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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

Je rencontre souvent sur la promenade une personne que je salue et que je reconnais chaque fois. Un jour je me suis arrêté et nous avons parlé quelque temps. Aujourd'hui quand je la rencontre, je dis: "je te connais." je connais ses valeurs, ses joies comme ses peines, je connais ce qu'elle a dans le ventre, ce qui la fait vivre.

Il me semble que la Fête du Saint Sacrement -comme on l'appelle- m'invite à me demander si je reconnais le Christ ou si je le connais. "Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui." Je crois que le Seigneur nous invite à le connaitre, à découvrir la passion qui l'a fait vivre. Celui qui écoute mon enseignement et le met en pratique, celui qui communie à mes valeurs,  à ce qui me fait vivre, celui qui s'abreuve au vin de ma tendresse et de la miséricorde, celui-là demeure en moi. Celui-là me connais.

Le sacrement de l'Eucharistie est le sacrement de la connaissance. Il n'est pas d'abord un rite à faire. Dans le compagnonnage quotidien avec le Christ nous apprenons à le connaitre, nous créons des liens de l'intérieur: dans le partage de la Parole nous apprenons à découvrir la pasison du Christ au quotidien. Ceci me permet de reconnaitre le Christ dans mes frères et soeurs sur la route.

Nous entendons souvent aujourd'hui: les gens ne connaisent pas Jésus Christ . Les chrétiens ne fréquentent plus les rites de l'Église mais n'ont pas appris à connaitre le Christ. Reconnaitre quelqu'un, c'est comme le regarder dans un miroir.  Mais quand j'ai partagé avec lui, je peux dire: je le connais. On entend souvent: je le connais comme si je l'avais tricoté.

C'est nous rappeler la parole de Jésus en Jean: "Je connais mes brebis et mes brebis me connaissnt."  Le connaitre, c'est le voir du dedans. Ma question aujourd'hui: Est-ce que je connais le Christ en moi ou si je le reconnais?

À mon ordination, on m'a appris à dire la messe, à respecter les normes liturgiques. Un jour lors d'une réunion de prêtres, l'un d'eux faisait une critique d'un confrère qui avait posé des gestes  qui n'étaient pas  liturgiques. L'évêque a écouté et lui a dit: Si cela a fait prier les gens, pourquoi ce ne serait pas bon. Je me suis dit depuis lors que l'important n'était peut être pas tant le respect des normes que de faire prier les chrétiens et de les rassembler en communauté. Doucement j'ai commencé à voir l'Eucharistie autrement.

Manger le Christ à l'Eucharistie, c'est manger la passion qui l'a fait vivre, son amour des pauvres, sa passion pour la défense des petits et des mal aimés de la société. Boire son sang, c'est me désaltérer à son amour, à sa tendresse, à sa miséricorde pour le Faire en mémoire de lui. Jésus nous a demandé de rendre présent au coeur du monde tout ce qu'il a fait pour nous, tout ce qu'il a enseigné, en un mot la passion qui l'a fait vivre et l'a conduit au Calvaire. Et celui qui fait cela a la vie éternelle.

Aujourd'hui, Jésus s'offre à moi pour se faire connaitre et il me demande de le faire connaitre aux autres autour de moi. Quand ensemble sur le terrain nous avons connu le Christ au coeur de nos vies, il nous sera agréable de le célébrer  en communauté. Dans notre Eucharistie, demandons au Seigneur de nous aider à le connaitre et à rendre présent comme il nous l'a demandé cette passion qui l'a fait vivre au coeur du monde. C'est sans doute cela demeurer dans le Seigneur.

lundi, 12 juin 2017 20:56

Une Église sur la route.

Dans cette visée d'une Église en sortie comme nous le dit le Pape François, je veux aujourd'hui prendre la route. Sur cette route quelqu'un me rejoins pour cheminer avec moi, Jésus me rejoins. Comme pour les disciples d'Emmaüs, il vient réchauffer mon coeur à la chaleur des Écritures.

Avant de reconnaitre le ressuscité, les deux disciples sur la route ont laissé réchauffer leur coeur à la Parole du Christ. Nous avons besoin d'une longue digestion de la Parole de Dieu. Actuellement, je partage avec des groupes de réflexion sur la Bible  depuis quelques années. Ensemble nous voyons les changements qui s'opèrent en nous. Ce partage de la Parole doit se faire en communauté parce que nous nous auto-évangélisons. Il nous faut libérer la Parole, elle nous rendra libre et nous fera découvrir les chemins de l'Esprit dans notre monde. La Bible est un trésor qui nous est confié et que nous devons découvrir ensemble pour la réécrire dans notre monde de 2017.

Reviens souvent à la mémoire le beau texte d'Isaïe 54, 10: "Comme la pluie descend des cieux et n'y remonte pas   sans avoir arrosé la terre, l'avoir fécondée et fait germer, pour qu'elle donne la semence au semeur et le pain comestible, de même la Parole qui sort de ma bouche ne me revient pas sans avoir fait ce que je voulais et réussi sa mission." C'est la Parole semence féconde qui produit cent pour un.

L'auteur d'Hébreux ajoute en 4, 12.: "Vivante, en effet, est la Parole de Dieu, énergique et plus tranchante qu'aucun glaive à double tranchant. Elle pénètre jusqu'à diviser âme et esprit, articulations et moëlle." C'est la parole scanner qui détecte les besoins profonds.

En Jean 15, 1-3, nous lisons: "Moi, je suis la vigne, la vraie, et mon Père est le vigneron. Toute branche ne portant pas de fruit il l'enlève; et toute celle qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'elle porte plus de fruit. Déjà vous êtes émondés par la Parole que je vous ai dite." Il s'agit de la Parole sécateur qui coupe ce qui ne produit pas ou émonde pour améliorer la production.

L'Apocalypse nous dit 10, 9: "Je priai l'ange de me donner le livre, il me dit: Tiens, mange-le; il te remplira les entrailles d'amertume, mais dans ta bouche, il aura la douceur du miel. La Parole est nourriture pour la vie.

C'est en communauté Église que la Parole devra être lue, commentée et expliqée. Je ne crois pas à l'avenir de l'Église en dehors de ce long réchauffement à la Parole de Dieu. La Parole qui est écrite comme celle que nous écrivons chaque jour. La Parole de Dieu est vérité et sa loi délivrance.

lundi, 12 juin 2017 17:41

Une autre bonne lecture.

Nagy Charles Bedwani: De la violence et des jeunes. Médiaspaul. La violence et la radicalisation chez les jeunes sont devenues presque monnaie courante dans notre monde d'aujourd'hui. Nous nous posons la question sur les raisons ou motifs qui conduisent les jeunes dans cette démarche. Le Dr Bedwani nous entraine sur une route de découverte de l'effet des conditions de vie qui changent la "donne" chez bien des jeunes. Cette colère qui vit au coeur de certains jeunes se tournent  ou bien contre eux-mêmes et c'est la mutilation et le suicide; ou bien contre autrui et c'est l'intimidation, les blessures ou le meurtre.. C'est une étude intéressante sur cette quesiton qui peut aider nombre de parents, d'éducateurs et de prêtres pour aider à comprendre ce phénomène douloureux. L'auteur donne quelques pistes de réflexion et d'avenir. bonne Lecture.

samedi, 10 juin 2017 14:49

Une petite méditation

Jésus nous dit dans l'Évangile: "Vous êtes le levain dans la pâte." Au Québec, la pâte s'est transformée depuis quelques années. Elle s'est distancée de la pratique sacramentelle, elle s'est laïcisée. Le levain que nous sommes est demeuré dans la pratique sacramentelle, dans l'église. La question que je me pose: Est-ce que le levain ira rejoindre la pâte ou si la pâte devra revenir au levain? Ce matin, c'est ce qui me trotte dans la tête avec le Seigneur.

vendredi, 09 juin 2017 15:46

Une Église en sortie.

Notre bon pasteur François nous invite à une Église en sortie, une Église des frontières. C'est une démarche de plus en plus nécessaire, mais je suis craintf un peu. Dans nos Églises locales quelle couleur prendra cette Église en sortie. Ferons-nous une démarche de conversion ou de récupération? 

La société devant nous est différente et a des besoins différents, des soifs différentes. Il me semble que notre premier mouvement est de s'asseoir avec le chrétien d'en face pour connaitre ses besoins, ses soifs et travailler avec lui à bâtir demain. Actuellement nous partons beaucoup de la structure, du prêtre pour proposer un cheminement aux communautés. Nous voulons assaisonner nos recettes différemment et ça me questionne beaucoup.

Un théologien  du Québec faisait une comparaison dernièrement. L'Église du Québec est comme la femme hémoroïse de l'Évangile (Luc 8, 43-50). Cette femme avait rencontrer plusieurs médecins qui l'avaient ruinée et son état n'a fait qu'empirer. Il a fallut qu'elle rencontre Jésus Christ. Depuis la révolution tranquille, notre Église a rencontrer bien des prêtres, religieux et religieuses,des évêque qui ont proposer des projets en pastorale et l'état de l'Église n'a fait qu'empirer. Elle est ruinée à la fois au niveau du capital humain et du capital argent. Elle devra rencontrer le christ de l'évangile et de la vie pour voir son état s'améliorer. Notre mission sera donc de favoriser cette rencontre du peuple chrétien avec le Jésus ressuscité et la spiritualité de vie qu'il propose.

IL me semble aussi qu'il nous faudra passer du leadership au "disciplership". Jésus nous dit: "Allez, faites des disciples."  Il me faut d'abord commencer par être moi-même disciple du Christ. Si je ne suis pas disciple, je ne ferai jamais de disciples. Être disciple, c'est mettre ses pas dans ceux du Christ, me placer à son école et faire route avec lui. Si je n'apprends pas à être disciple et à faire naitre des disciples, je ne serai jamais un leader. Voila ami lecteur mes élucubrations, je reviendrai.

jeudi, 08 juin 2017 14:49

Elle est passée.

Une croix qu'on appelle "Croix de l'évangélisation" est passée chez nous. Quelques personnes seulement l'ont rencontrée. Elle est presque passée inaperçue. Qu'est-elle venue faire ici? Que restera-t-il de son passage? Dieu seul le sait et c'est bien comme ça. Cette croix n'est venue que dans les temples et le peuple n'est plus dans le temple. J'ai vu l'image d'une Église "rattatinée" qui regarde passer le train. Je ne veux pas critiquer pour critiquer, je veux simplement prendre conscience combien nous sommes prisonniers de structures et rites obsolètes devant lesquels les gens sont indifférents. A quand le tournant missionnaire? Nous aurions besoin d'une pastorale "scanner".

mercredi, 07 juin 2017 16:35

Marie me dit:

Nous parlons beaucoup aujourd'hui de l'Église en sortie, l'Église du terrain à la suite de notre Pasteur François. Dans cette ligne, Marie me parle aujourd'hui. Écoutons-là.

Marie est une femme libre et nous dirons aujourd'hui une femme dans le vent. Dès qu'elle prend conscience de la présence spéciale de Dieu en elle, vite elle va le porter à Jean. elle est dans le courant d'air de l'Esprit Saint. Elle nous invite en Église à ouvrir nos  portes, aérer notre maison Église pour respirer l'air du dehors. Le temps important pour elle est le moment présent, le moment de donner Jésus au monde.  Ce qui la transporte est le besoin de partager sa joie avec Élisabeth d'une part de de donner Jésus à Jean d'autre part. Je suis invité à être un pasteur dans le courant d'air de l'Esprit pour faire découvrir Jésus à ceux et celles qui ne le connaissent pas.

Si je regarde Marie en Jean, je découvre une Marie qui fait naitre. Marie était au pied de la croix pour accueillir la vie nouvelle du Christ, elle était là à la naissance de l'Église à la Pentecôte. Elle a fait naitre Jésus à sa vie publique à Cana. elle est là aujourd'hui encore pour faire naitre l'Église d'aujoud'hui et donc de demain. Marie qui exerce la force centrifuge qui la porte vers le monde, alors que trop souvent nous exerçons la force centripète qui nous garde centré sur nous-même.

Marie était aussi femme de la Parole.  A l'annonciation comme à sa visite chez Élisabeth elle cite la parole, elle la connait. C'est ce qui lui a permis d'entrer dans le projet de Dieu avec elle. Le renouveau de l'Église ne se fera pas sans ce long cheminement avec le Parole de Dieu. Ce partage et cette communion à la Parole devra se faire en Église, ne communauté. "L'avenir de la mission dans nos diosèses repose davantage, me semble-t-il, sur la découverte et la lente digestion de la Parole vivante de Dieu. Moins on va s'y référer, plus on ressemblera  aux disciples d'Emmaüs avant la rencontre de Jésus." 

La Parole de Dieu n'est pas d'abord dans un livre, elle est dans notre coeur et elle monte en nous pour éclairer notre présent. Le mois dédié à Marie vient de se terminer et nous nous sommes contenter de dire le chapelet. Nous avons enfermé la Vierge dans une dévotion obsolète dans notre monde et le message de sa vie passe inaperçu.

Notre monde est conduit par le colère, la violence, l'appât du gain, le fonctionnement des systèmes au détriment de la personne humaine. Nous sommes invités à un temps de conversion. Pendant que nous nous amusons avec des mots et des théories, pendant que nous les prêtres nous nous amusons à savoir quelle forme de leadership nous devons exercer, les enfants meurent victimes de la violence, les jeunes filles disparaissent victimes des passions, les pauvres meurent de faim pendant que tant de gens jettent la nourriture. Marie nous invite à nous convertir à la vie, à sortir du corset des lois, des coutumes et structures où nous sommes enfermés pour prendre la route avec elle vers Jean Baptiste. Route du coeur, route de la liberté, route de la vie, Route de Jésus Christ.

Inspiré de: La Mission de l'Église au tournant de l'an 2000. Marc Girard.

 

mardi, 06 juin 2017 14:03

UN DON À ACCUEILLIR.

On dit souvent qu'il est plus facile de donner que de recevoir. Nous regimbons parfois devant un geste de générosité à accepter. L'Évangéliste Jean nous place aujourd'hui devant le don merveilleux du Père qu'il nous faut découvrir en nous et accueillir pleinement. "Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique non pas pour que le monde soit jugé mais sauvé." Jn 3,m 16-18.

L'évangéliste nous dit que le Père a donné son Fils par amour; il ne dit pas qu'il a sacrifié son Fils, qu'il a voulu qu'il meure sur la croix, mais il nous l'a donné dans un geste d'amour pour que nous apprenions à connaitre le Père et à vivre en enfants bien-aimés de ce Père. Et le plus merveilleux pour nous est que le Jeudi Saint, Jésus s'est donné à ses disciples dans un geste d'amour pour que nous le donnions au monde à notre tour  aussi dans un geste d'amour.

La passion de Jésus fut de s'inscrire en faux devant les jugements des hommes sur leurs freres et soeurs, de dénoncer l'oppression des pauvres et des petits de la société, de dénoncer la violence et l'injustice, il est venu sauver les êtres humains de l'oppression et du jugement dans lequel ils s'étaient enfermés. Dans un grand geste d'amour il est venu nous sauver de nous-même qui aimons nous enfermés dans des structures et des lois qui étouffent. Il nous est  pour que nous ayons la vie et la vie en plénitude.

Alors le premier mouvement de toute vie chrétienne est de reconnaitre et d'accueillir ce don du Christ Jésus en nous, d'en vivre et de le faire connaitre. Nous aimons beaucoup mériter, la gratuité nous semble difficile. Prions pour mériter des faveurs ou des grâces, faisons des sacrifices pour mettre le Seigneur de notre côté ... prions pour que le Seigneur aide tel malade et pourtant avant même que nous sachions que cette personne est malalde, Jésus était déjà là pour l'aider.

Aujourd'hui la liturgie nous fait célébrer la Trinité. La trinité est cette façon de Dieu de nous rejoindre dans nos besoins et de nous accompagner. Il se présente  à nous comme un Père, celui qui donne et fait grandir la vie. Celui qui ne veut pas rester seul et partage sa vie avec d'autres. Celui qui s'est donné un vis-à-vis pour aimer et partager. Il nous donne l'exemple pour que nous soyons aussi des pères, des êtres qui sèment la vie et la fait grandir.

Il se présente à nous comme un fils et un frère. Il est important pour nous d'avoir quelqu'un à notre niveau pour partager et grandir ensemble. La vie de famille est importante pour nous. Il se présente comme celui qui unit et rassemble dans l'amour et l'unité et répond ainsi  à notre besoin de fraternité. Les relations d'amitié et de fraternité font partie intégrante de notre vie.

Il se présente à nous comme un Esprit, un souffle qui anime nos vies. Nous sommes greffés, tatoués de l'Esprit même de Dieu. Dans toute vie de famille, il y a un esprit de famille de sorte qu'on dit souvent de quelqu'un, il est vraiment le fils d'un tel ou la fille d'une telle. Il a l'esprit de famille. L'Esprit de Dieu en nous qui nous fait agir en enfant bien-aimé du Père et qui fait dire celui-là est vraiment enfant de dieu.

Ainsi Dieu nous a donné son Fils pour que nous devenions une famille, une communauté et que nous ayons le même esprit, la même passion que le Fils pour les pauvres, les petits, la justice, la miséricorde. Il s'agit simplement pour nous de découvrir qui nous sommes, d'accueillir ce don de Dieu en nous, d'en vivre et de le donner comme Marie. Alléluia.

samedi, 03 juin 2017 18:14

Notre monde grelotte.

Notre monde a froid. chaque matin, les nouvelles nous présentent de nouveaux épisodes de la vie d'un monde souffrant. Les uns se sont battus à l'arme blanche, d'autres ont tenté un essai de suicide, d'autres se sont fait justice eux-mêmes, mais toujours le même fond de souffrance qui s'exprime. Depuis plusieurs années nous sommes enfermés dans des structures et des systèmes. Nous avons pensé que cela règlerait tous nos problèmes. Mais ils ne font que s'emplifiés.

Comme chrétiens, nous avons joué le jeu de la société et nous nous sommes enfermés dans des structures vidées de leur sens et du souci des personnes. Nous sommmes dans un système chrétien du permis et du défendu. Souvent on m'a dit: tu n'as pas le droit de faire cela, l'Église ne le permet pas. Un jour, un prêtre avait crtiqué un confrère parce qu'il avait fait des choses en liturgie qui n'étaient pas permises par les lois liturgiques. Notre Évêque a écouté religieusement et lui a dit: Et si cela a fait prier les gens, pourquoi ce ne serait pas bon? L'important ést la vie et la foi, la loi est un instrument au service de la vie.

Le monde a froid parce que nous avons oublié les personnes pour nous occuper des rites et des coutumes. Nos gouvernements se sont struturés comme des pelures  d'oignons et notre Église a suivit ce modèle. La société du Québec changera lorsque nous aurons décidé de bâtir notre propre société, d'en être les artisans et non d'abord ou seulement les gouvernements.

L'Église du Québec changera lorsque nous aurons décidé faire Église, faire communauté. Le renouveau de notre Église viendra du peuple chrétien, de l'Église de la Galilée et de la Samarie, il viendra des mouvements spirituels qui vont transformer d'en bas, ou il ne viendra pas. Notre monde a besoin de la chaleur de l'amour sans condition, il a besoin d'une oreille qui écoute sans jugement, il a besoin du baume de la charité chrétienne pour cycatriser  ses plaies. N'oublions jamais que là où nous voyons une faute à punir, Dieu voit une plaie à soigner et à guérir. Quelqu'un disait hier dans une conférence: Qaund les gens appellent à l'église pour un service, ils doivent recevoir une réponse de pasteur et non d'un bureau de la SAAQ.

Je suis conscient aujourd'hui que le Pape François va changer l'Église par sa façon de vivre la papauté et non par les nouvelles structures qu'il mettra en place. le monde changera à cause de ma façon d'être chrétien et de vivre l'Évangile, La communauté chrétienne changera par ma façon nouvelle et plus évangélique de vivre mon sacerdoce ministériel. L'Église du Christ revivre d'en bas dans la mesure où nous chrétiens l'aurons dans le ventre et dans le coeur. C'est là mon voeu le plus pressant.

samedi, 03 juin 2017 18:03

Une lecture

Ne renonçons à rien: le livre de la tournée "Faut qu'on se parle" avec Gabriel Nadeau-Dubois, Jean Martin Aussant et compagnie. A la suite de la consultation tenue au Québec, le groupe a publié un regard sur le Québec à partir  des propos recueillis. tous les domaine simportants y passent: économie, agriculture, santé, éducation, politique. Un tableau du Québec est brossé avec nuances justesse. Certaines pistes de réflexion sont abordées en vue de l'avenir. Lire ce livre, c'est écouter battre le coeur du Québec.

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