Spiritualité

Homélies, réflexions et spiritualité

Spiritualité

jeudi, 11 février 2016 15:11

L'heure des choix

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Le carême vient de commencer. Nous penserons aux pénitences à vivre, aux prières à faire, au jeûne à respecter. Le carême de 2016 pour moi, c'est l'heure des choix. Dans un monde en bouleversement où l'Évangile est méconnu et le Christ ignoré, un mnde où les jeunes sont des victimes d'une société qui évalue l'être humain à sa capacité de rendement, je crois que l'heure n'est pas aux dévotions mais à l'action.

Jésus à l'aube de sa vie publique s'est retiré un moment pour faire ses choix. Le Père lui avait donné une mission et il est allé situer sa vie face à cette mission. L'Évangile des tentations nous le rappelle. Jésus n'a pas dit non à satan, mais OUI à sa mission. Le carême est ce temps donné à chaque chrétien et chrétienne comme à chaque communauté de discerner avec l'Esprit Saint les choix qui sont les nôtres dans le monde où nous vivons.

La nature actuellement fait son carême. Les arbres sont dénudés et vont renouer avec leurs racines pour cueillir les forces en vue du printemps. Le carême me permet de renouer avec mes racines d'enfant de Dieu pour en témoigner. Le carême me permet de retrouver mon enfant divin, de renouer avec l'enfant de Dieu que je suis pour en témoigner.

J'y arriverai par la méditation de la Parole de Dieu et la parole qui s'écrit au quotidien. La Parole est actuelle et nous l'écrivons chaque jour, c'est là qu'il faut aussi la méditer.

J'y arriverai aussi par la prière. La prière n'est pas de répéter des mots. Jésus nous l'a montré dans le Notre Père. Il ne nous a pas donné des mots à répéter mais une façon de prier. Quand tu pries nous dit-il adresse-toi comme un fils à son Père. Et aujourd'hui dans notre contexte de société et d'Église, il nous faut réapprendre le Notre Père.

J'y arriverai par le jeûne. Jeûner de tout ce qui m'empêche de renouer avec mon enfant de Dieu pour porter témoignage. Jeûner de mes sécurités, mes façons de faire, mes idées toutes faites, pour jeûner sur le terrain au quotidien afin que mon témoignage chrétien porte aujourd'hui.

Le carême sera ce temps où je découvirrai la façon d'incarner le témoignage de l'Évangile aujourd'hui. Nous sommes dans l'année de la miséricorde. Quelqu'un écrivait ce matin: faudrait pas seulement en parler, mais aussi en vivre, et la parabole du père miséricordieux nous donnera ce message,. Nous y reviendrons. C'est l'heure des choix et si nous acceptons d'aller au désert avec le Christ, ce sera l'heure de l'action.....

jeudi, 17 décembre 2015 18:08

La miséricorde a-t-elle un visage?

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Nous sommes dans l'année de la miséricorde demandée par notre Pasteur François. La miséricorde est-elle un mot? un thème de dissertation? Ou a-t-elle un visage?

Le premier visage qui me vient à l'esprit est sans contredit celui de Jésus Chirst. Il s'arrête à Naïm près de la veuve réduit à la mendicité et lui redonne son fils, sa capacité de vivre; il lui permet du même coup de retrouver sa dignité de femme. Il donne à manger aux foules qui l'ont suivi et sont devenues affamées. Il accueille dans son paradis le larron crucifié auprès de lui. Et combien d'autres exemples encore ....

D'autres visages aussi s'alignent sur la route de ma mémoire. Je vois le visage de cette maman qui durant de longues années avec beaucoup d'amour prend soin d'un enfant malade. Le visage de parents qui accueillent avec tendresse leur fils revenu brisé par la drogue, l'alcool et l'aident à se guérir. Le visage de tous ces gens qui avec la guignolée redonneront de la joie à beaucoup d'enfants à Noêl. La miséricorde a beaucoup de visages autour de nous.

Apprenons à célébrer la miséricorde là où elle montre son visage: dans nos centres de bénévolat, dans les maisons d'accueil pour femmes victimes de violence, les personnes qui accompagnent en fin de vie, etc ... Jésus Christ est présent là d'une présence réelle comme dans l'Eucharistie. Quand nous aurons vécue, reconnue ces visages de la miséricorde nour pourorns ensemble célébrer en vérité la miséricorde du Seigneur qui s'exprime au quotidien dans nos porpres vies personnelles.

La miséricorde n'est ni un mot, ni une théorie, ni une célébration, elle est un visage qui se manifeste à nous chaque jour, qui convertit notre propre visage pour que nous devneions aussi VISAGE DE MISÉRICORDE.

vendredi, 11 décembre 2015 17:25

Une redécouverte essentielle.

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Richard Guimond écrivait: "L'Église est née autour de la table dans un cadre domestique. Elle ne renaitra pas autrement. Elle ne sera pas refondée autrement."

Aujourd'hui, nous fermons des églises et malheureusement nous demandons aux chrétiens d'aller chercher les services religieux à la paroisse voisine.. Les commerces font la même chose. Notre Église est -elle devenue un simple fournisseur de services religieux que nous prenons là où ils sont offerts.

La fermeture des églises dans les petites communautés spécialement est l'occasion privilégiée de retrouver l'Église comme lieu de communion et de fraternité. Le problème le plus grave de notre Église n'est pas la baisse de la pratique dominicale, mais l'absence chronique de communauté. "En fermant les lieux de la prière commune, de la parole commune,  de la joie et de la peine communes, on oublie l'aspect essentiel du christianisme: LA COMMUNAUTÉ."

Il est essentiel d'assurer que les chrétiens de ces petites paroisses continuent de se rassembler pour la prière et la parole communes et bâtir ensemble des communautés à taille humaine. L'accent doit être mis sur la communauté, sur la rencontre de fraternité avec ou sans Eucharistie et animée par des chrétiens. L'important n'est pas tant le rite ou la façon de faire que la prière, la communion et la fraterntié.  C'est là qu'un jour naitront les pasteurs dont la communauté a besoin.

Il nous faut favoriser les repas de fraterntié qui sont repas de communion et deviennent repas de prière et d'action de grâce. Madeleine Delbrel écrit: "En face de l'Évangile, ce n'est pas d'être peu nombreux qui est grave, c'est d'être immobiles  et de marcher comme des vieillards."

Ces repas de fraternité feront naitre l'Église de demain et sont la responsabilité des chrétiens. Ces repas de fraternité autour de la parole et de la prière nous ferons passer de la paroisse territoire à la paroisse communauté et communion. Ces nouvelles paroisses feront surgir leur pasteur et assureront leur pérennité. L'Église est née autour de la table dans un cadre domestique et renaitra dans ce même décor.

Collectif: Le repas aujourd'hui ... en mémoire de Lui. Médiaspaul. (encore d'une très grande actualité).   

dimanche, 22 novembre 2015 15:53

Pensée

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L'approche non violente ne transforme pas immédiatement le coeur de l'oppresseur. Elle agit d'abord sur le coeur et l'âme de ceux qui s'engagent dans cette voie. Elle leur apprend à se respecter et met à contribution des ressources de détermination et de courage qu'ils ne savaient pas posséder. Finalement, elle atteint l'adversaire et agite sa conscience à un tel point que la réconcilitation devient réalité.

Martin Luther King.

jeudi, 12 novembre 2015 22:11

Dix lépreux

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Jésus rencontre dix lépreux sur sa route. Les dix sont guéris et un seul revient dire merci au Seigneur. Luc 17, 11-19. Et celui qui revient est un samaritain, donc un étranger, un non pratiquant. Et pourtant la reconnaissance est venue de là. Il est à noter que le samaritain se sentait libre devant les obligations de la loi; et alors que les juifs ont obéi à la loi, celui-ci a obéi  à son coeur. Cet homme s'est relevé libéré de sa maladie et prêt à suivre le Christ.

Souvent ceci se vit dans nos vies personnelles et dans la vie de notre Église. C'est souvent dans des moments de détresse, de noiceur spirituelle, ces moments où nous sommes plus fragiles que la vie nous rejoint plus profondément. Nous sommes davantage accueillant à la présence du Christ et à l'action de l'Esprit en nous.

Il en est ainsi parfois aussi dans nos paroisses. Les personnes que l'on croit loin de toute vie chrétienne, les marginaux sont souvent ceux-là même qui nous surprennent. La majorité des oeuvres caritatives en paroisse sont animées par des non célébrant. Des personnes loin des sacrements, de toute vie d'Église traditionnelle et pourtant ils ont une vie chrétienne très engagée et qui questionne l'entourage. Ces chrétiens sont souvent plus libres devant les obligations religieuses et plus en mesure d'entendre battre le pouls de Deu au quotidien.

Très souvent dans les Évangiles, devant le refus des juifs, Jésus va opposer l'aceptation spontanée des samaritain ou des gens de Galilée. Je suis questionner sur les lois ou les obligations  qui m'empêchent se suivre le Christ. L'Évangile m'enseigne  la liberté et Jésus veut des disciples qui le suivent par amour et dans la liberté. Est-ce que je vais à Jésus par intérêt, par crainte, par obligation ou pour établir une relation d'amour.?

samedi, 07 novembre 2015 20:17

"EST" ou "SOIT".

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"Le Seigneur est avec vous. Le Seigneur soit avec vous. Voila des expressions qui ont fait couler de la salive. Dans son livre écrit à l'époque du Concile "La table ouverte", le Père Dominique Barré, o.p. faisait une distinction importante. L'assemblée à l'église est le premier sacrement de la présente du Christ ressuscité avant la Parole et l'Eucharistie. Alors quand le président de l'asssemblée dit au peuple: Le Seigneur est avec vous, il fait un acte de foi à la présente du Christ dans l'assemblée. Et le peuple répond: Et avec toi, l'Esprit. le peuple reconnait dans le prêtre celui que l'Esprit mandate pour présider la prière. Ceci rejoint d'une certaine façon la livre de Michel Scouarnec: Présider l'assemblée du Seigneur, publié il y a déjà vingt ans. Alors serait-il possible ou pardonnable que l'on exprime parfois cette valeur fondamentale lors de nos célébrations? Je dois confesser qu'il y a plusieurs années déjà que j'utilise cette formule.

Le rite liturgique nous fait dire: Le Seigneur soit avec vous. Nous formulons un souhait que le Seigneur se fasse de plus en plus présent à la vie ou se fasse mieux découvrir dans l'assemblée. Y a-t-il une formule meilleure que l'autre? Je ne sais pas. Tout dépens de ce que l'on veut exprimer ou vivre dans la célébration. Laissons aller la liberté des enfants de Dieu.

jeudi, 05 novembre 2015 15:15

Descends

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Ma méditation s'arrête ce matin au texte de Luc  14, 15-24. Un homme prépare un banquet et envoie ses serviteurs avertir les invités. Le diner est prêt. Mais ceux-ci s'excusent: J'ai acheté un champ, j'ai acheté des boeufs, je me suis marié, je ne peux y aller. Alors le maitre envoie chercher les pauvres, les boiteux, les blessés sur le bord de la route et rempli la salle du banquet.

Jésus m'invite à un moment de communion, de partage avec lui. Il m'invite à un coeur à coeur et je refuse avec un tête-à-tête. Nous retrouvons ici les trois mêmes tentations de Jésus au désert, des êtres humains au Paradis terrestre et du peuple au désert vers la Terre Promise:Tentation de l'avoir, du pouvoir et du valoir. L'invitation du Seigneur est celle d'un temps de communion. Le repas est un temps de communion, d'intimité et de partage. Il n'est pas au niveau du faire mais de l'être.

Alors Jésus me dit: Descends au niveau de ton coeur. Descends ... Descends au niveau de tes pauvretés, de tes besoins, de tes soifs de spirituel, d'accueil, de pardon. Écoute ton coeur tu trouveras les raisons d'accepter l'invitation. Le royaume de Dieu en nous est toujours au niveau du coeur et non du faire. L'Évangile nous invite toujours à rejoindre notre Soi intérieur, c'est à dire à descendre au niveau de ce qui est essentiel de notre vie tant sur le plan humain que chrétien. C'est l'invitation que le Seigneur adresse à chacun et chacune de nous. Il y a en nous des zones de pauvreté, de blessures, de soifs que nous devons rejoindre pour communier vraiment au Christ. L'Évangile, le message de Jésus ne sont pas des choses à faire d'abord, mais une invitation à être.

Notre monde a soif, notre monde grelote, notre monde a mal, parce que peut être avons-nous trop de champ à visiter, trop de boeufs à essayer, ou de liens qui nous paralysent. Notre pastorale est souvent au niveau des rites à bien faire et respecter, des normes souvent étouffantes qui éloignent ... Nous sommes pris par les champs de l'agir pastoral, par le pouvoir à ne pas perdre, et aux directives et obligations jugées plus importantes que le vécu des personnes. Je pense ici aux familles endeuillées qui ne veulent pas de célébrations à l'église et aux couples  qui  se marient et ne sont pas prets célébrer   à l'église.  Notre monde a besoin de pasteurs qui écoutent, communient, partagent; des hommes et des femmes sur les rues, dans les magasins, les tavernes, les prisons qui entendent l'invitation du Seigneur à travers les cris des frères et soeurs en souffrance. Notre monde a besoin de pasteurs selon le coeur de Dieu, ces femmes et ces hommes capables de descendre de la tête au coeur pour communier au Christ présent au creux de ces souffrances comme de ces joies et attentes ou de certains refus. Seigneur fais-nous découvrir la grandeur de ton invitation à communier, à partager ....

lundi, 26 octobre 2015 17:11

Un visage de Marie

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Le mois d'octobre s'achève, mois appelé mois du rosaire et dédié à Marie. Nous ne parlons pas souvent de Marie et il m'apparait que nous avons développé une dévotin à Marie, le culte marial et que souvent le vrai visage de Marie reste dans l'ombre. Je m'nspire d'une réflexion de la  Supérieure Générale des S.P.D.C. pour méditer un aspect du visage de Marie. J'espère que Mère Maria Goretti me pardonnera cette audace.

"Marie est une femme au coeur reconnaissant." Dans L'Évangile souvent Jésus lève les yeux au ciel et loue le Père. a L'exemple de son Fils Marie est femme de reconnaissance et de louange. Son magnificat en est la preuve. Le Magnificat est le chant de reconnaissance de la nouveauté de l'Évangile qui sera annoncé; c'est le chant de louange et de l'audace face au nouveau testament qui s'ouvre devant elle. Ce visage de Marie devrait susciter en nous ce sentiment de louange devant la création, devant l'oeuvre de Dieu en nous, devant la grandeur de l'amour du Seigneur répandu en nos coeurs.

"Marie part en grande hâte vers sa cousine Élisabeth porter la bonne Nouvelle que la promesse du salut est réalisée." Partir en grande hâte, c'est aussi l'invitation du Pape François d'aller vers les autres, d'aller vers les périphéries. Alors que dans l'annonciation à Zacharie, celui-ci est muet, incapable de dire la bonne nouvelle qui le remplit, l'Ancien Testament est incapable de répondre aux besoins des gens; Marie part partager sa joie. Le Nouveau Testament prend la relève et se rend capable de dire la nouveauté du Christ Jésus. C'est dans la joie et l'amour que Marie va visiter Élisabeth. Marie nous invite à également à porter aux autres la Bonne Nouvelle du salut. Nous devons devenir missionnaire.

"Marie est une femme de contemplation." Elle gardait toutes ces choses dans son coeur. Elle ruminait et intégrait à la fois les événements et la Parole révélée. Le Pape François invite à être des contemplatifs du monde et de Dieu. Centempler cette création mise sous nos yeux avc toutes ses richesses et ses beautés. La contempler pour la préserver, en prendre soin. Devenir des contemplatifs à l'exemple de la Vierge Marie, voila une attitude importante à développer.

Marie est aussi la femme forte de l'Évangile. Cette femme qui se situe comme charnière entre les deux testaments, cette femme qui dit oui à une aventure merveilleuse qui va révolutionner le monde. Cette femme de l'audace qui rompt avec une longue tradition et s'inscrit sur une route nouvelle et inconnue qui lui réserve beaucoup de surprises. Nous avons besoin de redécouvrir ce visage de Marie qui dépasse la pure dévotion pour nous inscrire avec elle sur la route nouvelle de l'évangélisation, route de la Parole et de la liberté, route de l'avenir et du souffle de Dieu qui crée l'avenir. Contempler le visage de Marie, c'est redonner du souffle à notre vie ecclésiale.

vendredi, 16 octobre 2015 17:19

Pensées

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Une ou deux pensées venues de notre ami Louis-Philippe Poirier décédé le printmeps dernier.

"Méditer, c'est ouvrir un chemin pour se laisser toucher par l'Amour."

"Laisser ce qu'il y a de plus grand en moi prendre le contrôle."

"Ce que nous cherchons, nous le sommes déjà, nous n'avons qu'à le devenir."

vendredi, 02 octobre 2015 14:32

Les disciples.

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L'évangéliste Marc met l'accent sur le choix des disicples. Jésus marche et appel des gens à le suivre. Le disicple est appelé pour être "avec" le maitre. Il est formé à l'école de Jésus. L'université de Jésus est la vie, la nature et les événements. Aujourd'hui, je voudrais méditer une façon de former les disciples dans les Évangiles.

"Jésus prit du pain" Mc 14, 22. "Alors Dieu modela l'homme avec la glaise du sol." Gn 2, 8. "Comme l'argile dans les mains du potier, ainsi êtes-vous dans mes mains, maison d'Israël." Jr 18, 6. Dieu prit de la glaise dans ses mains et modela l'être humain, Jésus prend dans ses mains le pain, symbole de notre humanité et de l'humanité de Jésus, et modèle son disciple selon son image, selon sa volonté. A l'Eucharistie, Jésus nous prend dans ses mains pour nous façonner à son image et mettre en nous le souffle de l'apôtre et du témoin.

"Il le bénit." Rendit grâce.Mc 14, 22. Bénir pour Dieu, c'est rendre fécond. Dieu bénit notre vie pour la rendre féconde comme témoin et envoyé. En Genèse, Dieu bénit Abraham et il eut une descendance aussi nombreuse que le sable au rivage  de la mer et que les étoiles au firmament." Gn 22, 15-18.

"Il le rompit." Mc 14, 22. Cette expression évoque en nous les temps de purificaiton, de conversion. Se débarasser du vieux levain pour entrer avec Jésus dans la vision du peuple nouveau. Michael Ange disait un jour devant une oeuvre réalisée: Je n'ai fait qu'enlever les morceaux de trop pour découvrir la statue. Jésus fait ainsi avec nous, il enlève les morceaux de trop pour découvrir le disciple, l'enfant de Dieu.

"Il le donna". Le disciple sest envoyé, il est donné Le pain lors de la multiplicaiton des pains ne reste pas dans les  mains de Jésus, il est donné et partagé; il en est ainsi du disicple, il est donné au monde pour faire croitre le règne de Dieu.

"Ceci est mon corps" Mc 14, 22. Non seulement nous sommes façonnés à l'image du Christ, nous devenons corps vivant de Jésus Christ et donnés pour former le corps vivant du Christ. Nous sommes dans une communion, l'Église est communion et nous sommes envoyés vivre et former cette communion.

"Prenez et mangez." Le disciple et donné pour être mangé, c'est à dire pour être au service de la communauté, au service du corps vivant de Jésus. Comme dit le Pape François, "il prend l'odeur des brebis." le vrai pasteur n'est pas là pour lui-même, pour servir une organisaiton, mais pour faire grandir le corps du Christ resssucité.

"Faites ceci en mémoie de moi." La vie du Christ est une vie donnée, une vie eucharistique. La vie de l'envoyé est aussi vie eucharistique sinon il ne peut pas être envoyé et pasteur. Le pain eucharistique devient présence sacramentelle du Christ, le témoin devient présence du corps vivant de Jésus ressuscité pour être pris et mangé.

Dans l'Eucharistie, ce corps vivant du disciple est présenté en action de grâce au Père dans le "Par lui, avec lui et en lui", nous devenons action de grâce et honner et louange au Père pour l'éternité. Méditons profondément cette étape de formation du disciple pour mieux comprendre l'Eucharistie et notre misison d'envoyé au service du corps vivant de Jésus ressuscité.

Inspiré de: La formation des disciples, José Prado Flores.

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