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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mardi, 06 novembre 2018 18:31

Ma foi questionnée. Mc 12, 38-45.

Notre foi est questionnée aujourd'hui par ce texte de Marc et aussi par le texte du Livre des Rois, 17. 10-16. En qui croyez-vous? Et de ces texte m'est venue l'autre question: Avons-nous perdu Monsieur Jésus Christ? La veuve de sarepta met sa confiance dans l'homme de Dieu qui la visite alors que celle de l'Évangile mise sur le temple. Elle donne au temple tout ce dont elle a besoin pour vivre. La jarre de farine de la veuve ne s'est pas épuisée, mais le temple fut détruit.

Dans le contexte d'Église où nous vivons, ces textes viennent questionner notre foi. En qui où en quoi plaçons-nous notre foi? Combien d'efforts et d'argent sont investis pour garder des temples de pierres debout alors que nos communautés chrétiennes sont moribondes. La veuve de sarepta m'invite à mettre ma foi en l'être humain rempli du souffle de Dieu; la veuve de l'Évangile me donne l'exemple d'une dame prisonnière d'un système qui l'oblige à donner même de son nécessaire pour vivre. Remarquons que Jésus ne louange pas le geste de la veuve, il le fait remarquer seulement.

L'important est la foi vécue au quotidien, l'important est d'être disciple du Christ et de croire en l'être humain et au christ qui est la même chose avant les objets si précieux soient-ils. La veuve de Sarepta a  tout misée sur sa foi en l'homme de Dieu qui la visitait. Aujourd'hui encore des femmes et des hommes misent tout sur le Christ et sont pour nous des témoins du ressuscité. Je pense à Marie de l'Incarnation, Mère d'Youville ... etc. Mère Thérésa écrivait: "Si j'avais créé un comité pour trouver des solutions à la misère, nous serions encore dans de grandes discussions ... J'ai choisi d'aider un pauvre à la foi."  La foi commence par moi dans de petites choses dans mon quotidien. Si moi, je n'ai pas cette foi dans les personnes et le Christ, ce sera impossible que je le dise autour de moi.

Le Pape François nous invite à être des contemplatifs du monde pour en connaitre les besoins; et des contemplatifs de la Parole pour l'éclairer et nourrir sa foi. Nos diocèses se lancent dans un mouvement d'évangélisation. Les veuves de nos textes d'aujourd'hui, nous disent de ne pas placer notre foi dans les temples ou le statues mais dans les personnes et surtout dans la personne du Christ. Nous sommes invités à redécouvrir Jésus dans nos vies et son commandement de l'amour. Le vrai temple de Dieu est le coeur de ses disciples. Nous sommes invités à redécouvrir la foi au divin qui nous habite. Nous ne pourrons jamais le présenter si nous ne l'avons pas d'abord découvert en nous. "Notre coeur n'était-il pas tout chaud quand il nous parlait sur la route."

Dans notre Eucharistie d'aujourd'hui, contemplons ces deux personnes apportées  dans notre liturgie, elles me donnent chacune à leur façon un message de foi. Pendant que les gens luttent pour la liberté, d'autres pour avoir quelque chose à manger, moi, alors que le tenple de Dieu est blessé,  je dépose peut ¸être mes derniers sous pour réparer une maison de pierre. Ce qu'il faut retrouver et conserver, c'est la foi et la vie chrétienne au quotidien dans le coeur des gens autour de nous et c'est là qu'il faut tout miser dans la foi au Christ ressuscité.

vendredi, 02 novembre 2018 17:57

Un témoignage ....

Confession d'un prêtre de la rue, L'abbé Claude Paradis, Novalis. 2018. Claude est un gars de chez nous, St-Octave de l'Avenir. Il raconte avec menus détails  son aventure vers le presbytérat. C'est un récit émouvant, riche de leçons de vie. Il a connu l'aventure d ela rue, coucher dehors et parfois sans souper. Il a connu la  consommation de drogue, des tentatives de suicides. C'est là dans la rue que le Seigneur est venu le visiter, le conduire à la prêtrise et le retourenr dans la rue. Avec le Père Pops, Jean-Marie Lapointe, il a fait l'expérience d'aider l'être de la rue. Il les comprend parce qu'il a connu la rue. à la lecture de ce livre, je me suis dis quand le Seigneur à besoin de quelqu'un, il le prépare en conséquence. Quand le Seigneur a le grappin sur quelqu'un, ce n'est pas facile de s'en défaire. C'est un témoignage de vie impressionnant et qui invite à l'action de grâce. Bonne lecture.

 

vendredi, 02 novembre 2018 16:33

On a perdu Monsieur Jésus Christ.

Un curé avait un jour fait disparaitre le statue du Sacré-coeur de son église. Le dimanche, il dit aux gens: "Nous avons perdu Monsieur Jésus Christ. Cette semaine il vous faudra le retrouver." Chaque dimanche au début de la célébration, il faisait la même question: "Avez-vous trouvé M. Jésus Christ?" Personne ne l'avait trouvé.

Un bon dimanche, il revient encore avec sa question: Avez-vous trouvé M. Jésus Christ? Quelqu'un se lève et dit: je l'ai trouvé. Ma mère est décédée cette semaine et les gens de l'Envolée sont venus passé deux nuits avec elle pour l'accompagner dans ses derniers moments et nous permettre de nous reposer. Hier j'ai visité la Maison Louise Amélie où on accueille et accompagne les femmes victimes de violence conjugale, il y a tant d'amour et de soutien, Jésus Christ était là. Beaucoup d'autres personnes se sont levées pour affirmer avoir trouvé M. Jésus Christ. Ils avaient perdu une statue, ils ont retrouvé Jésus Christ. Ne serait-ce pas cela évangéliser?

Inspiré du diaporamma du Père Guy Paiement. s.j.

vendredi, 02 novembre 2018 16:25

Une histoire vécue.

Un jour, des vandales ont profané la cathédrale de Mgr Elder Camara au Brésil. Ils jeté les Hosties dans la boue dehors. Les paroissiens sont venus aider à remettre en ordre et ont demandé une messe en réparation. Mgr Camara leur a promis le dimanche suivant. le dimanche venu , il a remis au suivant et ainsi de suite plusieurs dimanches. Un dimanche, il leur a dit: "Vous n'avez rien compris. Tant et aussi longtemps que vous n'amènerez pas quelqu'un qui couche dans la boue, un itinérant, je ne ferai pas la messe de réparation. Car le Christ qui était dans les hosties est le même qui est dans celui qui couche dehors."

 

mercredi, 31 octobre 2018 14:28

Invites sur la route ...

Depuis un certain temps, nous sommes invités sur la route de l'évangélisation. Est-ce que moi je suis prêt à m'évangéliser ou à me laisser évangéliser. Parce que si je veux évangéliser, il me faut d'abord être moi-même évangélisé. Quand j'étais jeune, nous avions à la radio une publicité de la "soupe Cambell" qui disait: L'ancienne servie à la moderne. Faut éviter que mon évangélisaiton soit simplement de nouvelles épices dans ma vieille soupe.

Pour moi, m'évangéliser, c'est découvrir Jésus Christ ressuscité là où il est. C'est remettre Jésus ressuscité à sa place. Nous avons réduit le Christ au tabernacle et au culte et avons oublié que le premier tabernacle où le ressuscité est présent est ma vie, la vie de tout être humain. C'est là qu'il me faut le découvrir et l'adorer en premier lieu. Jean Vanier nous disait dans ses conférences: si vous ne pouvez pas vous agenouiller devant le blessé de la vie, l'alcoolique, l'infirme, la victime de la drogue, vous ne pouvez pas vous agenouiller devant le Grand Blessé. Pour moi, prêtre, homme du rite et des sacrements, j'ai besoin de m'évangéliser et de retrouver la présence du Christ dans la vie et le coeur des personnes autour de moi.

Évangéliser pour moi, c'est aussi découvrir que ma vie est eucharistique. Nous avons peut être trop enfermé L'Eucharistie dans un rite oubliant que ma vie comme celle de Jésus Christ est eucharistique. Cette vie eucharistique au quotidien, je la célèbre en communauté dans le mystère pascal du Christ. J'entends encore une mère de famille reconstituée qui me disait, le dimanche surtout, quand je me mets à table avec mes enfants et mon conjoint et ses enfants, ensemble nous faisons Église et vivons une eucharistie. Doucement les gens dépassent le rite et s'évangélisent sans le savoir. Il reste un pas à faire, découvrir que cette "Église domestique" fait partie d'une plus grande famiille, elle aussi reconstituée, qu'est la communauté chrétienne.

Une conviction: si je veux que la démarche d'évangélisation soit réussie, je dois accepter d'abord d'être moi-même  évangélisé pour devenir évangélisateur.

 

mercredi, 31 octobre 2018 14:25

Pause ...

Et c'est parfois dans un regard, dans un sourire, que sont cachés les mots qu'on n'a jamais su dire." Yves Duteil.

Le temps est suffisamment long pour ceux qui savent l'utiliser..Léonard de Vinci.

mardi, 30 octobre 2018 14:06

Écoute .. Mc 12, 28-34.

Un jeune enfant parlait à sa mère au retour de l'école pendant que sa mère fricotait le repas. L'enfant lui dti: Maman, tu ne m'écoutes pas. Mais oui je t'écoute, lui répondit elle. Mais non, tu ne me regarde pas. elle entendait tout en travaillant, mais n'écoutait pas. C'est ce que nous faisons souvent avec les autres, nous entendons sans écouter. Aujourd'hui, Jésus nous invite à écouter.

"Écoute, Israël". La voix de Dieu ne s'entend pas, elle s'écoute avec le coeur. "J'inscrirai ma loi au fond de votre coeur". La voix de Dieu monte du coeur et non dans les oreilles.

Nous prenons le mot "écouter"dans le sens d'obéir. Quand je retardais à faire la commission demandée par ma mère,  mon père me disait: Écoute ta mère quand elle te parle. Écouter Dieu en nous, c'est d'abord se laisser baigner par sa présence et son message d'amour. Il s'agit moins au départ d'un geste à poser que d'une façon de vivre, façon d'être.

Jésus dit: Écoute la loi de Dieu est dans ton coeur. Laisse-la monter en toi. Laisse-toi transformer. L'ingrédient important de toute vie humaine est l'amour, et cet ingrédient est en toi d'abord. Nous sommes tatoués de cet amour de Dieu.

Nous vivons dans un monde où la violence augmente constamment; un monde où on oublie de se parler, de se comprendre, de se pardonner. Ce qui convertit et transforme une vie ne vient pas de l'extérieur mais monte de l'intérieur, c'est pourquoi Jésus dit: Écoute. Écoute ce que tu es, ce que le Seigneur a mis en toi et vis-le. Combien de conseils n'avns-nous pas entendus, des sermons, des façons de faire et rien n'a changé en nos vies. Nous avons entendu sans écouter.

Ce que Jésus nous demande d'écouter, c'est l'amour. Nous sommes des êtres fabriqués par l'amour., remplis de l'amour du Seigneur.Je suis l'enfant bien-aimé de Dieu et mon voisin aussi. Aimer Dieu et son prochain est tout UN. Aimer l'autre, c'est aimer le divin qui nous habite.

Dans ce texte de l'Évangile, Jésus nous donne un témoignage. L'homme qui l'interroge est un scribe, donc un homme du système religieux qui veut se débarasser de Jésus. Jésus dépasse les différences pour voir ce qui est bon dans l'homme et le félicite: tu n'es pas loin du royaume. Aimer c'est dépasser l'écorce pour aller au niveau du coeur, niveau des valeurs qui font vivre. Ailleurs Jésus dira: Quel mérite as-tu à aimer seulement les personnes qui pensent comme toi?

Aimer, c'est dépasser les différences de toutes sortes pour cheminer ensemble. Aimer, c'est savoir écouter en silence pour comprendre. Aimer, c'est savoir regarder avec les yeux du coeur pour découvrir la beauté de l'autre. C'est ce que Jésus fait aujourd'hui avec moi dans mon Eucharistie et dans laquelle, il me donne la force de d'aimer comme lui.

 

lundi, 29 octobre 2018 23:43

Bravo Mélanie.

Voici un bravo qu'un père de famille écrivait à son fils au jour de son mariage.

Bravo à vous deux de permettre, par les liens sacrés du mariage, d'unir nos deux familles Mercier e tRobinson et d'agrandir la famille.

Ces dix derières années nous permettent de consolider, en ce jour mémorable, cette union avec votre belle et petite famille.

La vie, dorénavant, va se charger de consolider cette belle aventure et de vous imprégner d'un amour mutuel, et ce, au plus profond de vous-mêmes.

Maintenant, Pascal,   les journées les plus froides ne pourront diminuer ton ardeur face à l'amour qui vous unit, même Boston (hokey) n'y changera rien.

Il ne faut pas oublier que vos enfants Britany et Milan, même avec les années, demeureront  le gage et la réussite de votre amour.

Merci Mélanie, Merci Pascal de nous faire vivre cette belle et grande aventure.

Signé: Albert et Doris.

samedi, 27 octobre 2018 15:27

La montagne de ...

J'écoutais un reportage sur la Montagne de l'horeb à Ste-Agathe des Monts. Cette maison accueille des prêtres et religieux qui ont besoin de repos et d'accompagnement souvent à la suite d'épuisement. La fondatrice disait à ces prêtres: "Qu'est-ce que tu vis, toi, dans ce que tu fais?"  Cette question m'a rejoint ce matin: Qu'est-ce que j'ai vécu, moi, dans ce que j'ai fait? Et je me suis demandé si ce que j'ai vécu n'a pas influencé les gens autour de moi? Je réalise que ce que je vis aujourd'hui quand le préside uns célébration soit une funérailles ou une messe, mon vécu est très différent d'il y a 10 ou 20 ans. Surtout quand je préside une funérailles, j'essaie de sortir du rite et de me rapprocher le plus du vécu des familles. Je trouve belle cette question: Qu'est-ce que tu vis, toi, quand tu célèbre? Est-ce que je fais un rite, est-ce que je fais un acte de dévotion personnelle ou si je préside la prière d'une communauté? Acceptons d'être questionné.

 

samedi, 27 octobre 2018 15:16

Le synode ...

Se vit aujourd'hui le synode sur les jeunes, le svocaitons, etc ... Je regarde l'Évangile et je vois une petite fille choisie pour porter le Christ au monde. Dieu a fait confiance à cette jeune fille pour donner naissance à Jésus.  Son parcours catéchétique n'a pas été très long. Elle a appris sur le tas comme on dit. La leçon que j'en retire est que nous sommes invités à faire confiance aux jeunes, ils ont quelque chose à dire et à vivre comme Marie. Les vieilles Dame comme Anne et Élisabeth ont préparé la route en donnant naisance l'une à Marie et l'autre à Jean Baptiste. Nous sommes invités nous aussi les plus agés et âgées à donner naissance à ces jeunes qui vivront le présent pour bâtir l'avenir et les laisser vivre cet avenir. Le tournant missionnaire s'amorce.

 

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