Jos. Deschênes
Un sage dit
"Ne demande pas que les événements arrivent comme tu le souhaites, mais souhaite-les comme ils arrivent et tu seras heureux."
Un lièvre en panne d'essence.
Nous avions chez nous dans la forêt un petit lièvre qui chaque jour se balladait dans le bois. Il passait par les mêmes chemins et vivait heureux. Un jour, une tornade passe, les arbres tombent, les chemins du lièvre sont bouchés. Alors notre jeune lièvre se désole et allongé près d'un arbre tombé, il pleure. Arrive un vieux hibou à la tête blance qui lui dit:" Mon jeune, ne te désole pas ainsi, la terre est encore là, la forêt aussi, fais-toi d'autres chemins. Tu découvriras des choses nouvelles et étonnantes." Reprenant son courage, notre lièvre se relève et commence une randonnée. Sortant des ornières, il découvre des fleurs qu'ils ne connaissaient pas, des couchers de soleil splendides. Il découvre un univers nouveau et va d'émerceillement en émerveillement.
En suivant mon petit lièvre, je me disais: C'est un peu cela que j'ai vécu comme prêtre depuis 50 ans. Après la révolution tranquille au Québec et le Concile Vatican 11, Les chemins traditionnels de la vie chrétienne en Église se sont trouvés bouleversés. Les gens n'étaient plus sur la même route que moi ou moi, je n'étais plus sur leur route. J'avais l'impression d'être à la gare, le train de la vie passait et je restais là à le regarder passer avec ma grosse valise d'expérence et de projets en pastorale. J'aurais aimé que le train de la vie rentre dans ma valise, il était trop gros; et moi, je ne me sentais pas prêt à monter dans ce train. Je me sentais isolé du monde. Alors il m'a fallu trouver d'autres chemins, sortir de mes sentiers battus pour marcher sur la même route que mes frères et soeurs dans la foi et ensemble découvrir l'action de l'Esprit dans ce monde nouveau.
Les gens m'ont fait mieux comprendre l'appel de Jésus: Allons sur l'autre rive. C'est là qu'avanceau large.com est né. Je devais prendre la route où je pouvais cheminer avec l'âge qui ne cessait pas d'avancer. Et comme le peitit lièvre j'ai découvert de belles fleurs près du quai de chez nous, des fruits nourrissants au Centre d'Action Bénévole, des coeurs aimants à la Maison Louise Amélie ... Les fleurs et les fruits étaient là à portée de main, soutenus par l'Esprit Saint. Avec le petit lièvre, J'ai dit MERCI. Les chemins du Seigneur ne sont pas nos chemins. J'ai retrouvé mon Église égrenant le chapelet de la vie au service des gens d'ici. J'ai rigolé quand le Pape François a parlé de l'Église en sortie ou de l'Église hôpital de campagne. Je te bénis, Seigneur, pour ces routes nouvelles où tu m'invites à avancer avec ton Esprit d'audace et de nouveauté.
Une parole de sagesse.
" Un vieil homme à lapparence misérable, mendiant sa vie, s'avançait dans les rues d'une ville. Parsonne ne lui portait attention. Un passant lui dit avec mépris: "Que fais-tu ici? Tu vois bien que personne te connais."
L'homme pauvre regarda calemement le passant et lui réppondit: "Que m'importe? Je me connais moi-même et cela me suffit. C'est le contraire qui serait une horreur: Que tous me connaissent et que je m'ignore."
Voila le vrai chemin de la liberé.
La profondeur de l'amour. Jn 2, 20-33.
"Le grain de blé s'il ne meurt pas reste seul, mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit." C'est le grand message de l'amour du Christ à la veille de sa mort. Sur la croix, Jésus a été intronisé éternellement Fils de Dieu. Le soldat romain n'a-t-il pas dit au moment de la mort de Jésus: "Vraiment cet homme était Fils de Dieu.2 Mc 15, 39. Sur la croix, le Fils de Dieu a tout donné et les fruits de cette mort sont venus jusqu'à nous.
Dans cet épîsode de l'Évangile, nous est révélé aussi la démarche d'une communauté à l'Époque. Les grecs venus à Jérusalem demandent à Philippe pour voir Jésus. Philipe va le dire à André et tous deux vont le dire à Jésus. C'est la communauté représentée par ces deux disciples qui accueille ces étrangers et les conduit au Seigneur. Jésus est venu fonder une communauté, établir des relations de communion entre nous et c'est ce que vivent les deux disciples. La commuanuté accueille, évangélise et conduit au Seigneur. La communauté accueille et donne le goût de la communauté.
Jésus est venu dire au monde le projet du Père avec l'humanité, et ce projet est de bâtir des communautés, des relations de communion, relations de fraternité. Les fruits sont des fruits d'amour, de partage, de respect des personnes, etc ... L'important pour le Seigneur est la personne et non l'organisation.
Alors Jésus va donner une réponse magnifique à ces messieurs en recherche: "L'heure est venue ou le Fils de l'homme va être glorifié." La mort-résurrection du Christ fut ce moment de glorification où Jésus fut manifesté à la terre entière comme Fils de Dieu. En Jésus élevé de terre, la gloire et la force de Dieu éclataient à la face de l'univers. Ce n'était pas un échec, mais la manifestaiton de la gloire de Dieu.
Jésus utilise une autre figure pour répondre à ces messieurs grecs, l'image du grain de blé qui tombe en terre. Si le grain de blé meurt, il libère la force de la vie qui l'habite et produit de nombreux fruits. Le grain jeté en terre se multiplie par centaine. S'il se ferme sur lui-même et veut rester intact, il reste seul. Il lui faut libérer la force de vie qui l'habite. Il en va ainsi pour nous et pour l'Église communauté.
La mort du Christ a libéré la puissance de vie qui l'habitait, et lui a permit de se déployer dans l'univers entier et de porter des fruits d'amour, de tendresse, de pardon, d'unité, etc ... Cette force de vie est plantée dans notre coeur et produit des fruits par toutes les générations. Nous vivons de cette fécondité même de la vie et de la mort du Christ.
Cette mort du Christ nous rappelle aussi nos morts quotidiennes, mort à notre orgueil, nos désirs de dominer ou de paraitre etc... La mort de Jésus libère en nous la force du divin qui nous habite et nous fait à nous aussi porter des fruits d'Évangile. Dans sa mort-résurrection, Jésus vient nous faire comprendre que nos morts quotidiennes ne soient pas vécues dans l'angoisse et la faiblesse humaine, mais que la puissance de l'amour de Dieu soit plus forte que tout.
C'est ce que nous vivons aujourd'hui en Église. Il nous faut mourir à une forme d'Église que nous avons connue pour libérer une nouvelle façon de vivre en Église qui essaie de naitre dans une société en perpétuel changement. Si nous n'acceptons pas ces morts quotidiennes, nous devrons accepter une mort plus douloureuse et peut être moins porteuse de fruits. La graine qui tombe en terre et meurt produit beaucoup de fruits. Notre Église sortant de l'époque de chrétienté s'est mesurée à une société laïque et en perpétuel changement. Ceci provoque des morts si nous voulons continuer la mission dans un monde nouveau. Il est important d'écouter l'Esprit à l'oeuvre dans cette nouvelle société pour l'accompagner. Comme la mort de Jésus a libéré la force divine qui l'habitait, je crois que la mort d'une forme d'Église va libérer la force même de la communauté pour continuer la mission de Jésus Christ.
Je te bénis, Père, pour cette semaine qui commence remplie de morts et de résurrection où l'Esprit fera entendre sa voix pour nous révéler la beauté de notre monde.
Pensée.
"Les stars brillent, LES SAINTS ÉCLAIRENT. J.G.
Un souvenir.
En sirotant mon café ce matin, un souvenir qui m'a fait réfléchir m'est venu à l'esprit. A la fin de mes études en 1969, j'avais eu des cours de théologiens du concile, les Pères Chenu, Gy, Jounel, qui nous parlaient de l'Église Épiscopale au lieu de l'Église diocésaine. J'aimais beaucoup cette apellation. De retour en Gaspésie, encouragé par Mgr Ouellet notre évêque, j'utilisais l'Église Épiscopale au lieu de l'Église diocésaine.
L'Église diocésaine fait référence à un territoire qu'il faut administrer comme la paroisse. Elle devient vite un lieu de services du religieux: service liturgique, pastoral et administratif avec le bureau de la Fabrique. Et comme prêtre, nous étions facilement des adminsitrateurs, l'homme de la liturgie et des sacrements.
L'Église épiscopale vient de "épiscope", pasteur au coeur de l'Église et fait référence à un rassemblement de communion, fraterntié autour de Jésus Christ. Il ne s'agit pas d'un territoire à administrer mais d'une communauté à animer et acompagner.
Mais à l'Époque, j'ai été vite taxé de ne plus être catholique mais devenu épiscopalien parce que l'Église épiscopalienne existe. Alors nous avons décidé de revenir au diocèse pour éviter les frictions.
Ce matin, regardant le vécu de ces 50 dernières années, je me pose une question. Nos églises se sont vidées, nos paroisses sont des lieux de services religieux, nous fermons des fabriques et faisons disparaitre des paroisses en plaçant l'accent sur la communauté. On dit que l'avenir de l'Église sera dans les petites communautés. Nous revenons à l'Église lieu de communion, rassemblé autour du Christ, lieu de fraternité, nous passons du territoire à la communauté. Le rôle du prêtre sera davantage de faire découvrir le Christ agissant dans le milieu et de rassembler dans la communion.
Je notais aussi que lors de mon départ de Ste-Anne, il y avait trois services communautaires sur le territoire et la pratique sacramentelle était encore forte. Quinze ans plus tard, les églises sont presque vides et il y a 16 services communautaires dans le milieu qui travaillent au mieux être de la vie des gens. Je vois là l'oeuvre de l'Esprit. Les chrétiens sont passés du lieu de services religieux au lieu du service de la vie. Ne serait-ce pas ce qu'on appelle "lire les signes des temps?" La difficulté pour nous prêtres est de vivre le même passage. Laissons aller l'Esprit.
Un souvenir.
En sirotant mon café ce matin, un souvenir qui m'a fait réfléchir m'est venu à l'esprit. A la fin de mes études en 1969, j'avais eu des cours de théologiens du concile, les Pères Chenu, Gy, Jounel, qui nous parlais de l'Église Épiscopale au lieu de l'Église diocésaine. J'aimais beaucoup cette apellation. De retour en Gaspésie, encouragé par Mgr Ouellet notre évêque, j'utilisais l'Église Épiscopale au liu de l'Église diocésaine.
L'Église diocésaine fait référence à un territoire qu'il faut administrer comme la paroisse. Elle devient vite un lieu de services du religieux: service liturgique, pastoral et administratif avec le bureau de la Fabrique. Et comme prêtre, nous étions facilement des adminsitrateurs, l'homme de la liturgie et des sacrements.
L'Église épiscopale vient de "épiscope", pasteur au coeur de l'Église et fait référence à un rassemblement de communion, fraterntié autour de Jésus Christ. Il ne s'agit pas d'un territoire à administrer mais d'une communauté à animer et acompagner.
Mais à l'Époque, j'ai été vite taxé de ne plus être catholique mais devenu épiscopalien parce que l'Église épiscopalienne existe. Alors nous avons décidé de revenir au diocèse pour éviter les frictions.
Ce matin, regardant le vécu de ces 50 dernières années, je me pose une question. Nos églises se sont vidées, nos paroisses sont des lieux de services religieux, nous fermons des fabriques et faisons disparaitre des paroisses en plaçant l'accent sur la communauté. On dit que l'avenir de l'Église sera dans les petites communautés. Nous revenons à l'Église lieu de communion, rassemblé autour du Christ, lieu de fraternité, nous passons du territoire à la communauté. Le rôle du prêtre sera davantage de faire découvrir le Christ agissant dans le milieu et de rassembler dans la communion.
Je notais aussi que lors de mon départ de Ste-Anne, il y avait trois services communautaires sur le territoire et la pratique sacramentelle était encore forte. Quinze ans plus tard, les églises sont presque vides et il y a 16 services communautaires dans le milieu qui travaillent au mieux être de la vie des gens. Je vois là l'oeuvre de l'Esprit. Les chrétiens sont passés du lieu de services religieux au lieu du service de la vie. Ne serait-ce pas ce qu'on appelle "lire les signes des temps?" La difficulté pour nous prêtres est de vivre le même passage. Laissons aller l'Esprit.
Méditons un petit peu,
Dans le document de l'Assemblée des Évêques du Québec sur le tournant missionnaire publié en 2016, nous lisons P. 20: "Les nouvelles communautés paroissiales et leurs responsables pastoraux doivent se soucier de vivre au milieu du peuple qui leur est confié, d'être en contact avec lui, et d'être proches des gens et de leurs soucis. Bref, les paroisses doivent être "des lieux de communion vivante et de participation qui s'orientent complètement vers la misison." (EG 28). La paroisse ne peut se concevoir comme un "service du religieux" et prendre pour modèle d'organisation les services publics. Loin d'être une administration distante et déconnectée, elle doit être engagée dans la vie de ce milieu et offrir véritablement un présence d'Église sur un territoire. Il faut garder en mémoire cet avertissement salutaire:
"Il faut reconnaitre que, si une partie des personnes baptisées ne fait pas l'expérience de sa propre appartenance à l'Église, cela est peut être dû aussi à certaines structures et à un climat peu accueillant dans quelques-unes de nos paroisses et communautés ou à une attitude bureaucratique pour répondre aux problèmes, simples ou complexes, de nos peuples. En baucoup d'endroits il y a une prédominance de l'aspect administratif sur l'aspect pastoral, comme aussi une sacramentalisation sans autres formes d'évangélisation." (EG 63).
Dans le tournant issionnaire que nous entreprenons en Église et devant le changement radical de notre société, je crois qu'il est urgent et primordial de bien méditer ensemble ces quelques lignes pour asseoir notre démarche sur du solide. Nous avons trop fait des structures pour de structures et ce ne fut que de la chirurgie esthétique. Comme dirait le Pape François: Ne nous laissons pas voler notre communauté.
Écoute ...
Écoute Israël fut le premier commandement donné par Dieu au peuple, Dt 6, 5. Ce premier commandement est repris par Jésus Christ. Nous l'avons en Marc 12, 28-34. Écouter le Seigneur qui nous parle chaque jour dans nos vies. Qu'est-ce à dire?
Le Seigneur nous parle intérieurement à chacun et chaucne. "Je parlerai à son coeur, Je la fiancerai à moi dans la tendresse, l'amour et la fidélité." Osée. 2, 16 et 19-20. La loi de Dieu est inscrite au fond de notre coeur, écouter Dieu c'est laisser monter cette loi du dedans qui éclaire notre agir.
Écouter le Seigneur, c'est aussi écouter la voix du peuple de Dieu autour de nous. Le Pape François nous invite à être des contemplatifs du peuple parce que Dieu parle encore par son peuple. Le peuple dira ce dont il a besoin, il dira ses faims et soifs et nous pourrons lui donner la bonne nourriture. Une qualité essentielle du pasteur est l'écoute. La pastorale de l'oreille du coeur. Autrement nous risquons de donner notre nourriture et que le peuple chrétien reste sur sa faim et demeure indifférent. C'est ce que j'entends autour de moi: les gens ne croient plus, ne veulent plus rien savoir de s'engager. Avons-nous d'abord écouté leurs besoins ou leur faim. Écoutons la voix du peuple et notre tournant missionnaire aura une base plus solide. Avant de jeter la semence, le cultivateur prépare la terre et lui donne l'engrais dont elle a besoin pour produire. Écoutons le peuple pour ne pas risquer de rester à l'époque de chrétienté et vouloir ramener les gens à l'église. Écoutons les gens de la Gaspésie, le peuple a faim et soif. Si nous aimons le peuple chrétien, nous lui donnerons sa nouriture et non la nôtre. Écoute Israël. C'est ce que m'inspire l'Évangile de ce matin.
Le document de l'Assmblée des Évêques du Québec publié en 2016 affirme à la suite du Pape François:
"Si l'on veut, dans une démarche synodale, conduire une révision missionnaire des pratiques et des structures ecclésiales, il sera important d'écouter les jeunes. Cela signifie que nous aurons souvent à écouter des gens qui se trouvent au-delà de nos cercles habituels." Le Pape avait écrit: "Les jeunes, nous appellent à réveiller et à faire grandir l'espérance, parce qu'ils portent en eux les nouvelles tendances de l'humanité et nous ouvrent à l'avenir, de sorte que nous ne restions pas ancrés dans la nostalgie des structures et des habitudes qui ne sont guère porteuses de vie dans le monde actuel." (EG 108).
Écouter est ce que j'ai essayé de faire chaque fois que je changeais de paroisse dans mon travail. Il y avait là une vie différente que je devais écouter. Je n'étais pas toujours habile à le faire, mais au moins j'essayais. Et quand je ne l'ai pas bien fait, j'ai rencontré l'indifférence. Un vieux missionnaire disait un jour à un jeune prêtre: "Quand vous entrez dans une nouvelle culture, enlevez vos souliers, car vous entrez dans un lieu sacré. Le Seigneur est déjà présent dans cette culture particulière. Vous n'apportez pas le Seigneur à cette culture. Le Seigneur vous précède en elle." voila ce que veut dire Écouter pour découvrir l'action de l'Esprit dans le monde d'aujourd'hui..
Écoute la mer.
"Écoute la mer et va plus loin" dit le chant de l'alpec. Autrefois chez nous, il y avait des maisons du côté notrd de la route près du fleuve. Chaque jour la mer est venu flatter le rivage, faire reculer la berge et aujourd'hui les maisons sont disparues. La mer a pris la place. Plus loin, les hommes ont érigé un mur de béton pour empêcher la mer d'avancer.
Ce qui fait la force de la mer, c'est la PATIENCE, écrit un sage. Le tsunami, la rage de la puissance détruit. La force de la patience bâtit. Je pensais à l'Esprit Saint. Chaque jour l'Esprit revient dans ma vie, dans notre vie, patiner le rivage et avec patience se faire de plus en plus de place dans nos vies. Ce qui fait la force de l'Esprit, c'est la patience. Doucement, l'Esprit érode mes caprices, mes défauts, mes doutes pour se faire un peu plus de place dans ma vie, me faire découvrir l'Éternel en moi. Le danger est d'ériger un mur de béton pour enrayer l'avancée de l'Esprit. Le mur des mes peurs, de mes préjugés, de mes insécurités, de mes routines, de mes lois, etc ...
C'est vrai aussi pour la vie en Église. Chaque jour l'Esprit vient flatter la berge de l'Église pour éroder les obstacles à l'avancée de la foi, de la mise en route des ministères des baptisés et batisées. La force de l'Esprit est la patience. Le danger est d'ériger un mur de béton pour enrayer les avancées de l'Esprit et ainsi obliger l'Esprit à se frayer un autre chemin. La force d'un pasteur dans une communauté est la patience et l'écoute. Écoute la mer et va plus loin. Écoute l'Esprit en toi et va plus loin. Écoute l'Esprit dans l'autre près de toi et va plus loin.
Écoutons autour de nous et prenons conscience que l'Esprit est là en action dans nos commuanutés chrétiennes. Nous érigeons trop souvent nos murs de béton que sont nos lois, nos traditions, nos coutumes, nos doctrines; la force de l'Esprit est sa patience. L'Esprit travaille au coeur de nos communautés avec tous ces bénévoles qui oeuvrent auprès des gens en difficultés pour améliorer leur qualité de vie. Écoute et va plus loin. Il sait où il nous conduit et si ce n'est pas avec nous, ce sera sans nous. Le tournant missionnaire, l'Église en sortie que nous demande notre Pasteur François exigera ce temps d'écoute et de patience avec l'Esprit du Seigneur. UN grand maitre de vie et de spiritualité est la nature. Et la force de la nature est la patience.
