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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

jeudi, 20 février 2020 15:09

Vivre ensemble.

Chaque jour, les nouvelles nous apportent dans notre salon nos difficultés à vivre ensemble. Depuis deux semaines des personnes bloquent les voies ferrées., alors que d'autres participent à un procès pour agression sexuelle, etc ... Un jour des gens sont venus coloniser le territoire voulant faire des habitants des français et des catholiques.  Quelques années plus tard, d'autres messieurs bien intentionnés sont venus coloniser à leur tour pour faire des anglicans et des anglais. Et voila que trois peuples distincts ont essayé de vivre ensemble. Le vivre ensemble est difficile quand on ne peut respecter l'autre. On a colonisé à tous les points de vue de sorte que l'on se chicane au nom de Dieu. La religion comme le pouvoir et l'argent est devenue objet de discorde et de bataille. Nous vivons encore le jardin de l'Éden.   Nous sommes un peuple en croissance vers sa vie d'adulte qui vit encore des crises d'adolescence.

Face à ce jardin du passé, il y a le désert d'aujourd'hui où le Christ nous donne un enseignement profond. Le désert est un lieu où les comparaisons sont difficiles, nous sommes libres des regards ou des ambitions d'autrui. Le désert est un lieu de liberté où j'apprends à me connaitre comme être spirituel. Dans le désert j'apprends à cesser de me comparer et à vivre pleinement ce que je suis. Le désert nous apprends à écouter la vie autour de nous. Dans le désert, Jésus m'apprends à être fidèle à moi-même. Quand Jésus revient du désert, il annonce sa loi: "Aimez-vous les uns les autres," respectez-vous dans ce vous êtes. Vous êtes tous des êtres humains remplis de l'Esprit d'amour de votre créateur. Jésus est venu nous enseigner un vivre ensemble. L'argent n'est pas un maitre mais un serviteur. Le pouvoir n'existe pas entre vous, mais l'autorité et le service  qui font grandir.  Cette année, je souhaite que nous allions au désert. Cessons de faire des sacrifices, des actes de culte par accoutumance et allons au désert écouter la vie autour de nous, c'est la Parole de Dieu qui se réécrit aujourd'hui. Comme disait un Père du désert: Mon livre à moi est la vie des êtres que je rencontre et il est toujours devant mes yeux chaque fois que je désire lire la Parole de Dieu. Cela me rappelle Saint Paul qui écrit que nous sommes l'Évangile pour les autres.

Notre thème de carême cette année est "Grandir dans la foi." J'aimerais beaucoup mieux lire "Grandir dans l'amour et le respect de l'autre." Peut-on avoir la foi sans d'abord connaitre et aimer? Si je prends un jeune enfant, je le place sur le bord d'une table, je lui tends les bras, s'il me connais bien et que j'ai une bonne relation avec lui, il va se jeter dans le vide sachant que je vais prendre. S'il ne me connait pas, il va pleurer simplement et ne bougera pas. Que notre carême soit un temps de désert où nous apprenons à nous connaitre, à connaitre le Seigneur en nous pour le révéler. Jésus ressuscité se fait connaitre au coeur de la vie d'abord pas seulement à travers des rites. Dis à mes amis d'aller en Galilée c'est là qu'ils me verront. La Galilée est le désert qui me permettra de mieux me connaitre et de me découvrir en chaque personne que je vais rencontrer.  Ceci facilitera notre VIVRE ENSEMBLE.

mercredi, 19 février 2020 20:17

Juger ...

"Voir le mal, se juger soi-même ou juger autrui, culpabiliser autrui ou ressentir de la culpabilité, ce n'est rien d'autres que de croquer, ici et maintenant, dans le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal." Denis Marquet.

mercredi, 19 février 2020 15:50

Agir en Église.

"L'Église n'est pas dans notre société un service comme les autres où l'on vient demander au comptoir quelques friandises spirituelles ou un passeport pour le salut. Elle est un lieu de communion, de vie fraternelle et de mission qui appelle, rassemble et envoie au nom de Jésus Christ."  (Croire en toute liberté. P.65). La rencontre du dimanche n'est pas une belle petite amicale des amis de Jésus qui se retrouvent ensemble pour partager leur semaine. L'Église est née de la Pentecote: un envoie, une sortie pour annoncer Jésus ressuscité. "Allez faites des disciples " dira Jésus. L'Église est d'abord sur la route à l'écoute de ce qui s'y passe, réfléchissant à la réponse à donner aux besoins du peuple chrétien,  et passer à l'action. C'est plus facile à dire qu'à faire et j'en sais quelque chose.

 Nous devons comme Église envisager demain. L'Église n'est pas morte et ne mourra pas, elle est en mode de purification. elle a connu dans l'histoire des périodes plus difficiles que la nôtre et elle est encore là. Jésus nous dira une belle petite phrase le premier dimanche du carême: "L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." Deux millénaires plus tard, nous sommes encore au "B à Ba" de la parole que nous avons remplacée par des sermons. Il nous est difficile aujourd'hui de faire homélie, nous faisons souvent des "sermolies." Un merveilleux mouvement est enclanché vers l'étude de la parole qui devient très prometteur.

Un autre mouvement est nécessaire mais plus difficile encore, c'est la reconnaissance des différents ministères. Il y a dans l'Églises différents ministères nous dit le texte du Concile sur les laïcs. La mission d'évangéliser est inscrite dans le réalité du baptême et devient un ministère complémentaire et indispensable à celui du prêtre. Un jour peut être nous comprendrons cette réalité incontournable dans l'Église. Au cours de l'histoire, nous avons enlever aux chrétiens leurs propres ministères pour tout réduire entre les mains du prêtre; et au lieu de reconnaitre l'Église comme un peuple de prêtres, nous sommes passés à un "peuple et des prêtres." Aujourd'hui nous devrons redonner aux chrétiens leur Église et leurs ministères. La diminution ou le manque de prêtres doit être l'occasion de redonner aux chrétiens leur responsabilité baptismale. Et ceci nous permettra sans doute de retrouver une autre façon de vivre notre ministère pastoral et d'avoir quelque chose à présenter aux jeunes qui les intéresse et les invite à relever des défis. "Les jeunes sont derrière nous chronologiquement, mais ils sont en avant intuitivement." Et pour ce faire, les jeunes ont besoin de modèle qui les envoient en avant, et c'est le défi qu'ils nous lancent.  Ces ministères du baptême sont la base de toute vie d'Église. La route sera très longue, mais l'Esprit Saint aidant, nous y parviendrons.

Dans le mouvement de regroupement des paroisses, une réflexion importante s'impose afin que les petite communautés ne soient pas davantage fragilisées. Nous sommes invités à retrouver le sens profond de l'Église et sa mission dans notre monde. Notre Église a besoin d'être revisitée sur le terrain au quotidien avant de se retrouver à célébrer. Je souhaite que ce temps du carême qui s'annonce devienne un moment fort de vie d'Église sur le terrain au quotidien pour créer des liens, fraterniser, communier ensemble afin de faire connaitre Jésus et Jésus ressuscité.

mardi, 18 février 2020 16:10

Un bon moment d'arrêt.

Christian Dufour: Le pouvoir québécois.NON à la proportionnelle. Ed. Les éditeurs réunis. 2019. L'auteur, politicologue et juriste, jette un regard sur l'histoire du Québec depuis la Révolution appelée tranquille pour démontrer que nous avons affaibli le pouvoir du Québec dans la confédération face au pouvoir du fédéral. Il démontre d'autre part que les élections à la proportionnelle cotinuerons d'affaiblir ce pouvoir du Québec. Si vous voules connaitre les raisons de ces affirmation, lisez ce petit livre riche et bien fait. Bonne lecture.

mardi, 18 février 2020 15:19

Peuple de saints. Mth 5, 38-48

Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que  l'Esprit de Dieu habite en vous?  L'apôtre Paul écrit ces beaux mots pour nous aujourd'hui. Nous sommes des tabernacles vivants remplis de l'Esprit même de Dieu. Paul dira souvent à ses communuatés: A vous les saints de ... Nous sommes invités aujourd'hui par notre ami Paul comme par l'Évangile a changé notre regard, que notre regard posé sur les autres soit positif, nous sommes tous membres de la famille des enfants de Dieu remplis de sa présence.

Jésus nous parle de l'amour des ennemis. Nous n'aimons pas quelqu'un parce qu'il faut l'aimer, mais parce qu'il est membre de la même famille que nous, il est rempli du même Esprit divin. Nous sommes invités à passer de l'extérieur à l'intérieur. Dieu ne nous aime pas à partir de ce que nous faisons mais à partir de ce que nous sommes.  Comme les parents vont dire: c'est ma fille ou mon fils, même devant un enfant qui a fait des gaffes parfois importantes. Nous ne pouvons pas accepter ce qu'il a fait mais il sera toujours notre enfant. Ce doit être notre attitude de chrétien à l'égard des autres.  Notre jugement sur les autres ne vient pas de ce qu'il a fait mais de ce que nous sommes en vérité.

Nous sommes des êtres en croissance, donc il est évident que nous posons des gestes qui ne conviennent pas toujours avec notre nature; comme disent des savants: Nous manquons notre cible. En bon québécois nous disons: J'ai manqué mon coup, il s'agit de se reprendre. Nous avons été blessés souvent dans notre croissance par des comportements blessants, des obligations qui ne faisaient pas grandir dans la vie ou la foi, par des peurs qui nous ont conduits à la culpabilité. Je me souviens d'un enfant qui se confessait, je lui demade pourquoi tu crois que cela est péché? Il me répond parce que maman était fâchée. La peur nous conduit à la culpabilité.  Il est essentiel de toujours revoir les causes de notre agir pour guérir et continuer notre croissance.

Il nous faut toujours avoir à l'esprit qu'un acte mauvais est posé par un enfant de Dieu blessé par la vie, souvent lui-même victime de sa formation ou de l'environnement. Derrière l'acte à punir, il y a toujours un enfant de Dieu à aimer, accompaner et aider. C'est l'esprit de l'enseignement de Jésus. Vous avez appris à rendre le mal pour le mal, moi je vous dis: non, il faut aimer, pardonner et accompagner. Tout être humain est plus grand que son geste,  si mauvais soit-il. L'Esprit du Seigneur qui m'habite me donne la force de dépasser un premier mouvement de colère pour poser sur la personne le baume de l'amour, de l'accueil et du pardon. La réponse de colère, l'injure ou la vengeance est la réponse du faible devant l'attaque; l'accueil, l'écoute et la compréhension est la réponse du fort remplit de l'Esprit du Seigneur. Une crise de colère ou une bordée d'injures lancées par quelqu'un est aussi explicable qu'un tremblement de terre. Personne n'aurait l'idée de haïr la terre parce qu'il y a eu tremblement de terre et dégats pourquoi le ferions-nous avec l'être humain. Quelqu'un écrivait: Le pardon est comme le parfum que la violette répand  au talon qui l'a écrasée.

Remarquons que le Seigneur ne dit pas: tu dois pardonner, tu dois aimer, TU est un ordre comme les commandements de l'Ancien Testament. Jésus nous invite à un autre registre. Tu as appris "oeil pour oeil et dent pour dent", moi je vous dis: Si tu veux agir selon ton être d'enfant de Dieu, fais comme Lui: aime ton ennemi. Si tu veux grandir comme chrétien ne rend pas le mal pour le mal, pardonne. C'est une invitation qui vient du dedans dans le but de nous faire grandir comme disciple et témoin. Le monde changera dans la mesure où nous changerons d'abord notre regard et notre façon d'accueillir les autres. Ce matin dans notre rencontre avec le Christ dans sa parole et dans l'Eucharistie, nous venons chercher la force de vivre cette mission au quotidien. N'oublions jamais que nous sommes tous des tabernacles vivants, des sanstuaires de L'Esprit divin.

vendredi, 14 février 2020 15:22

Jésus guérit un aveugle.

Ce matin en l'Évangile de Marc, Jésus guérit un aveugle. Hier soir, j'écoutais une émission "Enquête" sur le drame de la pédophilie dans l'Église. Ce matin Jésus vient guérir un aveugle. Je pensais aussi à Saül dont les écailles sont tombées de ses yeux. Pourrons-nous guérir notre cécité? Il y a quelque temps, quelqu'un me demandait: Comment peux-tu rester prêtre dans cette Église?  Je m'inspire de Mgr Gaillot et de Mgr Dumais, les deux ont souffert beaucoup de l'Église; Je suis là encore parce que j'aime l'Église du terrain, l'Église qui lutte pour la vie, la santé, le respect des uns et des autres, cette Église qui vit le message de Jésus Christ souvent sans le savoir. J'aime cette Église du pauvre qui peine à joindre les deux bouts. J'aime ce Jésus Christ crucifié aujourd'hui encore dans ces enfants maltraités, dans ces jeunes qui s'ouvrent à la vie avec toute la fraicheur de leur jeune âge. Cette Église que j'ai appris à connaitre au fil des ans. Ce matin avec l'Évangile je demande au Seigneur de guérir notre cécité pour devenir des témoins de la vérité et de l'amour. 

vendredi, 14 février 2020 15:14

Méditer.

Frédéric Lenoir: Méditer à coeur ouvert.  Ed. NIL. "Méditer, c'est l'art d'être pleinement humain en harmonisant notre esprit, notre corps et notre coeur." L'auteur fait un tour de piste des différentes méthodes de méditation et nous donne ensuite quelques méthodes pour méditer selon notre besoin ou notre goût. Il part beaucoup de la vie et de nos propres situations pour nous donner le goût de la bienveillance, de confiance, du pardon et de la gratitude. Il nous conduit à prendre chacun la route qui nous convient le mieux en vue de faire un bau voyage intérieur. Bonne méditation.

jeudi, 13 février 2020 15:42

Des miettes?

Une Dame païenne rencontre Jésus et lui demande de guérir sa fille malade. Jésus répond: Attends un peu, la mère, laissons d'abord manger les petits juifs parce que nous les juifs ne donnons pas de nourriture aux chiens. La Dame réplique: les petits chiens mangent parfois les miettes qui tombent de la table des enfants. Alors Jésus lui dit; Vas, ta fille est guérie.

Jésus ne donne pas de miettes, il donne la miche de pain toute entière.

mercredi, 12 février 2020 15:24

Vers l'autre rive?

L'Évangile de la liturgie d'aujourd'hui nous invite à prendre conscience que notre vie chrétienne vient du dedans de nous, inscrite au fond de notre coeur. Ce n'est pas ce qui entre dans l'être humain qui le rend impur, mais ce qui sort du coeur de l'être humain. (Mc 7, 14-23). Jésus m'invite sur la rive de la conversion du coeur. J'entends souvent des personnes tant religieuses, prêtres et chrétiens du terrain me dire: Je ne sais plus comment faire, les gens ne sont plus là ou ne croit plus à ce que nous enseignons ou croyons.

Le tournant missionnaire auquel nous sommes invités est cet appel de Jésus à passer sur l'autre rive. Alors je me suis amusé à me demander ce que veux dire pour moi aujourd'hui passer sur l'autre rive. Autrement dit quel sera l'avenir de ce tournant missionnaire? Il n'y a pas de réponse toute faite seulement des pistes de réflexion, je partage les miennes aujourd'hui:

Il m'apparait que le premier pas est de retrouver la mission du Christ: Allez, enseignez, faites des disciples. Mth 28, 19-20. N'avons-nous pas trop remplacé la mission par des doctrines et des pratiques sacramentelles?

Développer cette capacité de s'asseoir près des femmes, des hommes et des enfants d'aujourd'hui pour écouter -non seulement entendre- leur cri et leur besoin de spiritualité, de sens à la vie, leur souffrance, leur  besoin de respect et de liberté. Il nous faudra certes avoir le courage de faire certains deuil de pratiques actuelles pour avoir l'oreille attentive au cri des êtres humains d'ici.

Ensemble, éclairer par la Parole de Dieu, éclairer cette parole qui se réécrit aujourd'hui au quotidien afin de retrouver la spiritualité recherchée et une façon d'être témoin dans le monde d'aujourd'hui. Pour cela il nous faudra questionner notre façon de voir et de vivre en Église.

Retrouver le sens de la religion qui est une pédagogie qui me permet d'assimiler ma spiritualité et de la vivre, et non un système religieux qui me donne des comportemants et des pratiques.

Je crois qu'il nous faudra revenir au sens profond de l'Eucharistie. La fin de l'Eucharistie est la mission. La communion est le moyen donné pour réaliser la mission. Jésus nous dit dans le partage du pain qu'il sera avec nous comme une nourriture, une force pour vivre sa mission. "Faites ceci en mémoire de moi". Ce que j'ai fait avec vous, ce que j'ai enseigné, rendez-le présent dans le monde; faire mémoire c'est rendre présent l'action du Christ. Il nous faudra sans doute retrouver la table de la communion au lieu de l'autel du sacrifice.

Le temps du carême qui approche ne pourrait-il pas devenir un moment privilégié pour prendre du temps d'écoute, d'accueil, de compréhension. Notre carême depuis longtemps est un temps centré sur la liturgie. Cette année, et depuis quelques années il est devenu un temps pour recueillir plus d'argent pour chauffer l'Église. La structure a pris la place de la mission. Plaçons l'accent sur la communauté et la vie et HOUP allons sur l'autre rive.

Je suis là ce matin devant la vie et ma Bible. Je laisse monter en moi ce souffle de certaines personnes bien pieuses, chrétiens de la diaspora et religieuses, nous sommes fatigués de toutes ces partiques, prières, messes etc qu'il nous faut faire tous les jours et cela ne nous nourrit plus. De  chrétiens pratiquants me disaient dernièrement, "je prends un "break," je veux me retrouver en dedans."  Il y a là un appel évangélique. Saurons-nous l'entendre?

mardi, 11 février 2020 15:47

Pensons-y bien.

Karl Barth écrivait: Le chrétien traverse l'existence la Bible d'une main, le journal de l'autre.  D'autres ont traduit: Il faut lire en parallèle une page d'Évangile et une page du journal. Ce que je traduirais aujourd'hui: Lire une page d'Évangile et écouter une heure de télévision. La vie aujourd'hui, c'est l'Évangile qui se réécrit. C'est ce que j'essaie de vivre chaque jour et je souhaite de tout mon coeur que les jeunes et moins jeunes qui se préparent à la vie religieuse ou sacerdotale vivent ce temps de méditaiton et de formation ....  

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