reflexion2

Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mardi, 12 avril 2016 13:28

Seigneur, envoie-nous des fous! S.V.P.

En ce dimanche du Bon Pasteur, je me suis permis de coiffer ma méditation d'un titre inspiré d'un article du Père Lebret; je trouvais qu'il allait bien.

Dans notre société mal menée par des systèmes qui défendent des pouvoirs et des structures avant les personnes, il m'apparait important que des fous naissent dans notre Église. C'est à dire que lèvent des femmes et des hommes épris, fous de Dieu, fous de miséricorde, d'amour, d'accueil; des femmes et des hommes passionnés de liberté, de respect des personnes; des femmes et des hommes capables de sortir des sentiers battus pour ouvrir les routes de l'Espérance aujourd'hui.

L'Évangéliste Jean (10, 27-30) nous parle du Vrai Pasteur. Le pasteur qui connait son monde, capable de lui donner ce dont il a besoin, le vrai Pasteur qui aime profondément tous les êtres humains et qui les considèrent comme ses enfants bien-aimés. Le Vrai Pasteur que les gens aiment et suivent la voix.

La vie chrétienne, la vie de l'Église n'est pas facile aujourd'hui. La vie exige que nous puissions agir par conviction et non par habitude, une vie qui exige que nous fassions l'expérience du ressuscité et non transmettre des théories sur Dieu. Un pasteur n'est pas nécessairement un être efficace, qui fait des choses, mais un être fécond qui fait surgir la vie.

Une condition essentielle pour être un vrai pasteur, c'est d'être un bon disciple. Un disciple qui écoute la voix du Maitre et qui se laisse transformer. Un vrai disciple se met à l'école de Jésus dans la méditation assidue de sa parole et la prière afin de se laisser modeler comme l'argile dans la main du potier. Si nous ne savons pas être disciple nous ne serons jamais pasteur. Avant de se révéler comme Pasteur, Jésus s'est d'abord révélé comme l'agneau de Dieu.

Être pasteur, c'est être une femme ou un homme qui a un coeur de père et de mère pour faire naitre la vie et l'accompagner dans son développement. C'est quelqu'un qui donne la vie et brise les barrières qui empêche cette vie de grandir. Le vrai pasteur est celui qui fait l'unité:"Le Père et moi nous sommes UN." L'unité se fait au niveau des valeurs et de la vie alors que les structures et les lois souvenrt développent les dissensions.

Le monde chrétien a soif de spiritualité, soif de sens, soif de valeurs, de liberté et d'être entendu dans ses besoins. Alors ma prière aujourd'hui est pour demander au Seigneur de faire naitre de ces femmes et ces hommes passionnés -de ces fous- d'amour, épris de Dieu en vue de tracer la route de l'évangélisation pour aujourd'hui. Je prie pour que naisse cette Église qui ferme ses livres de lois, de disciplines pour ouvrir l'Évangile et se laisser modeler par le Christ. "Je suis le vrai Pasteur."

mardi, 12 avril 2016 13:28

Seigneur, envoie-nous des fous! S.V.P.

En ce dimanche du Bon Pasteur, je me suis permis de coiffer ma méditation d'un titre inspiré d'un article du Père Lebret; je trouvais qu'il allait bien.

Dans notre société mal menée par des systèmes qui défendent des pouvoirs et des structures avant les personnes, il m'apparait important que des fous naissent dans notre Église. C'est à dire que lèvent des femmes et des hommes épris, fous de Dieu, fous de miséricorde, d'amour, d'accueil; des femmes et des hommes passionnés de liberté, de respect des personnes; des femmes et des hommes capables de sortir des sentiers battus pour ouvrir les routes de l'Espérance aujourd'hui.

L'Évangéliste Jean (10, 27-30) nous parle du Vrai Pasteur. Le pasteur qui connait son monde, capable de lui donner ce dont il a besoin, le vrai Pasteur qui aime profondément tous les êtres humains et qui les considèrent comme ses enfants bien-aimés. Le Vrai Pasteur que les gens aiment et suivent la voix.

La vie chrétienne, la vie de l'Église n'est pas facile aujourd'hui. La vie exige que nous puissions agir par conviction et non par habitude, une vie qui exige que nous fassions l'expérience du ressuscité et non transmettre des théories sur Dieu. Un pasteur n'est pas nécessairement un être efficace, qui fait des choses, mais un être fécond qui fait surgir la vie.

Une condition essentielle pour être un vrai pasteur, c'est d'être un bon disciple. Un disciple qui écoute la voix du Maitre et qui se laisse transformer. Un vrai disciple se met à l'école de Jésus dans la méditation assidue de sa parole et la prière afin de se laisser modeler comme l'argile dans la main du potier. Si nous ne savons pas être disciple nous ne serons jamais pasteur. Avant de se révéler comme Pasteur, Jésus s'est d'abord révélé comme l'agneau de Dieu.

Être pasteur, c'est être une femme ou un homme qui a un coeur de père et de mère pour faire naitre la vie et l'accompagner dans son développement. C'est quelqu'un qui donne la vie et brise les barrières qui empêche cette vie de grandir. Le vrai pasteur est celui qui fait l'unité:"Le Père et moi nous sommes UN." L'unité se fait au niveau des valeurs et de la vie alors que les structures et les lois souvenrt développent les dissensions.

Le monde chrétien a soif de spiritualité, soif de sens, soif de valeurs, de liberté et d'être entendu dans ses besoins. Alors ma prière aujourd'hui est pour demander au Seigneur de faire naitre de ces femmes et ces hommes passionnés -de ces fous- d'amour, épris de Dieu en vue de tracer la route de l'évangélisation pour aujourd'hui. Je prie pour que naisse cette Église qui ferme ses livres de lois, de disciplines pour ouvrir l'Évangile et se laisser modeler par le Christ. "Je suis le vrai Pasteur."

vendredi, 08 avril 2016 19:34

Un rêve.

Michel-Marie Zanotti-Sorkine: Lettre ouverte à l'Église du troisième millénaire. Ed. Robert Lafond. L'auteur d'abord artiste fut ordonné prêtre à 40 ans et conitnue sa carrière d'écivain avec son ministère de prêtre. Il écrit une lettre à Madame l'Église dans une forme littéraire intéressante et alerte. Il exprime le rêve qu'il fait de l'Église pour aujourd'hui et demain. C'est une lecture intéressante qui exprime ce que bien des chrétiens pensent mais n'osent exprimer. C'est fait avec poésie, parfois avec humour et ça vient nourrir nos propres rêves. Un exemple: "Je rêve d'une Église dont les pasteurs se considéreraient apôtres à la Saint Paul, travaillant à la naissance de la foi autant qu'à sa croissance."  Une lecture brève mais Bonne.

 

vendredi, 08 avril 2016 19:29

Je rêve.

"Je rêve d'une Église qui, en prenant les empreintes digitales de chaque homme, trouverait à chaque fois le doigt de Dieu." Miche-Marie Zanotti

vendredi, 08 avril 2016 14:01

Invités aux frontières.

Dimanche le 3 avril, l'Église universelle vivait le "dimanche de la miséricorde." Dans ma région, les chrétiens se sont rassemblés en trois groupes différents dans l'après midi. Je me suis permis d'écouter les participants de ces groupes pour en tirer une leçon qui pourrrait nourrir ma spiritualité.

Un groupe se réunissait autour d'un "bingo" pour ramasser de l'argent pour la frabrique paroissiale. L'objectif était du financement pour l'église. Un autre groupe était a l'église pour un temps de prière. Les gens ont prié, passé la porte de la miséricorde et réfléchit sur la spiritualité de Sr Faustine. A l'occasion du diner, quelqu'un a présenté comment se vivait concrètement la miséricorde chez nous dans les services offert  selon les besoins du milieu.  Un autre groupe était rassemblé à Exploramer pour une activité de financement pour assurer l'avenir de ce petit musée maritime. Les organisateurs n'étaient pas d'abord au niveau financement mais de l'importance de conserver cette activité pour le bien du milieu.

En écoutant parler les gens qui ont participé à ces activités, je me disais: Les trois rejoignaient la miséricorde mais il a manqué un lien dans les trois. L'activité a Exploramer était un moment de communion, de fraternté et les organisateurs ont proposé des valeurs. Les bénévoles ont eu une présence d'une grande richesse. La question que je me pose: Comment faire découvrir que l'Esprit du Seigneur anime ces gens et leur permet de continuer contre vents et marées ?

Le rassemblement à l'église était très spirituel mais manquait à mon sens de dimension concrète. En parlant de soeur Faustine, il faut se demander comment elle a concrétisé sa spiritualité. On ne peut l'imiter mais s'inspirer de sa vie pour rendre concrêt ici aujourd'hui l'Évangile de Jésus Christ. Le logo de l'anné de la miséricorde montre le Christ portant le blessé sur ses épaules est la visée concrète de notre spiritualité. La personne qui a présenté les services du centre de bénévolat a montré comment se vit la miséricorde chez nous et notre mission est de montré la force de l'Esprit qui anime cette vie.

Il me semble que la vie et la spiritualité sont comme deux rails de chemin de fer qui ne veulent pas se rencontrer. Dans l'Évangile de Jean, Jésus dit aux apôtres de pêcher à droite, de jeter le filet là où il y a du poisson. L'année de la miséricorde nous invite à pêcher à droite là où les gens vivent, travaillent, luttent, fêtent pour ensuite célébrer ensemble. Ma gande question: Est-ce que l'année de la miséricorde va rester entre les 4 murs de l'église?

mercredi, 06 avril 2016 14:15

Pensée

La connaissance parle, la sagesse écoute. Socrate.

mardi, 05 avril 2016 15:39

Envoyés à la messe. Jn 21, 1-9.

Les employés de St-Hubert à la suite de la vente de l'entreprise sont inquiets de leur avenir. La situation est changée et l'avenir leur apparait incertain. C'est ce que vivaient les apôtres au matin de la résurrection. Jésus est mort. Leur porjet d'avenir est foutu. Ils sont au chômage. Découragés, ils retournent à leur ancien métier, mais leur filet reste vide. Notons que c'est la nuit. Il fait noir dehors comme dans leur coeur découragé. Il leur faudra attendre la lumière du jour, la lumière du ressuscité pour remplir leurs filets. Pauvres disciples, ils n'ont rien compris des événements passés et de la mission donnée par Jésus le jeudi saint.

Sur le rivage, Jésus leur dit: "Jetez le filet à droite." Jetez le filet là où il y a du poisson. Les apôtres se sont fiés à leur expérience, à leur gros bras et le travail a été vain. Jésus veut leur faire comprendre que la mission donnée ne se réalisera qu'avec lui. C'est sa mission qu'il faut faire avec lui et non sans lui. Bâtir le royaume du Père est la mission du Christ avec nous. Au moment où les apôtres ont pêché avec le Christ, les filets se sont remplis.

Nous vivons en Église aujourd'hui la même situation, nos filets sont vides. Les ouvriers sont parfois découragés. Les gens ne sont pas intéressés par nos célébrations et formes de prière. Alors Jésus vient nous dire: jetez les filets à droite. Allez vers vos frères et soeurs pour écouter ce dont ils ont besoin et présenter le filet qui va les réunir et nourrir leur foi et leur spiritualité. Nous sommes invités à la messe sur le monde, la messe au quotidien là où les chrétiens vivent, luttent, travaillent, sont dans la joie et la peine pour les accompagner et avancer avec eux. La messe que Jésus vit avec les siens ce matin n'est pas dans le temple mais au coeur de la vie, au coeur de leur découragement pour les réengager dans sa mission.

Jean, le disciple bien-aimé, s'écrit: "C'est le Seigneur." Ce n'est pas Pierre qui le reconnait d'abord, mais Jean. L'expérience du ressuscité ne se fait pas au niveau de la tête, mais du coeur. Nos filets se rempliront si nous descendons au niveau du coeur, au niveau de l'amour. Comme si Jésus nous disait: Vos filets se rempliront si vous sortez de vos sécurités, de vos façons de faire, de vos célébrations trop ritualistes, pour rejoindre l'homme d'aujourd'hui et nourrir sa vie spirituelle. Jetez le filet à droite, c'est aussi se placer à l'école de Jésus ressuscité pour écouter sa voix, méditer sa parole, communier à sa présence et accompagner la vie autour de nous.

Le disciple, l'envoyé est un compagnon de Jésus Christ sur la route  quotidienne. La méditation de la Parole de Dieu va changer notre coeur, nous unir au Christ dans la prière pour être envoyés témoigner  du ressuscité. Félix Leclerc dans son chant: Moi mes souliers, écrit: Mes amis sachez qu'au Paradis, pas de place pour les souliers vernis. En cette année de la miséricorde, le Christ nous envoie sur les routes du monde autour de nous, jeter le filet à droite et salir nos souliers. L'envoyé par le Christ n'a pas nécessairement un diplôme de l'université, mais il a un coeur diplômé.

Autour de nous la mission du Christ se vit, la miséricorde s'exerce auprès de mal gommés de la société, des femmes et de senfants victimes de violence et d'injustice, des pauvres, etc .. découvrons ensemble ces lieux de miséricorde, ces lieux de vie chrétienne et allons nous asseoir avec eux pour découvrir la force de l'amour. Nous pourrons sans douute dire comme Jean: C'est le Seigneur.

mardi, 05 avril 2016 14:28

Invités à la messe.

Les employés de St-Hubert à la suite de la vente de l'entreprise sont inquiets de leur avenir. La situation est changée et l'avenir leur apparait plus incertain. C'est ce que vivait les apôtres au matin de Pâques. Jésus est mort, leur projet est foutu, ils sont sur le chômage. Ils retournent à leur métier: la pêche, mais leur filet reste vide. Notons que c'est la nuit. Il fait noir au dehors comme dans leur coeur découragés. Il faudra attendre la lumière du jour, lumière du ressuscité pour remplir les filets. Pauvres disciples, ils n'ont rien compris de la mission donnée par Jésus le jeudi saint et ils retournent à leur barque.

Jésus arrive et leur dit: "Jetez le filet à droite. Jetez le filet là où il y a du poisson. Mais Jésus veut aussi et surtout leur faire comprendre que lamission donnée n'est pas la leur mais la sienne et que c'est avec Lui qu'ils la réaliseront. Bâtir le royaume du Père est l'oeuvre du ressuscité avec nous et nous avec lui. Le Christ nous a donné cette misssion et il est demeuré présent pour la réaliser avec nous.

Nous vivons aujourd'hui en Église une situaiton semblable à celle des apôtres de l'Évangile. Nos églises se vident -nos filets sont vides-, les gens sont indifférents aux célébrations, le poisson ne mord plus à l'hameçon qu'on présente. Les personnes engagées se découragent. Jésus se présente et nous dit: jetez le fielt à droite là où il y a du poisson. Allez vers vos frères et soeurs pour les écouter et savoir quel genre de filets les intéresse. Nous voulons que les chrétiens adhèrent à nos façons de voir et de célébrer mais les chrétiens nous invitent à changer de filets pour répondre à leurs besoins spirituels.

Notons que dans l'Évangile d'aujourd'hui, Jean reconnait le Seigneur et non Pierre. L'expérience du Christ ressuscité se fait au niveau du coeur. Jean est le disciple bien-aimé alors que Pierre est plus au niveau de la raison. Nos filets se rempliront si nous descendons au niveau du coeur, au niveau de l'amour, au niveau de la spiritualité. Jeter le filet à droite, c'est sortir de nos sécurités, nos façons de faire, nos façons de célébrer pour rejoindre le chrétien de la rue et nourrir sa foi et sa vie chrétienne. Vos filets se rempliront si vous vous placez d'abord à mon école, si comme Piere vous courrez vous placer près du maitre pour apprendre la liberté et l'amour. Être près du maitre, c'est se placer à l'écoute de sa Parole, méditer sa façon d'accueillir et d'accompagner la vie autour de lui. Le disciple du maitre n'a pas nécessairement un diplôme de l'université, mais il a un coeur diplômé.

Le disciple comme le témoin du ressuscité est un compagnon de route du Christ au quotidien dans la prière et la méditation de la parole de Dieu. La Parole va changer notre coeur et nous conduire à la prière. Nous sommes habitués à faire des prières, nous devons aussi apprendre la prière. Ce que Jésus fait avec ses disciples, c'est qu'il les invite à la messe. MESSE  vient de "mittere" qui signifie envoyé. Nous sommes envoyés à la messe sur le monde et dans le monde. Nous sommes envoyés au coeur de la vie quotidienne remplir les filets et les conduire à Jésus. Le Pape François nous envoie à cette messe sur le monde durant l'année de la miséricorde.

Alors dans notre quotidien, près de lieux où se vit la miséricorde, où le Christ ressuscité se révèle auprès des pauvres, des mal gommés de la société, des femmes et des enfants victimes  de violence et d'injustice, auprès de malades et des personnes seules ... nous puissions dire comme saint Jean: C'EST LE SEIGNEUR. 

 

dimanche, 03 avril 2016 17:20

S.O.S.

En ce temps difficille pour les communautés chrétiennes où des églises femrent et sont vendues, la vie chrétiennes a difficulté à trouver son chemin, je m'arrête à réfléchir sur l'importance des communautés chrétiennes. Même si le bâtiment ferme, ne nous laissons pas voler nos communautés. Je m'inspire d'un texte que Raymond Dumais -notre ancien évêque- nous avait donné en 1999. Il avait parlé de la communauté chrétienne, une créature de Dieu.

S. Paul écrivait à ses communautés de Philippe: "Je rends grâce à mon Dieu chaque fois que je fais mémoire de vous dans mes prières." Et Paul saluait les chrétiens: les saints et saintes qui sont à ..." À l'exemple de Paul nous ne pouvons prendre soin de nos communautés qu'en les aimant profondément et les considérant comme l'oeuvre de Dieu. Jésus a voulu fonder des communautés, une communion de personnes. Nous devons aimer nos communautés assez pour donner le goût de la garder vivante.

La communauté doit nous apprendre à être des passeurs de la foi. Transmettre la foi est un défi dans notre monde contemporain. La famille a pris ses distances face à la vie chrétienne, l'école n'enseigne plus les rudiments de la foi, la fréquentation des sacrements est faible, les passeurs de la foi se font de plus en plus rares. Les enfants qui viennent au parcours catéchétique sont au b.a.ba de la connaissance de Jésus Christ. La communauté chrétienne doit prendre en charge la transmission des valeurs de la foi. Nous devenons des éveilleurs de la foi. La question est moins la catéchèse que la découverte de Jésus Christ. Comment couvrir ce déficit de passeurs de la foi?

L'avenir de nos commuanutés chrétiennes passera par la présence de pettis groupes de partage de la Parole et de la vie. Nous avons connu les mouvements d'action catholique: JEC, JOC, JAC, ligue du Sacré-Coeur etc .. qui ont nourri la vie chrétienne. L'avenir  repose sur la création de plus en plus large de petites communautés de vie et de partage autour du Ressuscité. De ces groupes naitront les passeurs de la foi et les pasteurs des communautés.

Un autre pilier de la communauté est la prière. Une communauté qui ne se rassemble pas ne peut exister. Un élément important est le rassemblement autour du Christ dans la prière. D'où la nécessité de développer des moments de rassemblement, de prière qui nourrissnet la vie chrétienne et donnent le goût d'y revenir. "Comment nos célébrations sont-elles des moments de ressourcement pour les membres de tous âges de nos communautés?" C'est une grosse question qui nous est posée depuis le Concile. Comment changer notre langage, nos rites de façon à nourrir vraiment la foi? Comment actualiser nos célébrations, nos rassemblements?

Il s'avère excessivement  important de développer les différents charismes dans la commuanuté.   Dans la communauté comme dans la vie, nous devons accepter les diversités. L'Esprit saint a déposer des dons et charismes en nombre suffisant pour garder vivante nos commuanutés, garder vivant les rassemblements et les temps de prière. La question n'est pas de faire du bénévolat ou de rendre service, mais bien de prendre nos responsabiltiés. Comme baptisés nous sommes tous responsables de la vitalité de notre communauté chrétienne. Dans ce contexte, il ne s'agit pas de faire de la place aux jeunes comme on l'entend souvent, mais plutôt de bâtir avec eux l'Église qui leur convient.

Enfin assurer une éducation chrétienne adéquate et permanente. Cette formation doit se faire à partir des besoins des chrétiens et du milieu dans lequel on vit. Une formation ancrée dans le quotidien à partir de la Parole de notre Dieu. Notre monde a soif de spiritualité, de sens, de valeurs. Il faut jeter une semence qui porte du fruit.

Donc notre premier pas: aimer nos commuanutés avec leurs diversités, et rendre grâce au Seigneur pour ce que nous sommes devenus ensemle.

vendredi, 01 avril 2016 16:00

Il aimait ...

Depuis la catastrophe aérienne des Iles de la Madeleine où Jean Lapierre a périt, une phrase revient toujours sur les lèvres de tous les commentateurs: "Il aimait les gens et les gens l'aimaient." Ceci me rappellait la phrase de l'Abbé Pierre à qui on demandait comment il définisait le prêtre, il a répondu: "C'est quelqu'un qui aime les gens et se fait aimer." C'est à mon avis la caractéristique fondamentale du prêtre.

Jean Lapierre n'avait-il pas le charisme du pasteur? Un homme au franc parler, un homme vrai, un homme passionné. Il me semble que c'est là le pasteur présenté dans l'Évangile. C'est le type de pasteur dont notre monde a besoin: un homme du terrain, des poignées de main, un homme passionné de Dieu et de la liberté, un homme amoureux ... Nous pourrions sans doute méditer en ce sens en vue de la journée des vocations qui s'en vient. De quel  pasteur notre monde a besoin? M'est avis que ces pasteurs ne sont pas seulement ou d'abord dans les Grands Séminaires aujourd'hui. Nous y reviendrons.

 

Page 95 sur 108