reflexion2

Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

lundi, 18 décembre 2017 15:24

On a dit changements.

Depuis plus de 50 ans, nous parlons de changements au Québec, tout change, faut s'ajuster aux changements, faut apprivoiser les changements, le statu quo n'est plus possible autant d'expressions qui deviennent presque des litanies. Depuis la révolution tranquille au Québec nous avons du nous adapter aux changements. Dans l'Église, nous avons vécu de changements nombreux: la liturgie en français, l'autel face au peuple, les lois se sont un peu assouplies, et que sais-je encore. Malgré tout cela, nous n'avons que géré la décroissance.

Les chrétiens ont quitté l'Église, aujourd'hui nous devons fermer nos églises, centraliser les Fabriques paroissiales, l'indifférence religieuse s'est installée. Je lisais denrièrement des articles sur cette questions où il fallait s'ajuster aux changements. Ça force à réfléchir. Dans mon ministère comme prêtre j'ai vécu beaucoup de changements qui nous ont conduit là où nous sommes aujourd'hui. Nous n'avons que géré la décroissance.

Pour moi, je crois que le temps des changements est terminé, nous sommes à l'heure de la conversion. Nos changements n'ont été en définitive que de la "chirurgie esthétique." La société est nouvelle, elle porte de nouvelles attentes et de nouvelles forces et elle attend de nous une nouvelle vision de la vie et de l'approche pastorale. Nous sommes conviés à une nouvelle vision de l'Église, une nouvelle vision du ministère presbytéral, une nouvelle vision de la présence des chrétiens au coeur de l'Église et de la société. C'est à une conversion que nous sommes appelés.

Les mouvements chrétiens sont en déclin; fondés à une époque précise pour répondre à des besoins précis, ils deviennent déphasés en regard de la société qui se met en place. Changer la couleur de la peinture ne suffit plus. Il nous faut être à l'écoute des besoins de notre société pour nous convertir et apporter la réponse adéquate à ces besoins. Je pense aux décès. Actuellement la présence pastorale d'accompagnement se résume en gros à la célébration des funérailles. Ceci n'est qu'une heure dans la vie des personnes endeuillées. Le nombre de suicide augmente, les personnes qui décèdent encore jeunes du cancer  augmentent, ceci amène beaucoupo de souffrance, de découragement, il y a place pour envisager une présence pastorale de qualité au-delà de la célébration. Il y a beaucoup de blessures et de souffrance actuellement, les gens que je rencontre dans les épicerie ou sur la promenade me le disent et parfois avec agressivité.

La tâche est difficile et demande un bon flair pastoral. Le Pape François nous y invite. Nous ne sommes plus à l'époque des changements, mais au temps de la conversion. C'est ma conviction. L'Évangile nous pose la question: Qui es-tu? De quel bois tu te chauffes? Comme Marie accueillons l'Esprit et suivons-le sur la route de Dieu qui est celle du coeur.

mercredi, 13 décembre 2017 23:01

Bonne Lecture.

Jean Vanier: Un cri se fait entendre. Novalis, 2017. Pour présenter ce livre, je laisse la parole à Jean Vanier lui-même. "Ce livre est né d'une urgence. Devant le triste spectacle des divisions, des peurs, des guerres et des inégalités de notre monde, devant la dépresison et les désespérances de tant de jeunes, j'ose partager avec vous un chemin d'espérance. Au cours de ma vie, ce sont les personnes avec une déficience intellectuelle qui m'ont peu à peu transformé, en me libérant de mes peurs, en me révélant  ma propre humanité. Il me semble plus que jamais important de témoigner d'une fraternité possible entre les êtres de cultures, de religions et d'histoire différentes. Rien n'est psrdu. Un chemin vers l'unité, la fraternité et la paix est possible. L'avenir dépend de chacun de nous." C'est un livre d'une très grande vérité qui ne laisse pas indifférent. Excellente lecture.

mardi, 12 décembre 2017 14:30

Qui es-tu?

Une question m'est posée aujourd'hui: Qui es-tu? C'est la question que les gens posent à Jean, celle aussi que le monde me pose à moi: Qui es-tu? Le premier dimanche de l'Avent nous invitait à être un veilleur pour accueillir le passage du Seigneur dans notre vie. Dimanche dernier nous étions invités à ouvrir les chemins du Seigneur en nous et autour de nous. Aujourd'hui nous sommes invités à être un témoin de Celui que nous avons acceuilli. Nous sommes invités sur la route tracée par le Seigneur, celle du témoin.

Jean est venu comme témoin pour annoncer la venue du Seigneur. Et Jésus dira à la fin de sa vie: "Vous serez mes témoins jusqu'aux confins de la terre." Le Fils de Dieu a pris un corps comme le nôtre pour rendre visible l'invisible, pour rendre Dieu visible à nos yeux. Jésus est devenu ainsi le sacrement de la présence de Dieu dans le monde. Jean est venue comme témoin pour annoncer cette venue et nos sommes invités à être témon de l'action du Christ ressuscité dans notre monde.

Notre société a de plus en plus besoin de témoin. Non pas des gens qui prêchent une doctrine, qui fnt de rites, mais des femmes et des hommes qui laissent passer le Christ dans leur vie. Nous vivons une grande pauvreté de témoins. La télévision nous le rappelle chaque jour. Être témoin, c'est être aussi le levain dans la pâte.

C'est la question qui nous est posée par l'Évangile aujourd'hui: Qui es-tu? Es-tu un témoin? Les chrétiens qui ont quitté la pratique sacramentelle sont devant un vide spirituel et se tournent vers les témoins pour trouver les valeurs de l'Évnagile, valeurs de la vie. Nous sommes invités à regarder quelles sont les valeurs qui nous font vivre. Comme disaient les vieux autrefois: Qu'est-ce que tu as dans le ventre? Qui révèles-tu au quotidien? Jésus ne demande pas des "peadler" de l'Évangile, mais des témoins. C'est le cri qui se fai tentendre dans notre monde et cleui de Jésus sur la croix: J'ai soif.

Un témoin est d'abord quelqu'un en ocmmunion profonde avec le Christ et le laisse passer dans son agir. C'est quelqu'un qui comme Marie tressaille de joie en Dieu son Sauveur. Quelqu'un vient dire celui qui guérit les coeurs blessés, délivrer les captifs, annoncer l'amour et la paix. Nous déplorons le fossé qui se creuse entre l'Église officielle et le peuple de Dieu sur le terrain. Les jeunes n'écoutent plus la voix qui vient d'en haut. Ces gens  ont moins besoin de prédicateurs, de légistes, mais de témoins. Comme le dit Paul V1: Les jeunes ne suivent plus les maitres, mais les témoins.

Un des grands problèmes de notre temps est le déshumanisation de la société, écrit Jean Vanier. Tant de jeunes se jettent dans la drogue, la violence; le monde des affaires est rongé par l'appât du gain, le monde politique est malade par les conflits internes; les Églises ne savent plus comment retrouver la simplicité de l'Évangile. Mais au milieu de cette turbulence, des témoins comme au temps de Jean et de Jésus se lèvent pour crier dans le désert et témoigner de l'amour. Le Pape François en est un exemple. Nos églises doivent devenir des lieux où chaque personnes avec ses blessures ou ses handicaps soit chez elle, aimée et respectée dans ce qu'elle est et vit. Chaque jour la télévision nous apporte le visage de ces témoins au quotidien, ces femmes et ces hommes qui luttent contre la pauvreté, la violence, le suicide,qui rammassent des sous pour aider les malades, etc .. Soyons des veilleurs pour les identifier, ouvrons-leur des chemins et émoignons avec eux du Christ resuscité.

Jean termine l'Évangile en affirmant: Je vous présente quelqu'UN qui vous baptisera dans l'Esprit Saint. sommes-nous des baptisés dans l'Esprit saint ou baptisés  dans l'eau comme le baptême de Jean. La question reste posée: Qui présentons-nous?

dimanche, 10 décembre 2017 21:25

A méditer.

Le Pape François avait réunis différents responsables religieux pour un moment d'échange. Chacun fut invité à proclamer sa foi selon ses termes propres. L'un dit: Je crois en bouddha, un autre déclara: Je crois en Dieu, un autre dit: Je crois en Jésus Christ, un dernier dit: Je crois en allah. Le Pape François fit remarquer que chacun esprime de façons différentes la recherhce de Dieu et que en définitive nous sommes tous enfants de Dieu.

Alors tous se dirent: Je crois en l'amour. L'essentiel unit alors que l'accidentel souvent divise. Ce qui unit est plus important que ce qui divise.

Jean Vanier: Un cri se fait entendre.p. 172.

samedi, 09 décembre 2017 17:30

Un chemin de conversion.

 

Je suis à lire "Un cri se fait entendre" de Jean Vanier. Cette lecture a fait remonter en moi des souvenirs que je veux patager. Jean Vanier nous raconte son témoignage de vie avec les personnes affligées d'un handicap et comment ces gens l'ont évangélisé.

A mon arrivée comme curé de Ste-Anne des Monts, j'ai rencontré de ces personnes qui vivaient dans des foyers d'accueil et travaillaient dans un atelier qui leur était destinée. A prime abord, ces gens m'ont dérangé, je n'était pas habitué à ces rencontres. Pour eux une chose comptait: la rencontre gratuite, être reconnus. Doucement ils m'ont évangélisé. Ils m'ont appris la simplicité et l'importance d'une rencontre gratuite, d'un bonjour, d'une poignée de main sans condition. Je les ai vus repartir heureux à la rencontre d'une autre personne. C'était de la gratuité pure. Ils m'ont annoncé une Bonne Nouvelle.

J'ai du lutter contre la mentalité des paroissiens qui ne voyaient pas d'un bon  oeil cette présence à l'église. On m'a demandé de les empêcher de faire la quête à la messe parce que disaient-ils, les gens donnent moins quand ils quêtent, ou pire encore: "Qu'est-ce qu'on a l'air devant les visiteurs, des fous qui font la quête." Je rapporte l'expression comme je l'ai souvent entendue. Appuyé par des proches collaboratrices et collaborateurs nous avons lutté contre cette mentalité surtout celle des marquilliers. Nous leur avons fait servir la messe. Avec eux nous voulions évangéliser cette mentalité comme nous l'avions été nous-même. Aujourd'hui, ils font partie de la vie paroissiale sans distinction ni anicroche. Ils ont fait entrer la Bonne Nouvelle. Dans certaines paroisses où j'ai oeuvré, les pauvres, les B.S. comme on les appelle sont souvent rassemblés dans des rues à l'écart ou même camouflées par des rangées d'arbres. Et les gens qui les maintiennent là viennent communier en tout conscience paisible. Je me pose des questions.

Nous avons fait la même chose concernant d'autres personnes qu'on appelait "les marginaux". Les divorcés, les homosexuels, etc ... Ce n'était pas des chrétiens exemplaires. Nous avons voulu passer de "Marginaux" à "blessés" par la vie. Il y a quelques années, je suis allé prendre un repas avec la communauté de l'Épi à la basse ville de Québec. Une communauté réunie par Mme Laurette Lepage. Ce fut un moment de rencontre, de partage merveilleux qui a continué mon évangélisation. Un temps de fraternité, de communion dans la gratuité. Il n'ont rien d'autre à donner que leur coeur, leur amour et leur sourire et c'est le plus beau. Nos rencontres de prêtres auraient beaucoup à apprendre à leur contact. Ne serait-ce pas cela aussi ou surtout l'Église? Aujourd'hui, je crois que ces gens sont des envoyés de Dieu pour nous apprendre l'Évangile de Jésus Christ.

Aujourd'hui nou smettons beaucoup d'argent et d'énergie à sauver des églises de pierres, des statues de bois alors que le visage de Jésus Christ est défiguré dans le coeur et la vie d'enfants de femmes violentées, d'hommes bafoués, le Christ continue d'être fouetté dans la torture de ses frères et soeurs ... et ......  Avec Jean Vanier, je redis: UN CRI SE FAIT ENTENDRE.

vendredi, 08 décembre 2017 15:14

Un Noël pas comme les autres.

Je m'arrête à l'église en ce Noël après-midi question de me réchauffer un peu et d'admirer la crèche de l'église. Il faisait froid dehors et aussi un peu dans l'église. Je m'approche silencieusement de la crèche afin de ne pas déranger le sommeil du petit Jésus. Les "calorifères" du Bon Dieu souflent à plein pouvoir pour réchauffer Jésus. Marie a revêtu sa plus belle robe de nuit et Jésus n'a que le bout du nez dégagé. Il ne respectait pa sla loi su rla laïcité.

Le gros boeuf me pique un oeil réprobateur. Je m'approvche hésitant comme si je craignais de voir surgir un volcan. Monsieur le boeuf me dit: Ne viens pas nous déranger. On est fatigué, l'église fut pleine de monde tout l'avant midi.

Je lui réponds: Tout doux, Monsieur le boeuf, je veux simplement dire bonjour au petit Jésus.

Le gros boeuf me dit un peu attendri: Aujourd'hui, j'essaie de réchauffer de mon mieux l'enfant Jésus. J'aimerais pouvoir protéger du froid toutes ces femmes et ces hommes qui a travers le monde sont sans abri victimes de la guerre, de la haine, de l'ambition, qui ont froid et ne sont pas aimés. Tous les gens venus ici ce matin sont repartis à la maison au chaud et semblent insouciants de ce qui se passent dans notre monde.

Ah oui, monsoieur le boeuf que je lui dis, le monde est ainsi fait.

Le petit âne, les oreilles tombantes, me regarde avec un sourire de compalisance et me souffle doucement: "tu sais, moi, aujourd'hui, je représente tous ces enfants qui ont froid et faim et à qui je voudrais donner un peu d'amour et de pain. Pourrais-tu m'aider à réchauffer le monde?"

Oh la la ! petit âne! tu en demnde beausoup à un vieux comme moi. Mais je veux bien essayer quand même.

Joseph "gossait" avec son canif sur un petit morceau de bois avec du frimas dans la barbe, il en avait gros sur le coeur comme beaucoup de gens aujourd'hui. "tu sais, les puissants nous ont obligés, Marie et moi, à descendre de Nazareth jusqu'ici  à dos d'âne, ma pauvre femme qui a donné naissance à l'étranger. Je pense à tous ces gens qui doivent quitter leur pays pour fuir la guerre, la mort, la pauvreét, la torture. Comment aider ces pauvres gens?

Marie méditait toutes ces choses dans son ceur.  Elle me regarde avec son regard de mère comme si elle regardait son enfant et me souffle à l'oreille: "Cet enfnat que tu regardes et que les bergers sont venus reconnaitre, il est spécial. Je ne sais pas ce qu'il deviendra, mais il dérange. Il n'est pas né comme les autres enfants, les étoiles se déplacent pour annoncer sa naissance, les anges chantent dans les nuages; il m'inquiète un peu. Aux dernières nouvelles, faudrait partir pour l'Égypte. Je toruve le voyage bien long et les autobus ne sont pas très confortables."

J'étais étonné devant ce bavardage et je me disais, qu'est-ce que Jésus dirait s'il pouvait parler? surprise! Jésus tourne la tête vers moi et me chuchotte:

"Tu sais, mon frère, Le mnde a froid, il gèle par la guerre, l'ambition des humains. Mais regarde bien autour de toi. Il y a encore de belle-mère de Pierre gelée par la peur que je relève pour s'occuper des femmes victimes de violence, il y a encore des  Zachée qui se montrent les fesses dans leur sycomore que je fais descendre pour partager des biens au service des plus pauvres, il y a encore des paralysés qui se laissent trainer par les autres que je redresse pour servir la vie, il y a encore des disciples entre les mains desquels je distribue le pain de l'amour, de la tendresse et le vin de la vie divine. Il faut voir aussi ce qui est beau dans notre monde.

Demain j'essaierai de lui faire comprendre à ce monde que l'amour est plus fort que la haine, que la perosnnes est plus importante que la loi, que lepardn veut mieux que la vengeance .... Dehors des enfants s'amusent dans la neige, vas leur dire que je les aime.

Je repartis lentement chargé de ce moment de communion devant la crèche ...

 

jeudi, 07 décembre 2017 17:46

Un 8 décembre,

Chaque année, le 8 décembre nous ramène la fête de la Vierge Marie. Quand je contemple le visage de Marie, c'est un message d'avenir qui m'apparait. Marie nous ouvre un chemin d'avenir, elle nous place sur la route de la mission.

Le premier chemin d'avenir qu'elle m'ouvre est celui de l'écoute, être à l'écoute de la vie. Elle reçoit un message qui lui fait part d'une mission, celle d'être Mère du Fils de Dieu. "Que tout se passe pour moi comme tu l'as dis." Marie à l'écoute de l'Esprit se rend disponible pour le projet d'avenir qui lui est annoncé: Permettre à Dieu de se rendre visible dans notre monde. Elle vient me dire que si je veux que ma présence soit bonne, je dois d'abord être à l'écoute de l'Esprit présent et agissant en moi.

Marie devenue le premier tabernacle vivant part en hâte porter Jésus à Jean Baptiste. Elle devient la première missionnaire. Elle vient tracer la ligne maitresse de notre présence chrétienne: donner Jésus au monde ou plus exactement le faire reconnaitre dans le coeur et la vie des gens autour de nous. Nous nous plaignons aujourd'hui que les gens surtout les jeunes familles ne connaissent pas Jésus Christ. Marie vient nous rappeler que c'est là notre première mission.

Marie était présente à Cana pour inviter Jésus à ouvrir sa mission prophétique. Jésus a annoncé le vin de la   nouvelle alliance. Il nous dit que le vin de le Première Alliance ne rassasie plus le monde, il est à sec, et il nous donne le vin nouveau. Marie nous ouvre sur l'Alliance Nouvelle et Éternelle. Au Calvaire, elle accueillera la vie nouvelle du ressuscité et nous apprendra ainsi à nous ouvrir à la vie nouvelle révélée par le Christ dans sa résurrection. Dans un monde en changement, dans une Église invitée à des chemins nouveaux, Marie nous trace la route et nous invite à sa suite.

Marie nous ouvre le chemin de l'avenir, le chemin de l'audace, le chemin du prophétisme, elle nous montre l'importance et la grandeur du mistère de la femme dans la communauté chrétienne. Grâce à elle, l'Évangile et le Christ sont venus jusqu'à nous. Sur quels chemins d'avenir Marie nous invite-t-elle aujourd'hui?

"La première en chemin, Marie, tu nous entraines à risquer notre  "oui" aux imprévus de Dieu. Et voici qu'est semé en l'argile incertaine  de notre humanité, Jésus christ, fils de Dieu. Marche avec nous, Marie, sur nos chemins de foi, ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins verzs Dieu.

La première en chemin, joyeuse, tu t'élances, prophète de celui qui a pris corps en toi. La Parole a surgi, tu es sa résonnance et tu franchis des monts pour en porter la voix. Marche avec nous, Marie, aux chemins de l'annonce, ils sont chemins vers Dieu, ils sont chemins  vers Dieu." (Denise Lamarche).

mercredi, 06 décembre 2017 15:21

Combien de pains avez-vous?

Combien de pains avez-vous? demande Jésus aux disciples. Mth 15, 29-37. Ce matin, Jésus me demande à moi: combien de pains as-tu à partager avec les gens que tu rencontres? J'ai essayé d'énumérer: le pain de l'accueil,  de l'amour, de la tendresse, de l'expérience, de la vieillesse, de l'écoute et de l'impuissance, parce que souvent devant les situations nouvelles, nous nous sentons impuissants. C'est facile d'étaler ces pains sur le papier mais au quotidien. Il est facile de donner un morceau de pain à quelqu'un mais lui donner Jésus christ, lui donner la vie chrétienne, comment faire? Lui donner la faim du Christ? Parfois nos pains n'ont pas la saveur qu'il faut et nous goûtons l'amertume du pain de l'impuissance. Faites-les asseoir, dit le Seigneur. Assis est l'attitude de l'attente, de l'accueil, de la confiance; alors assieds-toi et accueilles le pain du Christ en toi pour le partager. Bonne journée.

mardi, 05 décembre 2017 16:46

Un appel à la conversion.

L'évangéliste Marc campe Le personnage de Jésus dès le point de départ de son Évangile. Il écrit: Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ Fils de Dieu.  Nous savons que Marc va metttre l'accent pour faire connaitre le Christ comme Fils de Dieu. Nous pourrions peut être écrire aujourd'hui: Commencement de l'enseignement contestataire de Jésus -"l'insoumis de Nazareth"- Christ resuscité présdent et agissant dans la vie des êtres humains aujourd'hui. L'enseignement de Jésus face au monde de son temps était contestataire, c'est à dire qu'il contestait les systèmes au nom des valeurs profondes de la vie et des personnes.

Jean Baptiste avait raison de citer  Isaïe qui appelait à tracer les chemins du Seigneur et pour ce faire appeler à la  converison. Isaïe nous invite à tracer les chemins du Seigneur aujourd'hui et non ceux d'hier. Dans un monde où la violence et l'agressivité sont très présents dans l'espace public, quels chemins de paix, de douceur, d'accueil sommes-nous invités à tracer? Dans un monde où les relations humaines deviennent plus difficiles et où la colère prend de plus en plus de place, quels chemins de tendresse, d'écoute, de respect de l'autre sommes-nous invités à tracer? Dans une société changée et toujours en changement où les gens ont perdu des repères spirituels et sont devant un vide, quels chemins d'évangélisation sommes-nous invités à tracer? Dans un monde où nait chaque jour des gestes et mouvements de solidarité, de partage, de compassion, quels chemins d'action de grâce, de reconnaissance  sommes-nous invités à tracer?  Les chemns du Seigneur sont ceux du monde d'ici devant moi.

Notre Pape François nous invite à une Église en sortie. Pour être une Église en sortie, pour tracer les chemins du Seigneur, il est nécessaire d'entendre le cri de Jean Baptiste: Convertissez-vous. Nous sommes envoyés sur une route de conversion. De même que les gens à l'époque de Jésus devait se convertir pour accueillir la nouveauté de l'Évangile, il est ausi nécessaire pour nous de nous convertir pour ouvrir les chemins que le monde d'aujourd'hui atttend. Nous sommes toujours enclin à ouvrir des chemins sur le modèle de ce que nous avons fait ou vécu dans le passé. La première sortie à vivre est celle de nous mêmes, de nos sécurités, de nos façons de faire et pour y arriver, il nous faut un temps d'écoute. Ce que le Pape François appelle: être contemplatif du monde pour en connaitre les besoins et contemplatifs de la Parole pour avoir la lumière nécessaire pour éclairer.  

Jean Baptiste nous invite en plus à découvrir le baptême dans l'Esprit. Nous avons connu un baptême qui nous fait enfant de Dieu. Nous sommes invités à découvrir un baptême qui fait de nous -enfants de Dieu dès notre conception- des témoins du resuscité. Le baptême nous fait participant de la mission du Christ en nous fiasant participer à son sacerdoce: prêtre, prophète et pasteur. Nous avons sans doute à ouvrir aussi ces chemins d'avenir. Nous avons à ouvrir le chemn de la Parole de Dieu, une parole qui réchauffe le coeur et donne le goût de rester.

Chaque dimanche, nous allumons une lumière à la couronne de l'Avent. Ne laissons pas ces lumières dans l'église transportons-les dans l'Église. La liturgie doit être l'expresison de notre vie. Ces lumières sont le symbole de notre propre lumière de foi et de témoin au quotidien. Symbole des chemins de lumière tracés dans nos communautés chrétiennes et le coeur des chrtiens et chrétinnes autour de nous. N'enfermons pas la vie chétienne dans la liturgie, n'enfermons pas les sacrements dans un rite. Nous sommes aussi invités à tracer le chemin de l'Eucharistie au quotidien. L'Eucharistie est d'abord une mission à vivre au quotidien pour ensuite célébrer en communauté. Là aussi, il y aurait sans doute des chemins nouveaux à tracer pour donner le goût de l'Eucharistie.

 Alors ce temps de l'Avent sera pour nous en 2017, un temps fort de sortie de nos églises pour ouvrir au coeur du quotidien des chemins d'accueil, découte, de tendresse, de paix, de réconciliation ... dont notre monde a besoin.

lundi, 04 décembre 2017 18:15

En lisant.

Gabrielle Izaguirré-Falardeau: La fin de ma faim. Ed de Mortagne. 2017. L'auteure fait le récit de son enfer comme anoréxique et son passage à un état plus normal. Il est intéressant de voir de l'intérieur le trouble et la difficulté vécus par ces personnes pour qui la nouriture est un ennemi. "Son récit témoigne d'un combat qui se poursuit encore au quotidien." L'auteure raconte sa situation avec un brin d'humour qui rend la lecture agréable tout en nous faisant vivre les sentiments de peur, et sa vie est plus arrosée de larmes que de rires. Ce livre peut nous faire mieux comprendre l'univers de ces personnes et en ce début d'Avent nous permettre d'ouvrir des chemins nouveaux en nous. Bone lecture.

 

Page 1 sur 58