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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

lundi, 15 février 2016 15:06

Le jeûne que j'aime.

"Le jeûne qui me plait, dit le Seigneur n'est-ce pas faire tomber les chaines injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés; partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui qui est sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable." Is. 58, 6 ... Voila le carême de la miséricorde.

Poussé par l'esprit Saint, Jésus est allé au désert le temps nécessaire pour se situer devant sa mission de  Messie et de Fils bien-aimé du Père. Il est allé au désert renouer avec ses racines de Fils de Dieu et faire les choix nécessaires pour être fidèle à sa mission. Ses choix furent ceux annoncés par Isaïe. La passion de toute sa vie fut de prendre partie pour le faible, le pauvre, le mal aimé, la veuve et l'orphelin.

le caême doit être pour nous aussi ce temps nécessaire pour renouer avec nos racines d'enfant de Dieu et de faire les choix importants dans notre monde de 2016. le jeûne de nourriture est abandonné mais le vrai jeûne demandé par le Seigneur est de plus en plus nécessaire. Les jeunes ont de plus en plus soif d'amour, de tendresse; ils ont soif de modèles qui les attirent en avant avec des valeurs à leur portée. L'injustice comme la violence,  l'agressivité et le non respect sont inscrit au menu quotidien. Les familles ont de la difficulté à trouver une stabilité pour le mieux être des enfants. Notre carême est ce temps de désert pour retrouver mes racines d'enfant de Dieu, et de faire les choix importants pour réchauffer notre monde grelotant.

Il nous faut allumer le feu de l'Esprit Saint, ce feu que le Seigneur désirait tant voir allumer sur la terre. Le feu de la tendresse, de l'amour, du pardon de Dieu. Cette année offrons au Seigneur le jeûne qu'il aime et pas seulement celui  que nous préférons. Nous nous sommes inventés un jeûne de nourriture et nous avons peut être négligé le vrai jeûne que Dieu aime. Soyons des amoureux de Dieu et du prochain et jeûnons de tout ce qui nous empêche de vivre pleinement cet état d'enfant bien-aimé du Père.

lundi, 15 février 2016 15:06

Le jeûne que j'aime.

"Le jeûne qui me plait, dit le Seigneur n'est-ce pas faire tomber les chaines injustes, délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimeés. Partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, couvrir celui qui est sans vêtement, ne pas te dérober à ton semblable." Is. 58, 6 ... Voila le carême de la miséricorde.

Poussé par l'esprit Saint, Jésus est allé au désert le temps nécessaire pour se situer devant sa mission de  Messie et de Fils bien-aimé du Père. Il est allé au désert renouer avec ses racines de Fils de Dieu et faire les choix nécessaires pour être fidèle à sa mission. Ses choix furent ceux annoncés par Isaïe. La passion de toute sa vie fut de prendre partie pour le faible, le pauvre, le mal aimé, la veuve et l'orphelin.

le caême doit pour nous aussi ce temps nécessaire pour renouer avec nos racines d'enfant de Dieu et de faire les choix importants dans notre monde de 2016. le jeûne de nourriture est abandonné mais le vrai jeûne demandé par le Seigneur est de plus en plus nécessaire. Les jeunes ont de plus en plus soif d'amour, de tendresse; ils ont soif de modèles qui les attirent en avant avec des valeurs à leur portée. L'injustice comme la violence,  l'agressivité et le non respect sont inscrit au menu quotidien. Les familles ont de la difficulté à trouver une stabilité pour le mieux être des enfants. Notre carême est ce temps de désert pour retrouver mes racines d'enfant de Dieu, et de faire les choix importants pour réchauffer notre monde grelotant.

Il nous faut allumer le feu de l'Esprit Saint, ce feu que le Seigneur désirait tant voir allumer sur la terre. Le feu de la tendresse, de l'amour, du pardon de Dieu. Cette année offrons au Seigneur le jeûne qu'il aime et pas seulement celui  que nous préférons. Nous nous sommes inventés un jeûne de nourriture et nous avons peut être négligé le vrai jeûne que Dieu aime. Soyons des amoureux de Dieu et du prochain et jeûnons de tout ce quinou sempêche de vivre pleinement cet état d'enfant bien-aimé du Père.

jeudi, 11 février 2016 15:11

L'heure des choix

Le carême vient de commencer. Nous penserons aux pénitences à vivre, aux prières à faire, au jeûne à respecter. Le carême de 2016 pour moi, c'est l'heure des choix. Dans un monde en bouleversement où l'Évangile est méconnu et le Christ ignoré, un mnde où les jeunes sont des victimes d'une société qui évalue l'être humain à sa capacité de rendement, je crois que l'heure n'est pas aux dévotions mais à l'action.

Jésus à l'aube de sa vie publique s'est retiré un moment pour faire ses choix. Le Père lui avait donné une mission et il est allé situer sa vie face à cette mission. L'Évangile des tentations nous le rappelle. Jésus n'a pas dit non à satan, mais OUI à sa mission. Le carême est ce temps donné à chaque chrétien et chrétienne comme à chaque communauté de discerner avec l'Esprit Saint les choix qui sont les nôtres dans le monde où nous vivons.

La nature actuellement fait son carême. Les arbres sont dénudés et vont renouer avec leurs racines pour cueillir les forces en vue du printemps. Le carême me permet de renouer avec mes racines d'enfant de Dieu pour en témoigner. Le carême me permet de retrouver mon enfant divin, de renouer avec l'enfant de Dieu que je suis pour en témoigner.

J'y arriverai par la méditation de la Parole de Dieu et la parole qui s'écrit au quotidien. La Parole est actuelle et nous l'écrivons chaque jour, c'est là qu'il faut aussi la méditer.

J'y arriverai aussi par la prière. La prière n'est pas de répéter des mots. Jésus nous l'a montré dans le Notre Père. Il ne nous a pas donné des mots à répéter mais une façon de prier. Quand tu pries nous dit-il adresse-toi comme un fils à son Père. Et aujourd'hui dans notre contexte de société et d'Église, il nous faut réapprendre le Notre Père.

J'y arriverai par le jeûne. Jeûner de tout ce qui m'empêche de renouer avec mon enfant de Dieu pour porter témoignage. Jeûner de mes sécurités, mes façons de faire, mes idées toutes faites, pour jeûner sur le terrain au quotidien afin que mon témoignage chrétien porte aujourd'hui.

Le carême sera ce temps où je découvirrai la façon d'incarner le témoignage de l'Évangile aujourd'hui. Nous sommes dans l'année de la miséricorde. Quelqu'un écrivait ce matin: faudrait pas seulement en parler, mais aussi en vivre, et la parabole du père miséricordieux nous donnera ce message,. Nous y reviendrons. C'est l'heure des choix et si nous acceptons d'aller au désert avec le Christ, ce sera l'heure de l'action.....

mardi, 09 février 2016 16:50

Une nuit pas comme les autres

Eric-Emmanuel Schmit: La nuit de feu. Abin Michel. L'auteur nous raconte l'expérience spirituelle vécue au désert sur les pas de Charles de Foucauld. Il a reçu un cadeau spécial du Seigneur, un cadeau qu'il n'avait pas recherché. Ce livre nous met devant les yeux le fait que l'expérience spirituelle, la vie de foi ne sont pas le fruit de la connaissance mais sont une expérience gratuite. Cette expérience ne se situe pas entre les deux oreilles, mais en bas des épaules. C'est une affaire de coeur. Ce feu qui a réchauffé le coeur d'Éric nous l'appelons Dieu. Bonne lecture!

mardi, 09 février 2016 15:11

L'heure des choix

Aujourd'hui, premier dimanche du carême, l'Évangile nous place devant les choix de Jésus au début de sa vie publique. L'attitude du Christ éclairera notre propre attitude devant nos propres choix.

"Poussé par l'Esprit, Jésus va au désert". Jésus se prépare à sa vie publique. Il prend donc un temps de recul pour se situer devant les choix qu'il devra faire tout au long de sa vie. Il fait le vide dans sa vie et se met dans un état intérieur pour bien saisir la volonté ou le message du Père. Il le fait dans la docilité à l'Esprit Saint. Voila le premier message qu'il me donne: être docile à l'Esprit et prendre un temps de recul.

Comme être humain et comme chrétien nous aurons toujours des choix à faire. Souvent nous prenons un temps de recul, un temps d'arrêt pour bien mesurer la portée de nos choix et faire le bon; si cela est bon pour la vie matérielle, c'est bon à plus forte raison pour le plan spirituel. Jésus fait l'expérience de jouir de posséder des biens: "change ces pierres en pains."  Jésus va révéler que l'être humain n'est pas seulement un être physique, mais aussi un être spirituel qui a besoin d'une nourriture pour le coeur, pour l'esprit. C'est la question que Jésus me pose ce matin: Quel choix de nourriture je fais dans mon quotidien? Jésus n'accepte pas de céder à l'appat du gain, mais fait le choix de nourrir aussi sa vie à la Parole de son Père. 

"Jette-toi en bas," tu es si important que le Père ne te laissera pas tomber. Jésus refuse et fait le choix d'être responsable de ses actes. Il ne veut pas faire de Dieu un genre de "bouche-trou" qui répare ses erreurs de jugements. Nous entendons souvent devant une difficulté: donne cela au Seigneur, il va t'arranger cela. Jésus dira non, je ne donnerai pas mes responsabiltiés aux autres, c'est avec Dieu que je traverserai mes épreuves. Je ne m'en dégagerai pas sur lui. Toute sa vie Jésus aura le choix de faire face à ses responsabilités et il les assumera jusqu'au  bout. La croix en est l'exemple. C'est le choix qu'il me donne à faire aussi dans mon quotidien.

"Regarde ces royaumes, je te les donnerai". Jésus est placé devant le choix du pouvoir où du service dans le liberté. Devant la grandeur de la tâche qui l'attend il serait sans doute tenter de prendre le pouvoir. Il choisira l'autorité: "Il parle avec autorité." Il choisit le force du témoignage et de l'attraction. La relation à Dieu, la religion n'est pas une affaire de pouvoir mais de coeur. C'est le choix qu'il a fait et que je suis invité à faire à sa suite.

Le désert, le carême est ce temps que je me donne pour renouer avec mes racines, avec mon être d'enfant de Dieu pour faire les bons choix dans le monde d'aujourd'hui. Mon meilleur jeûne est celui de toutes les choses qui autour de moi m'empêchent d'entrer en moi-même pour renouer avec mes valeurs profondes en vue de faire les bons choix. Le carême est ce temps où je dis OUI à tout ce qui me fait grandir comme enfant de Dieu et NON à ce qui m'empêche de le faire. Le carême est l'heure des choix, il est un temps positif pour accueillir la VIE à Pâques. L'Esprit qui a éclairé et soutenu le Christ est là aussi en moi pour éclaire rmes choix. "La Parole de Dieu est près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton coeur," nous dit Paul. Entrons en carême avec l'Esprit et la Parole de Dieu dans le coeur pour découvrir les meilleurs choix à faire pour notre vie chrétienne et vie d'Église dans le monde D'aujourd'hui.

Lc 4, 1-13;  Rm 10, 8-13.

lundi, 08 février 2016 14:54

Muet

J'écoutais l'émission "tout le monde en parle" hier soir et je suis resté muet et questionné. Des femmes exprimaient leur passion pour la défense des droits des femmes, le repect et surtout l'aide aux jeunes filles victimes de gangs de rues. Un homme de pouvoir est venu défendre ses positions louables sur le projet de pipeline. Qand ces dames lui ont posé la question des gangs de rue ou des filles victimes, il a réagi à mes yeux comme un bloc de marbre. Il s'est enfargé dans les dédales de la loi à tel point qu'une dame lui a demandé s'il savait de quoi elles parlaient. Je n'ai pas senti d'empathie avec la passion et la souffrance de ces dames. J'ai fermé ma télé et suis resté songeur. Et en fermant les paupières pour la nuit, une autre question est montée sur le silence de mon Église devant ces horreurs humaines. Et ce matin en sirotant mon café, je relisait l'article de Cécile Wakil sur le silence de mon Église dans la Revue Appoint. Je fais partie de cette Église et donc complice de ce silence. L'année de la miséricorde va-t-elle nous convertir?

samedi, 06 février 2016 15:24

le carême a "foutu le camp".

Dans quelques jours, nos entrerons en carême. les vieux nous disent: nous n'avons plus de carême, les jeunes ne savent pas de quoi on parle. Le carême a"foutu le camp." Nous ne connaitrons plus le carême que nous avons vécu. Mais ne sommes-nous pas placés pour découvrir une autre façon de vivre le carême. J'y reviendrai dans une autre méditation.

Le carême s'ouvre par la célébration des cendres. J'ai toujours été mal à l'aise devant cette célébration qui n'avait rien de bien stimulant pour la foi: "Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière." Ça ne m'apparaissais pas  très reconnaissant pour un être créé à l'image et la ressemblance de Dieu. La formule a été changée: "Convertis-toi et crois à la Bonne Nouvelle."

En méditant cet événement des cendres, je me suis dis: les cendres ont passé par le feu, le feu qui réchauffe, éclaire, rassemble. Le feu de l'Esprit en moi ne détruit pas mais fait grandir. Il me semble qu'en recevant les cendres, je me mets en état de me laisser réchauffer par le feu de l'ESprit qui m'habite; ce feu de l'amour, du pardon, de la miséricorde, de la tendresse d'un Père. Non pas un feu qui me détruit pour me réduire en poussière, mais un feu qui fait grandir en moi l'enfant de Dieu que je suis.

Notre monde est rempli de violence, d'agressivité,  de relations brisées, notre monde a froid. Ce feu de l'Esprit est éteint et les cendres ne sont pas très chaudes. Alors cette année, dans notre carême, laissons passer ce feu de l'Esprit pour réchauffer notre monde. "Je suis venu allumer un feu sur la terre et comme je voudrais que ce feu soit déjà allumé." Voila la passion de Jésus, voila notre mission du carême: allumer le feu de l'Esprit, de l'amour, de la miséricorde... Et nous devrions jeûner de tout ce qui nous empêche d'allumer ce feu autour de nous. Nous sommes dans l'année de la miséricorde donc pas de meilleur temps pour oublier le carême de performance et entrer de plein pied dans le carême de la gratuité. Dans ce carême de la miséricorde, allumons ce feu de l'Esprit qui réchauffe les coeurs et donne le goût de vivre. 

samedi, 06 février 2016 15:14

Je lis

Sébastien Doane: Zombie, licornes, cannibales ... Les récits insolites de la Bible. Novalis. L'auteur aborde parfois d'une façon humoristique, mais sérieuse et qui aide la réflexion, certains récits échevelés de la Bible. Il décrira des ânes qui parlent, Joseph avait deux pères, entrée à Jérusalem sur deux ânes à la fois, et d'autres encore. Sa façon simple de lire ces textes nous donnent le goût de lire les Écritures et de nous laisser inspirer ou surprendre par certaines affirmations. C'est à la fois reposant et instructif de parcourir ce petit livre et peut nous inspirer pour d'autre récits et nous permettre de devenir peut être de meilleurs lecteurs de la Bible. 

mardi, 02 février 2016 17:50

OUF!

En méditant l'Évangile et avec des lumières de savants biblistes, j'ai hésité devant une grande question. Mathieu en bon juif unit très peu l'homme et la femme dans ses récits. Il parlera de l'annonciation à Joseph. Pour le juif la femme est un objet de possession pour l'homme. Luc au contraire parle souvent des deux et il parlera de l'annonciation à Zacharie et à Marie, dans la présentation de Jésus au temple, il parlera de Siméon et de Anne. Luc est un grec, il parle aussi au grec donc il ne conserve pas la mentalité juive devant les femmes. Ce sont deux être égaux et d'égale importance.

Je me demandais pourquoi l'Église s'était collée sur la vision de Mathieu et non de Luc. Pourtant Jésus avait dit: "Ce que Dieu a uni que l'homme ne le sépare pas." Et pourtant nous l'avons séparé. Depuis des générations les femmes doivent lutter pour retrouver leur place dans la société et dans l'Église. Et aujourd'hui encore, nous parlons de faire de la place aux femmes dans l'Église. J'aime beaucoup Monsieur Luc. Ne sommes-nous pas prisonniers d'une mentalité juive donc mysogine?

Des historiens nous signalent le même phénomène avec le péché originel d'Augustin. On dit que Irénée avec des théologiens voyaient l'événement du paradis terrestre non comme une chute, mais comme une crise de croissance. Tout être humain fait des crises de croissance, comme le peuple hébreu en fait et tous les peuples aussi. Ceci est sain dans une vie. Pourquoi sommes-nous pris avec le péché originel qui a faussé le visage de Dieu donné par Jésus?

Quand je me colle à Luc, quand j'accueille Saint Irénée, je me sens libre et en croissance spirituelle avec mon Seigneur. Il me semble que Jésus s'assoit dans ma barque pour me dire: Avance au large .....

mardi, 02 février 2016 16:52

Jésus s'assoit dans ma barque.

Jésus s'assoit dans la barque de Pierre pour instruire ses disciples. Aujourd'hui, Jésus s'assoit dans ma barque pour m'enseigner. Jésus prend le temps de rencontrer la foule et de lui transmettre un message. Je suis donc invité aujourd'hui à prendre conscience de cette présence en moi pour écouter son message. "Je t'invite à ouvrir ton coeur doucement sans faire de bruit" pour entendre la parole que Jésus t'adresse à toi aujourd'hui.

Luc ne donne pas le contenu de l'enseignement de Jésus. Celui-ci enseigne surtout par des gestes: "Avance au large." Va vers les hommes et les femmes de ton milieu, va, fais comme MOI, assieds-toi dans leur barque pour écouter leurs besoins et leurs interrogations et leur apporter le message que je t'ai donné. Va vers les femmes qui luttent pour leur dignité et les respect de leur droit; va vers les enfants maltraités et vendus pour le trafic sexuel; va vers les banques alimentaires qui n'arrivent plus à répondre aux besoins des gens mal pris. Jésus a dit un jour: "Allez en Galilée, c'est là que vous me verrez."  C'est une invitation à ne pas rester prisonniers de nos sécurités, nos célébrations pour aller sur le terrain des luttes quotidiennes.

Et Jésus ajoute: "Je ferez de vous des pêcheurs d'hommes." Ce sont des êtres humains désormais que tu prendras. Au temps de Jésus, la mer était le lieu de séjour des esprits mauvais, de la mort, le pêcheur sort le poisson hors de ce lieu à l'air libre. Le disciple devient donc celui qui sortira l'être humain de ses douleurs , ses peurs, ses péchés pour l'amener à l'air libre de l'Évangile.

Et Jésus n'envoie pas à la pêche à la ligne, mais au filet. Il envoie rassembler les gens. Le message de Jésus invite à la communion, au rassemblement, à la communauté. Ce qui doit motiver le pêcheur d'hommes est cette volonté de rassembler autour de Jésus dans la communion et l'amour. Notons aussi que les disciples avaient pêché toute la nuit sans rien prendre. Il faisait nuit dans leur coeur comme au dehors parce qu'ils comptaient sur leur propre expérience et leur propre force. Il fallait attendre la lumière du jour de l'Esprit. L'Église ne se bâtit pas par le bras de l'homme, mais par le bras de l'Esprit avec le bras de l'homme.

Et avec Isaïe, le Seigneur me dit: "Qui enverrai-je?" Devant la société du Québec d'aujourd'hui, devant ce monde liquide en perpétuel changement, Qui enverrai-je pour que la pêche soit fructueuse? En cette année de la miséricorde, suivons ces femmes et ces hommes qui dans notre société ont écouté leur coeur et sont parti au large à l'invitation de Jésus. Mais avant de partir, écoutons bien Jésus assis dans notre barque pour nous évangéliser.

Luc, 5, 1-11; Isaïe: 6, 1-8.

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