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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

vendredi, 25 mars 2016 14:34

De quoi mon Église a-t-elle besoin?

Hier soir, l'animatrice d'une émission télévisée posait la question: De quoi le Québec a-t-il besoin? C'était intéressant d'écouter les analystes tant politiques qu'économiques donnés leur point de vue. Hier soir, je présidais l'Eucharistie du Jeudi Saint dans une paroisse devant 4 personnes.

Ce matin, Vendredi Saint, devant ma tasse de café je me pose la question: De quoi mon Église d'aujourd'hui a-t-elle besoin? Les rites de la Grande Semaine n'intéressent presque plus personnes. Cet après midi quelques personnes âgées se rassembleront pour écouter la Passion d'il y a 2000 ans. Ce matin dans mon téléviseur, la passion du Christ de 2016 est entrée dans mon salon. Devant l'indifférence religieuse face aux rites, je me suis posé la question: De quoi mon Église communauté a-t-elle besoin?

"Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites" nous a dit Jésus. La passion de Jésus entre dans mon salon tous les jours. Il y a encore des Pilate qui se lavent les mains devant la crucifixion du Christ dans les femmes et les enfants, les pauvres victimes d'un système sans coeur; il y a encore des Judas prêts vendre les femmes et les enfants pour quelques pièces d'argent; il y a encore des Pierre qui ont des pertes de mémoire, la commission Charbonneau en a fait défiler un certains nombre.  C'est le vendredi saint de 2106. Les chrétiens sont indifférents devant des rites d'hier même d'une grande valeur mais ils ont soif de Jésus Christ.  De quoi mon Église a-t-elle besoin?

J'entendais hier un prêtre me dire, dans une paroisse, il n'y a que 4 ou 5 perosnnes à la messe, faut fermer et aller ailleurs. C'est exactement ce que l'Épicerie fait ici, on ferme un magasin pour envoyer les gens chercher leur épicerie ailleurs. Serions-nous devenus un commerce? De quoi mon Église a-t-elle besoin?

Les croyances ne sont pas de la foi, les rites ne sont pas une célébration, des dévotions ne sont pas une prière; que sera la porte de la miséricorde dans nos paroisses? C'est la question que tous les chrétiens qui resteront à la maison aujourd'hui posent à l'Église célébrante. "La forme est devenue le fond" écrit Mgr Rouet. Le rite et le juridique a pris la place de la vie et du théologal. De quoi mon Église communauté a-t-elle besoin aujourd'hui? C'est la question que je porte comme prêtre et que nous devons tous nous poser.

jeudi, 24 mars 2016 14:10

Laver les pieds

Aujourd'hui, jeudi saint, en sirotant mon café, je médite le lavement des pieds. Qu'est-ce que Jésus vient me dire ce matin dans ce geste? Jésus vient dire à ses apôtres: toute ma vie avec vous je vous ai lavé les pieds, je vous le signifie à travers un geste qui vous parle pour que vous fassiez la même chose. le lavement des pieds est le don d'une mission.

A l'époque de Jésus, le serviteur lavait les pieds du maitre à son arrivée du travail pour enlever la poussière, la saleté et poser le baume nécessaire pour guérir les plaies. A cette époque aussi le pouvoir religieux était très fort et controlait la vie des gens. Alors Jésus vient dire aux siens:

Votre mission est de laver les pieds, c'est à dire de poser dans la vie et le coeur des chrétiens le baume de l'amour et de la tendresse, le baume du pardon et de la miséricorde pour guérir les plaies que la vie, les pouvoirs y ont creusées. Votre mission sera d'écouter pour enlever le mal, la poussière qui recouvre la vie des gens et rend malheureux. Vous serez maintenant une oreille pour écouter, un coeur pour aimer, des mains pour servir,...

Jésus veut aussi renverser la pyramide. Le pouvoir deviendra une service avec autorité, C'est à dire avec vérité. Vous n'êtes pas des gens pour commander et vous faire servir, mais des gens qui accompagnent la vie, qui crée la communion entre les personnes, des gens qui bâtissent la paix, la tendresse de Dieu, non pas des gens du rite mais de la vie dans la communion et l'amour.

Alors cette année, quand les prêtres s'agenouilleront pour laver les pieds, ils viendront vous signifier ce qu'ils essaient de vivre au milieu de la communauté et qu'ils nous invitent à vivre avec eux. Ma prière ce matin est pour que ce geste posé aujourd'hui soit vrai et non un rite. Qu'il soit vrai afin que la pyramide de pouvoir encore trop présente dans notre Église soit transformée en communion, en service, en accompagnement de la vie et que notre année de la miséricorde ne soit pas seulement un moment de prière à l'église mais un changement radical dans notre façon de faire Église. Jésus dira à Pierre, si je ne te lave pas tu n'auras pas de part avec moi. Avoir part avec Jésus, c'est vivre au mieux le lavement des pieds dans notre quotidien.

mercredi, 23 mars 2016 19:46

Faut lire!

Desmond Tutu: Dieu fait un rêve. Desclée de Brouwer. "Comme le révérend Luther King avant lui, l'archevêque Desmond Tutu nous propose une lumineuse vision d'amour et d'espoir." L'auteur nous parle du rêve de Dieu, du silence, de la foi de Dieu en l'homme, de voir avec les yeux du coeur, etc ... Ce sont de courts chapitres remplis d'amour et de profondeur. C'est libérant de vivre ces moments de communion avec Mgr tutu, Bonne lecture.

mercredi, 23 mars 2016 17:10

Condamné!

Jésus qui est amour et tendresse est condamné à mort parce qu'il dérangeait les hommes de pouvoir. Le pouvoir d'aujourd'hui ressemble à celui d'hier. Combien de victimes du pouvoir circulent sur nos trottoirs ou reposent dans nos cimetières. La peur de Pierre qui refuse de se compromettre au jardin de Pilate est toujours vivante, la peur des pouvoirs religieux attachés à la lettre et aux doctrines se ballade toujours sous notre ciel, la peur des pouvoirs politiques qui leur fait considérer leur siège avant les personnes figure enconre au fronton de ces amants du pouvoir. Jésus continue aujourd'hui d'être condamné par la peur des hommes de pouvoir.

Ces peurs nous habitent tous et toutes à différents niveaux. L'histoire nous montre que ceux qui vivent par l'épée périssent pas l'épée et que ceux qui vivent par la justice et la vérité se lèvent un jour dans la justice et la vérité: Martin Luther King, Ghandi, .....

Malgré deux millénaires d'Évangile, le pouvoir continue de jouer de l'épée meurtrière de la terreur ou de l'excommunication. Pour les uns c'est une vengeance méritée, pour d'autres c'est la sécurité et le pouvoir. Ainsi l'annonce de la tendresse de Dieu, du pardon, de la miséricorde reste sans écho.

Nous avons sans doute oublié que nous sommes tous frères et soeurs en Jésus Christ. Celui qui fait éclater une bombe réduit en charpie ses frères et soeurs. C'est également un frère ou une soeur que l'on excommunie ou prive de l'Eucharistie au nom de réflexions spéculatives. Nous sommes tous frères et soeurs en Jésus Christ que cela plaise ou non.

Mon chemin de croix cette année, je le farai devant les stations vivantes du chemin de Jésus. Là où mes frères et soeurs sont méprisés, malmenés, condamnés; là où ces femmes et ces enfants sont blessés au plus profond d'eux-mêmes, là où des Simon de Cyrène aident à porter la croix avec le Christ. Ma prière aujourd'hui est que le chemin de croix de 2016 ne soit pas seulement des images fixées au mur des églises, mais une raélité quotidienne que nous devons accompagner.

mardi, 22 mars 2016 15:46

Avis de recherche

En ce matin de Pâques, une femme se rend au tombeau de Jésus. Malheureusement, il est vide. Désolée et en pleurs elle court avertir les disciples. On a volé mon Seigneur et je ne sais pas où on l'a placé. Les disciples Pierre et Jean viennent constater les faits.

Notons d'abord que Marie Madeleine vient de bon matin alors qu'il fait encore sombre. La nature est sombre comme son coeur qui n'a rien compris. Elle veut être près de celui que son coeur aime. Elle nous rappelle le Cantiques des Cantiques: "J'ai cherché celui que mon coeur aime." 3, 5. Le personnage de Marie nous représente tous. Un jour où l'autre dans nos vies nous avons cherché le Seigneur. Nous cherchons souvent au dehors ce qu'il y a au dedans de nous. C'est très souvent lorsque nous ne cherchons plus que nous trouvons.

Pierre et Jean sont allés voir, Pierre constate les faits mais ne semble pas très impressionné alors que Jean vit et crut. Jean est le disciple que Jésus aimait, il vient au tombeau avec son coeur tout comme Marie Madeleine. Alors que Pierre le cérébral constate le tombeau vide sans plus. Nous sommes à la fois ces deux disciples. Nous n'avons qu'à regarder les motifs qui nous animent.

A l'entrée à Jérusalem, la foule s'est trompée de roi; aujourd'hui au tombeau les gens se trompent aussi de roi. Ils sont restés au niveau de la tête, du raisonnement et il fallait descendre au coeur. Le ressuscité ne se découvre qu'avec le coeur. Ils ont cherché Jésus là où il n'était pas. Dans notre vie d'Église aujourd'hui nous sommes parfois comme Marie Madeleine nous cherchons des solutions de tous les côtés pour amener les gens à la messe ou aux sacrements. Nous charchons sans doute Jésus là où il n'est pas.

Aux versets 20, 16 de l'Évangile de Jean, quand Marie s'est arrêtée en silence près du tombeau pour cuver sa peine, elle entendit "Marie" elle se retourne et fait l'expérience de la présence de Jésus: "Maitre." Découvrir la présence du ressuscité ne se fait pas dans l'activité, la recherche, mais dans le silence du coeur. Ceci nous rappelle le prophète Osée: "Je la conduirai au désert, je parlerai à son coeur, je la fiancerai à moi dans l'amour, la tendresse et la fidélité." Os. 2, 16. C'est Jésus qui a toruvé Marie et non l'inverse. Quand elle a cessé de chercher et s'est mise à l'écoute, elle l'a découvert en elle. C'est vrai aussi pour nous et pour notre vie d'Église. Quand nous cesserons de chercher ce que nous avons perdu pour découvrir ce que nous sommes en train de gagner, nous ne serons plus devant un tombeau vide.

Ce matin dans le silence de ce tombeau vide, laissons le Seigneur parler à notre coeur, laissons-le nous trouver, laissons-le nous fiancer à lui dans la tendresse et la fidélité, ce sera la porte ouverte à toutes nos solutions et ce sera sans doute notre plus beau Pâques.

Ev. Jean 20, 1-9. 

dimanche, 20 mars 2016 13:59

Venez voir

"Deux disciples suivaient Jésus. (...) Ils lui demandèrent: "Où demeures-tu?" Il leur répondit: "Venez et vous verrez." Jn 1, 36. En ce début de la semaine sainte, j'ai le goût de reprendre la même expression: "Venez et vous verrez." Les disciples sont allés voir et sont restés. Ils n'ont pas vu seulement avec leurs yeux physiques mais surtout avec les yeux du coeur. Ils ont expérimenté du dedans ce que leurs yeux voyaient. Il nous est impossible de comprendre le vécu de la semaine sainte sans voir avec les yeux du coeur.

J'ai eu l'impression toute ma vie de manger mes parents. Lorsque je m'assoyais à la table familiale pour prendre le repas, cette nourriture gagnée par la sueur de leur travail, préparée avec amour par ma mère me donnait l'impression que c'était un morceau d'eux-mêmes que je prenais. Toute ma vie j'ai eu cette impression. Aujourd'hui encore dans mon quotidien, j'ai l'impression de manger les valeurs que mes parents m'ont données. Il me semble qu'il en est ainsi pour le Jeudi Saint. Jésus s'assoit à table avec les siens et leur donne tout ce qu'il a été avec eux et pour nous. Venez vous nourrir de ma parole, de mon témoignage de vie; venez vous abreuver de ma vie, de ma tendresse, pour en vivre et le faire vivre autour de vous. Jésus nous a donné une mission, une façon de vivre et non seulement un rite à célébrer.

N'avons-nous pas un peu trop oublier la vie de Jésus pour nous accrocher seulement au divin. D'ailleurs notre credo ignore la vie de Jésus pour ne retenir que sa naissance et sa mort. Le Jeudi Saint, Jésus nous invite à entrer au Cénacle avec lui: "Venez voir." Venez vivre de l'intérieur ce qui va se passer. Je vous donne ma lutte contre l'injustice, ma défense des pauvres et des orphelins, je vous donne ma contestation des pouvoirs religieux et civils qui oppriment les personnes et briment les libertés. Jésus nous a donné une eucharistie à vivre au quotidien et à célébrer en communauté   et non une célébration qui s'arrête aux portes de l'église. Quand je regarde la vie de notre Québec aujourd'hui, la vie de nos communautés chrétiennes, je me pose la question: Qu'avons-nous fait du Jeudi Saint?

Le Vendredi Saint, Jésus accepte par fidélité à sa mission de se laisser clouer sur le bois de notre nature humaine pour nous hisser avec lui vers le Père et nous conduire à la résurrection. Jésus aurait pu dire non à la mort et retourner négocier avec les autorités. La croix est le réponse d'une fidélité amoureuse à une passion de toute sa vie. Sur la croix Jésus nous dit: Par amour et par fidélité, je ne reculerai devant rien même la mort. Venez voir, venez lire le message que nous adresse le Seigneur cloué sur notre nature humaine par amour et fidélité.

Jésus ne nous  a pas donné une religion à pratiquer, il nous a donné un amour à vivre, une mission à réaliser, une communion à développer.  Cette année, allons voir davantage avec les yeux du coeur lire le message que Jésus nous donne pour aujourd'hui. Allons voir avec les yeux du coeur pour pemettre aussi à d'autres de faire la même lecture. Et nous pourrons peut être dire comme les disciples d'Emmaüs: Notre coeur n'était-il pas tout chaud  assis à la table avec Lui?

jeudi, 17 mars 2016 16:04

J'ai voulu impressionner Dieu

J'ai voulu impressionner Dieu. Voila ce que découvre ce matin dans ma méditation. J'ai connu un Dieu qui se laisse impressionner par nos bonnes ou mauvaises actions. Si tu agis bien, Dieu te récompense, sinon il te punit. Cette vision de Dieu a marqué une bonne partie de ma vie. En lisant les Évangiles, j'ai découvert que Dieu n'est pas impressionnable. Il nous aime trop pour se laisser impressionner par nos actions. Dieu nous aime tel que nous sommes d'un amour infini qui n'a pas de rapport avec ce que je fais mais avec ce que je suis.

Dieu m'a fait, nous a fait, comme Lui et pour Lui. Dans la mesure où je découvre et vis cette réalité ma vie sera de plus en plus conforme à ce que je suis: L'enfant bien-aimé du Père. Dans toute vie humaine, il y a des erreurs de parcours, des crises de croissance que nous appelons des péchés. Sans minimiser la place du péché, j'aime parler de difficultés de croissance, d'erreurs de parcours, de blessures qui causent du mal de vivre, mais Dieu m'aime comme cela et me conduit plus loin si je veux bien le suivre.

Quoique je fasse n'ajoute rien à Dieu, ne change pas ses relations avec moi; cela peut changer quelque chose en moi, c'est moi qui  change. Je ne peux rien faire pour que Dieu m'aime davantage, comme rien de ce que je fais ne diminue l'amour de Dieu pour moi. L'être humain est au coeur du plan de Dieu avec une grande dignité et une grande valeur. Si nous comprenions cela vraiment, y aurait-il encore tant d'enfants maltraités, de femmes violentées, d'écoles insalubres, ... Est-ce que nous continuerions à juger l'être humain seulement à son rendement et non aussi à sa valeur humaine, Est-ce que nous ne prendrions pas un peu plus soin des mal gommés de la société même s'il ne sont pas rentables économiquement ou politiquement? N'essayons plus d'impressionner Dieu, mais levons-nous pour proclamer et défendre ce que nous sommes: Des êtres humains objets d'un amour infini et d'une valeur sans égale. C'est le premier pas de l'évangélisation.

mardi, 15 mars 2016 16:18

Jésus entre dans ma Jérusalem

"Allez à la ville qui est en face. A l'entrée, vous trouverez un petit âne attaché que personne n'a encore monté. Détachez-le et emmenez-le." Lc 19, 28. Telle est la mission que Jésus donne à ses disciples au moment d'entrée à Jérusalem qui présage sa mort. Cette mission donnée par Jésus est aussi la mienne comme disciple du Christ.

Jésus envoie ses disciples dans la vie, au coeur du monde. Vous y trouverez des gens attachés, libérez-les et emmenez-les. Libérer les êtres humains de ce qui les empêche de se rendre à Jésus, voila mission donnée. Ce n'est ni dans leur maison ou au temple que Jésus envoie, mais au coeur du monde. C'est le message du Pape François dans la Joie de l'Évangile: L'Église en sortie, no 20. Sortir aux périphéries et constituer dans le monde un état permanent de mission. Dans sa vision de l'Église, le Pape parlera de l'Église-hôpital de campagne. Un Église-hôpital proche des gens et de leurs besoins.

Notons que Jésus arrive à la fin de sa vie terrestre. Il avait eu le temps de préparer ses disciples à accueillir cette mission. D'où pour nous l'importance de ce compagnonnage avec le Christ pour nous laisser libérer et convertir avant de prendre la route. On ne s'imporvise pas missionnaire, il s'agit d'un charisme à développer.

Et Jésus dit aux disciples: "Emmenez-le." La mission est de conduire les gens à Jésus. C'est tout le travail de l'évangélisation: faire l'expérience du Christ en nous. C'est le Christ qui rassemble et met en état de célébrer. Nous avons à faire découvrir la présence et l'action du Christ dans la vie de chaque personne de la communauté. Le Christ ensuite rassemblera. Mais pour les emmener à Jésus, il nous faut les détacher. Il nous faut libérer les gens de ce qui les empêche de découvrir la présence du Christ en eux. je dois d'abord me placer à l'école de Jésus pour me laisser libérer moi-même. Il me faut d'abord avoir fait l'expérience du Christ dans ma vie.

L'Évangile m'apporte une autre question. La foule acclame un roi, mais cette même foule demain demandera sa crucifixion. La foule se trompe de roi. Alors, quel roi, moi, j'acclame dans ma vie? Est-ce que je me trompe de roi? Est-ce que j'acclame un roi fait à ma mesure, qui répond à mes demandes? Où j'ai appris à acuceillir le roi qui se présente dans le Christ?

La foule a déposé ses vêtements sur la route de Jésus. les vêtements sont le symbole de leur vie, de leur personne. Ils ont mis leur vie devant Jésus pour le conduire à Jérusalem. Quel est le vêtement que je dépose sur la route de Jésus Christ aujourd'hui? En ce dimanche des rameaux où Jésus entre dans ma Jérusalem, il me demande de détacher les gens autour de moi pour les lui emmener afin qu'il les conduise à la résurrection. "Détachez-les et emmenez-les moi."

mardi, 15 mars 2016 16:18

Jésus entre dans ma Jérusalem

"Allez à la ville qui est enface. A l'entrée, vous trouverez un petit âne attaché que personne n'a encore monté. Détachez-le et emmenez-le." Lc 19, 28. Telle est la mission que Jésus odnne à ses disciples au moment d'entrée à Jérusalem qui présage sa mort. Cette mission donnée par Jésus est aussi la mienne comme disciple du Christ.

Jésus envoie ses disciples dans la vie, au coeur du monde. Vous y trouverez des gens attachés, libérez-les et emmenez-les. Libérer les êtres humains de ce qui les empêche de se rendre à Jésus, voila mission donnée.Ce n'est ni dans leur maison ou au temple que Jésus envoie, mais au coeur du monde. C'est le message du Pape François dans la Joie de l'Évangile: L'Église en sortie, no 20. Sortir aux périphéries et constituer dans lemonde un état permanent de mission. Dans sa vision de l'Église, le Pape parlera de l'Église-hopital de campagne. Un Église-hôpital proche des gens et de leurs besoins.

Notons que Jésus arrive à la fin de sa vie terrestre. Il avait eu le temps de préparer ses disciples à accueillir cette mission. D'où pour nous l'importance de ce compagnonnage avec le Christ pour nous laisser libérer et convertir avant de prendre la route. On ne s'imporvise pas missionnaire, il s'agit d'un charisme à développer.

Et Jésus dit aux disciples: "Emmenez-le." La mission est de conduire les gens à Jésus. C'est le Christ qui rassemble et met en état de célébrer. Nous avons à faire découvrir la présence et l'action du Christ dans la vie de chaque personne de la ocmmunauté. Le Christ ensuite rassemblera. Mais pour les emmener à Jésus, il nous faut les détacher. Il nous faut libérer les gens de ce qui les empêche de découvrir la présence du Christ en eux. je dois d'abord me placer à l'école de Jésus pour laisser libérer moi-même. Il me faut d'abord avoir fait l'expérience du Christ dans ma vie.

L'Évangile m'apporte une autre question. La foule acclame un roi, mais cette même foule demain demandera sa crucifixion. La foule se trompe de roi. Alors, quel roi, moi, j'acclame dans ma vie? Est-ce que je me trompe de roi? Est-ce que j'acclame un roi fait à ma mesure, qui répond à mes demandes? Où j'ai appris à acuceillir le roi qui se présente dans le Christ?

La foule a déposé ses vêtements sur la route de Jésus. les vêtements sont le symbole de leur vie, de leur personne. Ils ont mis leur vie devant Jésus pour le conduire à Jérusalem. Quel est le vêtement que je dépose sur la route de Jésus Christ aujourd'hui? En ce dimanche des rameaux où Jésus entre dans ma Jérusalem, il me demande de détacher les gens autour de moi pour les lui emmener afin qu'il les conduise à la résurrection. "Détacjez-les et emmenez-les moi."

lundi, 14 mars 2016 14:54

Projet commun ...

Jacques Racine: Monde unique, Projet commun, l'engagement social de l'Église. Médiaspaul. 2016. Ce livre propose une étude succinte mais très intéressante de l'histoire de la doctrine sociale de l'Église. Nous y retrouvons les grandes encycliques des Papes qui ont tracé les grandes lignes de cette doctrine. Nous y trouvons les enseignements de Vatican 11 ainsi que la vision des Papes des denrières décennies qui ont ouvert la porte à des façons nouvelles et plus adaptées à la vie d'aujourd'hui. C'est une lecture très éclairante. Bonne lecture.