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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

jeudi, 15 octobre 2015 20:54

J'ai lu.

Normand Provencher: Il n'est pas trop tard. Novalis 2015. L'auteur accroche sa réflexion sur son livre: "Trop Tard?" et ose une vision de l'Église â partir d'événements actuels et en même temps, il pose des défis de la pastorale actuelle. Certains jalons sont déjà en marche, d'autres sont encore à explorer. Comme nous connaissons un nouveau type de cathliques, l'auteur parle de l'urgence d'un discernement évangélique, il explore la nécessité de revoir notre théologie du sacerdoce et de l'appel d'un sujet qui n'intéresse plus personne. Il nous faut découvrir une pastorale moins cléricale pour en arriver à une prise en charge valable des communautés. Les difficultés financières nous conduisent à découvrir l'importance de petites communautés qui sont la base de l'Église. Cette lecture vient nous conforter dans une vision d'une Église communion dans la ligne de Vatican 11. Bonne lecture 

mercredi, 14 octobre 2015 15:54

En lisant.

Marco Politi: François parmi les loups. L'auteur connait bien le Vatican puisqu'il travaille à la "Republica" depuis une vingtaine d'années. Il fait une histoire de François à partir de son travail comme Évêque et cardinal en Argentine et Pape au Vatican. Nous pouvons sentir sa vision de l'Église et de la pastorale missionnaire. Nous sentons son amour des pauvres et des déshérités de la vie. Cette vision choque et dérange évidemment. Des oppositions se font sentir. Mais l'auteur nous fait voir le courage tenace et la volonté ferme du Pape de renouveler l'Église. Si le peuple applaudit son courage, des tenants du statu quo s'opposent au renouveau. C'est normal dans un système plus que séculaire. C'est une lecture qui questionne, dérange, mais nous fait avancer dans la vision d'une Église plus évangélique. Bonne Lecture. 

mardi, 13 octobre 2015 17:26

Pour avancer au large.

Aujourd'hui, j'ai le goût de proposer quelques moyens d'aller en mer avec moi selon vos besoins. Quelques petits bateaux qui répondront je l'espère à vos besoins.

La Pirogue: une embacation pour les endroits plus difficiles, elle peut être utile parfois dans la vie.

La pinasse: embacation fragile pour le bord de la mer,  pour ceux qui ont le mal de mer, 

La Gondole: petite embacation pour la promenade, pour les touristes spirituels.

La Cange: Embacation taxi pour le transport.

Le Tanker: bateau-citerne contenant beaucoup de vin, bateau plein de tendresse, de douceur ...

Le cargo: bateau destiné au transport des marchandises, transport pour les gros dévots....

Le rafiot: petit bateau à voile et à rames pour les petits dévots...

La Lavoir: équipé pour le lavage peut être pour laver les conscience ...

Le Bateau-feu: bateau muni d'un phare mouillé près des endroits dangereux, un avertisseur  ..

Le Péniche: petit bateau légér pour les spirituels de surface,

Le voilier: qui se laisse conduire au souffle de l'Esprit.

La barge: bateau à fond plat pour les gros chargements ..

Le canot: embarcaiton qui avance à l'aviron, attention au coup de gaffe....

La patache: petit navire de surveillance à deux mats, pour ne pas s'éloigner de la saine doctrine,

La chaloupe: pour la petite pêche.

L'esquif: une autre petite embarcation pour la pêche à ras le bord.

La nacelle: petit bateau à rame pour les pas pressés...

Le Skiff: bateau de sport long et effilé, pour un seul passager. voila pour les ermites..

Le Yacth: un bateau de plaisance pour les grands spirituels.

Choisissez le bateau qui vous convient, comme j'ai peur de l'eau, j'attendrai le bateau de croisière.

mardi, 13 octobre 2015 16:42

ÉCOUTEZ BIEN!

J'avais été invité un jour à un banquet à l'occasion du centenaire d'arrivée d'une commuauté religieuse. Or, au banquet, il ny avait pas de table d'honneur. Même l'Évêque et la supérieure générale étaient placés au milieu des gens. Le curé de la paroisse est arrivé, voyant qu'il n'y avait pas de table d'honneur, a manifesté son mécontentement. Ce n'était pas normal. Qui sera à la place d'honneur?

C'est la demande de l'Évangile d'aujour'hui. Les fils de Monsieur Zébédée veulent être près de Jésus sur le trône royal. Cependant si nous allons voir en Marc 15, 27, il y a deux personnes à côté de Jésus sur la croix. Ce sont deux bandits. Ce n'est pas nous qui décidons notre place auprès de Jésus.

Dans la communauté Église que Jésus prépare, il n'est pas question de place d'honneur, de premier en importance. Jésus est venu enseigner une vie, une Église, une communauté communion où tous sont égaux en valeur et importance. Ce qui distinque les personnes est le service auprès de gens. Il n'y a pas d'amour du pouvoir, mais le pouvoir de l'amour. Celui qui est grand est celui qui sert.

La Bible utilise deux mots pour signifier le service: Minister et Doulos. Le ministère est le service des tables, le service au ras de marquerites, le service  des personnes, Le "doulos" est le service de la communion. L'Église est une communauté toute entière ministérielle à l'intérieur de laquelle s'exerce des minsitères, des services. Le plus grand dans la communauté est celui qui sert le mieux la communion entre les personnes et avec Dieu. Le plus grand est celui qui qui prend souci du pauvre,  du plus faible, en un mot celui qui exerce le pouvoir de l'amour. Dans la communauté, ce sont des leaders, des pasteurs. Ce ne sont pas des gens qui organisent la vie mais qui accompagnent la vie. Quand je médite cet Évangile, je pense à toutes ces personnes qui se dépensent auprès de malades, des pauvres, des enfants en difficulté, des femmes victimes de violence, ce sont les grands de nos communautés.

L'Évangile nous invite toujours à questionner notre vision des choses, notre façon de concevoir la vie en Église. Nous avons connu cette Église avec des titres d'honneur, des vêtements spéciaux, des places d'honneur. Heureusement cela est presque disparu même si certains le regrette. Souvenons-nous toujours que l'heure la plus belle de notre vie est celle où nous aurons le plus aimé. 

Nous boirons à la même coupe que le Seigneur, coupe de la vie avec ses bontés et ses échecs, ses souffrances et ses beautés.  Nous serons baptisés du même baptême, celui de la mort et résurrection. Ce n'est pas question de récompense mais de réalisation. En accomplissant pleinement ce pourquoi nous sommes  faits, nous connaitrons la plénitude de notre être. Ce n'est pas une récompense, c'est la réalisation entière de ce que nous sommes comme enfants bien-aimés du Père.  Ceux qui veulent trôner en maitre disparaissent, seuls  durent les serviteurs de l'amour, leur nom et leur influence dépasseront le temps et les générations. C'est ce que l'Eucharistie nous enseigne et nous fait célébrer.

 Mc 10, 42-45.

 

 

samedi, 10 octobre 2015 20:49

J'ai lu

Boucar Diouf: Rendez à ces arbres ce qui appartient à ces arbres. Ed. La Presse. 2015. "Après avoir longtemps parlé aux baobabs, j'ai aujourd'hui décidé de les écouter me raconter la vie" Voila comment l'auteur présente son livre. Sa réflexion présente la relation entre les arbres et les êtres humains. Les baobabs sont des arbres du Sénégal qui ont une histoire à raconter et Boucar met sur leurs lèvres le récit de cette histoire. Avec de la poésie, de l'humour et des morceaux de science, l'auteur fait vivre sous nos yeux tout un pan de sa vie avec ses leçons. Bonne Lecture.  

vendredi, 09 octobre 2015 13:34

"Un amour qui ne veut pas mourir."

Hier, le glas sonnait à Ste-Anne des Monts annonçant la fermeture du musée "Exploramer" victime d'un "amour qui ne veut pas mourir." Nos petits poissons de la Gaspésie ne sont pas suffisamment rentables pour qu'on s'en occupe. Seuls les gros poissons ont droit de nager et trop souvent en dehors de l'eau. Nous sommes tous de petits poissons à la merci de ces gros poissons, nous sommes tous vicitmes de cet amour du pouvoir, de l'argent, de l'appât du gain, de cet amour qui ne veut pas mourir. Une poignée d'individus flottent alors que l'ensemble souffrent d'asphyxie.  Exploramer est le signe d'une population qui essaie de survivre tout en apportant une contribution importante à la vie de la société.  "Exploramer" comme "Enfantaisie" en Haute-Gaspésie,   comme bien d'autres services aux plus faibles sont victimes de la classe des "gagnants" comme l'a affirmé un membre de cette classe de milliardaires. Quand comprendrons-nous qu'un être humain en Gaspésie ou en région est un être humain comme celui des villes et qu'il a droit de vivre aussi.  Je veux simplement dire ma déception d'une part et mon admiration pour tous ces bénévoles et toutes ces personnes qui tiennent à bout de bras contre vents et marées des services humains.

Je vous invite à relire : L'austérité  au temps de l'abondance. Ed. Liberté.

mercredi, 07 octobre 2015 20:43

Une création

Lors d'une célébration de funérailles, j'ai utilisé comme première lecture une réécriture du texte de la création. Je le partage en changeant les noms des personnes.

Au commencement, Dieu créa un homme qu'on appela Noël. Son premier jour de création fut un jour paisible rempli des joies de l'enfance. Il découvrait qu'il était aussi un fils biern-aimé de Dieu. Dieu le regarda et vit que cela était bon.

Chant:

Mon Dieu tu es grand, tu es beau. Dieu vivant, Dieu très haut. Tu es le Dieu d'amour. Mon Dieu, tu es grand tu es beau, Dieu vivant, Dieu très haut. Présent à toute création.

Son deuxième jour, Dieu créa la lumière, ce jour, Noël le passa à la maison, jour de découverte, de bâtisseur, jour des premiers amours où le coeur s'ouvre à la vie. Dieu le regarda et vit que cela était bon.

Refrain.

Son troisième jour, Dieu donna une compagne à Noël, jour où il devint époux et père. Jour où il fit grandir la famille des enfants de Dieu. Dieu le regarda et vit que cela était bon.

Refrain.

Son quatrième jour de création fut celui de l'engagement: "Remplissez la terre, soyez féconds." Dans sa communauté chrétienne et sociale,  présent au coeur de la vie, il developpa les valeurs reçues en héritage. Dieu le regarda et vit que cela était bon.

Refrain:

Son cinquième jour de création, Dieu se reposa. Jour de la retraite où il intégra au quotidien toute la richesse de son expérience de vie et des valeurs familiales. Dieu le regarda et vit que cela était bon.

Refrain:

Son dernier jour de création, Noël le vit depuis quelques jours: Jour de paix, de sérénité. Jour où il a découvert qu'il avait voulu être un homme, un époux, un père, Mais qu'il n'était que l'enfant bien-aimé d'un Père.. Dieu le regarde près de Lui et voir que cela est bon.

mardi, 06 octobre 2015 15:40

Un chemin de croissance.

Un homme pose une question à Jésus. Cet homme n'est pas identifié. Cet homme, c'est chacun de nous. Moi, j'ai observé tous les commandements, que dois-je faire de plus pour mériter d'aller au ciel? Alors Jésus me répond avec un sourire en coin: tu as respecté les lois, les coutumes et traditions, une seule chose te manques, descend au niveau de ton coeur et suis-moi. Je suis resté étonné de la réponse de Jésus. Alors j'ai médité.

Jésus ne veut pas de gens qui le suivent au niveau des lois et des commandements. N'oublions pas qu'il nous a donné les béatitudes. Les commandements sont des façons de faire et les béatitudes sont des façons d'être. Les commandements sont au niveau de la tête et les béatitudes au niveau du coeur. Enlève de ta vie tes peurs, tes sécurités, ton pouvoir, descend dans ton coeur et crois en toi d'abord et en Dieu aussi. Passe du respect des loi et des commandements à la loi de l'amour, du service et du partage. L'important est la qualité de ton coeur plus que le respect des lois et des commandements. Ton coeur est plus grand que tout ce que tu as respecté. Les béatitudes sont la loi de l'amour tricotée  au quotidien et rendue visible.

Et Jésus pose une autre exigence: Quitte ta mère, ton père, tes frères, soeurs, maisons. C'est beaucoup demander. Mais Jésus dit simplement que tes liens de famille, de propriété, de travail ne t'empêchent pas de devenir adulte et de vivre pleinement ta vie. Alors tu pourras devenir mon disciple. Viens et suis-moi. Dieu nous dit par le bouche du prophète Isaïe: "Que m'importent vos innombrables sacrifices, Ce que je veux c'est votre coeur." Jésus ne veux pas  de disciples qui font des choses pour lui faire plaisir mais des personnes qui le suivent par amour.

Le texte de la lettre aux Hébreux nous présente un moyen efficace de cheminer. "La parole est vivante. Plus coupante qu'une épée à deux tranchants, elle pénètre au plus profond de l'âme." Dans sa parole, Jésus est présent d'une présence réelle comme dans l'Eucharistie. La Parole nous convertit et nous place sur la route avec le Christ. Saint Jérôme écrit: "Pour nous j'estime que l'Évangile est le corps du Christ et que les Santes Écritures sont sa doctrine. Quand le Seigneur parle de manger sa chair et de boire son sang, cela peut s'entendre certes du mystère de l'Eucharistie. Cependant son vrai corps et son vrai sang, ce sont aussi la Parole des Écritures et sa doctrine." La Parole est la lumière qui éclaire notre route et oriente notre marche sur le chemin de la croissance.

Jésus Christ est d'abord un témoin de l'amour du Père. Un témoin parle au coeur et inspire de nous engager à sa suite sur cette même route du coeur. Le plus grand malheur de notre monde est de ne pas savoir écouter son coeur, de ne pas avoir découvert la beauté et la richesse du coeur formé à l'image de Dieu. Quand nous restons au niveau des commandements, des lois, des choses à faire, il y a souvent des conflits qui naissent, des rapports de force s'installent, du permis et défendu  règlent les relations et ceci conduit à un monde blessé, violent,  comme nous connaissons. Soyons témoins de Jésus Christ, vivons des relations au niveau du coeur, vivons les béatitudes et nous connaitrons le regard d'amour du Christ posé sur nous.

He 4,12-13; Mc 10, 17-27.

vendredi, 02 octobre 2015 14:32

Les disciples.

L'évangéliste Marc met l'accent sur le choix des disicples. Jésus marche et appel des gens à le suivre. Le disicple est appelé pour être "avec" le maitre. Il est formé à l'école de Jésus. L'université de Jésus est la vie, la nature et les événements. Aujourd'hui, je voudrais méditer une façon de former les disciples dans les Évangiles.

"Jésus prit du pain" Mc 14, 22. "Alors Dieu modela l'homme avec la glaise du sol." Gn 2, 8. "Comme l'argile dans les mains du potier, ainsi êtes-vous dans mes mains, maison d'Israël." Jr 18, 6. Dieu prit de la glaise dans ses mains et modela l'être humain, Jésus prend dans ses mains le pain, symbole de notre humanité et de l'humanité de Jésus, et modèle son disciple selon son image, selon sa volonté. A l'Eucharistie, Jésus nous prend dans ses mains pour nous façonner à son image et mettre en nous le souffle de l'apôtre et du témoin.

"Il le bénit." Rendit grâce.Mc 14, 22. Bénir pour Dieu, c'est rendre fécond. Dieu bénit notre vie pour la rendre féconde comme témoin et envoyé. En Genèse, Dieu bénit Abraham et il eut une descendance aussi nombreuse que le sable au rivage  de la mer et que les étoiles au firmament." Gn 22, 15-18.

"Il le rompit." Mc 14, 22. Cette expression évoque en nous les temps de purificaiton, de conversion. Se débarasser du vieux levain pour entrer avec Jésus dans la vision du peuple nouveau. Michael Ange disait un jour devant une oeuvre réalisée: Je n'ai fait qu'enlever les morceaux de trop pour découvrir la statue. Jésus fait ainsi avec nous, il enlève les morceaux de trop pour découvrir le disciple, l'enfant de Dieu.

"Il le donna". Le disciple sest envoyé, il est donné Le pain lors de la multiplicaiton des pains ne reste pas dans les  mains de Jésus, il est donné et partagé; il en est ainsi du disicple, il est donné au monde pour faire croitre le règne de Dieu.

"Ceci est mon corps" Mc 14, 22. Non seulement nous sommes façonnés à l'image du Christ, nous devenons corps vivant de Jésus Christ et donnés pour former le corps vivant du Christ. Nous sommes dans une communion, l'Église est communion et nous sommes envoyés vivre et former cette communion.

"Prenez et mangez." Le disciple et donné pour être mangé, c'est à dire pour être au service de la communauté, au service du corps vivant de Jésus. Comme dit le Pape François, "il prend l'odeur des brebis." le vrai pasteur n'est pas là pour lui-même, pour servir une organisaiton, mais pour faire grandir le corps du Christ resssucité.

"Faites ceci en mémoie de moi." La vie du Christ est une vie donnée, une vie eucharistique. La vie de l'envoyé est aussi vie eucharistique sinon il ne peut pas être envoyé et pasteur. Le pain eucharistique devient présence sacramentelle du Christ, le témoin devient présence du corps vivant de Jésus ressuscité pour être pris et mangé.

Dans l'Eucharistie, ce corps vivant du disciple est présenté en action de grâce au Père dans le "Par lui, avec lui et en lui", nous devenons action de grâce et honner et louange au Père pour l'éternité. Méditons profondément cette étape de formation du disciple pour mieux comprendre l'Eucharistie et notre misison d'envoyé au service du corps vivant de Jésus ressuscité.

Inspiré de: La formation des disciples, José Prado Flores.

mercredi, 30 septembre 2015 22:14

Un synode

Un synode s'ouvrira bientôt à Rome sur le thème de la famille. Notre premier mouvement sera de prier pour l'avenir de cet événement. Il devrait être un moment de fraicheur pour notre Église. Un deuxième mouvement sera nos attentes. Qu'espérons-nous de ce synode?

M'est avis qu'il faudrait dépasser la simple question des divorcés remariés et des homosexuels. C'est certes une question importante mais je crois qu'il nous faudra revoir toute la vision ecclésiale sur la famille, le mariage si nous voulons déboucher sur des avenues carossables en 2015.

Il serait bon de bien distinguer entre le mariage qui concerne le civil et le sacrement en Église. Est-ce que le mariage est indissoluble ou indestructible? Certains théologiens croient que le mariage n'est pas indestructible, quand il n'y a plus d'amour ou s'il n'y a plus de foi, peut-il y avoir encore sacrement? Le droit canon a trop réduit le mariage à un contrat qui porte des conditions de validité concernant le mariage et non le sacrment.

la famille vit une situation difficile dans la société actuelle. Autrefois les gens se mariaient pour fonder un foyer, ils avaient un projet de vie. Aujourd'hui ils se marient davantage au niveau d'une relation et si la relation ne tient plus, on quitte. On peut parler de l'enseignement traditionnel de l'Église, mais je crois qu'il est important de revoir l'histoire et contempler notre monde.

Ne pourrait-il pas exister un vrai mariage entre deux personnes qui s'engage sérieusement sans passer à l'église? Ne pourrait-il pas exister une progression dans l'enggagement: une vie commune, un mariage puis un sacrement quand le couple est parvenu à ce stade? Ne pourrait-il pas exister autre chose que "tout ou rien"? Ce cheminement est nécessaire dans notre contexte ou la vie chrétienne est en état de recherche. Le mariage est d'abord une réalité humaine entre deux personnes et devient chargé d'une dimension sacramentelle, mais ça ne va pas nécessairement de soi.

Une deuxième question se fait jour: Est-ce que notre Église développera une pastorale familiale ou continuera de s'occuper seulement du sacrement? Le synode nous fera-t-il décrocher  uniquement du sacrement pour nous intéresser à la famille? Une grosse question à laquelle je ne sens pas de réponse. Pourrons-nous songer établir dans nos paroisses un accompagnement spirituel pour les couples mariés qui ne vivent pas le sacrement, une célébration de reconnaissance de leur amour et de leur engagement? Allons-nous encore longtemps les abandonner sur le bord de la route?  Aller vers nos frères et soeurs comme nous y invite notre priorité diocésaine de Gaspé ne serait pas ce pas de conversion à vivre? je vais me contenter de prier pour ce synode sans trop élargir mes espérances.