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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

jeudi, 18 mai 2017 14:39

Une question?

Quelqu'un me posait une question dernièrement: Qu'est-ce qui a changé dans notre Église et que pourrions-nous faire pour y remédier? Quelle question? Ouf!

Je dirais, tout a changé. Notre société chaudement entourée par l'Église s'est tricoté une laïcité et ce fut tellement rapide qu'elle a échappé des mailles. La pratique religieuse a baissé rapidement, l'enseignement religieux est disparu des écoles, l'arrivée de la télévision, de l'ordinateur, des téléphones intelligents nous a plongés dans un univers qui a bouleversé notre mode de vie. Nos églises se sont vidées et les fabriques ont peine à les entretenir. L'indifférence religieuse s'est installée et de plus notre société a développé une sorte d'individualisme qui nous prive de bons rassembleurs.  Nous sommes dans un autre univers totalement différent de celui dans lequel j'ai grandi.

Il nous faut admettre que l'Église est ailleurs. Elle est décrochée de ce que nous vivons encore dans la pratique sacramentelle. Il nous faut prendre acte aussi que les oeuvres caritatives sont vivantes sur le terrain et sont animées par des chrétiens et chrétiennes qui ne célèbrent plus avec nous. La pratique de la charité est toujours vivante. Comment entrevoir une présence évangélque dans ce monde.

De prime abord, je crois qu'il nous faut méditer le texte du Pape François dans "La joie de l'Évangile" où il nous invite à être des contemplatifs du peuple de Dieu pour écouter ses besoins et lui donner la parole dont il ont besoin pour vivre sa vie chrétienne, et aussi des contemplatifs de la Parole de Dieu. (no 154).

Un deuxième pas est de nous laisser convertir par le peuple à une nouvelle approche de l'Évangile et de l'Église. Notre façon de vivre en Église et de présenter le message de Jésus Christ ne correspond plus aux aspirations spirituelles des chrétiens. Ces derniers ne veulent plus d'une structure centripète (expression de Mgr Rouet) mais d'une Église plus à l'écoute. Quand le Pape François parle de vocation, il parle de conversion et non de conservation. Je crois que nous sommes rendus à cette étape.

Mgr Gagnon dans sa lettre sur l'urgence d'agir pour l'avenir des communautés signale l'importance de provoquer un discernement sur notre situation en Église. Il m'est avis que nous ne pourrons pas avancer sans cet arrêt pour exercer un bon discernement en Église. (no 8). Ce discernement nous fera découvrir l'essentiel: la communauté. L'Église est une communauté de chrétiens rassemblés dans l'amour autour de Jésus Christ et nous devrons nous convertir à cette Église. (no 9). Et enfin, il faut asseoir notre Église sur ses bases solides qu'on appelle en construction "la footing": La Parole, la Prière, la Charité. ( no 10). qui fait référence aussi au sacerdoce baptismal qui est "la footing" de toute vie d'Église.

Quand nous aurons réussi cela, notre vie d'Église sera meilleure, nos célébrations seront nourrissantes, et la pratique de l'Évangile sur le terrain sera notre manne qutidienne. Si nous ne commençons pas par évangéliser, la catéchèse, la pratique sacramentelle continuront de se vider.

Voila, cher monsieur, la première réflexion que je porte a`votre question.

mardi, 16 mai 2017 15:58

Un bedeau devenu évangélisateur.

Un jour, j'avais demandé à une religieuse de faire l'homélie le dimanche. Certains chrétiens se sont offusqués: Seul monsieur le curé peut faire homélie. De quel droit, elle prêche. C'est l'histoire du texte des actes des Apôtres d'aujourtd'hui: 8, 5-17. Philippe qui avait été nommé pour servir les tables est retrouvé en Samarie prêchant et baptisant sans autorisation. De quel droit va-t-il prêcher? Promptement on envoie Pierre et Jean vérifier ce qui s'y passe. Devant l'éclosion merveilleux de la foi, ils confirment le travail de l'Esprit Saint. Notons aussi que Philippe  enseigne en Samarie et non en Judée. Il a été envoyé par l'Esprit dans ce pays plus ouvert à l'annonce de l'Évangile que le Judée. Des gens plus libres devant les traditions religieuses du temps. Ceci se passe aujourd'hui encore.

L'Esprit souffle où il veut et n'attend pas nécessairement les permissions pour donner du souffle à qulqu'un. Nous avons encore aujourd'hui de ces Philippe dans nos communautés chrétiennes qui font oeuvre de charité, de témoignage et de rassemblement. Ils nous demandent un seule chose, confirmer l'action de l'Esprit en eux et autour d'eux. "Vous ferez les oeuvres que je fais et même de plus grandes  encore." Quand je vois tous ces bénévoles qui dans nos paroisses travaillent au bien des autres, je me dis ce sont des Philippe qui  annoncent un Chirst ressuscité.

Ce travail de l'Esprit, Jésus nous l'annonce dans l'Évangile d'aujourd'hui: Jn 14, 15-21. "Le Père vous enverra un autre défenseur l'Esprit de vérité". On traduisait autrefois "le Paraclet". Le Paraclet veut dire: "Qui répond au cri de ". L'Esprit nous permet de répondre aux cris de nos frères et soeurs. La maman qui se lève la nuit pour répondre aux cris de son enfant, lui donne à manger lui prodigue de l'amour est un "paraclet." L'Esprit de Jésus répond aux cris des êtres humains et nous donne aussi cette capacité. C'est Lui qui a poussé Philippe en Samarie répondre aux besoins des gens et Il continue cette oeuvre aujourd'hui encore.

Dans notre contexte d'Église, il me semble que ce Paraclet devrait nous convertir à l'écoute des cris des gens autour de nous. Les gens de nos Samaries ont besoin de paroles qui réchauffent le coeur, d'une écoute qui libère et annonce l'accueil et l'amour. Quand l'Esprit souffle hors des sentiers battus, il nous est souvent difficile de le reconnaitre, ça nous dérange.

Jésus a marché presque toute sa vie hors des sentiers battus, il a écouté le cris et les besoins des êtres humains de son temps et il leur a donné une parole qui fait vivre. J'écoutais hier Nicola Ciccone chanté: "J't'aime tout court." Et j'entendais Jésus répéter avec lui: J't'aime tout court. C'est ce que Jésus a dit à la femme accusée d'adultère, à la samaritaine. à Zachée, "J't'aime tout court." Je crois que c'est cela aussi que l'Esprit nous demande de chanter autour de nous: J't'aime tout court. Je t'aime pour ce que tu es et non pour ce que tu fais. C'est le grand commandement de l'amour qui ne demande pas de sacrifices ou de mérites, mais un accueil tout simple.

Dans ce grand commandement, Jésus fait en nous sa demeure. Que notre Eucharistie aujourd'hui nous permette de découvrir nos Philippe et nous rende capable de les confirmer dans leur action.

dimanche, 14 mai 2017 17:14

J't'aime tout court.

Nicola  Ciccone a une magnifique chanson que j'ai placé aujourd'hui dans la bouche de Jésus parce qu'elle m'a rejoint au plus profond de moi-même. "J't'aime tout court."

J'entendais Jésus me dire: J'T'aime tout court sans parure ni diamant; sans tambour ni canon; sans vainqueur ni perdant, J't'aime tout court. L'amour n'est qu'un mot quand il est pur et simple.

Il me semble que c'est comme cela que Jésus nous aime et qu'il nous demande de nous aimer les uns les autres: sans parure, ni diamant ... Je revoyais le parabole du père miséricordieux où le père accueille son fils parce qu'il l'aime tout court, tel qu'il est sans parure et sans diamant. Tout ce qu'on peut dire de plus ce ne sont que des mots. Ils nous révèlent une religion de gratuité et non de mérites.

Les chansonniers nous apportent des messages remplis d'amour et d'espérance que nous devrions méditer. Ils écrivent l'Évangile avec des mots qui nous parlent très fort. Merci Nicola.

samedi, 13 mai 2017 20:44

Marie, vierge de l'écoute.

C'est le mois de Marie, chantons-nous en coeur de ce temps-ci. Le mois de Mai remet devant nos yeux le visage extraordinaire de Marie. Nous avons appris à prier Marie avec le rosaire. Mais on ne prie pas Marie; on prie le Seigneur avec Marie ou comme Marie. On ne prie pas les saints, mais on prie avec les saints et en communion avec eux. J'assiste parfois à la récitation du chapelet au mois de Mai et c'est trop souvent une course de vitesse digne de Jacques Villeneuve.

Aujourd'hui, je voudrais méditer un instant "Marie modèle de l'écoute." Notre monde est blessé et souffrant. Il a besoin d'une oreille attentive pour l'écouter et d'un coeur  pour l'aimer. Et Marie me semble un modèle à cet effet.

L'ange se présente chez elle et je me l'imagine en train de faire le diner pour la famille. Marie l'accueille et l'écoute. Elle lui répond: comment cela va-t-il se faire? Dans les Écritures, il est marqué que le Messie naitra d'une vierge, elle ne doit pas connaitre d'homme; et moi, je suis fiancée, j'ai mon homme. Alors l'ange lui, il s'agit de l'oeuvre de Dieu et non de la tienne; et Dieu va réaliser son plan à travers toi telle que tu es. Et Marie a ce mot merveilleux: "Que tout se passe en moi selon ce que tu dis." Marie est une contemplative et se rend disponible au projet de Dieu. Marie ne doute pas du projet de Dieu, elle s'étonne sur la façon de le réaliser.

"Réjouis-toi Marie, comblée de grâce." Marie est consciente d'être objet de la gratuité de Dieu. Ce n'est pas elle qui demande un signe à Dieu, c'est Dieu qui demande un service à Marie: "Veux-tu me permettre de naitre dans ce monde?" Comme Jésus dira à la samaritaine: "Donne-moi à boire." Marie est a l'écoute de celui qui l'habite. Soyons conscients nous aussi que nous sommes bénéficiaires de la gratuité de Dieu.

Si je regarde le monde autour de moi, il m'apparait à la fois beau et blessé. Des hommes et des femmes en grand nombre travaillent au chantier de l'amour pour soutenir la vie des mal gommés de la société. Jésus, il me semble, comme à Marie, vient demander un petit service: Veux-tu me permettre de naitre dans le monde autour de toi? Comme Marie nous pouvons demander comment cela va se faire. Ça c'est le problème de l'Esprit; toi, sois disponible simplement. C'est à travers toi, tel que tu es, que l'Esprit va réaliser le projet du Père. Laisse tes idées, tes façons de faire, tes rêves et va. L'Esprit te demande à l'exemple de Marie de faire partie de l'ordre des "sages-femmes" pour aider Jésus à naitre aujourd'hui. Alors je prie avec Marie pour que le Seigneur m'apprenne à être à l'écoute du projet du Père dans le monde qui m'entoure.  Marie m'apprend la pastorale de l'oreille du coeur. Que tout se passe en nous et autour de nous selon ce que tu dis.

mercredi, 10 mai 2017 14:44

Église en sortie.

Près de chez moi, il y avait un vieux couple vivant paisiblement dans leur maison, de temps à autre, ils faisaient des changements, soit la couleur des murs, des panneaux de l'armoire, un nouveau garde-manger. On faisait quelque chose de nouveau et ils se sentaient heureux. Un jour, ce couple fut obligé de quitter pour une maison d'accueil. Ils donnèrent la maison à leur garçon. Celui-ci prit la maison et changea complètement la maison. Il la transforma à son goût. Avec sa famille il y vit heureux et à le goût d'y rester. En contemplant cet événement, je me suis dit: ça doit être cela l'Église en sortie. Travailler avec les gens qui ont quitté pour bâtir une Église qui leur donne le goût de rester.

Jésus a envcoyé ses apôtres faire des disciples et apprendre aux gens à conserver tout ce qu'il a enseigné. Le Pape nous invite à écouter les gens pour savoir ce dont ils ont besoin et ensuite à écouter la Parole de Dieu pour éclairer ce vécu. Ne devrions-nous pas comme le jeune couple refaire l'intérieur de la maison pour donner le goût d'y rester?

Depuis plusieurs années j'entends les personnes qui oeuvrent à la catéchèse en paroisse se plaindre que leur effort ne donne pas de fruits. Dès que les enfants on célébré les sacrements, ils ne reviennent plus à l'église. Peut-être que nous peinturons l'intérieur de la maison sans répondre aux besoins des chrétiens. Les chrétiens et chrétiennes ont quitté parce que la maison Église ne les intéressent plus, je crois qu'il nous faudrait écouter le Pape François qui nous demande d'écouter les gens pour connaitre leur besoin. On me dit souvent que la catéchèse n'est pas faite dans le but d'amener les gens à la messe, mais c'est une initiation à la vie chrétienne. Alors, pourquoi se plaindre qu'ils ne reviennent pas à l'église? Allons voir sur le terrain s'ils vivvent en témoin du Christ. 

Ma conviction, à partir de mon expérience de vie, est que si nous n'allons pas nous asseoir auprès de l'Église "hors les murs" pour connaitre ses besoins et avec eux inventer une façon de vivre en Église aujourd'hui nous risquons de travailler dans le vide. Les personnes âgées à l'église ne peuvent plus faire autre chose que de changer la couleur des murs. Les jeunes ont besoin de murs nouveaux. Jésus n'a pas demandé aux disciples de ramener les gens aux temple de Jérusalem; il leur a dit: Faites des disciples. Il m'apparait que je dois d'abord, moi, apprendre à être disicple du Christ, apprendre à me placer à l'école du Christ avant  d'aller en sortie bâtir une nouvelle forme de vie chrétienne. C'est un immense chantier, mais n'oublions jamais que Jésus nous a dit: Je serai avec vous jusqu'à la fin du monde. Mon seul problème est de savoir si moi je suis avec Lui.

mardi, 09 mai 2017 16:51

Je Suis. Jn 14, 1-12.

Beaucoup de nos contemporains comme nous ont soif de spiritualié, de sens à la vie et de la Parole de Dieu. Ils sont en recherche. Les chrétiens ont délaissé la pratique sacramentelle et sont devant un vide spirituel. Jésus vient nous dire aujourd'hui dans l'Évangile: Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie. En d'autres termes, je suis la réponse à votre recherche.

Thomas, ce pauvre homme en recherche, dit à Jésus: "Nous ne savons pas où tu vas, comment pourrions-nous connaitre le chemin." Cette question pourrait être la nôtre aussi. Alors Jésus nous répondra: Je suis la boussole qui guide votre navigation sur la mer de la vie.

Depuis trois ans, Jésus vit un compagnonnage avec ses disciples. Ils ont fait l'expérience de sa présence au milieu d'eux. Il leur avait dit souvent: Je suis dans le Père, le Père est en moi. Le Père et moi nous sommes UN. Jésus pouvait donc leur dire: Depuis si longtemps que je suis avec vous et vous ne me connaissez pas encore, et vous ne connaissez pas le Père. C'est à partir de l'expérience du Christ que les apôtres pouvaient découvrir le Père. Il ne s'agit pas d'une connaissance intellectuelle, mais d'une epxérience du coeur.

Je suis le Chemin: quel est ce chemin du christ? C'est le chemin de l'amour, de la miséricorde, du pardon, de la paix et du respect des personnes. Le chemin de Jésus n'est pas un chemin de succès, de pouvoir ou de vengeance, c'est le chemin de l'humble service. Un chemin qui conduit loin et fait grandir.

Je suis la Vérité. Cette vérité n'est pas d'abord ou seulement celle des idées, mais surtout la vérité des personnes, de l'agir. La vérité de l'agir en conformité  avec ce que nous sommes: les enfants bien-aimés du Père. Jésus n'est pas venu défendre des idées mais des personnes et la vérité de leur être. Celui qui suit Jésus ne possède pas la vérité, il est la vérité.

Je suis la Vie. Jésus dira souvent qu'il est venu pour que nous ayons la vie et la vie en plénitude.. Il ne s'agit pas seulement de la vie éternelle plus tard, mais une qualité de vie actuelle, vie pleine de sens.

Cet Évangile nous place devant notre vision de la foi qui est expérience du ressuscité. La foi est adhésion au Christ qui nous permet de placer nos pas dans les siens et marcher à sa suite. Et Jésus me dit: "Je pars vous préparer une place, et je reviendrai vous prendre avec moi." Cette place d'aujourd'hui et de demain, elle nous est donnée. Il s'agit pour nous de l'accueillir et d'ajuster au mieux notre vie sur ce chemin proposé par le Christ. Nous n'avons pas à la mériter, mais à l'accueillir. Elle est le fruit de la gratuité de l'amour du Père. Jésus ne nous place pas dans une relation de performance où il nous faut faire des sacrifices et obtenir des mérites; nous sommes dans une relation de gratuité où il nous faut acuciellir dans l'action de grâce la gratuité de Dieu.

Ce texte de l'Évangile d'aujourd'hui est le signe d'une grande tendresse de Dieu pour nous, et nous invite à un accueil inconditionnel de l'amour gratuit de Dieu dans chacune de nos vies. Il nous invite aussi rendre grâce au Père pour toutes ses bontés.

dimanche, 07 mai 2017 00:27

Message du Pape Feançois.

Lors de la rencontre des Évêques du Québec, le Pape François a donné ce message à notre Église du Québec:

Église au Québec, lève-toi! Va et écoute!

Et dans la ligne de l'écoute, le Pape François écrivait dans la joie de l'Évangile: "Le prédicateur doit aussi se mettre à l'écoute du peuple pour découvrir ce que les fidèles ont besoin de s'entendre dire. Un prédicateur est un contemplatif de la Parole et aussi un contemplatif du peuple."  P. 144.

Notre bon Pape écrivait aussi: "l'homélie est la conversation d'une mère. Elle nous rappelle que l'Église est mère et qu'elle prêche au peuple comme une mère parle à ses enfants, sachant que l'enfant a confiance, que tout ce qu'elle lui enseigne sera pour son bien parce qu'il se sait aimé." P. 131. Alors Pourquoi ne pas faire "homélier" une mère? Pourquoi seulement les hommes peuvent faire homélie?

vendredi, 05 mai 2017 16:21

Lire encore.

Alain Bauer, François Freynat, christophe Souillez: Comment vivre au temps du terrorisme. Ed. first Document. 2017. Les auteurs analysent à la fois les causes du terrotisme, ses moyens de fonctionnement, son but et sa vision du monde. Cette étude nous permet de mieux comprendre ce phénomène dangereux qui sème la peur pour affaiblir les peuples et dominer. Le terrorisme veut montrer aussi que nos systèmes ne protègent pas notre sécurité puisqu'il peut attaquer et semer la mort. Nous devrons apprendre à "être vigilant, résiliant et résistant." Bonne Lecture.

vendredi, 05 mai 2017 16:14

Pensée.

Il y a dans les yeux plus de mots que dans les livres." Christian Bobin.

vendredi, 05 mai 2017 15:54

Au jardin de Joseph.

Le jardin de Joseph ne semble pas beaucoup connu. Nous parlons davantage du jardin de l'Eden avec les premeirs habitants qui voulurent se prendre pour d'autres et nous ont amené le péché originel et toutes ses suites malheureuses. "A l'endroit où Jésus a été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin un tombeau tout neuf où personne n'avait été déposé. En raison de la préparation des juifs, et comme ce tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus." Jn 19, 41-42. C'était le jardin de Joseph d'Arimathie.

Dans l'Évangile, si nous suivons l'histoire de Jésus, ne serions-nous pas invités à passer du jardin de l'Eden à celui de Joseph? De l'Eden avec ses propos de faute et de mort à celui de la résurrection. Le jardin de Jospeh est celui où le Christ ressuscita et nous conduisit avec lui à la vie éternelle.  Le jardin de Joseph nous apprend que la vie est un mouvement de croissance qui va jusqu'à la résurrection dernier acte de cette croissance. L'événement de l'Eden est une crise de croissance, un acte de croissance parmi tant d'autres. Comment se fait-il que nous restons accrochés à ce passé pour oublier le jardin de Joseph qui est très présent puisque la résurrection, nous sommes "dedans" aujourd'hu? Il me semble qu es'engager à la suite du Jésus de l'Évangile, c'est s'engager avec lui vers le jardin de Joseph, vers le lieu de la résurrection.

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