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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

samedi, 25 mai 2019 18:23

Une semence.

Le semeur est sorti pour semer. Mth 13, 4.Un chant nous fait méditer:  Ce que tu as semé en d'autres germera. En méditant ces texte, j'ai regardé par-dessus mon épauke pour voir ce qui avait germé chez nous.

Il y a plus de 50 ans, un "ouvroir" s'ouvrait dans le sous-sol du presbytère de Sainte-Anne des Monts. De bonnes dames chaque semaine accueillaient  les familles avec beaucoup d'amour. Quelques années plus tard, le service s'enrichissait d'une aide alimentaire pour les familles dans le besoin. Aujourd'hui ce service s'est agrandit, il est devenu un service régional soutenu par des finances de l'État. Une foule de bénévoles continuent de servir l'Église. Ce service cntinue son oeuvre avec plus d'efficacité. Ce que tu as semé dans d'autres mains germera.

Une maison pour accueillir les femmes et les enfants victimes de violence ou d'agression est née par l'action de bénévoles sous la poussée des Relgieuses de St-Paul de Chartres. Cette oeuvre a grandit, elle est devenue autonome. Des bénévoles continuent de soutenir quotidiennement cette d'Église. Ce que tu as semé dans d'autres mains germera.

Une autre maison s'est ouverte pour accompagner  les enfants en difficulté d'apprentissage. Sous la poussée de religieuses de S. Paual de Chartres des bénévoles se sont rassemblés pour assurer le suivit de l'oeuvre. Aujourd'hui elle s'étend à la région et continue son oeuvre toujours soutenu par les sous et le bénévolat des gens d'ici. Ce que tu as semé dans d'autres mains germera.

Des graines sont tombées en terre un peu partout et des oeuvres humanitaires sont germées. Plus de seize services communautaires sont nés et ont grandi chez nous pour répondre aux différents besoins des familles et des individus. L'Église du Christ est toujours à l'oeuvre au coeur de la vie. Ce que tu as semé dans d'autres mains germera.

Réfléchissons bien à ce qui se passe chez nous. Même si lÉglise d'hier est à un tournant pas toujours facile à prendre, inspirons-nous de ce qui germe et fleurit, c'est l'Église de Jésus Christ qui reprned vie.

 

jeudi, 23 mai 2019 14:13

Le mouvement de Dieu.

"Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour. Comme moi, j'ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour." Jn 15, 9-11. Certains auteurs traduisent "commandement" par "mouvement". Comme je suis resté dans le mouvement d'amour et de paix de mon Père ainsi je demeure dans son amour. Jésus est venu établir un mouvement spirituel, mouvement d'amour et de fraternité. Le commandement de Dieu ne vient pas de l'extérieur et nous oblige à agir; c'est un mouvement qui vient de l'intérieur et nous pousse à agir. Je ne suis pas venu abolir la loi nous dit Jésus, je suis venu la pousser à son accomplissement. Passer de l'obligation extérieure à une motion intérieure qui pousse à l'action, voila le commandement de Jésus et l'accomplissement de la loi. Un "seul et unique désir, SE DONNER."

mercredi, 22 mai 2019 14:19

La joie des retrouvailles. Luc 15.

"Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retrouvée ma brebis qui était perdu."  "Réjouissez-vous avec moi, car je l'ai retoruvée la pièce de monnaie que j'avais perdue." "Tuez le veau gras, festoyons car mon fils qui était mort est revenu à la vie." Voila la pointe des trois paraboles de Luc que l'on a baptisées souvent de "paraboles de la miséricorde." Je me suis souvent demandé comment manifester de la miséricorde à une pièce  de monnaie. La bible TOB coiffe ces paraboles du mot "retrouvé". Luc place ces paraboles dans une rencontre avec des pharisiens et des scribes. Jésus est confronté à des "patrons" de l'Église du temps et leur enseigne un autre mode de fonctionnement que celui qu'ils uitilisent habituellement.

Il y a les samaritains qui ont quitté le système religieux, il y a des païens autour d'eux, les galiléens ont aussi affaiblit leur pratique religieuse et quand ces gens reviennent demander un service, ils sont accueillis avec des centaines de lois et traiditions qu'ils doivent respecter. alors Jésus se permet de leur donner une petite leçon. Regarder le berger qui va à la recherche de sa brebis et se réjouit avec les autres de l'avoir retrouvée. Alors faites comme lui: allez à la recherche des gens qui ont quitté pour les rassembler dans la joie et l'amour.

Admirer la dame qui enlève les poussières qui peuvent cacher sa drachme et se réjouit avec ses voisines lorsqu«'elle l'a retoruvée. Faisons comme elle, balayons notre maison intérieure de toutes nos lois et traditions  qui nous empêchent de reconnaitre nos frères et soeurs dans la foi et de les acuceillir dans la joie et la fête.

Imiter le père qui court à la rencontre de son fils, tue le veau gras et festoye pour le retour de son fils, faites de même quand quelqu'un revient demander un service à votre Église, nous dit Jésus. Réjouissons-nous quelqu'un vient demander un baptême, une funérailles et laisosns dans notre tiroir verrrouillé les normes et lois qui repoussent et découragent.

Une parabole est un message habillé de plusieurs pelures comme un oignon. Nous ne finissons jamais d'en méditer le contenu. Et peut-être avons-nous trop souvent reporté sur le Père la pointe de ces paraboles sans nous laisser déranger. J'ai souvent utilisé la parabole du fils pour les célébrations du pardon sans trop penser qu'elle s'adressait d'abord à moi commme pasteur et à la communauté dans l'accueil des gens. A travers cette parabole, Jésus vient questionner notre façon d'accueillir les chrétiens partit et qui reviennent demander un service. Je me sens souvent comme le fils ainé qui rouspete devant le petit "voyou" qui a tout gaspillé et revient à la maison. Dans nos communautés chrétiennes aujourd'hui ne sommes-nous pas trop du côté du fils ainé? Soyons honnête un petit peu?

:e père ne demande pas de confesison, d'aveu; l'important est le fils,  son retour à la maison et non ce qu'il a fait. Cette attitude du père convertit le fils et lui permet de vivre une vie de famille. Le fils cadet peut accueillir cette nouvelle façon de vivre avec son père à cause de sa pauvreté. Le fils ainé n'a pas connu cet état de pauvre et ne peut accepter cet accueil. Il a plus de droit que le cadet. Il se situe au niveau des droits et non de la personne. A l'exemple du père, il nous faut être capable de dépasser l'agir pour reconnaitre la personne et donner le goût de revenir. Notre Église retrouvera sa vigueur grâce à notre pauvreté qui nous rend capable d'accueillir une autre forme de vie en Église.

Je vois aujourd'hui des familles organiser les funérailles d'un membre de la famille à l'écart de toute vie communautaire, comme s'ils étaient seuls au monde. Tout se règle souvent avec le responsable du salon funéraire. Souvent quand on va à l'église, tout se règle au téléphone avec la secrétaire de fabrique. L'accueil des personnes endeuilllées, la rencontre fraternelle et pastorale sont des éléments en train de disparaitre  de notre champ pastoral et ecclésial. D'autres intérêts se sont imposés par la force des choses et des criconstances et notre Église est devenue un lieu de services religieux  un peu comme un commerce. Jésus vient me rencontrer aujourd'hui pour m'inviter à revêtir la  "robe du fils, l'anneau de l'alliance et les sandales de l'homme libre" pour partir avec lui à la rencontre et à l'accueil des soeurs et des frères qui espèrent une accolade et un moment de joie fraternelle.

La majorité des chrétiens aujourd'hui ont quitté la pratique sacramentelle et se retrouve devant un vide spirituel profond. Beaucoup sont à la recherche d'une spiritualité qui puisse nourrir leur foi et leur vie intérieure. A ce propos, Jean Vanier écrit: "L'Évangile de Jean nous révèle une spiritualité qui n'est pas une fuite du quotidien ni de la souffrance, mais un chemin vers une plénitude de vie et de joie, où nous accueillons l'amour de Dieu pour le partager. Nous faisons l'expérience de cet amour à travers l'amitié de Jésus."

Jésus Christ est venu nous révéler le projet de vie du Père avec l'humanité. Ce projet est une vie de communion dans un mouvement spirituel. Ceci suppose une relation d'amitié et de communion avec le Seigneur et non d'abord une obligation ou des pratiques rituels. Jésus a voulu un mouvement spirituel, et ce mouvement a besoin de leaders. Un leader est quelqu'un qui écoute, enseigne par l'exemple d'abord, entraine à sa suite, rassemble. Jésus nous a donné cet exemple: "Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles me suivent." Ceux qui écoutent ma parole, nous viendront chez eux et y feront notre demeure.

"Notre défi aujourd'hui est de développer l'Église mouvement. Une institution a besoin de gestionnaires, une association a besoin d'animateurs, un mouvement a besoin de leaders, de vrais chefs capables de susciter l'adhésion à la cause commune, de libérer les forces vives, de soutenir les coeurs et de modaliser l'engagement des membres." Mgr P.A. Durocher. Ce défi nous est lancé aujourd'hui est il n'est pas toujours facile d'y répondre. La parole du leader rejoint les chrétiens dans leur quotidien, dans leur recherche de spiritualité pour les guider. Ce défi vient questionner notre façon de vivre notre baptême et notre service presbytéral comme prêtre.

Cette Église mouvement voulue par le Seigneur; cette Église visant la spiritualité de ses membres est un lieu de communion qui bâtit la fraternité humaine. Notre monde est traversé par un fort courant de violence, d'agressivité; une Église communion est là pour humaniser le monde. Les relations humaines sont brisées à cause de blessures et de souffrance encore sanglantes dans le coeur de plusieurs de nos soeurs et frères en Jésus Christ. Jésus nous invite à y déposer le baume de l'Amour et de la miséricorde. L'amour de Dieu et des autres ne doit pas rester un mot dans notre vocabulaire ou une bonne pensée devant le Saint Sacrement.

Nous devons être conscients que dans notre vie chrétienne, les rites et célébrations ont souvent pris la place de la mission et sont pour nous aujourd'hui une habitude qui gêne le mouvement de l'évangélisation. L'Évangile de Jean nous invite à sortir sur les chemins, dans les carrefours des routes pour y jeter la semence d'une spiritualité qui nourrisse le quotidien des chétiens et réponde à leur aspiraiton. Notre Eucharistie d'aujourd'hui nous envoie sur les routes de la vie bâtir la fraternité humaine.

 

vendredi, 17 mai 2019 14:51

Un mouvement!

Je parlais dernièrement que nous devions être des bâtisseurs d'Église, faiseurs de liens, des créateurs de comunion. Le Pape François invite souvent à bâtir des ponts et non des murs ou des barrières. Ce fut la passion de Jésus qui l'a fait vivre au quotidien et lui a fait affronter la mort plutôt que de se renier. Ce matin, je reviens sur cette passion ou mission de Jésus parce qu'il me semble que dans notre vie chrétienne, nous l'avons oubliée. Quand je vois autour de moi des organismes ou services mis sur pieds par les laïques engagés, J'y vois la mission de Jésus continuée en dehors des cadres traditionnels de l'Église. L'Église est un mouvement spirituel qui suit le mouvement de la vie. Elle fait naitre les leaders dont elle a besoin pour avancer.

Le jeudi saint au soir, Jésus nous a donné sa passion à vivre et à rendre présente dans le monde. Le mouvement spirituel a conduit le peuple chrétien hors des cadres traditionnels religieux pour oeuvrer sur le terrain à la mission du Christ. Jésus nous a dit: "Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde." C'est à cela que nous sommes invités. Le sel, c'est ce qui donne du goût aux aliments, ce qui fait ressortir la saveur des aliments. Notre présence de chrétien au coeur de la vie devrait aussi faire ressortir la saveur de la vie chétienne, de la vie selon l'Évangile. Notre présence doit donner du goût à la vie, à l'engagement chrétien, à nos prières. Ne nous manquent-il pas un tout petit peu de sel dans nos "salières" personnelles pour être sel de la terre?

L'urgence, il me semble, est de revenir à la lecture et au partage de la Parole de Dieu. L'urgence est de nous nourrir de cette parole qui transforme nos vies. Nous avons trop longtemps boudé la parole de Dieu pour nourrir notre vie de lecture de dévotion. Le christ est présent dans sa Parole de la même présence que dans l'Eucharistie.  Cette présence nous transforme et nous conduit à l'Eucharistie.

Nous avons la chance aujourd'hui de vivre des célébrations de la Parole dans nos communautés chrétiennes, des célébrations qui devraient permettre d'intégrer le message de Jésus et non seulement faire un rite à partir du Prions en Église. Il nous faut apprendre à communier au Christ dans sa Parole comme dans l'Eucharistie. C'est pourqui, il ne devrait pas y avoir de communion à l'Hostie dans ces célébrations.  Dans sa Parole, Dieu continue de créer des communautés, de bâtir son Église à la condition que nous lui permettions de le faire. La Paole est créatrice; elle a créé le monde, elle contrinue de le créer. Il est évident que pour nous c'est une dure école de faire une plus grande place à la Parole, nous avons longtemps réduit la communion à l'Hostie et la célébration à la messe. Les changements de la société nous permettent de retrouver des valeurs essentielles que nous avions négligées. Dans l'Eucharistie, il y a deux tables: celle de la Parole et celle de l'Eucharistie. Nous avons trop longtemps négligé la première.

Lucien Deiss écrit: "Si la Parole est aussi vénérable que l'Eucharistie, ces célébrations de la Parole sont aussi vénérables que celles de l'Eucharistie. S'il y a une présence réelle du Christ dans l'Eucharistie, il y a pareillement une présence réelle du Christ, même si elle n'est pas de l'ordre sacramentel, dans la Parole. Si l'Eucharistie est la célébration de l'Alliance nouvelle, la Parole, elle aussi, fait entrer la communauté dans l'Alliance nouvelle. Les communautés qui célèbrent en l'absence du prêtre ne sont pas orphelines: le Christ habite au milieu d'elles; sa grâce est aussi puissante en ces communautés qu'en celles qui célèbrent l'Eucharistie." L.D. Célébration de la Parole. P.192. Plus la Parole est connue, célébrée, plus la communauté a chance de s'y conformer. Le mouvement spirituel qu'est l'Église nous conduit aujourd'hui à cette redécouverte de la Parole de Dieu au coeur de nos vies et de nos célébrations. Un mouvement ne reste pas figé dans une façon de faire, il est souple comme la vie.

vendredi, 17 mai 2019 14:41

Encore une lecture intéressante.

Fréddéric Lenoir: La guérison du monde. Fayard. L'auteur fait une analyse de la crise  économique du monde qui a des conséquences sur le monde agricole, financier, sanitaire et du vécu d'un cerain nombre de valeurs. Il propose des orientations qui respectent la terre et les personnes et peut rendre la société heureuse. L'auteur propose des voies de guérison pour une société à bout de souffle. Cette lecture peut nous aider aussi dans notre vie personnelle et vie en Église. Bonne lecture.

 

vendredi, 17 mai 2019 14:35

Une autoroute.

"Je suis le chemin." Jn 14, 6. Le chemin de Jésus, c'est l'autoroute de la vie. Le chemin de Jésus est la pasison qui l'a fait vivre, celle de l'amour, de la miséricorde, de la défense des pauvres, des pettis et des mal gommés de la société; c'est le respect des personnes et le service de l'autorité. Le chemin de Jésus, c'est le chemin où tous et toutes marchent allègrement dans la liberté et le respect.  Le chemin de Jésus conduit à la résurection.

 

mardi, 14 mai 2019 14:16

Choisis pourquoi?

Ce n'est pas vous qui m'avez choisis, dit le Seigneur, c'est moi qui vous ai choisis, je vous ai mis à part afin que vous donniez du fruit et que votre fruit demeure." Jn 15, 16. Pourquoi ai-je été choisis? Pour une mission: Porter du fruit d'Évangile. Nous sommes conscients que ce n'est pas par nos propres forces humaines que nous pouvons porter le fruit demandé. Mais Jésus nous dit aussi: "Je serai avec vous jusqu'à la fin du monde."  Notre Église aujourd'hui subit les soubresauts des erreurs du passé et nous en vivrons les conséquences.  Non seulement nous devons ouvrir les portes pour nettoyer la maison, il nous aussi avoir le courage de regarder les causes pour les corriger. Dans l'Évangile aujourd'hui le Seigneur nous dit que son choix est en vue de porter des fruits. Jésus nous appelle pour porter du fruit et un fruit qui demeure. Il y a là je crois une piste de réflexion importante. Moi, j'ai été formé à faire marcher une paroisse, à faire vivre un système religieux. Quand je suis arrivé en paroisse, j'ai découvert un autre besoin, celui d'être pasteur au coeur d'une communauté, je n'y étais pas préparé. J'ai appris sur le tas du mieux que j'ai été capable. Quel est le fruit que le Seigneur nous demande de produire aujourd'hui? Voulons-nous des prêtres pour dire la messe ou des pasteurs au coeur des communautés pour produire les fruits de l'Évangile? Comme chrétiens nous avons à y réfléchir sérieusement. 

 

Qaund je circule sur les routes et que je vois un bâtiments affichant: Familiprix ou Rona, je sais quels genres de produits je pourrai y trouver. Ils ont une marque de commerce qui m'indique où aller pour répndre à mes besoins. Aujourd'hui, Jésus me donne ma marque de commerce: "A ceci tous reconnaitront que vous êtes mes disciples; si vous avez de l'amour les uns pour les autres." La marque de commerce  du chrétien est l'amour à la "mode" de Jésus.

Jésus est venu allumer un feu sur la terre, et ce feu, c'est celui de l'amour. Jésus nous a donné son testament et c'est celui de l'amour. Ce qui distingue un chrétien est la profondeur de son amour pour les autres. Jésus ne dit pas seulement d'aimer, mais aussi d'aimer comem lui nous a aimés. Il créé une alliance entre nous. Il demande de vivre une communion entre nous et de se mettre au service des plus démunis et des plus fragiles de la société. "On vous a dit d'aimer vos amis et de haïr vos ennemis; moi je vou sdis d'aimer aussi vos ennemis."  Ce commandement ne vient pas de l'extérieur comme ceux de l'Ancien Testament qui demandaient des comportements ; ce commandement du Seigneur vient de l'intérieur, il fait partie de notre être, il nous pousse à agir de l'intérieur. Cela se peut si je développe une communion de vie avec le Christ présent en moi. Ce n'est pas possible de mes propres forces personnelles. Je peux avoir des blessures ou des façons de faire qui rendent difficiles l'exercice de cet amour, mais l'Esprit en moi me donne la force de corriger et de guérir afin d'être témoin de l'amour du christ Jésus en moi.

Aimer comme Jésus, c'est être capable de dépasser les apparences pour aller au niveau du coeur. C'est comprendre qu'au-delà du comportement, il y a une personne, un enfant de Dieu qui comme moi a soif d'amour, de pardon, de paix. C'est aussi être capable de poser sur les autres le même  regard que celui de Jésus sur Pierre à la suite de son reniement. Aimer comme Jésus, c'est savoir guérir les plaies des blessés de la vie,  voir d'abord ce qui est bon dans l'autre.

Notre société grelotte de froid à cause de ce manque flagrant d'amour. Et notre Église au prise avec des scandales à besoin de purification et surtout le peuple chrétien a besoin de beaucoup d'amour pour dépasser ces limites malheureuses et retrouver la paix annoncée par le Christ. L'amour ne vieillit pas, il n'a pas de rides. Saint Paul nous le dit: "L'amour est patience, ne se gonfle pas d'orgueil, ne jalouse pas, il fait confiance." 1 cor. 13, 4.

Nous sommes invités aujourd'hui à faire l'expérience du dur chemin de la fraternité humaine, nous sommes sur la route de bâtir un monde plus fraternel et plus accueillant. Un des grands problèmes de notre Église n'est pas d'abord la baisse de la pratique sacramentelle, mais c'est qu'il n'y a pas de fraternté qui rassemble les gens dans un monde de plus en plus individualiste.Nous sommes des assemblées dominicales où il n'y a que très peu d'appartenance communautaire; nous sommes des assemblées qui n'avons pas encore fait commnauté. J'oserais dire qu enous sommes une assemblée dominicale qui n'a pas encore compris le sens de "communion." L'Eucharistie est ce rassemblement qui doit faire communauté. Mais nous sommes resté au rite bien fait et non parvenu au rassemblement  communautaire. Ce matin, allons puiser à la source de l'amour pour aller en mission bâtir l'amour, bâtir des communautés et apporter le baume de l'Amour, du pardon et de l'espérance sur des coeurs blessés.

lundi, 13 mai 2019 14:49

Nous?

Par le baptême, l'Esprit fait de tous des enfants de Dieu; par la confirmation, le même Esprit fait de nous des envoyés, des messagers de Dieu. Le baptême nous initie à l'amour de Dieu pour nous; la confirmation nous engage à l'amour de Dieu pour les autres. Le baptême fait de nous des disciples, rassemblés autour du Christ, nourris de sa parole, éclairés par son enseignement; la confirmation fait de nous des apôtres, des envoyés par le Christ pour annoncer sa parole et devenir "sel de la terre et lumière du monde". Mth 5, 13-14. P.A. Durocher, Appelé apr mon nom, envoyé en son nom, p. 59.

 

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