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Homélies, réflexions et spiritualité

Nouvelles

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

lundi, 11 février 2019 15:30

L'image du potier.

"Alors Dieu modela l'homme avec de la glaise du sol, il insufla dans ses narienes un souffle de vie et l'homme devint un être vivant." Gn 2, 7. La bible connait l'image du Dieu potier qui façonne l'être humain comme en Isaïe 29, 16. Le potier a une idée de l'oeuvre qu'il veut façonner et patiemment il réalise son oeuvre. C'est ainsi que l'Écriture nous représente la création de l'être humain. Nous sommes pétris par la main et le coeur de Dieu. nous sommes remplis du divin, du souffle même de Dieu.

C'est le geste que Jésus fait à l'Eucharistie. Il prend du pain symbole de son humanité et de la nôtre. Il prend du pain dans ses mains pour nous christifier avec lui, nous consacrer pour devenir son corps, pour devenir du bon pain pour les autres à l'image du Christ. Il nous façonne à son image comme disciple en vue de sa mission. Dans les mains du Christ à chaque eucharistie nous devenons davantage son disciple transformé à son image. Il nous envoie en  mission soutenus par cette présence divine qui est nourriture, qui est force pour la mission.  "Faites ceci en mémoire de moi." Prenexz et mangez, venez vous nourrir de ma parole, de mon témoignage de vie et fort de cette nourriture allez le dire à votre monde. Ce que j'ai fait au milieu de vous, pour vous et avec vous, rendez-le présent maintenant dans votre monde et je serai avec vous comme nourriture pour réaliser cette mission. Nous sommes des missionnaires façonnés à l'image du Christ vivant. Nous sommes des envoyés révéler au monde la grandeur de l'amour et de la vie divine qui l'habitent.

Aujourd'hui le chrétien est évalué à sa participation à l'Eucharistie. Il me semble que si nous nous arrêtons à cette dimension de célébration, nous perdons une valeur essentielle de l'Eucharistie. La vie du chrétien est l'eucharistie vécue au quotidien. Quand la célébration est terminée, la messe commence.  Ma conviction aujourd'hui est que nous avons perdu en route la fin de l'Eucharistie: la MISSION. Quand nous vivrons ensemble l'Eucharistie au quotidien, nous découvrirons la joie et l'importance de nous réunir pour célébrer.

 

samedi, 09 février 2019 15:33

Être un pasteur.

On dit souvent aujourd'hui: Faut évangéliser, nous avons besoin de pasteurs. Ce n'est pas toujours facile de réppondre à ces observations. Quelqu'un a écrit: "Être un pasteur aujourd'hui, c'est connaitre (co-naitre) le monde dans lequel on vit, c'est se tenir au courant de ce qui se passe dans la société, tout en étant fondés sur la Parole de Dieu." C'est la parole de Jésus en Jean, "je connais mes brebis et mes brebis me connaissent."

Un magnifique petit livre sur cette question: Philippe Decorvet: Paul un apôtre au ceur de berger. Ce livre date de 2001 mais il est d'une grande actualité et serait une source intéressante pour des moments de réflexion en Église. Ce livre est pour moi une nourriture riche qui montre comment Paul fut pasteur,  quelles furent ses méthodes d'évangélisation qui  sont d'une grande actualité

Un pasteur est d'abord quelqu'un qui a fait une rencontre personnelle avec le Christ, rencontre qui a transformé sa vie et en fait un témoin. C'est quelqu'un qui a un amour profond pour les personnes avant les structures et les lois ou les rites. Le berger est un être de prière, une prière incarnée, prière d'action de grâce. Le berger est aussi un chef d'équipe qui, comme nous le dit le Concile, est un éveilleur de laeders dans sa communauté, accompagne les différents ministères que l'Esprit fait naitre et travaille en coresponsabilité avec eux au service de la communauté. 

Je partage du temps avec des groupes de partage biblique à l'école de Jésus. Nous voyons changer nos mentalités, nos visions du monde et de l'Église et de l'engagement dans un optique d'évangélisation. C'est petit, mais une flamme...  Et Jésus nous invite sur la route avec lui. Il nous apprend à être pasteur dans un monde assoiffé de sens. Paul est un exemple extraordinaire qui nous entraine sur cette route. Tout baptisé est une bergère et un berger dans nos familles, nos lieux de travail ou de loisir. Un  berger est quelqu'un qui manifeste un amour profond pour les personnes, amour baigné dans une rencontre du Christ au quotidien. "Je connais mes brebis, mes brebis me connaissent et elles suivront ma voix."

 Voila le sujet de ma méditation très souvent et que j'essaie à travers l'Évangile de faire découvrir aux femmes et aux hommes de chez nous.

vendredi, 08 février 2019 18:09

Le vrai drame.

Comment ranimer l'émerveillement que devrait susciter l'eucharistie, parmi tant les baptisés qui ne la fréquentent pas comme parmi les participants eux-mêmes? Le vrai drame, en fait,  n'est pas qu'un nombre considérable de baptisés ne participent pas à la vie sarcra-mentelle, mais plutôt que cette dernière ne transforme pas la vie de ceux qui la pratiquent régulièrement." Ubaldo Montisci. Ceci peut se dire de tous les sacrements. La vie sacramentelle se refroidit de l'intérieur parce que l'extérieur ne la réchauffe plus? Réfléchissons un peu?

 

vendredi, 08 février 2019 15:57

L'amour fraternel.

"Que demeure l'amour fraternel. N'oubliez pas l'hospitalité: elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges. Souvenez-vous de ceux qui sont en prison comme si vous étiez prisonniers avec eux. Souvenez-vous de ceux qui sont maltraités, car vous aussi, vous avez un corps." He. 13, 1. La charité fraternelle est une des caractéristiques essentielles de la communauté chrétienne. Il ne s'agit pas seulement de donner des sous aux pauvres. Il s'agit aussi de voir derrière le pauvre, le prisonnier, la victime de torture, une personne humaine qui a besoin d'accueil et d'amour parce que trop souvent ces personnes sont victimes de systèmes qui les oppriment. Il y a toujours une personne à aider et à écouter. Nos communautés chrétiennes doivent devenir de ces oasis d'accueil, d'écoute, de pardon et d'accompagnement en vue de la guérison.

Je bénis cette journée qui commence, car elle sera remplie de l'amour du Christ..

 

jeudi, 07 février 2019 17:36

Aimer et Prier.

Nous avons acceuilli et aimé  un évêque, à Gaspé, qui a eut le malheur d'aimer une femme et qui a démissionné, puis il fut bloqué par les forces de l'Église devant des engagements universitaires dans l'enseignement biblique. Même dans mon Évêché de Gaspé, on avait enlevé sa photo dans la collection des évêques du diocèse. J'ai aussi connu des confrères prêtres, de vrais pasteurs, qui ont démissionné pour se marier et ils n'avaient pas le droit d'enseigner dans leur milieu.

Pendant ce temps des prêtres pédophiles et violeurs brisaient la vie des enfants,  posaient des actes criminels et on les couvrait, les protégeait en les changeant de poste. Ce matin, les nouvelles pour parlaient des scandales de prêtres violeurs. Je pense aussi à toutes ces mamans qui dorment au cimetière mortes lors d'un accouchement, alors que leur santé ne leur permtettait plus d'avoir d'enfant mais qui ne pouvait pas refuser la famille.    Devant ces deux situations, j'avoue ne pas comprendre la position de notre Église. Je ne pose pas de jugement, je suis scandalisé.

Nous vivons un temps de purification profonde dans l'Église. Un prêtre étranger que je rencontrais l'été dernier, au temps des vacances, me disait: "L'Église est un système religieux qui a tourné le dos à la mission de Jésus Christ." Les événements lui donnent raison. Pour les chrétiens qui nous regardent, ce n'est pas très édifiant. Grandit de plus en plus l'urgence d'aimer profondément l'Église peuple de Dieu et de prier pour que ce temps de purification nous conduise à l'Église de l'Évangile et de Jésus Christ. Notre Église, à travers le monde, a besoin de pasteurs selon le coeur de Dieu et pas seulement des ministres ordonnés. L'Église communaué chrétienne est souffrante et blessée, elle a besoin de pasteures et pasteurs très aimant qui s'auront "lui laver les pieds" pour qu'elle retrouve la joie de l'Évangile. Frères  et soeurs en Jésus Christ, c'est l'invitation que je nous lance aujourd'hui à la suite de notre bon Pape François. 

mardi, 05 février 2019 23:06

Je m'amuse à vieillir.

 

Des chrétiens m'ont fait parvenir une lettre distribuée par leur curé contre les célébrations de l'absolutions collectives et m'exprimant leur désarroi. Il s'agit d'une charge contre ces célébrations. Je me suis amusé à regarder le texte qui ressemble à tellement d'autres que nous avons reçu depuis 40 ans. Ce n'est pas très charmant  que le clergé actuel  se permette une telle affront aux évêques, prêtres et laïcs qui ont vécu ces célébrations avec foi et amour.  Ce qui me blesse est le ton et le vocabulaire utilisés dans ce texte qui frise l'insulte à ceux qui ne pensent pas comme eux. Et je suis très étonné que des prêtres utilisent ce texte pour faire aimer la rencontre individuelle dans le sacrement.   Je ne veux pas partir de polémique, je veux simplement dire mon étonnement et ma blessure devant une façon d'agir qui ne respecte pas les personnes. Je ne reviendrai pas sur le sujet, je veux rester un vieux à l'écart qui s'amuse à vieillir mais qui a encore des sentiments et qui aime encore son Église malgré tout.. 

mardi, 05 février 2019 15:44

Avance au large. Lc 5, 1-11.

Cet extrait de l'Évangile en Luc nous présente trois mouvements de Jésus remplis de sens. Au point de départ, Jésus sur le bors du lac est entouré d'une foule venue l'entendre. Jésus est "sur la terre un lieu solide, en sécurité."  Il veut conduire ses disciples ailleurs alors il monte dans la barque de Simon. Il y a des disciples avec lui dans la barque puisqu'il les envoie plus tard au large. La barque est le symbole de l'Église; c'est assis au coeur de son Église que Jésus enseigne. Sa parole est une parole ecclésiale, communautaire, on dirait aujourd'hui: il parle en collégialité. Sa parole rassemble, ça nous rappelle le Bon Pasteur "qui connait ses brebis qui écoutent sa voix". 

Jésus invite les siens à un autre mouvement, il les invite à s'écarter un peu du rivage. Sur le rivage ou près du rivage, il n'y a pas beaucoup d'eau. Jésus dit: Éloignez-vous de vos sécurités, de vos idées toutes faites, de vos notions et théories pour écouter avec votre coeur. Combien de fois avons-nous lu l'Évangile en restant sur le rivage dans la sécheresse de nos idées et théories spéculatives. Combien de fois n'avons-nous pas écouté la parole de notre Dieu à travers le prisme de nos pratiques et croyances. Jésus nous invite ce matin à  nous retirer du rivage pour écouter avec le coeur.

Jésus inviter à un troisième mouvement: "Avance au lerge et jetex vos filets." Jésus nous dit que si nous voulons comprendre son message, devenir son disciple et son envoyé, nous devons descendre en nous au niveau de nos valeurs, au niveau de l'Esprit qui nous habite, et non pas rester au niveau de la tête avec nos structures et théories. Descend dans ton LARGE nous dit le Seigneur et écoute l'Esprit en toi. Le Pape François nous invite à être des contemplatifs à la fois du monde et de la Parole de Dieu. Avancer au large, c'est devenir contemplatif de la Parole qui nous habite, la laisser remonter en nous pour convertir notre vie; avancer au large, c'est aussi être contemplatif du monde qui nous entoure pour le comprendre, l'écouter avec le coeur et donner la nourriture dont il a besoin et non la nôtre. Avancer au large, c'est sortir de nos structures pour aller vers les chrétiens là où ils sont comme Jésus a fait avec les disciples d'Emmaüs pour cheminer avec eux éclairer par l'Esprit Saint. Avancer au large aussi, c'est aller s'asseoir avec les chrétiens dans leur barque comme Jésus l'a fait au bord du lac pour devenir pêcheurs d'êtres humains.

Le peuple chrétien d'ici comme celui des Amériques et d'ailleurs nous invite au large, écouter ces femmes et ces hommes qui ont cru, prié, souffert et qui ont tout lâché. Ces gens  blessés, en recherche de sens à leur vie. Ces chrétiens qui attendent une oreille pour les écouter et un coeur pour les aimer. Pouvons-nous dire comme Pierre: Aujourd'hui sur ta parole, je vais jeter le filet. Notre Église depuis la révolution tranquille au Québec, la révolution français en France s'est repliée sur elle-même, ses sacrements, la liturgie, ses doctrines et est devenue étrangère au monde ambiant. Jésus nous invite à sortir de cette coquille pour avancer au large, au coeur de la vie: Sur ta parole, Seigneur, je vais sortir dans notre monde, sur les routes et les places publiques pour révéler ton amour et la liberté de ton message. Comme dans le prophète Isaïe, nous avons besoin sans doute que le séraphin vienne avec un tison brûlant passer sur nos lèvres et notre coeur,  pour que nous puissons avancer au large avec le Seigneur.

 

dimanche, 03 février 2019 19:24

Intéressante lecture.

Jacques Nieuviarts: La marche dans la Bible. Novalis. 2018. Ce petit livre préfacé par Alain Roy, explore les chemins dans la Bible en tirant quelques implications concrètes. Nous connaissons aujourd'hui de très nombreuses personnes obligées de prendre la route pour échapper à la guerre, la torture ou la mort. La Bible éclaire ces mouvements de foule. Elle éclaire aussi nos mouvement intérieurs de conversion; elle éclaire également nos cheminements en Église pour rejoindre les besoins de notre monde. Notre Dieu est un Dieu nomade, un Dieu du chemin. Cette lecture saura certainement éclairer notre réflexion face au tournant missionnaire que nous voulons aborder en Église. Bonne lecture.

 

dimanche, 03 février 2019 18:45

Allons ailleurs. Mc 1, 35.

Il y a deux forces importantes, la force centrifuge et la force centripète. L'une nous ouvre sur les autres et la vie, l'autre nous referme sur nous-même. Le peuple dans l'Écriture nou srévèle un Dieu qui utilise la force centrifuge, il est marche et met le monde en mouvement. Jésus dans l'Évangile se révèle ainsi. "Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, pour que j'y proclame l'Évangile, car c'est pour cela que j'ai été envoyé." Allons ailleurs!

L'ailleurs de Jésus contient deux dimensions: il invite dans des endroits déserts pour rencontrer le Père et ajuster notre marche sur le projet divin, et nous inevoie sur la route à la rencontre de l'être humain pour lui révéler la Bonne Nouvelle. Ces deux mouvements sont indispensables pour toute vie chrétienne et missionnaire: Aller sur la montagne et descendre dans la plaine.  

La marche commence avec Abraham qui se dirige vers le pays de Canaan, nous connaissons aussi la visite en Égypte, le temps de l'exil et le retour à Jérusalem. Dans l'Évangile, Jésus parcourt la Galilée et va jusqu'en Judée.Il est constamment en mouvement. Chaque fois que l'évangéliste nou srapporte une marche de Jésus, il y a toujours un cheminement spirituel qui s'opère, un appel à la conversion.  Les marches dans l'Évangile nous préparent à un cheminement intérieur. 

Les chemins de l'homme dans la bible sont souvent en sens inverse à celui de Jésus. Ceci est très clair après la résurrection. Les femmes vont au tombeau pour retrouver le Jésus d'hier et on les envoie en Galilée. Le chemin des femmes n'est pa sle chemin de Jésus, elles sont invitées à une route de conversion. Les disciples d'Emmaüs ont tourné le dos à la route de Jésus pour prendre leur propre chemin et ils sont ivités à retrouver le chemin de Jésus Christ. Aller ailleurs. Dans l'Évangile de Luc lorsque les gens veulent le jeter en bas de la falaise, Jésus passe au milieu d'eux et continue son chemin. Le chemin des gens de la synagogue n'est pas le chemin de Jésus.   Jésus nous invite ailleurs. le sens de la marche est de sortir de nous-même, de nos sécurités pour prendre le chemin de la vie autour de nous.

Méditer ce chemin dans la Bible nous invite d'abord à regarder nos chemins intérieurs, nous invite à sortir de nos sentiers battus pour tracer nos propres sentiers pour aujourd'hui. C'est aussi une invitation à regarder nos chemins en Église. Nous sommes invités souvent comme les disciples d'Emmaüs à rebrousser chemins pour revenir à l'Évangile et à la vie. Depuis le Concile nous avons pris des chemins nouveaux qui nous ont conduits nulle part. C'était peut être nos chemins et non ceux de Jésus. Aujourd'hui sommes-nous dans la force centripète qui veut retoruver le monde à l'église dans une pratique sacramentelle comme hier, ou dans la force centrifuge qui nous pousse ailleurs, auprès des femmes et des hommes d'aujourd'hui pour avec eux découvrir le chemin de l'Évangile, le chemin de Jésus ressuscité.   Allons ailleurs, sur les places, les chemins, les restaurants, les quais, "là aussi je dois annoncer l'Évangile." Dans ce temps d'évangélisation et de tournant missionnaire, cette invitation de Jésus de sortir de nos sacristies pour aller ailleurs est pressante. Depuis la révolution tranquille au Québec, nous avons utilisé la force centripète,  ne sommes-nous pas a l'heure de la force centrifuge?

 

samedi, 02 février 2019 15:32

Convergence.

Notre journal local nous parle aujourd'hui du service "Convergence", maison d'accueil pour les hommes violents, intimidés, en détresse qui ont besoin d'aide, d'accompagnement. Je ne peux m'empêcher de dire MERCI et d'être en action de grâce. Un besoin nait dans le milieu, des pasteurs s'assemblent pour y répondre.Nous avons dans notre milieu 17 services communautaires qui travaillent à relever le niveau humain de la vie des gens d'ici. Hier, c'était des communautés religieuses qui s'engageaient dans ce chantier. Aujourd'hui ce sont les nouvelles formes de vies engagées au service de la communauté qui voient le jour. "Ce que tu fais au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que tu le fais" même si tu ne le sais pas. 

Nous avons là, il me  semble, une piste pour l'évangélisation nouvelle dont nous parlons depuis bien longtemps. Aujourd'hui des prêtres me disent: Je ne sais pas par où prendre la pastorale les gens ne sont plus là; des religieuses me disent: qu'est-ce qu'on va aller faire en paroisse, nous n'avons plus de projet. Ces inquiétudes se traduisent par ceci: comment on va faire marcher nos affaires, les gens n'en veulent plus? N'oublions pas comme point de départ que les religieuses comme le ministre ordonné sont des services à la vie de la communauté et non l'inverse. Quand je suis arrivé comme vicaire à la cathédrale de Gaspé à la suite du Concile, fallait mettre en route de nouvelles façons de vivre et célébrer en communauté. Le curé me disait toujours: écoute les gens, s'ils sont heureux et embarquent dans ce que tu fais, vas-y, sinon revise tes affaires. Son critère d'évaluation était la réaction de l'ensemble des chrétiens et non de quelques individus. "Vox populi, vox Dei" disait-on. 

Aujourd'hui, 2 février, journée des personnes consacrées. Nous allons fêter ensemble, se dire qu'on est beau et fin, mais demain ... De nos communautés, à partir des besoins, surgit aujourd'hui de nouveaux pasteurs: prêtres, diacres , religieuses. A vin nouveau outres neuves. La question que je porte est celle des apôtres à Jésus lors de la pêche miraculeuse: Nous avons pêché toute la nuit sans rien prendre, "qu'osse ça donne de retourner?" J'ai célébré des messes, vécu des heures d'adoration, des catéchèses et les chrétiens sont partis. Alors je reviens à la pensée de mon curé: revise tes affaires ça ne marche plus. Avance en eau profonde, me dit Jésus, et jette le filet.   Quand je rencontre les chrétiens sur la rue, ils me parlent d'eux, de leur famille, de leurs inquiétudes ... Je prends conscience que je suis loin de leurs préocucpations. Ma forme de vie m'a éloigné d'eux. Jésus me dit: retoune sur la rue,  écoute-moi dans mes frères et soeurs au coeur de leur vie, c'est là que tu trouveras ta raison d'être comme pasteur ou religieux et viens ensuite on va jaser ensemble et l'Esprit va éclairer ta mision. Rendons grâce au Seigneur .... Il est bon ...Éternel est son amour.

 

 

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