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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mercredi, 23 mars 2016 17:10

Condamné!

Jésus qui est amour et tendresse est condamné à mort parce qu'il dérangeait les hommes de pouvoir. Le pouvoir d'aujourd'hui ressemble à celui d'hier. Combien de victimes du pouvoir circulent sur nos trottoirs ou reposent dans nos cimetières. La peur de Pierre qui refuse de se compromettre au jardin de Pilate est toujours vivante, la peur des pouvoirs religieux attachés à la lettre et aux doctrines se ballade toujours sous notre ciel, la peur des pouvoirs politiques qui leur fait considérer leur siège avant les personnes figure enconre au fronton de ces amants du pouvoir. Jésus continue aujourd'hui d'être condamné par la peur des hommes de pouvoir.

Ces peurs nous habitent tous et toutes à différents niveaux. L'histoire nous montre que ceux qui vivent par l'épée périssent pas l'épée et que ceux qui vivent par la justice et la vérité se lèvent un jour dans la justice et la vérité: Martin Luther King, Ghandi, .....

Malgré deux millénaires d'Évangile, le pouvoir continue de jouer de l'épée meurtrière de la terreur ou de l'excommunication. Pour les uns c'est une vengeance méritée, pour d'autres c'est la sécurité et le pouvoir. Ainsi l'annonce de la tendresse de Dieu, du pardon, de la miséricorde reste sans écho.

Nous avons sans doute oublié que nous sommes tous frères et soeurs en Jésus Christ. Celui qui fait éclater une bombe réduit en charpie ses frères et soeurs. C'est également un frère ou une soeur que l'on excommunie ou prive de l'Eucharistie au nom de réflexions spéculatives. Nous sommes tous frères et soeurs en Jésus Christ que cela plaise ou non.

Mon chemin de croix cette année, je le farai devant les stations vivantes du chemin de Jésus. Là où mes frères et soeurs sont méprisés, malmenés, condamnés; là où ces femmes et ces enfants sont blessés au plus profond d'eux-mêmes, là où des Simon de Cyrène aident à porter la croix avec le Christ. Ma prière aujourd'hui est que le chemin de croix de 2016 ne soit pas seulement des images fixées au mur des églises, mais une raélité quotidienne que nous devons accompagner.

mardi, 22 mars 2016 15:46

Avis de recherche

En ce matin de Pâques, une femme se rend au tombeau de Jésus. Malheureusement, il est vide. Désolée et en pleurs elle court avertir les disciples. On a volé mon Seigneur et je ne sais pas où on l'a placé. Les disciples Pierre et Jean viennent constater les faits.

Notons d'abord que Marie Madeleine vient de bon matin alors qu'il fait encore sombre. La nature est sombre comme son coeur qui n'a rien compris. Elle veut être près de celui que son coeur aime. Elle nous rappelle le Cantiques des Cantiques: "J'ai cherché celui que mon coeur aime." 3, 5. Le personnage de Marie nous représente tous. Un jour où l'autre dans nos vies nous avons cherché le Seigneur. Nous cherchons souvent au dehors ce qu'il y a au dedans de nous. C'est très souvent lorsque nous ne cherchons plus que nous trouvons.

Pierre et Jean sont allés voir, Pierre constate les faits mais ne semble pas très impressionné alors que Jean vit et crut. Jean est le disciple que Jésus aimait, il vient au tombeau avec son coeur tout comme Marie Madeleine. Alors que Pierre le cérébral constate le tombeau vide sans plus. Nous sommes à la fois ces deux disciples. Nous n'avons qu'à regarder les motifs qui nous animent.

A l'entrée à Jérusalem, la foule s'est trompée de roi; aujourd'hui au tombeau les gens se trompent aussi de roi. Ils sont restés au niveau de la tête, du raisonnement et il fallait descendre au coeur. Le ressuscité ne se découvre qu'avec le coeur. Ils ont cherché Jésus là où il n'était pas. Dans notre vie d'Église aujourd'hui nous sommes parfois comme Marie Madeleine nous cherchons des solutions de tous les côtés pour amener les gens à la messe ou aux sacrements. Nous charchons sans doute Jésus là où il n'est pas.

Aux versets 20, 16 de l'Évangile de Jean, quand Marie s'est arrêtée en silence près du tombeau pour cuver sa peine, elle entendit "Marie" elle se retourne et fait l'expérience de la présence de Jésus: "Maitre." Découvrir la présence du ressuscité ne se fait pas dans l'activité, la recherche, mais dans le silence du coeur. Ceci nous rappelle le prophète Osée: "Je la conduirai au désert, je parlerai à son coeur, je la fiancerai à moi dans l'amour, la tendresse et la fidélité." Os. 2, 16. C'est Jésus qui a toruvé Marie et non l'inverse. Quand elle a cessé de chercher et s'est mise à l'écoute, elle l'a découvert en elle. C'est vrai aussi pour nous et pour notre vie d'Église. Quand nous cesserons de chercher ce que nous avons perdu pour découvrir ce que nous sommes en train de gagner, nous ne serons plus devant un tombeau vide.

Ce matin dans le silence de ce tombeau vide, laissons le Seigneur parler à notre coeur, laissons-le nous trouver, laissons-le nous fiancer à lui dans la tendresse et la fidélité, ce sera la porte ouverte à toutes nos solutions et ce sera sans doute notre plus beau Pâques.

Ev. Jean 20, 1-9. 

dimanche, 20 mars 2016 13:59

Venez voir

"Deux disciples suivaient Jésus. (...) Ils lui demandèrent: "Où demeures-tu?" Il leur répondit: "Venez et vous verrez." Jn 1, 36. En ce début de la semaine sainte, j'ai le goût de reprendre la même expression: "Venez et vous verrez." Les disciples sont allés voir et sont restés. Ils n'ont pas vu seulement avec leurs yeux physiques mais surtout avec les yeux du coeur. Ils ont expérimenté du dedans ce que leurs yeux voyaient. Il nous est impossible de comprendre le vécu de la semaine sainte sans voir avec les yeux du coeur.

J'ai eu l'impression toute ma vie de manger mes parents. Lorsque je m'assoyais à la table familiale pour prendre le repas, cette nourriture gagnée par la sueur de leur travail, préparée avec amour par ma mère me donnait l'impression que c'était un morceau d'eux-mêmes que je prenais. Toute ma vie j'ai eu cette impression. Aujourd'hui encore dans mon quotidien, j'ai l'impression de manger les valeurs que mes parents m'ont données. Il me semble qu'il en est ainsi pour le Jeudi Saint. Jésus s'assoit à table avec les siens et leur donne tout ce qu'il a été avec eux et pour nous. Venez vous nourrir de ma parole, de mon témoignage de vie; venez vous abreuver de ma vie, de ma tendresse, pour en vivre et le faire vivre autour de vous. Jésus nous a donné une mission, une façon de vivre et non seulement un rite à célébrer.

N'avons-nous pas un peu trop oublier la vie de Jésus pour nous accrocher seulement au divin. D'ailleurs notre credo ignore la vie de Jésus pour ne retenir que sa naissance et sa mort. Le Jeudi Saint, Jésus nous invite à entrer au Cénacle avec lui: "Venez voir." Venez vivre de l'intérieur ce qui va se passer. Je vous donne ma lutte contre l'injustice, ma défense des pauvres et des orphelins, je vous donne ma contestation des pouvoirs religieux et civils qui oppriment les personnes et briment les libertés. Jésus nous a donné une eucharistie à vivre au quotidien et à célébrer en communauté   et non une célébration qui s'arrête aux portes de l'église. Quand je regarde la vie de notre Québec aujourd'hui, la vie de nos communautés chrétiennes, je me pose la question: Qu'avons-nous fait du Jeudi Saint?

Le Vendredi Saint, Jésus accepte par fidélité à sa mission de se laisser clouer sur le bois de notre nature humaine pour nous hisser avec lui vers le Père et nous conduire à la résurrection. Jésus aurait pu dire non à la mort et retourner négocier avec les autorités. La croix est le réponse d'une fidélité amoureuse à une passion de toute sa vie. Sur la croix Jésus nous dit: Par amour et par fidélité, je ne reculerai devant rien même la mort. Venez voir, venez lire le message que nous adresse le Seigneur cloué sur notre nature humaine par amour et fidélité.

Jésus ne nous  a pas donné une religion à pratiquer, il nous a donné un amour à vivre, une mission à réaliser, une communion à développer.  Cette année, allons voir davantage avec les yeux du coeur lire le message que Jésus nous donne pour aujourd'hui. Allons voir avec les yeux du coeur pour pemettre aussi à d'autres de faire la même lecture. Et nous pourrons peut être dire comme les disciples d'Emmaüs: Notre coeur n'était-il pas tout chaud  assis à la table avec Lui?

jeudi, 17 mars 2016 16:04

J'ai voulu impressionner Dieu

J'ai voulu impressionner Dieu. Voila ce que découvre ce matin dans ma méditation. J'ai connu un Dieu qui se laisse impressionner par nos bonnes ou mauvaises actions. Si tu agis bien, Dieu te récompense, sinon il te punit. Cette vision de Dieu a marqué une bonne partie de ma vie. En lisant les Évangiles, j'ai découvert que Dieu n'est pas impressionnable. Il nous aime trop pour se laisser impressionner par nos actions. Dieu nous aime tel que nous sommes d'un amour infini qui n'a pas de rapport avec ce que je fais mais avec ce que je suis.

Dieu m'a fait, nous a fait, comme Lui et pour Lui. Dans la mesure où je découvre et vis cette réalité ma vie sera de plus en plus conforme à ce que je suis: L'enfant bien-aimé du Père. Dans toute vie humaine, il y a des erreurs de parcours, des crises de croissance que nous appelons des péchés. Sans minimiser la place du péché, j'aime parler de difficultés de croissance, d'erreurs de parcours, de blessures qui causent du mal de vivre, mais Dieu m'aime comme cela et me conduit plus loin si je veux bien le suivre.

Quoique je fasse n'ajoute rien à Dieu, ne change pas ses relations avec moi; cela peut changer quelque chose en moi, c'est moi qui  change. Je ne peux rien faire pour que Dieu m'aime davantage, comme rien de ce que je fais ne diminue l'amour de Dieu pour moi. L'être humain est au coeur du plan de Dieu avec une grande dignité et une grande valeur. Si nous comprenions cela vraiment, y aurait-il encore tant d'enfants maltraités, de femmes violentées, d'écoles insalubres, ... Est-ce que nous continuerions à juger l'être humain seulement à son rendement et non aussi à sa valeur humaine, Est-ce que nous ne prendrions pas un peu plus soin des mal gommés de la société même s'il ne sont pas rentables économiquement ou politiquement? N'essayons plus d'impressionner Dieu, mais levons-nous pour proclamer et défendre ce que nous sommes: Des êtres humains objets d'un amour infini et d'une valeur sans égale. C'est le premier pas de l'évangélisation.

mardi, 15 mars 2016 16:18

Jésus entre dans ma Jérusalem

"Allez à la ville qui est en face. A l'entrée, vous trouverez un petit âne attaché que personne n'a encore monté. Détachez-le et emmenez-le." Lc 19, 28. Telle est la mission que Jésus donne à ses disciples au moment d'entrée à Jérusalem qui présage sa mort. Cette mission donnée par Jésus est aussi la mienne comme disciple du Christ.

Jésus envoie ses disciples dans la vie, au coeur du monde. Vous y trouverez des gens attachés, libérez-les et emmenez-les. Libérer les êtres humains de ce qui les empêche de se rendre à Jésus, voila mission donnée. Ce n'est ni dans leur maison ou au temple que Jésus envoie, mais au coeur du monde. C'est le message du Pape François dans la Joie de l'Évangile: L'Église en sortie, no 20. Sortir aux périphéries et constituer dans le monde un état permanent de mission. Dans sa vision de l'Église, le Pape parlera de l'Église-hôpital de campagne. Un Église-hôpital proche des gens et de leurs besoins.

Notons que Jésus arrive à la fin de sa vie terrestre. Il avait eu le temps de préparer ses disciples à accueillir cette mission. D'où pour nous l'importance de ce compagnonnage avec le Christ pour nous laisser libérer et convertir avant de prendre la route. On ne s'imporvise pas missionnaire, il s'agit d'un charisme à développer.

Et Jésus dit aux disciples: "Emmenez-le." La mission est de conduire les gens à Jésus. C'est tout le travail de l'évangélisation: faire l'expérience du Christ en nous. C'est le Christ qui rassemble et met en état de célébrer. Nous avons à faire découvrir la présence et l'action du Christ dans la vie de chaque personne de la communauté. Le Christ ensuite rassemblera. Mais pour les emmener à Jésus, il nous faut les détacher. Il nous faut libérer les gens de ce qui les empêche de découvrir la présence du Christ en eux. je dois d'abord me placer à l'école de Jésus pour me laisser libérer moi-même. Il me faut d'abord avoir fait l'expérience du Christ dans ma vie.

L'Évangile m'apporte une autre question. La foule acclame un roi, mais cette même foule demain demandera sa crucifixion. La foule se trompe de roi. Alors, quel roi, moi, j'acclame dans ma vie? Est-ce que je me trompe de roi? Est-ce que j'acclame un roi fait à ma mesure, qui répond à mes demandes? Où j'ai appris à acuceillir le roi qui se présente dans le Christ?

La foule a déposé ses vêtements sur la route de Jésus. les vêtements sont le symbole de leur vie, de leur personne. Ils ont mis leur vie devant Jésus pour le conduire à Jérusalem. Quel est le vêtement que je dépose sur la route de Jésus Christ aujourd'hui? En ce dimanche des rameaux où Jésus entre dans ma Jérusalem, il me demande de détacher les gens autour de moi pour les lui emmener afin qu'il les conduise à la résurrection. "Détachez-les et emmenez-les moi."

mardi, 15 mars 2016 16:18

Jésus entre dans ma Jérusalem

"Allez à la ville qui est enface. A l'entrée, vous trouverez un petit âne attaché que personne n'a encore monté. Détachez-le et emmenez-le." Lc 19, 28. Telle est la mission que Jésus odnne à ses disciples au moment d'entrée à Jérusalem qui présage sa mort. Cette mission donnée par Jésus est aussi la mienne comme disciple du Christ.

Jésus envoie ses disciples dans la vie, au coeur du monde. Vous y trouverez des gens attachés, libérez-les et emmenez-les. Libérer les êtres humains de ce qui les empêche de se rendre à Jésus, voila mission donnée.Ce n'est ni dans leur maison ou au temple que Jésus envoie, mais au coeur du monde. C'est le message du Pape François dans la Joie de l'Évangile: L'Église en sortie, no 20. Sortir aux périphéries et constituer dans lemonde un état permanent de mission. Dans sa vision de l'Église, le Pape parlera de l'Église-hopital de campagne. Un Église-hôpital proche des gens et de leurs besoins.

Notons que Jésus arrive à la fin de sa vie terrestre. Il avait eu le temps de préparer ses disciples à accueillir cette mission. D'où pour nous l'importance de ce compagnonnage avec le Christ pour nous laisser libérer et convertir avant de prendre la route. On ne s'imporvise pas missionnaire, il s'agit d'un charisme à développer.

Et Jésus dit aux disciples: "Emmenez-le." La mission est de conduire les gens à Jésus. C'est le Christ qui rassemble et met en état de célébrer. Nous avons à faire découvrir la présence et l'action du Christ dans la vie de chaque personne de la ocmmunauté. Le Christ ensuite rassemblera. Mais pour les emmener à Jésus, il nous faut les détacher. Il nous faut libérer les gens de ce qui les empêche de découvrir la présence du Christ en eux. je dois d'abord me placer à l'école de Jésus pour laisser libérer moi-même. Il me faut d'abord avoir fait l'expérience du Christ dans ma vie.

L'Évangile m'apporte une autre question. La foule acclame un roi, mais cette même foule demain demandera sa crucifixion. La foule se trompe de roi. Alors, quel roi, moi, j'acclame dans ma vie? Est-ce que je me trompe de roi? Est-ce que j'acclame un roi fait à ma mesure, qui répond à mes demandes? Où j'ai appris à acuceillir le roi qui se présente dans le Christ?

La foule a déposé ses vêtements sur la route de Jésus. les vêtements sont le symbole de leur vie, de leur personne. Ils ont mis leur vie devant Jésus pour le conduire à Jérusalem. Quel est le vêtement que je dépose sur la route de Jésus Christ aujourd'hui? En ce dimanche des rameaux où Jésus entre dans ma Jérusalem, il me demande de détacher les gens autour de moi pour les lui emmener afin qu'il les conduise à la résurrection. "Détacjez-les et emmenez-les moi."

lundi, 14 mars 2016 14:54

Projet commun ...

Jacques Racine: Monde unique, Projet commun, l'engagement social de l'Église. Médiaspaul. 2016. Ce livre propose une étude succinte mais très intéressante de l'histoire de la doctrine sociale de l'Église. Nous y retrouvons les grandes encycliques des Papes qui ont tracé les grandes lignes de cette doctrine. Nous y trouvons les enseignements de Vatican 11 ainsi que la vision des Papes des denrières décennies qui ont ouvert la porte à des façons nouvelles et plus adaptées à la vie d'aujourd'hui. C'est une lecture très éclairante. Bonne lecture.

vendredi, 11 mars 2016 14:51

En méditant

L'année de la miséricorde va bon train. En méditant, ce matin, je m'arrête aux sacrements. Il me semble que durant cette année nous devrions reformuler nos sacrements spécialement celui du pardon. si les chrétiens ont délaissé les sacrements, ce devrait être une invitation à en revoir le sens et la célébration.

Nous avons tous appris le définition du petit catéchisme: "Un signe sensible institué par Jésus Christ pour donner la grâce." L'accent est mis sur des choses: signes et grâce. Ceci a contribué à développer la célébration, le rite et nous avons mis l'accent sur le législatif, sur la validité, et le juridique a pris le dessus sur le théologal et la conscience.  Comme nous le disent certains théologiens: nous avons chosifié (rite) et instantifié (célébration) le sacrement. Comme le sacrement n'était pas une expérience spirituelle et humaine, les chrétiens s'en sont écartés.

Le sacrement est une action du Christ dans ma vie signifée par des signes puisqu'il s'agit d'une expérience spirituelle. C'est une expérience que je fais avec le Christ et que je célèbre en Église. Dans le sacrement, il y a un temps et un moment. Le temps est le vie et le moment est la célébration. Ma vie est eucharistique que je célèbre un moment en communauté. Ma vie est une expérience de pardon avec Dieu et les autres, je m'arrête un moment pour célébrer cette réalité. Parce que je suis un pécheur pardonné, je vais célébrer le pardon et cette rencontre avec le Christ me donne des forces pour avancer sur la route du pardon et de la communion avec Dieu et les autres en Église. Je suis au niveau d'une relation qui me nourrit et me conduit plus loin.

Les hommes n'ont pas fait la terre ronde, ils ont découvert qu'elle était ronde. Je ne vais pas voir mes parents pour devenir leur enfant, mais parce que je le suis. Il devrait en être ainsi pour le ssacrements. Nous n'allons pas voir Dieu  "pour" mais "parce que." C'est ce que Mgr Charbonneau écrivait«: "Nous avons aujourd'hui à nous mettre en état de conversion afin de passer d'une Église de définitions scholastiques (intellectuelles) à une Église d'expériences spirituelles et humaines." L'année de la miséricorde ne devrait-elle pas nous permettre de faire un petit pas dans cette conversion? Nous devons sortir du tribunal de la pénitence pour célébrer le "baiser d'amour du seigneur" comme dit le Pape François. J'en suis là ce matin dans ma méditation.

mardi, 08 mars 2016 17:57

Un beau moment de grâce

Ce matim, "journée des femmes," j'ai présidé l'Action de Grâce avec un groupe de personnes venues partager ce moment de fraternité et de communion. Il y avait des jeunes, des moins jeunes et des personnes âgées, des veufs, des célibataires, des religieuses et des couples en amour.

J'ai proposé comme Évangile la lecture et méditation des béatitudes écrites par le Pape François. "Heureux les miséricordieux. Heureux ceux qui savent se mettre à la place de l'autre pour le mieux comprendre. Heureux ceux qui sont capables d'embrasser, de pardonner. Heureux ceux qui sont porteurs d'une nouvelle vie, nouvelles opportunités. Heureux ceux qui travaillent, luttent pour que la Bonne Nouvelle arrive. Heureux ceux qui sont capables d'aider les autres dans leurs erreurs au lieu de les juger. Heureux ceux qui voient  ce qui est bon en l'autre. 

Je me disais aussi, si nous savions méditer le texte de la création où Dieu les créa  homme et femme à son image et ressemblance. Donc des êtres égaux qui forment l'être humain. C'est ensemble que nous formons l'image de Dieu et sa ressemblance. Et Jésus dira en Mathieu 19: "Ce que Dieu a unit que l'homme ne le sépare pas." Je crois aussi que le sacerdoce du Christ n'est vécu et exercé pleinement que dans l'exercice en cooresponsabilité et en complémentarité du ministère de l'homme et de la femme au service de la communauté.

Heureux ceux et celles qui sauront voir et développer en cooresponsabilité ces charismes déposés dans le coeur de frères et soeurs en Église. En relisant ces textes, je méditais mes années de ministère et je me disais nous avons fait un "très petit bout de chemin." Demain en me levant je dirai: Il y a encore un autre bout à faire..... 

lundi, 07 mars 2016 20:39

Invitation à la conversion

L'évangéliste Jean nous présente aujourd'hui (8,1-11) un comportement de  peur des pharisiens devant Jésus. Le prophète de Galilée dérange ces messieurs bien pensants gardiens de la loi. Ils ont peur et viennent lui tendre un piège en vue de pouvoir l'arrêter. On confronte Jésus à la fois à son enseignement sur la charité et à la loi de Moïse.

Ces hommes nous représentent tous avec nos peurs du changement, peur des autres qui dérangent nos sécurités. Cette peur en nous invite surtout à condamner pour se protéger. Pensons à Mendela, Martin Luther King qui ont dérangé et payé de leur vie. Jésus vient secouer les sécurités, les mentalités plus vites à condamner qu'à pardonner. Devant les changements nous sommes portés à poser les freins par peur du dérangement. le Pape François nous invite à sortir de nos peur pour aller vers les autres et nous savons combien c'est difficile.

Pour les scribes et les pharisiens le  respect de la loi passe avant les personnes. Jésus va questionner leur mentalité en leur montrant que les personnes sont avant la loi. Derrière une faute, il y a toujours une personne souvent blessée. Alors là où nous voyons une faute à punir, Dieu voir une plaie à guérir. La loi est un moyen, une balise pour accompagner la vie, elle n'est pas plus importante que la personne.

Jésus vient questionner notre mentalité face aux femmes et aux plus faibles de nos communautés. Nous parlons beaucoup de féminisme, de la place de la femme dans la société et dans l'Église. Nous vivons encore trop la mentalité des scribes de l'Évangile. Pensons aux femmes amérindiennes, aux filles victimes des gangs de rue, la violence faite aux femmes aujourd'hui encore. Dans notre Église, s'il n'y avait pas les femmes, il n'y aurait plus d'Église, et pourtant nous entendons encore: Faut donner de la place aux femmes comme si elles n'étaient pas l'Église. De quoi avons-nous peur?

En cette année de la miséricorde, nous sommes invités sur la route de la conversion et de la guérison. Conversion des mentalités qui jugent plutôt que de pardonner, guérison des plaies qui saignent encore au coeur de bien des vies. Convertir nos mentalités pour prendre le temps de découvrir la beauté et la grandeur des personnes, comprendre que derrière toute erreur, il y a une blessure à guérir. Convertir nos mentalités de peur du changement, peur des personnes pour apporter le baume de la tendresse, de l'amour et de la miséricorde du Père. Au nom des lois, des traditions, des coutumes ou de nos peurs, nous condamnons encore trop; se convertir, c'est se libérer de ces peurs pour libérer et permettre aux gens d'aller dans la paix du Christ ressuscité.

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