Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

lundi, 26 mars 2018 14:10

Communauté BIO.

"Le prédicateur doit toujours se mettre à l'écoute du peuple pour découvrir ce que les fidèles ont besoin de s'entendre dire. Devenir contemplatif du peuple, et contemplatif de la Parole."La Joie de l'Évangile, no 154. C'est ce que j'ai vécu hier soir  en écoutant une émission de télé.

Une june fermier qui vit une expérience intéressante nous a dit quelques phrases qui m'ont fait réfléchir. "J'aime ce que je fais, la terre, la liberté, faire des exériences; je veux donner le  goût aux jeunes de vivre la même expérience, je veux aider ceux qui le veulent à réaliser leur rêve, et je vends mes produits pour avoir un contact avec l'acheteur et créer des relations vraies." Ils sont beaux nos jeunes, et quel beau programme pastoral ne vient-il pas de nous donner!

Écouter sa terre pour lui donner ce dont elle a besoin. Je me souviens lorsque je travaillais sur la ferme paternelle et que nos récoltes étaint moches, un vieux voisin nous disait: Vous n'avez pas écouté votre terre. En voyant nos églises vides, je me fais la même réflexion: Je n'ai pas écouté ma terre pour lui donner ce dont elle avait besoin.

J'aime ma terre et mon travail et je veux donenr le goût à d'autres. Je crois que la mission d'évangélisation est de donner le goût de vivre en communion, de célébrer ensemble dans la joie. Nous avons connu un temps où le péché mortel et la peur de l'enfer nous conduisait à l'église et au confessionnal; tout cela est fini,  pourrions-nous aujourd'hui donner le goût? Le goût de Jésus Christ, le goût de célébrer dans la joie et l'amour, le goût de faire des expériences qui nourrissent? J'ai rêvé et je rêve encore que des secteurs pastoraux deviennent des laboratoires de liturgie, de célébrations pour sortir de sentiers battus et donner le goût de célébrer.

Je vends mes produits pour étalbir un contact avec l'acheteur, bâtir des relations. Je me disais comme prêtre, il me faudrait descendre du CHOEUR pour aller au COEUR de la communauté. Aller écouter les personnes dans la rue, sur le guai, à l'épicerie, créer de liens, ne serait-ce pas une belle mission. Si on le fait pour vendre des carottes, pourquoi ne le ferions-nous pas pour la vie chrétienne? je me souviens encore du président de RONA qui nous disait«;  Nous on vend des clous et des marteaux et quand un client arrive on s'intéresse  a son besoin. Trop souvent à l'église on nous reçoit avec des normes, des lois ou des façons de faire qui nous déroutent et nous éloignent. Écoutons notre terre.  

Ils sont beaux nos jeunes, ils nous évangélisent. Il est beau notre peuple chrétien sur le terrain, il nous parle et vit de  Jésus Christ sans le savoir. Écouter ma terre. Je me souviens quand je suis arrivé en paroisse avoir trouvé dans des tiroirs bien classés des documents avec des projets en pastorale que j'avais envoyés quelques années auparavant. Et même certaines lettres n'étaient pas ouvertes. Je n'avais pas écouté ma terre. Et comme sur la ferme paternelle, la récolte a été moche. Quand on ne respecte pas la vie, un jour ou l'autre elle nous fausse compagnie. J'en ai fait  l'expérience.

La leçon qui m'est restée entre les deux oreilles et dans le coeur hier soir est que nos communautés pousseront d'en bas; animées par l'Esprit du Seigneur. Tant que nous ferons de projets dans nos bureux, la récolte sera moche. Je bénis le Seigneur de nous envoyer des jeunes qui vibrent à la vie, à la liberté, et qui donnent le goût d'aller plus loin et ailleurs que dans les sentiers battus.

samedi, 24 mars 2018 17:44

Les sacrements du service

Le Jeudi Saint nous rappelle l'institution de l'Euchariste et nous associons aussi l'institution du sacerdoce minstériel. Je partage quelques réflexions de Jean Vanier qui nous présente ce jour comme la fondation des sacrements du service. 

Le lavement des pieds est  signe d'amour et du pouvoir transformé en amour. Qand Jésus lave les pieds de ses disciples , il leur révèle d'une façon spéciale son amour et sa tendresse. Il leur révèle que chacun d'eux est beau, choisi, et aimé pour continuer sa mission.  Il leur lave les pieds pour leur montrer que c'est leur coeur qu'il veut purifier.

Aussi dans ce geste du lavement de spieds, Jésus enseigne le service de l'autorité. Il demande d'exercer l'autorité comme un bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. Exercer l'autorité avec tendresse; non pas l'exercer de haut sur un piedestal mais tout près des personnes. Les aider à grandir dans la liberté et la vérité.

Le lavement des pieds nous dit encore Jean Vanier , nous enseigne à transformer la pyramide de pouvoir en un coprs. Jésus veut que nous découvrions l'Église comme un corps où chacun est important, où la fonction du responsable est importante parce que le corps en a besoin. Mais ce n'est pas une responsabilité de pouvoir parce que nous sommes tous frères et soeurs dans le même corps.

Nous avons là trois lignes de fond pour méditer et vivre le Jeudi Saint. Ce soir-là, Jésus savait que sa vie terrestre touchait à sa fin et il devait passer le flambeau à ses disciples. Il leur donna sa mission dans le pain et le vin symbole de sa vie, et il donna la façon de la vivre dans le lavement des pieds. 

Au cours des siècles, l'Eucharistie fut réduite à un rite et le lavement des pieds à un geste rituel. Le prêtre a été présent davantage comme faisant partie de ce que l'on a appelé une "pyramide de pouvoir". Les chrétiens se font plus rares à no scélébrations eucharistiques, et les prêtres sont de moins en moins nombreux dans le service des communautés. Ne serait-il pas temps cette année de bien de mieux méditer ces gestes importants de notre vie d'Église? Ne devrions-nous pas présider l'Eucharistie avec un tablier au lieu d'une chasuble?  

Je me permets de copier quelques observations impertinentes de Mgr Moreau: Au jour du jugement, le Seigneur ne nous demandera pas: As-tu bien lavé les linges d'autel ou les vases sacrées qui servent à l'autel? Mais il pourra nous demander: As-tu lavé les pieds, les mains, le corps souffrant de tes soeurs et frères? As-tu partager ton pain avec les affamés? Il ne nous demandera sans doute pas: Est-ce que tu t'es agenouilé pour m'adorer dans l'Eucharistie? Mais il demandera sans doute: Est-ce que tu t'es agenouillé devant tes soeurs et tes frères pour les servir et soulager leur souffrance? Ces questions dérangeantes doivent nous faire découvrir l'essentiel. La fin de l'Eucharistie n'est pas la communion ou l'adoration, mais la missison. La communion est la force donnée pour accomplir la mission.

Sur le terrain autour de moi chaque jour des hommes et des femmes lavent les pieds des autres avec dévoument et amour dans les différents services communautaires. Je crois que les chrétiens vivent un des sens profonds de l'Eucharistie et du service sacerdotal: LE SERVICE dans l'amour, peut être sans le savoir. Je nous souhaite une bonne méditation en ce jeudi saint 2018.

vendredi, 23 mars 2018 17:32

Un sage me dit:

Notre esprit s'incarne en deux lieux et se manifeste en deux voix: l'intellligence et le coeur. L'intelligence nous fait rechercher la connaissance et la liberté. le coeur nous met en quête d'amour. Les deux unis nous font quérir la beauté et la justice.

 

vendredi, 23 mars 2018 17:08

L'Éveil.

Ce matin, en m'éveillant, j'ai pensé à cette belle journée qui m'était donnée pour m'enrichir de valeurs et de beauté. Je me suis dis, l'évangélisation ce doit être cela aussi, s'éveiller à la beauté et la bonté de Dieu qui vit en moi.

En vieillisant, je m'éveille à les réalités de l'adolescence, puis de l'âge adulte, puis à la vieillesse. Cela s'apparente à s'émerveiller. En même temps je m'éveille à la réalité divine qui m'habite. Cette force de l'Esprit Saint qui m'anime. Évangéliser, c'est grandir dans mes valeurs spirituelles, découvrir ces puissances spirituelles qui m'habitent; c'est de s'émerveiller de cet être merveilleux que je suis, que nous sommes tous.

J'entends souvent les gens qui animent les parcours catéchétiques pour les jeunes obliger les jeunes à assister à la messe de temps en temps sinon il ne pourornt vivre leur Eucharistie. Nous revenons au temps ancien de l'obligation. Une fois la célébration faite, on ne les revoit plus. Nous sommes encore dans un système qui oblige et non dans une Église qui accompagne.  Est-ce que nous les avons éveillés aux merveilles qui les habitent? Évangéliser, c'est simplement accompagner une croissance dans la découverte et l'émerveillement. Le Pape François nous invite à ce tournant missionnaire ou on ne marche plus par obligation, mais pas attraction.

 

jeudi, 22 mars 2018 21:05

La vie intérieure.

Placide Gaboury: La vie intérieure. Ed. Québécor. L'auteur nous livre de multiples et enrichissantes réflexions sur la vie intérieure. Quand on lui demande comment définir la vie intérieure, il répond: "C'est la turbine d'énergie en nous qui mène tout à notre insu. C'est le moteur invisible qui anime le corps." L'auteur nous propose une démarche  vers une dévouverte libérante  de la vie intérieure qui nous permet d'être nous-même et de ne pas être asservi par les lois ou les autorités extéreures. Ces réalités estérieures doivent être des instruments qui nous permettent de devenir nous même en toute liberté. La semaine sainte que nous commençons nous donne l'exemple de Jésus qui se révèle fidèle à sa vie intérieure. Bonne Lecture.

 

mercredi, 21 mars 2018 14:34

Une petite pause.

Ce ne sont pas les éléments extérieurs qu'il faut changer, mais nos pensées et nos croyances qui conditionnent une grande partie de ce qui nous arrive. Nous sommes ce que nous pensons, dit un ancien. Un homme pessimiste voit partout des signes négatifs; un optimiste voit partout des signes d'espoir qui confirment son optimisme. F.L.

 

Dans le texte de la Passion chez MArc dimanche prochain, nous voyons Jésus se tromper de porte en s'approchant de Jérusalem. Au lieu d'aller saluer ses amis Marthe, Marie et Lazare, il s'arrête chez Simon, un exclus. Et en plus une prostituée vient lui verser du parfum sur les pieds. Pauvre Jésus, on dirait qu'il fait exprès pour se mettre les pieds dans les plats. Imaginez si aujourd'hui Jésus arrivant dans notre paroisse au lieu d'aller au presbytère, irait s'asseoir à la table d'un vendeur de "pote," quelle serait notre réaction? Jésus vient nous dire: Ce qui compte pour moi, c'est ce que tu es et non ce que tu fais. Pouvons-nous apprendre à l'école de Jésus? Il pourrait nous redire: "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." C'est l'entrée en matière de la semaine sainte.

 

mardi, 20 mars 2018 13:29

Un visiteur s'annonce. Mc 11, 1-10.

Notre démarche de carême nous a conduits à l'entrée de Jésus à Jérusalem. Jésus s'invite à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Accompagnons Jésus à Jérusalem pour nous préparer à l'accueillir chez nous.

À l'époque de Jésus, quand le roi venait sur un pied de guerre, il arrivait monté sur un cheval. S'il se présentait en prince de la paix, il arrivait sur un âne et un âne qui n'avait jamais été monté. Ainsi Jésus se présente à Jérusalem assis sur un âne, il se présente en prince de la paix. Il se présente en conformité avec toute sa vie humble et en communion avec les petits et les pauvres. Le Hosanna clamé par les juifs signifie aussi "Donne-nous le salut, Sauve-nous." C'est le cri d'acclamation du peule juif et un cri de supplication et de délivrance. Le peuple juif est opprimé par les romains et espère une libération.

Jésus entre à Jérusalem pour la Pâque qui célébrait la sortie de l'esclavage d'Égypte vers la terre promise. Avec Moïse, Dieu libéra son peuple de l'eslcavage. Il est facile pour les juifs de considérer la venue de Jésus -second Moïse-  comme le libéraeur du peuple de l'emprise des romains. De là l'accueil triomphal à Jérusalem et aussi leur grande déception qui les conduira à demander sa mort.

Jésus se présente comme le prince de la paix. Il répond au prophète Zacharie qui affirmait; "Il annonce la paix aux nations. Son empire ira de la mer à la mer et du fleuve aux extrémités de la terre." Za. 9, 9-10. Jésus ne se présente pas avec l'ambition d'exercer un pouvoir temporel, il vient annoncer une ère de paix.

Ainsi aujourd'hui, Jésus s'invite chez moi, dans ma Jérusalem. Comment vais-je l'accueillir? En guerrier ou en prince de la paix? Jésus entre chez moi pour me faire découvrir des relations de paix, de miséricorde, des relations qui bâtissent le royaume du Père. Jésus entre chez moi assis sur mes doutes, mes peurs, mes difficultés pour les monter avec lui à la résurrection. Dans la Bible, les lettres qui forment le mot "âne" sont les mêmes qui composent le mot "matière".  "L'âne représente tout ce qui fait qu'on colle à la terre, qu'on ne peut adhérer à la volonté de Dieu à cause de nos calculs, de nos ambitions." Alors Jésus s'assoit la-dessus pour les domestiquer et les conduire à la résurrection, donc à notre libération.

 Jésus envoie deux disciples à la vile. Il envoie son Église, sa communauté. Jésus est venu former des communautés, établir des relations de communion entre les humains. Et à cette communauté il donne une mission de libération: "Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne n'est encore monté. détachez-le et amenez-le." La mission des disciples, donc la mission de son Église est une mission de libération. Libérer les gens attachés par le mal, la peur, le pouvoir extérieur comme intérieur, c'est notre mission. Ceci nous permettrait de redécouvrir le sens profond du sacrement du pardon, passer du rite au pouvoir de guérison et de libération.

Comme les juifs, je dépose mon manteau sur la route de Jésus dans ma Jérusalem. Je dépose ce qui est bon dans mon quotidien, mes joies, mes valeurs, mon amour, enfin tout de qui me rapproche de Jésus christ pour que tout cela soit ressuscité.

Je bénis le Seigneur pour sa présence de paix dans ma Jérusalem, je le bénis pour cette semaine pleine d'amour que nous allons vivre avec Lui afin que nos vies deviennent aussi sacrement de ta présence de Prince de la paix.

dimanche, 18 mars 2018 15:51

Les funérailles.

Les célébrations d'adieu au salon  funéraire deviennent de plus en plus nombreuses dans notre coin de pays. Ces célébrations sont asusrées par des équipes de bénévoles qui accomplissent bien leur tâche. Le dernier numéro de la revue Prêtre et Pasteur faisait une étude de cette réalité. M'en inspirant, j'ai présidé l'un de ces célébrations en concert avec la famille. IL me semble que nos célébrations ont besoin d'être rafraichies pour rejoindre le vécu des gens d'aujourd'hui. La forme comme le vocabulaire date d'une autre mentalité et souvent les chants religieux sont d'un langage douteux. Quand j'entends, comme chant d'entrée, lors d'une funérailles d'une mère de famille victime d'un accident; "C'est le Christ qui t'a rappelé," j'ai la "chair de poule". J'ai peine à croire que nous ferons aimé le Seigneur qui vient arracher une mère à ses enfants à un moment crucial de leur vie.  Je veux simplement partager mon expérience.

Le temps de la mémoire, temps au niveau de la tête.

Les disciples sur la route d'Emmaüs se remémoraient leurs souvenirs avec Jésus mis à mort deux jours au paravant. Quelqu'un les rejoint sur la route et leur demande: De quoi parliez-vous en chemin? Nous sommes comme eux sur la route depuis le décès de N... de quoi parlons-nous? C'est le termps de se rappeler les bons souvenirs vécus avec la personne. Les parents et amis ont partagé  leurs souvenirs.

Le temps du coeur: Les disciples sur la route on fait l'expérience d'une présence, d'une force qui les habitait et ils sont retournés à Jerusalem.

Temps de la reconnaissance. Quelles valeurs, quel héritage la personne nous laisse. Chacun recueille l'héritage qui lui est propre selon la relation vécue avec la personne. Temps pour reconnaitre ce qu'elle a étét pour nous et ce qu'elle est devenue pour nous. C'est sur la route de la vie au  quotidien que maintenant nous ferons l'expérience de la présence de la perosnne décédée. Jean Cocteau disait: Le vrai tombeau des morts est le coeur des vivants. La personne ne sera jamais plus là où elle était, elle sera désormais partout là où nous serons.

"Père, je remets ma vie entre tes mains." Père je suis prêt à aller vivre avec toi. Le Christ n'est pas mort, il est allé vivre avec le Père autrement. La personne n'est pas morte, elle vit autrement. La mort est comme la naissance, c'est le passage vers une autre forme de vie. La mort est aussi belle que la naissance; le coucher de soleil est aussi beau que le lever. Ce qui est du souvenir pourra s'effacer doucement, mais ce qui est du coeur vivra avec nous toujours.

Le temps de la vie au quotidien, et temps de dire MERCI. Les disciples sont arrivés à Jérusalem: nous avons vu le Seigneur.

 Dans un instant le visage de cette personne disparaitra à nos yeux. Vous confierez son corps à la terre dans un geste de respect en lui disant merci. N'enterrons pas nos morts. Confions leur corps à la terre et ces personnes repartent avec nous sur la route du quotidien. Cette affirmation des disciples nous pourrons la redire à notre compte. Nos défunts sont entrés dans le monde de Dieu, monde de lumière. Doris Lussier disait: Un humain qui meurt n'est pas un mortel qui s'éteint, mais un immortel qui commence. C'est dans cet esprit que chacun et chacune de nous retournerons au quotidien de la vie.

Ceci était accompagné de musique méditative et de prières.

samedi, 17 mars 2018 15:50

Une parole de sage.

Quelqu'un dit: Les enfants ont droit d'être en sécurité. le vieux sage rerpis:"Les enfants sont en sécurité quand ils sont aimés, non parce qu'ils ont le droit de l'être.