Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mercredi, 24 avril 2019 15:16

Qui marche avec moi?

Jésus rejoint deux disciples sur la route et marche avec eux. Quand Jésus marche avec quelqu'un, c'est qu'il va le conduire plus loin dans sa foi. les deux disciples avaient tourné le dos à la mission donné par le Christ. Jésus les rejoint sur leur route et les remet sur sa route. Et Jésus a cette belle question: De quoi discutiez-vous en chemin? Qu'est-ce qui vous intéresse, vous intrigue, vous questionne? Où êtes-vous rendu dans votre compréhension de la résurrection? Et Jésus les évangélise. L'attitude du Bon Pasteur qui accompagne et convertit. Aujourd'hui plus que jamais cette attitude de Jésus est essentielle dans notre vie d'Église. Nous avons un urgent besoin de ces pasteurs capables de marcher avec nous au lieu de décider pour nous. Méditons bien ces attitudes de Jésus.

 

mercredi, 24 avril 2019 15:02

Si j'étais ...

En lisant l'Évangile de Jean 20, 19-31, où Jésus rencontre l'ami Thomas qui demande des preuves de la résurrection, je me suis posé la question: Si j'étais à la place de Jésus, comment réagirais-je? Thomas est la perosnne que nous rencontrons souvent sur notre route et qui nous dit: vos messes et commandements, je n'y crois pas, ça ne me dit rien.  Ce Thomas est peut être mon voisin, un  de mes enfants, un ami, comment je réagis aujourd'hui? Suis capable de provoquer une réponse de foi, ou un plus grand éloignement? Nos contemporains ont quitté la pratique religieuse et deviennent indifférents devant notre façon de présenter Jésus Christ et la foi. Nous sommes souvent dépourvus et au lieu de vivre ensemble une expérience de foi, nous essayons avec des théories et des enseignements  à provoquer une adhésion. Méditons bien l'attitude de Jésus. Nous voulons évangéliser, les Évangiles de la résurrection nous enseigne une formidable pédagogie à la condition de se placer à l'école de Jésus. 

 

Il faisait nuit dans la salle où les apôtres étaient réunis. Il faisait nuit  aussi dans  leur coeur à la suite de la mort de Jésus. Marie Madeleine est allé au tombeau au lever du jour. la lumière doucement se levait sur le monde et dans le coeur de la femme, alors que pour les apôtres, il faisait nuit. L'expression de Thomas est l'exemple de cette nuit qui les envahit: Si je n'ai pas de preuve, je ne croirai pas à la résurrection. C'est le raisonneur qui ne veut pas avaler n'importe quoi.

Penchons-nous avec respect devant l'attitude de Jésus qui m'enseigne l'attitude du Pasteur. Jésus avait dit:"Je suis le bon Pasteur, je connais mes brebis." Jn 10, 14. Oui, Jésus connait son Thomas, il sait ce qu'il y a de bon en son coeur. Alors au lieu de réprimander Thomas, Jésus lui dit: Mets ton doigt dans mes plaies, sois croyant. Jésus lui fait découvrir sa résurrection en s'abaissant vers Thomas au niveau de son doute pour faire jaillir une réponse de foi. Souvenons-nous que Jésus s'était abaissé près de la femme accusée d'adultère pour la relver, il s'était abaissé devant ses apôtres pour leur laver les pieds. Jésus ne reste pas à hauteur du pouvoir, il descend au niveau du service de l'autorité. Et il dira: "Je vous ai donné l'exemple pour que vous fasssiez de même." Jn 13, 15. Voila le Bon Pasteur qui éduque les siens à être pasteur à sa suite.

Dans notre société et Église aujourd'hui, nous naviguons entre les sentiments d'agressivité, de déception, d'indifférence et de questionnements. C'est dans ce milieu que nous avons à dire Jésus ressuscité. Jésus nous donne un exemple aujourd'hui: aller rejoindre les personnes sur leur terrain, les écouter, les comprendre et leur donner la parole dont ils ont besoin d'entendre pour exprimer une réponse de foi. Jésus nous enseigne l'attitude du pasteur.  Le Pape François nous invite à cette attitude de Jésus Christ.

Pour reconnaitre le Christ ressucité en nous et autour de nous, il nous faut un mouvement de conversion: sortir de nos façons de faire pour adopter celles de Jésus. Nous sommes invités à être des contemplatifs du Christ pour le faire passer dans notre agir. Depuis les changements dans notre société, les besoins sont autre, les édfis sont différents, notre attitude et priorité pastorales doivent s'ajuster à ces nouveaux besoins. Je vous ai donné l'exemple pour que vous fassiez de même.

Devant le vide du tombeau et de leur coeur, les apôtres ont fait l'expérience du Resuscité. Le vide leur a permis de découvrir la présence spirituelle du Christ. Nous sommes un peu dans cette situation. Le vide de nos églises, comme souvent l'absence du spirituel dans la vie sera aussi pour nous l'occasion  de toucher les plaies de Jésus pour dégager une parole de foi. La foi, la résurrectin du Christ est une affaire d'expérience et non de raisonnement, une affiaire de coeur et non de pratiques ou de théories. Jésus nous invite à travers le personnage de Thomas à une attitude d'écoute, de respect, de rencontre et de conversion  pour nous d'abord et pour en être témoin.

Nous sommes invités à ce moment de contemplation qui nous fera dire à la suite de Thomas: Mon Seigneur et mon Dieu. Nous sommes invités à l'exemple de Jésus à avoir cette attitude du Bon Pasteur qui s'abaise au niveau des gens pour les comprendre et susciter cette réponse de Thomas: Mon Seigneur et mon Dieu. Le Seigneur nous attend dans le coeur des chrétiens autour de nous pour les aider à faire l'expérience du Ressuscité et faire jailler ce cri de foi avec Thomas: MON SEIGNEUR ET MON DIEU. Au lieu de rabrouer les gens parce qu'ils ne sont pas à l'église, allons nous asseoir avec eux our leur faire découvrir la beauté et l'amour du Ressuscité dans leur vie.

 

lundi, 22 avril 2019 20:01

Un pensez-y bien.

Si tu parles, tu ne répète que ce tu sais. Si tu écoutes, tu apprends des choses nouvelles. Sénèque.

 

dimanche, 21 avril 2019 21:24

La loi divine.

Moïse nous a donné la loi de Dieu écrite sur des tables de pierre, des commandements qu'il fallait observer; Jésus est venu et a nous a donné les béatitudes, une expérience de vie qui se situe au niveau du coeur. La loi divine n'est pas des prescriptions à observer mais une connaissance de l'amour de DIeu au niveau du coeur. J'ai appris les commandements de Dieu par coeur, mais je n'ai pas entendu parler des béatitudes. C'est pas grave, je n'étais pas encore arrivé au nouveau testament.

 

vendredi, 19 avril 2019 18:17

Une célébration

Jeudi Saint, 19h.00, Les gens s'amènent pour la célébration du jeudi saint. Les uns se posent des questions, les autres restent muets, que se pase-t-il ici ce soir? Y a-t-il une noce? De grandes tables sont disposées en U revêtues d'une belle nappe blanche, une petite assiette et une coupe devant chaque place nous adresse un sourire. Les gens s'assemblent, échangent, fraternisent en attendant de voir ce qui va se passer. Y aura-t-il un curé? Soudain surgit un vieux prêtre au cheveux blancs que le poids des années senble écraser. Il s'installe à table et invite les gens à prendre place. Les animatrices et animateurs s'ocupent que chacun ait sa place et son assiette. Au centre une petite table avec des bouteilles de vin et un petit pain attend son tour d'entrer en action. Ce soir, Jésus veut manger sa Pâque avec nous. Alors le vieux prêtre commence:

Ce soir, avec l'équipe paroissiale, nous avons voulu essayer de célébrer ou de vivre le sens de ce que Jésus a fait ce soir-là et non célébrer un rite traditionnel. Après la lecture de L'Évangile nous regarderons ensemble quand dans nos vies et notre paroisse nous nous sommes lavé les pieds les uns les autres. Ensemble nous allons découvrir les lieux où Jésus nous a aidés à nous laver les pieds.  Quand avons-nous eu assez d'humilité pour nous asseoir au niveau de l'autre pour l'écouter et l'aider à avancer. Nous avons pris conscience ensemble que si aujourd'hui il y avait tant de violence, d'agressivité, c'est que nous restons à notre auteur de pouvoir et écrasons trop souvent les autres. Notre monde a besoin de ces pasteurs, hommes ou femmes, capables d'écouter et d'aider à guérir les plaies à l'exemple de Jésus. 

A la fin de la célébration, le prêtre a dit aux gens, maintenant que nous avons communié -et chacun avait communié à son petit pain et son vin-  nous sommes devenus des tabernacles vivants porteurs du Christ ressuscité. Au lieu de l'adorer ici dans le tabernacle. allons ensemble l'adorer d'abord dans notre vie personnelle, puis dans la vie des gens à la maison, dans la rue, partout où vous passerez. Soyons des adorateurs du Christ au coeur de notre monde. Comme nous le dit notre Pape François: Soyons des contemplatifs du ressuscité au coeur du monde. Et chacun est rentré chez soi le coeur rempli de cette présence amoureuse de Jésus christ. La parole que nous avons entendu au départ: "J'ai adoré cette célébration. le vieux prêtre est reparti chez lui le coeur léger, les années lui semblaient moins pesantes, c'est bon célébrer .....

 

vendredi, 19 avril 2019 14:33

Des marcheurs vers la lumière. Jn 20, 1-9.

Où sont-ils, ce matin, ces hommes et ces femmes qui ont suivit Jésus durant trois ans? Où est-il le brave avec son épe qui hier voulait couper l'oreille des soldats? Les uns sont terrés par peur des juifs, deux sont sur la route pour retrouver leur métier de pêcheur, une femme s'en va au tombeau vénérer un mort. Ils n'ont rien compris de ce que Jésus leur avait dit. L'aventure est fini. Nous avions mis beaucoup d'espoir dans cet homme, maintenant il est mort. tout est joué et fini. Cependant il est beau ce matin de Pâque avec Marie Madeleine sur la route avec cette marcheuse de l'aube qui rencontrera la lumière. Notre situation d'Église aujourd'hui pourrait susciter l a même réflexion: L'aventure est fini. ON ferme des fabrique, on fermes des Églises, mais attendons que se lève la  lumière de la résurrection dans le coeur des femmes de chez nous.

Dehors, c'est encore les ténèbres au départ de Marie. Il fait encore nuit comme dans son coeur qui est désespéré de la mort de Jésus. Mais la pierre du tombeau est enlevée. La pierre qui empêchait Marie Madeleine de comprendre l'événement du vendredi saint est roulée à côté. Son coeur sera en mesure de comprendre avec le temps. Elle me fait penser à Marie au matin de l'Annonciation qui part vers Élisabeth partager sa joie et présenter Jésus à Jean Baptiste. Marie Madeleine part à la rencontre des apôtres leur partager sa détresse: Jésus est disparu.  On l'a enlevé et je ne sais pas ou on l'a mis. Le jour ne fait que commencer à se lever et Marie ne  comprend pas encore. À l'Annonciation, une femme est allé fait découvrir la vie nouvelle,  ce matin, une autre femme va faire découvrir aussi la vie nouvelle du ressuscité. L'évangéliste nous donne une leçon sur le minsitère de la femme dans la communauté chrétienne. Aujourd'hui encore, ce sera des femmes qui exerceront ce ministère de faire découvrir la nouveauté de la vie de notre Église. Notre Église dans une société nouvelle est en douleur d'enfantement, la femme est là non seulement pour donner la vie, mais pour la faire découvrir et en prendre soin. L'avenir de notre Église sera assuré par le ministère des femmes. Il est beau ce matin de Pâque où la lumière se lève sur la terre comme dans le coeur de cette femme se lève la lumière de la résurrection.

Pierre part avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. L'autre disciple n'est pas nommé, ce peut être moi ou vous qui allons au tombeau.  Pierre, c'est le chef, le raisonneur, l'homme de tête. Il regarde et réagit à la mode d'un frigidaire: l'autre entre, voit et croit. Découvrir la résurrection ou la présence du Christ ressuscité n'es pas affaire de raisonnement, mais de coeur, d'expérience personnelle. Je suis invité à me demander où est-ce que je me situe: au niveau de la tête, du raisonnement ou au niveau du coeur?

Notre lecture d'aujourd'hui s'arrête là, mais dans l'Évangile quelques versets plus loin, le jour se lève définitivement dans le coeur de MArie Madeleine. C'est à elle d'abord que Jésus se fait reconnaitre et rapidement elle va partager sa joie avec les apôtres, comme Marie l'a fait avec Élisabeth. Elle devient le premier apôtre qui va annoncer la résurrection. Voila le miinistère d'évanglisation des femmes dans la communauté chrétienne et nous savons que c'est le premier pas de toute vie chrétienne. Il est beau ce matin de Pâque qui nous invite à un passage: Passer de la mort à la vie, passer d'un ministère patriarchal et raisonneur à un ministère de la vie et du coeur.

Nous sommes invités comme Marie Madeleine à être des témoins d'un Vivant au coeur de nos vies personnelles. Pour en être témoin, nous devons d'abord l'avoir rencontré au niveau d'une expérience du coeur et non d'un raisonnement intellectuel. Et Jésus nous dit aujourd'hui ce qu'il a dit aux siens juste avant sa mort: Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

 

 

 

jeudi, 18 avril 2019 18:08

Réfléchissons.

Ne pas se moquer, ne pas se lamenter, ne pas détester mais comprendre. Spinoza. Et plus loin il ajoute: Il est aussi vain de haïr les causes d'un tremblement de terre que de haïr un criminel. Les conséquences sont terribles, mais ce sont des conséquences. Nous sommes invités à aller aux causes et ne pas rester aux conséquences. L'important est la personne derrière l'agir.  

 

jeudi, 18 avril 2019 17:54

Faut lire.

Frédéric Lenoir: Le miracle de Spinoza. fAYARD. l'auteur fait l'histoire de Spinoza qui fut banni de toutes les religions en son temps mais qui apparait aujourd'hui comme un porphète en avance non seulement en son temps, mais aujourd'hui encore. C'est pourquoi l'auteur parle du miracle de Spinoza. C'était non seulement un libre penseur, mais un penseur libre. Il était philosophe et chrétien. Il a écrit sur la bible. Certaines de ses idées peuvent être discutables, mais l'ensemble de son oeuvre ouvre des horizons nouveaux sur la bible et la théologie. "Il a été un pionnier de la lecture historique et critique de la Bible, le fondateur de la psychologie des profondeurs,  et l'inventeur d'une philosophie fondée sur le désir qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur." C'est l'histoire d'un homme qui a travers les difficultés et les rejets dont il fut l'objet resta fidèle à son génie ce qui lui a permis de traverser le temps. Il a bouleversé son époque, et il bouleverse encore aujourd'hui. Mais il invite en avant. Bonne lecture.

 

mercredi, 17 avril 2019 14:18

Mon chemin de croix. 2019.

Cet après midi, il faisait beau, j'ai préféré vivre mon chemin de croix dans la rue avec Jésus Christ.

Je me suis arrêté devant la maison où l'on accueille les femmes victimes de violence, d'agression et des enfants mal aimés. J'y ai vu Jésus bafoué par les soldats, on lui crache au visage. J'y ai vu des Simon de Cyrène qui aidait Jésus à porter sa croix. Et j'ai prié.

Je me suis arrêté devant la maison où on accueille les enfants en difficulté d'apprentissage pour les aider. Ces enfants ne sont pas nécessairement démunis, mais trop souvent leur vie de famille est perturbée et les empêche d'être attentif à l'étude. J'y ai vu des Simon de Cyrène aider Jésus à porter sa croix. Et j'ai prié.

J'ai pris un moment devant l'Escale, maison où l'on accompagne les personnes prisonnières de la boisson ou de la drogue. J'y ai vu Jésus prisonnier d'un système religieux qui l'a conduit à la mort. J'y ai vu aussi des femmes essuyant le visage souffrant de Jésus et des Simon de Cyrène porter la croix de Jésus. Et j'ai prié.

Je me suis arrêté devant le Palais de Justice où des frères et des soeurs de Jésus sont condamnés. J'y ai vu Jésus condamné par la foule. Jai entendu le cri des uns: crucifié-le, et les larmes des autres qui souffrraient pour une personne blessée dont on ne voyait pas la souffrance. J'y ai vu des Judas prêt à vendre leurs frères, et des disciples  quittés sans un mot. Et j'ai prié.

J'ai pris un moment devant une maison où une vieille dame seule essaie de survivre espérant une visite qui ne vient pas. Et j'ai pensé à Jésus seul à Gethsémani pendant que ses apôtres dormaient ou seul devant Pilate où les apôtres avaient fuit de peur. Et j'ai prié.

Je me suis arrêté devant une maison où un fils venait de s'enlever la vie incapable d'aller jusqu'au bout de sa souffrnace. J'ai vu des femmes essuyer le visage triste de Jésus. J'ai vu des Simon de Cyrène porter la croix avec Jésus pour traverser le deuil. Et j'ai pensé à Jésus qui est allé jusqu'au bout de sa souffrance et qui est là pou rnus accompagner dans nos souffrances pour nous aider à aleer jsuqu«,au bout de nos souffrances comme lui. Et j'ai prié.

J'ai continué ma route et j'ai trouvé plus de stations que dans l'église où Jésus vit son chemin de croix. Enfin je me suis arrêté au jardin de Joseph. Il y a aussi le jardin de Joseph d'Arimathie où Jésus est enseveli. C'est le jardin de la vie, de la résurrection. C'est le pendant du jardin de l'Eden où la vie fut mal menée. Ce jardin de Joseph, c'est tous ces lieux où la vie renait, lieux de noces, lieux d'alliance, lieux de vie et de joie, lieux de bonté, de miséricorde et d'amour. Et j'ai chanté Alléluia à la vie. À chacun de les découvrir dans son milieu.

Je suis entré chez moi avec le sentiment d'avoir cheminé avec le Christ sur la route des hommes d'aujourd'hui. Et j'ai vu une Église souffrante, blessée, mais aussi une Église belle présente à la souffrance et la vie des hommes et des femmes d'ici. Une Église en train de découvrir à travers le chemin de croix quotidien la mission du Christ donnée le Jeudi Saint. Et je l'entendais: Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites. Mth. 25, 40. Et j'ai prié. Je vous souhaite la même expérience.

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