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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

lundi, 01 juin 2020 16:43

Un mot de Monsieur Churchil

Nous gagnons notre vie par ce que nous recevons, nous faisons notre vie par ce que nous donnons. W. Churchil.

 

lundi, 01 juin 2020 14:21

J'ai le coeur ...

Ce matin, j'ai le coeur un peu à l'envers comme dirait l'autre. La pandémie et le confinement font paraitre au grand jour la faiblesse et les horreurs de nos systèmes. Après les horreurs des CHLSD, c'est le racisme américain qui soulève la colère du peuple à la suite de la mort d'un homme noir étouffé par le genoux du policier. Le peuple s'est levé, la colère engendre la colère. D'autres endroits dans le monmde ont suivit le peuple américain. Je me disais, lorsque Jésus était levé sur la croix, la foule qui l'avait condamné n'était pas là, les apôtres avaient fuit; aujourd'hui devant la mort d'un frère de Jésus le peuple se soulève pour réclamer justice.  Comment se fait-il qu'après 2000 ans de christianisme nous en soyons encore la?  Autour de moi  j'entends les bons chrétiens que nous sommes espérer l'ouverture des églises pour avoir nos célébrations.  Pouvons-nous nous agenouiler avec vérité devant le grand crudifié alors que les curcifiés meurent dans le silence et l'abandon et que nous gardons le silence? 

Cependant si je m'arrête à regarder attentivement ce qui se vit mon coeur revient un peu à l'endroit. Je crois que nous vivons un temps propice à une réflexion profonde sur notre vie chrétienne et en Église. Beaucoup de gens travaillent au soin des malades sans savoir qu'ils sont les premiers sacrements des malade.s. Les proches aidants comme les infirmières et les préposés  sont les premiers sacremnts du Christ auprès des personnes malades. Ils ne le savent pas, peut importe, mais qui va le leur dire?  La vie de Jésus Christ fut eucharistique comme la nôtre d'ailleurs. Jésus a fait du sacré de sa vie en la donnant et le chrétien fait aussi du sacé de sa vie en la donnant et la pandémie nous en offre un exemple édifiant. L'Eucharistie se vit chaque jour en attandant la célébration en communauté. toutes ces personnes qi se dévouent en ce tmeps de maladie sont mues par l'Esprit saint. Nous devrions étendre les mains pour les bénir et vivre le sacrement de confirmation. Le sacrement de confirmation vient confirmer l'action de l'Esprit au coeur du monde. Les actes des apôtres nous en donnent l'exemple. Les sacrements ne sont pas d'abord des célébrations mais une action du Christ ressuscité dans la vie des chrétiens. Cette action nous est signifiée par des personnes, des symboles et nous conduit à les  célébrer ensemble comme communauté chrétienne. Cetterencontre avec le christ dans la célébration nous donne le courage et la force  de retourner sur le chantier du règne de Dieu. Car le combat du Christ pour la justice et la paix n'est pas terminé et il est entre nos mains.   Ce temps de pandémie nous permettra-t-il de réfléchir et mieux découvrir nos sacrements?

Chaque matin, je bénis le Seigneur de donner du coeur à ces frères et soeurs en humanité et dans la foi pour se dépenser au service des mal gommés de notre société et de poser un peu de baume sur les plaies non seulement du corps mais surtout sur celles du coeur.  

dimanche, 31 mai 2020 15:01

Un mot du Pape François.

Pour moi, le coeur de l'Évangile, ce sont les pauvres.... Personne ne peut se sentir exempté de la préoccupation pour les pauvres et la jsutice sociale. La pandémie fait ressortir davantage le besoin des familles qui souffrent de pauvreté. Le besoin des banques alimentaires ne cesse de grandir. Ainsi le coeur des chrétiens s'élargit aux dimensions de la misère humaine. Khalil Gibran écrivait; "Il y a ceux qui ont peu et qui donnent tout entier. Ils croient en la vie et en son abondance."

dimanche, 31 mai 2020 14:35

Esprit de Pentecôte.

Le temps de confinement que nous vivons nous invite à découvrir la force de l'Esprit Saint qui nous habite. Il a déverrouilé les portes du coeur des apôtres enfermés à Jérusalem, qu'il puisse aussi déverrouillés nos portes qui nous éloignent des autres, portes de nos peurs, de nos préjugés, de nos sécurités pour sortir vers les personnes qui ont besoin de nous. Partageons une petite expérience.

Lambert Wilson comédien et metteur en scene joua un jour dans un  film sur en hommage à l'abbé Pierre, un prêtre français qui donna sa vie au service des sans abris. Lambert dans le but de mieux connaitre ce milieu s'habilla comme les sans abris, la barbe longue  et passa une jounée dans la rue. Il était bien connu dans le milieu, mais toute la journée il rencontra et vit passé  autour de lui des gens dans les rues de Paris et personne ne le regarda et porta attention. On le fuyait presque. Il disait: "À la fin de la journée j'avais même l'impression de  n'exister pour personne. Accorder son regard à quelqu'un, c'est le faire exister. Et exister, c'est important."   Ceci me rappela ce jeune homme près de mourir et qui dit un jour à quelqu'un: "Peux-tu me regarder mourir? Personne ne m'a regardé vivre pourrais-tu me regarder mourir?" Ceci me renvoie aussi au regard de Jésus sur Zachée, sur Pierre et sur le jeune homme riche de l'Évangile. 

C'est la prière que j'adresse à l'Esprit Saint ce matin: Donne-moi la capacité de regarder les gens sans distinction de races, de condition sociale, mais parce que cette personne est un enfant de Dieu.  

 

samedi, 30 mai 2020 14:33

L'autre.

Considérer les autres comme des problèmes, c'est les réduire à l'état d'objet. L'autre est d'abord un sujet en état de croissance avec tout le myatère qui lui appartient.  

 

samedi, 30 mai 2020 13:49

Planter le jardin du voisin.

Jeune, on nous dit quoi faire, rarement comment faire. Aux études on nous dit l'importance d'avoir une tête bien faite et bien pleine. On ne m'a jamais parlé de former un âtre humain avec un coeur bien nourrit.  Adulte, les autres critiquent ce que l'on fait et savent souvent mieux que nous  ce que nous devons faire. De sorte qu'à notre retraite on se retoruve devant le jardin des autres et pas souvent devant notre propre jardin. On nous demande toujours qu'est-ce que tu fais? On me demande souvent fais-tu encore des messes et des funérailles? J'ai souvent l'impression de vivre dans le jardin du voisin. Durant ma vie, j'ai beaucoup planté le jardin des autres, le jardin de l'Église; depuis quelques années, j'ai décidé de faire mon possible pour planter mon propre jardin. Le temps de la retraite est un temps merveilleux pour planter son jardin.

Le temps de pandémie nous le révèle bellement. Nous nous avons bâti des systèmes et le petit virus est venu tout chambarder et révéler la faiblesse des systèmes. Les politiciens ont l'habiude d'accuser le gouvernement précédent si ça va mal. Dans nos Églises ont accuse les gens de ne croire en rien et de ne plus vouloir payer leur dîme. Le jardin que nous avons planté ne veut plus produire. Nous vivons dans une société de productivité et de rendement et quand le rendement fait défaut, nous sommes désemparés parce que nous ne sommes plus dans notre jardin..

Un jeune disait un jour à ses parents: "On élève des poules, mais on éduque des enfants." Planté son propre jardin, ne serait-ce pas faire grandir chaque personne en fonction de ses capacités, ses valeurs pouer en faire un être complet. Ne serait-ce pas cela éduquer? Il me semble que dans la soxiété nous avons oublié un petit mot; ACCOMPAGNER. Nous avons dresser, bâtit, mais pas accompagner. L'important est la qualité de relation.  Nous formons un être humain comme nous formons une communauté chrétienne, comme nous formons une société humaine par la qualité de relation entre les personnes. Un curé me racontait un jour qu'il avait quitté une paroisse où il avait laissé plusieurs services vivants, des chrétiens engagés, une communauté en voie de se bâtir bellement. Deux mois après son départ, tout était disparu parce que le successeur avait une autre vision d'Église. Il me disait quand je suis retourné présider une célébratio dans cette paroisse quelques années plus tard, les gens me disaient: tu a été notre pasteur, tu seras toujours notre pasteur. J'ai été étonné me disait-il que les gens ne me parlent pas de ce que j'avais fait; j'en ai été un peu déçu, mais j'ai compris que l'important n'était pas ce que j'avais bâti, mais ce que j'avais été.  L'important est la qualité de présence et de relation avec le monde. 

L'éducateur comme le pasteur permet à chacun de planter son propre jardin. C'est au coeur de cette relation humaine profonde que Dieu se manifeste et nous accompage dans le soin de notre propre jardin.

vendredi, 29 mai 2020 09:43

Les bienfaits d'un virus.

Un humoriste disait hier soir à la télévison ce que le temps de pandémie lui avait faire réaliser. Il avait mieux découvert le chaînon d'ouvriers et d'ouvrières, ces ouvriers dans l'ombre qui appportent la nourriture sur notre table comme tous les autres dans les différents services essentiels. Nous prenons davantage conscience de l'importance de ces femmes et hommes trop souvent inconnus et même oubliés qui chaque jour mettent la main à la pâte pour assurer notre subsistance et cela à tous les niveaux. Et ce sont les moins bien payés du système. Ceci m'a rappelé un texte de Paulo Coelho que je cite:

Je regarde quelque fois à la télévision les inaugurations de tunnels et de ponts. voici ce qui se passe normalement: de nombreuses personnalités et des politiciens locaux se mettent en rang, et au centre se trouve le ministre ou le gouverneur du lieu. Alors on coupe le ruban, et quand les directeurs des travaux retournent à leur bureau, ils y trouvent diverses lettres exprimant reconnaissance et admiration.

Ceux qui ont sué et travaillé pour ce résultat, qui ont tenu la pioche et la pelle, qui se sont épuisés à la tâche en été ou sont restés à la belle étoile en hiver  pour terminer les travaux, on ne les voit jamais; on dirait que la meilleure part revient à ceux qui n'ont pas versé la sueur de leur front. Je veux être toujours capable de voir les visages que l'on ne voit pas, de ceux qui ne cherchent pas la célébrité ou la gloire,  qui accomplissent en silence le rôle que la vie leur destine. Je veux en être capable, car les choses les plus importantes de l'existence, celles qui nous construisent, ne montrent jamais leur visage.

Je me disais en moi-même, si le petit virus a réussi à mettre en pause tous ces grands qui se montrent partout et à humaniser un peu notre société,  ce serait aussi un bienfait au moins pour quelques mois. J'entendais souvent notre premier ministre dire que l'important pour le moment était la santé des personnes avant tout. La pandémie a fait éclater au grand jour le vrai visage de nos sociétés de consommation basé sur le rendement et non d'abord sur les valeurs humaines.  

Comme chrétien et comme prêtre, la même question m'est posée. Qu'est-ce que je veux? Quelle est ma priorité? Retrouver ma messe dans mon église ou vivre ma messe sur le terrain avec les femmes et les hommes qui suent à la besogne et sont découragés? Cette situation me renvoie personnellement au sens profond de mon ministère presbytéral et de tous les ministères dans notre Église que l'on oublie. Souhaitons que ce petit virus puisse humaniser notre société et nous faire découvrir en Église l'importance de toutes ces personnes qui depuis des années tiennent la vie des communautés à bout de bras. Une médaille a toujours deux côtés.

jeudi, 28 mai 2020 14:10

Où est Dieu?

Un jour, je renocntrais une maman célibataire qui vivait des moments très difficile psychologiquement et financièrement. elle me dit: Vous être prêtre, vous croyez ne Dieu. Où est-ce qu'il est votre Dieu?

Je l'ai regardée un moment en silence et lui dit en la montrant du doigt: IL EST LÀ .   

 

jeudi, 28 mai 2020 13:35

Suis-je contagieux?

Suis-je contagieux? Ai-je contracté le virus des béatitudes? Je serais porté à croire que notre système immunitaire était assez fort pour éviter la contagion. Peut être que le  vaccin des commandements de Dieu de l'Ancien Testament  a étouffé la force du virus. Les commandements étaient des ordres au niveau de l'agir, les béatitudes se situaient au niveau de l'être. Jésus est venu porter les commandements à leur perfection dans les béatitudes.

Tu es sur la oute du bonheur si tu deviens un artisans de paix dans ton milieu. Tu es sur la route du bonheur si tu as soif d'amour, de justice, de respect des personnes. Tu es sur la route du bonheur si tu es un être de miséricorde. Mth 5, 1...

En ce temps de confinement, il est de plus en plus important que je sois contagieux de l'amour, de l'écoute, de la miséricorde, que je sois davantage capable de comprendre au lieu de juger; que je sois aussi capable de m'indigner devant les injustices et la maltraitance.  Ce temps de confinement devrait nous pemrettre de nous tourner vers l'essentiel. Hier je parlais avec un grand père qui me disait: Moi, mes enfants, je leur ai donné tout le "kit", baptême, Eucharistie et confirmation, alors s'ils veulent se marier ou être enterrés à l'église,  ils pourront le faire. Autrement dit: je leur ai payé leur carte de membre. Je me suis dit: Est-ce cela l'héritage spirituel que j'ai laissé ou que l'Église a laissé après trois cents ans d'histoire. Nous sommes beaucoup au niveau du contenant mais pas assez au niveau du contenu.

Sommes-nous contagieux? Demain, nos églises réouvriront, quelques-uns y retourneront pour vivre leur messe, la plupart seront indifférents,  Qu'est-ce que ce temps de réflexion aura changé dans nos vies? Serons-nous devenus contagieux? Aurons-nous attrapé le virus de l'Évangile? 

mercredi, 27 mai 2020 14:09

Mon Dieu à moi.

Par ma fenêtre, je vois les feuilles surgir doucement sans faire de bruit sur les branches du bouleau face à moi. Je me dis que cet arbre est allé dans ses racines chercher la vie nécessaire à redonner ces fleurs nouvelles et si belles. Ce bouleau me parle beaucoup, il m'invite à descendre en moi chercher la vie nécessaire et déposer par l'Esprit Saint pour me permettre aujourd'hui de produire les feuilles qui alimenteront mon quotidien. J'ai le goût aussi de dire merci à Alphonse, Marie-Anna, Didier, Adèle, Pierre et tous les autres qui m'ont précédés et ont déposé leurs feuilles d'amour et de foi qui m'ont permis aujourd'hui de faire surgir les miennes. C'est un chant à la Vie que je veux laisser monter. Prenons le temps de nous souvenir avec reconnaissance de tous ceux et celles qui nous ont permis d'être ce que nos sommes. Alléluia.

 

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