Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

Filtrer les éléments par date : février 2024
jeudi, 22 février 2024 15:40

La dérive du

Stéphane Gürgi: La dérive du conspirationniste.  Novalis. L'auteur est professeur en sciences politiques et en études religieuses à l'université de Sherbrooke.  L'auteur fait une recherche sur le conspirationnisme dans la société et l'Église à partir de la pandémie. Il constate que l'Église est devenue une vieille dame essouflé et semble dépassée par les événements de la société. Le conspirationnisme dans lÉglise est cette volonté du retour en arrière vers l'Église des dogmes, de la liturige en latin, etc....  Comme il y a moins de prêtres, ne serait-ce pas le temps de laisser surgir librement les prophètes? Bonne Leccture.

 

Publié dans Nouvelles
mercredi, 21 février 2024 15:27

Sur la montagne. Gn 22, -18; Marc , 9, 2-10

Notre liturgie du deuxième dimanche de carême nous invite sur la montagne. Si nous avons fait l'expérience, au moins une fois dans notre vie, de gravir une montage, nous savons que l'on ne redescend pas dans le même état d'esprit. Quelque chose s'est produit en nous. A plus forte raison quand nous allons sur la montagene avec Jésus, nous ne redescendons pas dans le même état d'esprit ou d'état intérieur.  Quelque chose s'est produit en dedans de nous. C'est l'expérience que les lectures d'aujourd'hui nous invite à méditer.

En Genèse, Abraham est invité à aller sur la montagne pour y sacrifier son fils Isaac Sur la montagne est un lieu de silence, de rencontre de soi-même; un lieu où l'on comprend mieux qui nous sommes et quelle est notre mission. Nous pouvons aller sur la montagne dans notre propre salon, c'est le symbole d'un temps de réflexion et d'intériorisation. Alors Dieu demande à Abraham de gravir la montagne, il l'invite simplement à comprendre ce qu'il vit avec son fils. Il y a un problème et il doit le cerner.  Au moment où  il lève la main pour sacrifier son fils, on lui fat comptrendre que là n'est pas le problème; alors notre bon père se tourne et tue un bélier. Le bélier est le symbole de l'autorité, du paternalisme d'Abraham qui est en train d'étouffer  Isaac et le rendre incapable de réaliser sa mission. Alors il délie son fils. Nous prenons conscience à la fin du texte que notre ami Abraham, alors qu'il était monté sur la montagne avec un fils lié et voué à la mort, il redescend avec un fils délié et libre de réaliser la mission que Dieu lui a confiée. Quand nous allons vraiment sur la montagne, dans ces moments d'intériorité, nous n'en redescendons jamais dans le même état d'esprit. Abraham a compris et s'est inscrit dans le même projet que Dieu. Ici je pense à beaucoup de parents et de jeunes qui ont vécu et vivent encore la même situation qu'Isaac et dont le paternalisme a brisé l'élan. Je pense à ce jeune homme qui me disait: "Mon père m'a toujours dit que je n'étais qu'une bouche à nourrir et que je ne ferais jamais rien de bon dans la vie. " Je pense aussi à bien des chrétiens qui ont vécu la même situation et qui sont partis.  Ne nous gênons pas d'aller sur la montagne.

Quelques années plus tard, un autre événement s'est produit sur la montagne. Jésus y est allé avec ses disciples et a enlevé son masque. Il s'est révélé tel qu'il était. Jésus est allé avec des disciples proches de son ministère et sans doute plus capables de comprendre ce qui allait s'y passer. Et pourtant! Alors Jésus enlève son masque et se révèle tel qu'il est. La blancheur de ses vêtements est le symbole de son identité. Il est glorieux comme au matin de Pâques Le texte nous dit: Il les emmena à l'écart sur une montagne. Quand Jésus marche, il annonce que quelque chose de nouveau va se produire. Il apparait avec Moïse et Elie. Il est le nouveau Moïse qui fera sortir le peuple de son esclavage spirituel pour le conduire sur la terre promise du Nouveau Testament,  Il est le nouvel Élie le prophète qui annonce un monde nouveau, une terre nouvelle, une façon nouvelle d'être chrétien. Le prophète est centré sur l'avenir et vers les autres.

Notons bien l'attitude de Pierre qui nous ressemble bien. Il est bon d''être ici Maitre, dressons trois tentes. Pierre est bien et il veut y rester. Il oublie la mission. C'est normal à l'être humain et nous aimons restés dans le passé où nous étions bien. Le statu quo est moins dérangeant que le renouveau. Avec Jésus, il n'y a pas de place pur le statu quo.

Une parole vient du ciel: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le!  Ce texte nous rappelle le baptême de Jésus, ici il ajoute: Écoutez-le. Il ne dit pas ENTENDEZ-LE, mais écoutez-le. Il y a une différence entre entendre et écouter. Entendre reste entre les oreilles, écouter descend dans le coeur et change la vie.

Notre célébration de ce dimanche nous invite à gravir la montagne avec Jésus pour élargir notre regard, changer nos idées toutes faites, nos préjugés et embrasser le monde. En changeant la qualité et la profondeur de notre vie spirituelle, nous changerons le pensée du monde et l'avenir de notre Église sera sans doute moins plus prometteur.

 

Publié dans Homélies
vendredi, 16 février 2024 20:23

Le souffle.

Marie-Johanne Croteau-MeuroisL Le Don du Souffle, Ed. Le Passe-Monde. C'est l'histoire de la découverte de l'Esprit dans la vie de personnes en Galilée. Ce souffle qu'il nous faut encore découvrir. Bonne Lecture.

 

Publié dans Nouvelles
mardi, 13 février 2024 18:24

Un tricycle. Mt 6, 1-6, 15-18

Demain, connu dans l'Église comme le mercradi des cendres sera aussi le commencement du carême. L'Évangile de ce jour nous invite à un voyage en tricycle. Le tricycle est un véhicule à trois roues sur lequel il nous faut pédaler. Même immobile, nous ne perdons pas l'équilibre mais nous restons stationnaire alors que la vie nous invite à avancer.

La première roue de notre tricycle est l'aumône. C'est la roue d'en avant qui permet d'aller là où on veut. L'aumône, le partage, le don, la charité, sont le fruit de l'amour. Les mains ouvertes pour accueillir et donner sont la marque du chrétien.

Une deuxième roue est celle de la prière. Seigneur apprends-nous à prier parce que nous avons trop de dévotions et pas assez de prière. Prier n'est pas seulement ou d'abord réciter des textes de prières, mais à oartir des textes entrer en prière, c'est à dire entrer en communion avec le Seigneur. Prier est souvent un temps de communion silencieuse avec le Christ.

Une troisième roue est le jeûne. Il ne s'agit pas simplement de jeûner de viande ou de patates, mais de jeûner de paroles, d'intentions, de gestes qui brisent les relations, blessent les gens autour de nous, les commérages, etc.  Le jeûne évite de porter des jugements trop rapides, des condamnations au lieu d'essayer de comprendre et de pardonner.

La valeur fondamentale qui supporte cette conduite est la simplicité, l'humilité. C'est à dire, la raison pour laquelle j'agis. Es-ce ue je le fais par amour ou pour me faire remarquer et aimer? Nous n'.approchons pas Dieu par le pouvoir, les bonnes actions, mais par l'amour. Dieu ne se laisse pas acheter. Alors les deux mains sur le guidon de notre tricycle pédalons  sur la route du carême avec confiance et humilité. 

 

Publié dans Textes de réflexion

Un mot revient souvent dans  le texte de Genèse aujourd'hui: ALLIANCE. Voici que moi, j'établis mon alliance avec vous. (...) Oui, j'établis mon alliance avec vous. (...) Voici le signe de l'alliance que j'établis entre moi et vous. je me souviendrai de mon alliance qui est entre vous et moi et tous les êtres vivants. L'insistance sur ce mot alliance en indique l'importance. La relation que Dieu établie entre nous et avec lui en est une d'alliance comme celle d'une épouse avec son époux. le signe que le Seigneur a donné à Noé est l'arc-en-ciel. Dieu veut une alliance de paix avec nous où chacun doit grandir selon sa liberté, ses talents et ses forces intérieures. Un bel exemple est la Tour de Babel où le Seigneur dit aux hommes: Vous essayez de m'atteindre par la force  et le pouvoir, mais ce n'est pas le chemin. On atteint Dieu que par l'amour et l'amour est l'acceptation des différences.

Avec Moïse et les prophètes et surtout Jésus Christ, l'alliance devint plus intérieure, comme si le peuple devenait enceint de l'alliance. L'alliance nouvelle que Dieu veut vivre avec nous n'est plus commandement ou des choses à observer, mais une relation à vivre. Une communion qui nous attire vers le haut, vers une vie trinitaire. C'est ce que nous vivons à chaque messe: La coupe de l'alliance nouvelle et éternelle qui sera versée pour vous et pour la multitude.  Le carême nous invite à prendre conscience de cette vie d'alliance avec notre Dieu. 

En ce temps-là, Jésus venait d'être baptisé. Aussitôt l'Esprit le pousse au désert et, dans le déserert, il resta quarante jours.  Il est intéressant que Jésus, dès son baptême vécu, est poussé par l'Esprit. Il prend la route de son jardin intérieur. Il est appelé à bien réalisé qu'il est Fils de Dieu et envoyé en mission.  Avant d'être envoyé en mission, il prend conscience de ce qu'il est. Il entre en lui-même pour affronter des tentations, des pulsions de faire le contraire de sa mission.  C'est notre image. Nous sommes remplis de l'Esprit même de Dieu, du souffle divin qui nous donne la force et la lumère pour bien remplir notre mission. Mais parfois nous manquons notre cible.

Dans l'Ancien Testament, Dieu a donné l'arc-en-ciel comme signe de son alliance avec le monde. Aujourd'hui il  nous a donné son fils.  Ce fils a prié pour nous: Que tous soient UN Père comme toi en moi et moi en toi.  Avec Jésus Christ, celle alliance est inscrite au fond de notre coeur. C'est pourquoi il est important pendant ce temps de carême de prendre le temps de descendre en nous, dans notre jardin intérieur pour découvrir cette présence divine en nous. Parce que l'alliance nouvelle n'est plus un ordre, mais une présence de comunion.

 Notre mission à nous comme chrétien est de déployer cette alliance dans notre quotidien et dans la vie et le coeur de nos frères et soeurs. Dans l'Eucharistie, Jésus se donne à nous pour être une force et une lumière pour bien étendre l'alliance au coeur de notre monde. Et là un autre cri de l'Évangile résonne en nous: Convertissez-vous et croyez en l'Évangile.  Nous avons beaucoup de croyances et se convertir est de passer à la foi. Foi en quelqu'un qui habite en nous. Foi en quelqu'un qui a foi en nous.  Que notre carême soit un temps de jeûne, jeûner de tout ce qui en nous empêche cette alliance de se réaliser, jeûner de tout ce qui en nous nous empêche d'être des gens d'alliance en nos milieux. Jeûner de tout ce qui nous empêche d'être des gens de communion et de paix dans nos milieux. Amen.

Publié dans Homélies
mercredi, 07 février 2024 15:21

Réfléchissons.

Au début de l'Église, une phrase traduisait une vision de l'Église: Celui qui préside à la vie de la communauté préside aussi à l'Eucharistie.  L'accent était placé sur la communauté et sur l'animation, la vie de la communauté et sur le pasteur. Celui-ci était issu de la communauté. En présidant au rassemblement, il présidait aussi à ses fêtes et à l'Eucharistie.

Avec les années, on a structuré l'Église. Le pasteur est devenu le prêtre ordonné dont la vie était bouclée par un sacrement. Il est devenu l'homme du système ecclésial et la phrase initiale a changé: Celui qui préside à l'Eucharistie préside aussi à la vie de la communauté.  Ceci traduisait une autre vision de l'Église. L'accent est mis sur le sacrement et le prêtre devient l'homem des sacrements. Il n'est plus issu de la communauté, mais vient de l'extérieur. Il est mandaté par un chef religieux, l'évêque.  Alors quand j'arrivais dans une paroisse où j'étais inconnu et où je ne connaissais personne, je devais faire du patin de fantaisie quelque temps pour connaitre les gens et pouvoir annimer la communauté. 

Hier, nous connaissions les gens d'abord à l'Eucharistie à cause de la pratique religieuse, ensuite on pouvait les visiter. Aujourd'hui les chrétiens ne sont plus à la messe et comme  le prêtre est l'homme des sacrements, il est plus difficile de rencontrer les gens. Nous ne pouvons plus nous définir comme prêtre en termes cultuels mais en termes d'évangélisateur, de pasteur au coeur d'une communauté.. C'est ce que recommande le Pape François "Avoir l'odeur des brebis." Comme il le dit aussi: Nous ne pouvons plus être de bon "vieux garçon dans nos predytères", nous devons rester en marche dans l'histoire avec les hommes d'aujourd'hui.

De belles pages sont écrites sur le sujet et je pense cici à Réinventer la paroisse. 

 

Publié dans Textes de réflexion

Un lépreux s'amène auprès de Jésus. Un lépreux est celui qui est considéré comme contagieux et doit rester à l'écart. C'est quelqu'un qui se tient isolé des autres comme à l'époque de la Covid, nous étions isolés les uns des autres par peur de la contamination. Nous avons tous dans nos paroisses des lépreux, et nous le sommes nous aussi à l'occasion, que l'on tient à l'écart par peur. C'est l'un de ceux-la qui s'approche de Jésus. 

L'attitude de Jésus est remarquable. Il le touche et le guérit. L'homme part et raconte à tout venant ce qui lui arrive. IL DEVIENT RASSEMBLEUR. L'attitude de Jésus doit être l'attitude de toute communauté chrétienne, de tout chrétien. Jésus guérit ce qui divise la communauté et le diviseur devient rassembleur. Comment vivre ce geste de Jésus aujourd'hui dans nos communautés anémiques et presque plus existantes?

Arrêtons-nous un instant à l'attitude du lépreux. Il commence par dire qu'il est juste: Si tu le veux tu peux me purifier. dit-il à Jésus. Il confesse son impureté, il confesse la puissance de Jésus et demande un bienfait: la guérison. N'est-ce pas là l'attitude fondamentale de tout chrétien devant le Seigneur.  Reconnaitre notre faiblesse, confesser la puissance du Christ de nous guérir. IL est important de voir l'audace de cette homme qui séparé du monde s'approche de Jésus au risque de se faire repousser par les gens. Mais Jésus lui dit: Je t'accepte tel que tu es et sois guéris. Mais toi aussi tu dois t'accepter tel que tu es et contribuer à ta guérison. Combien de gens aujourd'hui dans un monde de souffrance, de violence, de frustration, ont besoin de s'entendre dire: Je t'accepte tel que tu es et toi aussi tu dois t'accepter. L'attitude de Jésus est tellement importante d'être méditer si nous voulons la vivre. Comme le disait le psychologue: tu sais que tu es aimé quand tu dis ta faiblesse à quelqu'un qui ne s'en sert pas contre toi.

L'homme est tellement heureux non seulement d'être guérit, mais aussi et peut être surtout parce qu'il a été aimé et accepté tel qu'il était qu'il ne peut se taire et va raconter son aventure sur tous les chemins. Il devient un rassembleur. Jésus vient de le réintégrer dans sa communauté.  Deviens témoin, lui dit Jésus. Vit ta foi de sorte qu'elle devienne un discours qui guérit, rassemble et fait du bien. "On devient chrétien non seulement par ce que l'on reçoit du Christ mais surtout par ce que nous lui donnons." (G.B.) Nous ne sommes pas chrétien simplement parce que nous allons a la messe, mais surtout par les effets que la célébration nous fait vivre au quotidien.

Mais quelle est cette fameuse lèpre pour nous aujourd'hui. Il s'agit de notre lèpre intérieure, de tout ce qui nous divise, nous met à l'écart de la communauté. Il est important de bienl'identifié parce qu' elle joue un rôle important dans nos relations. Il est parfois nécessaire de nous mettre à l'écart pour prendre un temps de réflexion et déterminer notre lèpre personnelle. Nous pourrions nous demander pourquoi tant de chrétiens sontà l'écart de l'Église. Quelle est la lèpre qui les a éloignés? Ou de quelle lèpre souffrent-ils?

Une fois guérit de notre lèpre,   notre témoignage chrétien pourra mieux rassembler les chrétien autour du Christ. C'est un fruit important de notre célébration eucharistique.

 

Publié dans Homélies