de croissances au plan spirituel comme dans tous les autres dimensions de notre être. Il faut souvent se reprendre à partir de nos forces intérieures et de la force de Dieu qui nous habite. Si nous nous considérons seulement à partir de la chute au Paradis terrestre, né avec le péché originel et avons à lutter contre le mal, Satan qui nous assaille, nous sommes sur un terrain négatif et ça devient essoufflant. Si au contraire nous nous regardons comme des êtres en croissance avec nos forces intérieures qui nous animent, nous sommes sur un terrain positif. La parole de Dieu est la boussole qui éclaire notre route, l'Eucharistie est la force donnée pour conserver la vitesse de croisière et les béatitudes sont l'autoroute pour atteindre le but.

Inspirés d'un magnifique livre de Marie-Thérèse Nadeau: Pardonner l'impardonnable.

lundi, 03 août 2015 15:30

Nouvelles

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